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  • Une baffe lourde de conséquence

    Connard !

    Non, je ne suis pas énervé. C'est ce qu'un élève de sixième aurait dit à son professeur de technologie de l'établissement Gilles-de-Chin, à Berlaimont dans le Nord. En répondant par une gifle, l'enseignant sera jugé fin mars pour violence "aggravée sur mineur". Pour sa défense, il affirme que l'élève de 11 ans l'a insulté. C'est le père du mineur, lui-même gendarme (sans commentaire), qui a porté plainte.

    Depuis plusieurs décennies, il est interdit en France de lever la main sur un élève ou un étudiant. Alors, bien sûr, le professeur aurait du s'en souvenir, seulement à ce moment là il n'a pas du réfléchir et sur le coup de l'énervement, la baffe est partie toute seule. Légalement, le personnel éducatif doit laisser faire et la sanction doit passer par une punition voire une exclusion. Je me souviens du temps où j'ai travaillé dans un collège en tant qu'aide éducateur. Un jour, un élève m'a insulté mais je n'ai pas réagi et comme punition, l'élève a du apprendre une poésie. Quitte à le punir, que ça lui serve au moins, m'étais-je dit. La poésie récitée, on était quitte. Après, je n'ai plus jamais eu de problème avec cet élève.

    Au-delà de cette anecdote, il faut bien que chacun se mette en tête que ce n'est pas à l'enseignant seulement de respecter la loi et les autres, mais aussi aux élèves, en retour, de faire de même. C'est dans une telle ambiance que chacun pourra vivre sereinement.

    Devient-on trop procédurier dans l'hexagone ? A ce rythme, on risque d'arriver à des situations absurdes où le professeur pourra être poursuivi pour pédophilie rien qu'en ayant pincer la joue d'un de ces élèves !

  • Les multirécidivistes

    Dès qu'un récidiviste est l'objet des faits divers, le débat sur les multirécidivistes est relancé. Alors, on discute, on donne son point de vue et au bout du compte personne n'est d'accord et aucune action n'est menée pour régler le problème. Après, on s'émeut que trois gendarmes meurent en courant après un merdeux, qu'un enfant est violé et assassiné ou qu'une voyageuse du RER est retrouvée baignant dans son sang. Mais que fait la justice ?

    La justice fait son travail car la loi prévoit comment traiter et punir les récidivistes. L'article 132-8 du code pénal stipule : "Lorsqu'une personne physique, déjà condamnée définitivement pour un crime ou pour un délit puni de dix ans d'emprisonnement par la loi, commet un crime, le maximum de la peine de la réclusion criminelle ou de la détention criminelle est la perpétuité si le maximum fixé par la loi pour ce crime est de vingt ou trente ans. Le maximum de la peine est porté à trente ans de réclusion criminelle ou de détention criminelle si le crime est puni de quinze ans". Les articles 132-9, 132-10, 132-11, 132-16 et 321-5 prévoient également d'autres cas.

    Il convient donc de bien situer le problème et de savoir où ça coince.

    Une des pistes à étudier est la notion de "peine incompressible". En 2002, le Sénat s'était déjà penché (sans tomber) sur le sujet. C'est dire combien le sujet préoccupe urgemment nos politiques. Le rapport met en évidence les principes généraux et les aménagements possibles en prenant en compte les cas particuliers du terrorisme et des crimes contre l'humanité. Comme on peut l'entendre dans les informations, la plupart du temps, la peine incompressible est de trente ans. Est-ce suffisant ? Seulement, la peine incompressible signifie bien qu'un jour la personne sortira de prison et pourra recommencer ces agissements. Les statistiques sont là pour nous rappeler qu'un certain nombre replonge.

    Une autre piste concerne l'application de la peine. Comment peut-on se garantir que des multirécidivistes ne bénéficient pas de remise de peine : bonne conduite ou maladie ? Malgré toutes les bonnes volontés du monde et les droits de l'homme, je pense qu'à un moment donné, il faut dire stop à de telles libérations. Même s'il est mourant, le prisonnier doit comprendre qu'on ne peut pas tout pardonner et que les victimes et leurs familles doivent être respectées et passées en priorité. Ces criminels ne se sont pas posés de questions au moment de leurs méfaits.

    Des élus ont par ailleurs abordé le délicat problème d'une solution médicale, notamment la castration chimique. Il faudra alors que l'on m'explique comment, une fois opéré, le criminel ne pourra pas s'emparer d'une arme blanche et taillader sa victime.

    Toute ma réflexion démontre que le sujet est épineux. Mais je crois qu'il faudra trouver des solutions radicales et ne pas retomber dans une énumération interminable de cas particuliers qui rendront une nouvelle loi inutile et inefficace. La France est un Etat de droit comme aiment à le rappeler certains. Mais un Etat de droit ne signifie pas que l'on peut tout accepter et laisser faire sans réagir. Un Etat de droit doit aussi garantir la sécurité de ces citoyens. Les tragédies qui se jouent et les conséquences irréparables sociales et psychologiques qui en découlent doivent être prises en compte sérieusement.

    On ne se remet jamais de la perte d'un enfant ni d'une autre personne d'ailleurs.

  • Sans pour sans

    Des greffes sans rejet, des voies de chemin de fer sans traverses, des métros sans chauffeurs, des villages sans habitants, des couples sans enfants, des enfants sans parents, une télévision sans publicités, des procès sans responsables, des candidats sans électeurs, des électeurs sans convictions, des voitures sans volants, des pays sans corruption (euh… je m'avance peut-être là), des travailleurs sans abris, les fêtes sans alcools et les bars sans tabacs.

    On a l'art de cultiver le rien en France. C'est la mode du minimalisme. Jusqu'où cela va-t-il nous mener ? Moi, je vous le dit tout net : tout fout le camp ! Evidemment, il y a dans ce lot d'exemples de bonnes choses. Mais à y réfléchir, on nous enlève tout par petite touche. En vérité je vous le dis : on va bientôt devoir se mettre au naturisme !

  • Laure et les garçons

    On connaissait l'expression, une femme dans chaque port, à propos des marins, maintenant, il faudra dire un amant dans chaque piscine. Remarquez, on reste dans le même domaine aquatique. Je n'ai absolument rien contre Laure Manaudou, ni contre ces chéris successifs. Je comprends bien qu'elle ne maîtrise pas les fais et gestes des journaux à sensation mais j'espère que sa vie sentimentale en dent de scie n'affectera pas ses performances sportives. J'espère également qu'elle ne choisit pas son port d'attache et donc son bassin d'entraînement en fonction de ses coups de foudre. Pour l'instant, c'est l'impression qu'elle me donne. Je souhaite cependant tout le bonheur du monde à Laure et à sa nouvelle idylle Benjamin Stasiulis.

  • Lego, un succès qui se construit jour après jour

    Nos chères petites briques multicolores Lego ont donc 50 ans. Voilà un exemple de bonne idée avec un produit tout simple. Qui n'a pas au moins une fois dans sa vie joué à construire des maisons ou d'autres objets roulants ?

     

    C'est un jeu indémodable. Non seulement parce que chaque génération a connu et joué avec mais aussi parce que les générations précédentes, adultes aujourd'hui, se passionnent encore pour ces petits éléments rien qu'en accompagnant un enfant. C'est de la transmission de patrimoine culturel. C'est toujours une bonne idée d'offrir une boite, ça plaira forcément, on ne peut pas se tromper, comme les playmobils d'ailleurs.

     

    Personne, je crois, ne peut contester le fait que les legos participent à l'éveil d'un enfant. Les legos contribuent largement au développement de l'imagination. Outre les 50 ans d'existence, d'autres chiffres sont là pour confirmer le succès : chaque année ce sont 400 millions d'adeptes, 5 milliards d'heures et 19 milliards d'éléments colorés nouveaux.

     

    Lego peut encore voir loin et se construire un bel avenir durable.

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