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  • Dis moi combien de temps tu travailles, je te dirai combien tu gagnes

    Français, Françaises, soyez heureux. Vous pourrez bientôt, tels des Picsous, vous baignez dans des baignoires de billets. Les mesures annoncées par le Président permettront, selon ses explications, la hausse du pouvoir d'achat. C'est avec enthousiasme et détermination que Nicolas Sarkozy a développé ses mesures phares qui remettront le travail au centre du tissu économique.

    Concernant le travail a proprement parlé, la question du travail le dimanche. Pourquoi pas ? Après tout, des commerces, sans oublier les services publics, ouvrent déjà ce jour là toute l'année et tous se réservent des dimanches en fin d'année. Mais qu'en est-il des salariés ? J'ai l'impression que c'est plutôt partagé. Il y a ceux qui sont prêts à cette perspective d'augmentation de revenus ou ceux qui de toute façon se disent qu'ils n'ont rien d'autre à faire. Et puis il y a ceux qui préfèrent consacrer leur dimanche à la famille, à quelques activités de loisirs ou tout simplement se reposer et traîner en pyjama. Je ne sais pas trop quoi en penser. En ce qui me concerne, je n'aime pas faire des courses le dimanche, je suis gêné. J'ai l'impression de narguer le travailleur : "T'as vu, je suis en repos et je me balade dans les magasins, nananère". Et puis, franchement, j'ai tout le reste de la semaine pour faire mes courses. Surtout que les magasins ouverts le dimanche risque de se transformer en cohue à l'instar du samedi. Non, je préfère faire ça le soir en semaine.

    Ensuite, il y a le dossier polémique des 35 heures. Fallait s'y attendre, le candidat de droite n'aime pas cette contrainte de temps comme la patronne du MEDEF qui souhaiterait carrément supprimer le temps hebdomadaire et laisser libre court à l'employeur (et puis quel plaisir de démonter une mesure mise en place par un précédent gouvernement). On n'en ait pas encore là. Mais, sa proposition de lancer les négociations entre chaque salarié et employeur va être l'occasion d'une grande vague de libéralisation du travail. Il est certain que chacun verra midi à sa porte et tous nous devons y trouver notre intérêt. Je n'ai rien contre cette mesure du moment que l'on ne contraint personne. Ceci étant dit, "travailler plus pour gagner plus" risque de se transformer en "travailler plus pour se reposer moins" : aujourd'hui les loisirs sont restreints car le pouvoir d'achat est faible mais à l'avenir, avec un pouvoir d'achat élevé car plus de travail on risque de ne plus avoir de temps à consacrer aux loisirs.

    Dans la même optique, Nicolas Sarkozy veut faire la chasse aux cumuls de RTT non prises, qui apparemment, font l'objet de stocks importants de congés qui menacent de désertification des lieux de travail s'ils étaient utilisés. Reste à voir maintenant si les entreprises sont prêtes à payer pour que leur production reste à leur niveau actuel voire augmente.

    Autre grand chantier en préparation : la consommation. Modifier le calcul de l'indice du pouvoir d'achat, obtenir une baisse significative des prix, freiner l'envolée des loyers et modérer l'appétit des bailleurs sur la question des versements de loyers d'avance et des cautions. Ce lot de mesures semble a priori de bonnes mesures. Mais les négociations et leur application promettent d'être chaudes. Les professionnelles de l'immobilier comme ceux de la distribution vont sans doute avoir du mal à grignoter leur marge (de manœuvre). Mais, l'intérêt général ne devrait-il pas primer ?

    Le relèvement du taux de croissance, la compétitivité des entreprises et les conditions de vie des citoyens sont tous liés et pour cela nous devons tous marcher dans le même sens, les efforts doivent être partagés. Imaginez dans un escalator, lorsqu'une personne se met à marcher dans le sens inverse, c'est tout de suite le bazar…

  • Jacques, Dominique, Nicolas, Michèle et les autres

    Jamais un président français n'avait autant occupé la scène. Un président multicarte qui n'hésite pas à faire de l'ombre aux ministres sensés se charger des dossiers qui leur incombent. Retraites, délinquances, consommation, etc… On ne peut pas lui enlever d'avoir bien compris la tactique d'une communication active : plus on parle de moi, plus on pense à moi et plus on vote pour moi. Et l'hexagone ne lui suffit pas, il faut aussi qu'il étende son plan communication sur la planète : Etats-Unis, Chine, Algérie. Un sacré globe-trotter notre président. Une santé de fer. Mais je m'égare, mon propos n'est pas de parler de "Sarko". Vous voyez, on ne peut s'empêcher d'écrire trois mois sur lui.

     

    Non, là où je voulais en venir c'est que pendant que le gouvernement s'agite de toute part, un homme seul, abandonné de tous, de bat contre la justice : Dominique de Villepin. Avec ces visites à répétition chez le juge, il va bientôt avoir passé plus de jours dans les bureaux du palais de justice que dans son ancien bureau de Matignon. Cette affaire Clearstream, qui comme son nom l'indique est une affaire claire comme de l'eau de source, n'en finit plus et malheureusement pour lui, les autres protagonistes de cet imbroglio financier ne sont pas prêts d'y être confrontés. Evidemment, tous sont présumés innocents. Alors pourquoi s'acharner sur un seul homme ? On tire sur l'ambulance. Loin de moi de vouloir le défendre, mais il me semble qu'il y a déséquilibre. Pourquoi ne traite-t-on pas tous ces éléments sur un même pied d'égalité ? Moi, je dis que Dominique (n'ayons pas peur de l'appeler par son prénom, ça fait plus convivial et ça exprime une certaine compassion) a raison de se défendre en dénonçant tout le monde, en critiquant à tout va ceux qui le lâchent. Premier ministre, on lui cirait les pompes comme ce n'est pas permis, les temps ont bien changé.

     

    Alors, je l'encourage à ne pas baisser les bras, quoi qu'il ait fait, et de patienter. Le temps fera son œuvre, on sait tous maintenant que dès qu'un président n'est plus président, la vie reprend son cours normal. A propos, comment va Jacques ?

     

  • C'est dur la vie d'artiste

    Je ne sais pas si vous êtes comme moi (comme le dit la chanson) mais chaque fois que je consulte les statistiques de mon blog, j'ai comme un petit stress : combien de visiteurs et de pages lues hier ? Quels sont les derniers commentaires ajoutés par de gentils internautes qui ont bien voulu prendre quelques minutes de leur temps pour me lire et apprécier mes dires.

    Cet histogramme bicolore proposé par 20 minutes fonctionne comme un électrocardiogramme. Il y a des hauts et des bas. Un article référencé sur la page des blogs de 20 minutes et aussitôt c'est la montée en flèche des chiffres. Une absence d'article sur plusieurs jours et c'est la chute vertigineuse.

    Par quel mal sommes-nous atteints ? Cette excitation de la mesure de popularité (somme toute à relativiser) s'apparente à la mesure de l'audimat d'une chaîne de télévision. Allo docteur ? Faut-il s'inquiéter ou cela fait-il partie des règles du jeu ? Nous pouvons constater depuis plusieurs années l'envie de chacun de connaître sa petite heure de gloire soit en chantant avec les plus grandes stars, soit en colocation devant cinquante caméras, soit dans les jeux télé où un gagnant peut rester plusieurs jours d'affilés. Nous n'avons pas toutefois, il me semble, un ego surdimensionné à l'instar des vedettes des petits et grands écrans. Pas de livres ou de films à vendre, pas de promotion à assurer aux quatre coins des palaces de la capitale. Bref, une vie bien tranquille en somme.

    La contrepartie non négligeable de la course à la notoriété est que Internet est une grande toile mondiale aux milliards de fils et de connexions. Dans ce maillage inextricable, plus dense qu'un plat de spaghetti, plus filandreux qu'une pelote de laine, nous sommes bien petits. Et finalement, la blogosphère est un monde merveilleux où règne l'illusion.

    Merci et n'hésitez pas à laisser un petit mot d'encouragement, cela fait toujours plaisir.

    :)

  • Non aux violences conjugales

    Environ cinq mille personnes, selon les organisateurs, ont manifesté samedi après-midi à Paris pour demander une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Cette manifestation était organisée à l'appel du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) qui fédère cent quarante associations féministes, syndicats et partis de gauche, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes. "Il s'agit d'un véritable problème politique et de société : depuis le début de l'année, en France, une femme meurt en moyenne tous les trois jours, victime de violences conjugales, a déclaré la porte-parole du CNDF, Suzy Rojtman. Nous demandons la création, comme en Espagne, de tribunaux de la violence à l'encontre des femmes avec des compétences pénales et civiles."

    Extrait du 20 minutes du 27 novembre 2006.

    Oui vous lisez bien, il s'agit d'un article d'un an jour pour jour. Déjà, on parlait des violences conjugales, déjà on demandait des mesures concrètes. Depuis ? Et bien, tous les ans, on consacre une journée à cette gangrène qui tue des femmes chaque année. Pourtant, nul besoin de chercheurs en laboratoires ou de Téléthon pour éradiquer le virus, juste de la bonne volonté politique. J'ai bien peur que l'on en parle encore en 2008.

  • Si tous les jeunes et la police pouvaient se donner la main

    Villiers-le-Bel, dimanche 25 novembre, deux adolescents en moto perdent la vie dans un tragique accident de la circulation. La mini moto n'était pas homologuée pour les voies publiques, ils ne portaient pas de casques et n'étaient pas assurés. En France, il y a entre 15 et 20 morts de la circulation par jour, la plupart car le code la route ou les règles simples de sécurité ne sont pas respectées.

    Cela aurait pu être un fait supplémentaire dans cette longue liste mais il se trouve que l'accident impliquait des policiers qui circulaient sur la voie en sens inverse. Qu'est-il arrivé ? L'adolescent a-t-il perdu le contrôle du véhicule interdit ? Voulait-il éviter un obstacle ? S'est-il délibérément, et cela semble impensable, dirigé sur les policiers qui, a priori, circulaient à vitesse normal sans gyrophare ? La police a-t-elle tenté d'intercepter les contrevenants ?

    Dans cette affaire, encore une fois, c'est parole contre parole. Les témoins, même nombreux, ne vont pas se bousculer et ceux qui s'expriment devant les caméras ne parlent pas avec objectivité mais sous le coup de l'émotion. Alors, comment la justice va-t-elle démêler le vrai du faux ? La famille veut connaître la vérité. Soit. La famille doit alors être capable d'accepter toutes les conclusions et notamment qu'il pourrait s'agir une nouvelle fois d'un tragique accident de la circulation. La police n'est pas parfaite mais il me semble inconcevable qu'elle est essayée de provoquer ce drame ou qu'elle n'est pas tentée de porter secours aux jeunes malheureux.

    Alors, on déverse une nouvelle fois sa haine contre les forces de l'ordre, ce sont de grands méchants qui n'aiment pas les jeunes des quartiers alors qu'elle essaye de nouer le dialogue avec ces habitants. Au lieu de vouloir toujours être sur ces gardes et montrer de l'agressivité et des violences, pourquoi ne pas essayer de dire bonjour et d'engager la conversation ? Est-ce impossible ? Cette affaire pose encore le problème dit "des banlieues". Alors, on tombe dans la facilité. Seule réponse : on brûle, on casse, on pille, on insulte, on s'en prend aux biens des autres habitants. Tout ceci va grandement faire avancer le schmilblick.

    Ces individus ne sont-ils pas capables d'autres actions plus constructives et bénéfiques ? Y'a-t-il plaisir à tout casser ? Leur a-t-on expliqué que le respect ne se donnait pas que dans un sens ? Je crois que tout est prétexte à la violence, c'est le jeu à la mode. On brûle après un accident, on filme une agression pour la diffuser sur Internet, on tabasse son professeur pour une mauvaise note, on casse les commerces pendant les manifestations. Tout est bon pour se faire remarquer et on se croit les plus forts. J'ai du mal à comprendre. J'ai passé ma jeunesse dans un quartier sans problème, je ne m'en prenais qu'à moi-même pour les mauvaises notes, je respectais les professeurs. Franchement je ne comprends pas. Il est vrai que j'ai rien d'illégal à me reprocher (oh cette méchante insinuation !). Ceci étant dit, même les pompiers se font caillassés alors la police…

    Pendant ce temps, personne ne manifeste sa colère contre le récidiviste qui assassine froidement cette étudiante dans le RER. Ben non, elle n'habitait pas dans les quartiers…

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