26 janvier 2012
Je l'aime à mourir
En matière de musique, les reprises sont légion. Malheureusement, peu sont remarquables. C'est ainsi qu'il ne faut pas se priver pour mettre la lumière sur l'une d'elle quand elle est particulièrement réussie. C'est la cas pour Je l'aime à mourir, de Francis Cabrel. Shakira, chanteuse colombienne de talent, a tenté une interprétation de l'un des tubes de 1979 du chanteur français et a franchement soigné sa version multilingue.
Je vous laisse visionner la vidéo ci-dessous si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'écouter Shakira, c'était lors de son concert à Paris (il suffit de cliquer sur le gros triangle dans le coin inférieur gauche de la vidéo).
07:00 Publié dans Arts et histoire, Critique, Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : shakira, reprise, francis cabrel, je l'aime à mourir
21 janvier 2012
Une main pleine de doigts
Hier en début d'après-midi, je me promenais tranquillement dans le centre commercial en mangeant mon sandwich quand soudainement, je fus frappé par une vision, pas d'horreur, mais presque. Un jeune homme qui passe une main, comment dire, à l'endroit le plus intime de sa copine, avec le majeur bien placé. Il n'y aurait pas eu de pantalon, je crois qu'elle y avait droit ! J'ai souri doucement en me disant que ce garçon avait du croire qu'il avait fait ça en cachette. Sauf que dans un escalator, quand vous êtes juste derrière, la cachette devient vite réduite et c'est celui ou celle qui est derrière qui en devient le rempart. Il faut bien une victime, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.
Et là, j'ai pris conscience combien l'être humain agissait de façon inappropriée en public en croyant être discret. Quelqu'un qui se nettoie le nez, qui se gratte l'oreille, qui retire le slip ou la culotte qui a malencontreusement plongée là où vous savez, un mec qui se la joue et replace ses bijoux de famille, une bretelle de soutien-gorge qui glisse… Bref, tous ces petits gestes de la vie quotidienne dont nous raffolons. Ce n'est aucunement un reproche, ça arrive à tout le monde surtout que pour la plupart ce sont des reflex, des tics ou des tocs. Et après tout, c'est ce qui nous caractérise, nous, êtres humains faits de chair et de sang, de défauts et de qualités. Ces petits gestes pratiques ou affectueux qui pourraient s'avérer outrageant ou choquant pour celui ou celle qui en est le témoin direct. Alors, tachons de penser à autrui en nous retenant au maximum.
Ah ! Pourquoi avons-nous tant de doigts sur nos mains !
09:00 Publié dans Santé et comportement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : main, doigt, nez
19 janvier 2012
La recette du succès
Il faut être fier de notre cinéma français. De nouveau, un film français avec des acteurs français réalisé par des français rencontre un succès monstrueux en France. Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy, est le phénomène du moment.
Rendez-vous compte. Avec plus de dix-sept millions d'entrée après plus de deux mois de projection, cette oeuvre cinématographique a dépassé la cultissime Grande vadrouille (17,2 millions), va sans doute dépasser Blanche-neige et les sept nains (18,3 millions) et est en lice pour chatouiller Bienvenue chez les Ch'tis (20,4 millions) voire même Titanic (20,6 millions).
Si l'on analyse d'un peu plus près ces succès commerciaux, que remarque-t-on ? On remarque que le succès est au rendez-vous pour des histoires somme toute banales et fortement empruntes d'imperfections.
Intouchables raconte l'histoire d'une rencontre entre un tétraplégique et un paumé de banlieue. La grande vadrouille, la rencontre involontaire entre un soupe au lait et un idiot. Bienvenue chez les Ch'tis, c'est la rencontre entre un mec qui n'a pas inventé l'eau chaude et un mec qui voit son couple battre de l'aile. Et que dire de Blanche-neige et les sept nains qui raconte la rencontre entre une naïve et des messieurs qui n'ont pas été gâté par la nature. Pour Titanic, on nous expose la vie d'un pauvre et d'une riche mal dans sa peau.
Bref, mettre en lumière des histoires de personnes imparfaites attire les foules et remonterait presque le moral. Parce qu'en fait, ce qui réussit dans ces aventures chancelantes, c'est le basculement de la vie de gens ordinaires dans des destins extraordinaires. Si ces personnages connaissent un retournement de situation invraisemblable en leur faveur, pourquoi est-ce que moi, spectateur, je n'aurais pas droit à une vie meilleure ? Il est vrai que le cinéma doit non seulement distraire mais aussi transporter l'auditoire dans une vision améliorée de l'avenir. Mais aujourd'hui, cela va même au-delà.
Le public réclame aussi sa part de bonheur, de réussite et d'élévation.
09:00 Publié dans Analyse, Arts et histoire, Jeux et loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intouchables, box-office, cinéma, omar sy, françois cluzet
18 janvier 2012
Les révolutions arabes n'ont pas eu droit à toutes les saisons
Quand, il y a quelques jours, vous avez appris que l'on fêtait le premier anniversaire des révolutions dans les pays arabes, avez-vous eu comme moi cette réaction de dire "déjà" ? Une réaction qui sentait l'oubli de l'évènement comme on jette un mouchoir une fois éternué. Ces évènements, pourtant d'une importance historique, ont déjà été balayés par d'autres actualités. Le monde est ainsi fait. Ca tourne.
Il ne faudrait pourtant pas oublier ce qui s'est passé dans ces pays à deux pas d'avion de nos contrées. Des hommes, des femmes et des enfants, ont crié leur exaspération. Ils ont voulu dire au monde entier combien leur souffrance était grande, combien leur privation de liberté les faisait mourir à petit feu. Eh bien non. Depuis il y a eu tellement d'évènements, que ceux-ci semblent loin et petits.
Free a jeté un pavé dans la mare de la téléphonie, la France a perdu son triple A, et ? Ah oui, ça fait un an que des chefs d'Etat, des dictateurs s'il vous plait (!), sont tombés. On avait presque oublié ! Il est donc complètement injuste qu'un printemps arabe ne se transforme pas aujourd'hui en été arabe, à l'après révolution.
Beaucoup doivent penser que puisqu'ils se sont débarrassés de leur geôlier, ceux qui ont gagné dans le sang et les larmes leur liberté peuvent désormais prendre leur envol et décider de leur destin. Oui, mais voilà, il y a un mais. Ces révolutions, ces chamboulements dans les régimes politiques sont loin d'être finis et il n'est pas encore certain à l'heure actuelle que ces peuples aient gagné ce qu'ils sont en droit de réclamer : liberté et égalité. N'oubliez pas qu'en France, après la révolution, tout n'est pas venu comme sur des roulettes. La démocratie (enfin, celle que rêvaient nos ancêtres sans-culottes) a mis plus d'un siècle à s'installer (et est bien mise à mal au XXIème siècle mais c'est un autre débat).
A l'heure où il suffit de télécharger sur Internet pour obtenir en quelques minutes tout ce que l'on veut, la liberté met des décennies à faire sa place. Nos amis algériens, tunisiens et égyptiens ne sont pas encore sortis de la casbah. Alors, ayons régulièrement une pensée pour eux.
Au besoin, mettez un rappel sur votre portable !
09:00 Publié dans Evènement, Humeur, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : révolution, printemps arabe, tunisie, algérie, égypte














