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  • En direct de l'Elysées

    L'évènement de ce jeudi 24 avril fut donc En direct de l'Elysées. Un grand rendez-vous politique avec le Président des Français Nicolas Sarkozy, interrogé par cinq journalistes et suivi par près de douze millions de téléspectateurs. Notre président est rompu à ce style de communication. On l'a observé à plusieurs reprises, il aime les confrontations et les débats dynamiques. Bains de foules, interpellations par des manifestants, interviews, tout y passe. Ce sont des exercices dans lesquels il y trouve une certaine jouissance car ce sont des exercices qui le stimulent et qui lui permettent de rendre compte de ses actions et ses projets.

    Sur la forme, une émission en grande pompe dans le salon qui a l'habitude des grandes cérémonies. Des tentures rouges de grand théâtre, des sièges dorés, des lustres éclatants et de l'or sur les murs. Un écrin. Un petit public, certainement des employés du Palais, des conseillers ou des proches, qui sait, mais certainement pas de public inconnu. Le président fait face à une caméra qu'il n'a regardée à aucun moment. Il répond et s'adresse aux journalistes directement. Dos tourné à la fenêtre donnant sur les jardins, cela donne l'impression qu'il souhaite le soutien et l'adhésion des Français, dehors, représentés par cette ouverture, toute symbolique. Tous derrière, et lui devant, pour affronter les questions les plus dérangeantes au cas où. Tout a été pensé pour rendre solennelle l'exercice et équilibrer le rapport de force entre l'interviewé et les interviewers.

    Le choix des journalistes est intéressant et démontre une volonté d'innovation pour rompre avec le traditionnel binôme Poivre d'Arvor-Chabot éculé avec le temps. Nicolas Sarkozy veut montrer qu'il n'a pas peur. Le style se rapproche d'ailleurs plus d'un style à l'américaine. David Pujadas et Patrick Poivre-d'Arvor ont mené à bien les discussions à la minute et n'ont pas été impressionnés. J'ai toutefois trouvé le présentateur de TF1 parfois arrangeant ou en accord avec le président. David Pujadas, de France 2, a été plus piquant et insistant lorsqu'il n'obtenait pas la réponse qu'il finissait par obtenir.

    Passons maintenant aux petits nouveaux si je puis dire, qui n'ont pas l'habitude d'interviewer de grandes personnalités.

    Que l'on soit pour ou contre Sarkozy, j'ai quand même trouvé parfois Véronique Auger, de France 3, insolente. Peut-être un stress ou l'intention de démontrer qu'elle n'est pas une journaliste de connivence avec les politiques, ce qui est souvent reproché aux journalistes. Dans son style, elle a même réussi à déstabiliser le Président. Par son insistance sur des points concrets comme l'augmentation du prix du gaz pour les plus modestes. Nicolas Sarkozy s'est mélangé les pinceaux en mettant le gaz dans des cuves à la place du fuel. Si c'est ce qu'elle recherchait, elle a réussi.

    Bizarrement, l'arrivée d'Yves Calvi de France 5 a rendu l'émission plus conviviale, voire chaleureuse. J'avais l'impression d'être dans C dans l'air, son émission célèbre. Par ses questions, il n'a d'ailleurs pas dérogé à son style de grain de sel. Pas de mots savants, il reste simple et surtout concret. Allant même, et ce fut osé, jusqu'à impliquer le jeune Louis, fils de Nicolas et Cecilia, dans sa question sur les OGM. D'ailleurs, mange-t-il vraiment des corn-flakes ? Malgré son culot, je pense que la réponse n'était pas celle attendue. Je veux dire par là, que le Président a répondu en tant que Président et non à titre personnel comme Yves Calvi l'avait demandé. Nicolas Sarkozy aurait dû attraper la perche tendue par ce sympathique journaliste pour paraître un peu plus humain et moins académique.

    Enfin, pour les questions internationales, Vincent Hervouët de LCI s'est prêté au jeu. Spécialiste en la matière avec son émission qui décrypte le monde, je l'ai trouvé moins persévèrent que les autres. Il posait ses questions, tout à fait d'actualité et brûlantes, mais toujours satisfait des réponses apportées de par son sourire et son signe de la tête et yeux fermés que l'on fait quand on est d'accord avec son interlocuteur. Je ne lui reproche rien. Il a peut-être été impressionné par le cadre et la fonction de l'invité (si tant est que l'on peut appeler ça un invité). Je ne lui jette donc pas la pierre.

    D'une façon générale, si Nicolas Sarkozy s'est trouvé plus à l'aise au fur et à mesure de l'émission, il n'a pas évité ses habitudes de langage. Vous savez, sa façon bien à lui de convaincre les autres en répondant aux questions par une question, comme le faisait Georges Marchais en son temps. De cette manière, il tente de rendre ses réponses tellement évidentes que l'on se demande pourquoi on les pose. Un Président plus recentré sur sa fonction, pour être plus responsable et sérieux et faire oublier ses dernières frasques "people".

    Alors, a-t-il convaincu ? S'en est-il bien sorti ? Ne demandez pas l'avis à la classe politique, leurs réponses sont toujours identiques après chaque intervention du Président : à gauche on trouve des défauts, et à droite ce fut un succès. Choisis ton camp camarade !

  • Coup de jus

    EDF a porté plainte après avoir été au courant qu'une vidéo pornographique avait été tournée dans son usine marémotrice de la Rance. Aucune effraction n'a été signalée et l'usine est fermée au public dans le cadre du plan Vigipirate. Des employés qui avaient besoin de remettre un petit coup de fouet dans leur quotidien professionnel ?

  • USA 2008 : Desperate Whitehousewife

    En début d'année, il y a à peine quelques mois, Hillary Clinton inquiétait ses adversaires. Cette ancienne première dame était vue comme un rival redoutable dans la course à la Maison blanche. Une détermination sans faille, un passé politique conséquent et des soutiens non négligeables. Un vrai bulldozer. En l'espace de quelques semaines, cette situation de quasi gagnante s'est métamorphosée en situation de quasi éliminée. Se sentant fragilisée, elle endurcit sa méthode. Pour rattraper son adversaire Barack Obama, elle devient agressive et les spots de campagne (et leur phrase "I'm Hillary Clinton and I approuve this message" ou "I'm Barack Obama and I approuve this message" bien solennelle me font bien rire) n'hésitent pas à faire passer Obama pour un moins que rien inexpérimenté.

    Cette campagne devient malsaine. Alors que Obama continue son petit bonhomme de chemin comme si de rien n'était, Hillary perd la tête et va jusqu'à raconter des histoires à dormir debout sur ses visites en Iraq. Sa victoire en Pennsylvanie la sauve in extremis d'un échec cuisant. Une humiliation pour une battante de cette trempe. Cette victoire aurait pu calmer Hillary ? Non ! Elle passe au plan B : séduire les Républicains. Chez les Clinton on ratisse large. Le problème est que ce sont les électeurs démocrates qui votent aux primaires démocrates, se voit-elle déjà en lutte contre McCain ? Sa stratégie d'ouverture, inspirée par on ne sait qui (enfin si, j'ai ma petite idée là dessus), ne pourra éventuellement avoir des influences qu'au moment de la vraie élection, celle qui opposera McCain au candidat démocrate. La bataille n'est donc pas finit.

    Cela étant dit, le système électoral américain est fait de sorte que même si un candidat a la majorité des voix du peuple, il n'est pas certain d'avoir la majorité des grands électeurs. Al Gore en a fait les frais après un comptage rocambolesque au sortie des urnes de la Floride en 2000. Pourquoi les Etats-Unis n'adoptent pas le suffrage universel direct, beaucoup plus simple ? A l'origine, pour que la légitimité du Président ne soit pas trop importante vis-à-vis de celle des parlementaires du Congrès. Cela est bien relatif, vu les décisions que peut prendre un président et ce que cela peut engendrer comme conséquences. Je verrais aussi le fait que les candidats seraient moins tentés d'influencer les citoyens sachant que la décision finale revient finalement aux grands électeurs, qui peuvent changer d'avis à la dernière minute.

    Pour l'anecdote, on retrouve un certain George Clinton, gouverneur de New York, candidat aux élections de 1789, et démocrate-républicain (contre les Fédéralistes) en 1792 et 1796, et vice-président deux fois de 1804 à 1812. On retrouve également un DeWitt Clinton, maire de new York, candidat de la coalition en 1812 et indépendant en 1820.

    A l'instar d'une maîtresse de maison désespérée, Hillary défend son terrain et séduit le voisin pour arriver à ses fins. Mais le voisin voit clair dans son jeu et il n'est pas homme à se laisser berner par des battements de cils. Pendant ce temps, le voisin de l'autre côté sympathise avec le reste des habitants de la rue. La suite à la prochaine primaire.

  • Surfer en eau trouble : les dessous du Net

    L'histoire de cette enfant de 12 ans qui a accepté de rencontrer un homme de 35 ans croyant qu'il en avait 25 doit faire réagir tous les parents. Les personnes mal intentionnées ne sont plus obligées de se déplacer, de suivre leur victime ou de les attendre à la sortie des écoles, mais il suffit de fréquenter les nombreux forums ou salles de discussion virtuels pour arriver à ses fins.

    Il ne faut pas évidemment tomber dans la paranoïa et interdire d'utiliser Internet voire interdire l'ordinateur. N'en venez pas à mettre un cadenas à la prise de courant, quoique… Il s'agit surtout de réagir intelligemment sans priver sa progéniture d'accéder à la toile. Il ne faut pas non plus négliger le fait que les enfants savent la plupart du temps mieux se servir de l'informatique que leurs parents. Mais ne paniquez pas. Des règles simples et des outils peuvent aider à protéger ses enfants de ces dérives dont les conséquences peuvent être dramatiques.

    Il y a les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) qui mettent à disposition des outils de contrôles parentaux qui peuvent déjà filtrer et limiter les risques. Même payante, cette option est raisonnable. Si cela vous semble limité, vous pouvez toujours installer un logiciel. Avant d'investir, je vous conseille au préalable de tester les logiciels gratuits disponibles sur les sites de téléchargements prévus à cet effet. Avec une simple recherche sur un moteur de recherche, vous accéderez à un choix large : tapez "logiciel contrôle Internet". Concernant les logiciels payants, pour une quarantaine d'euros, vous pouvez adapter l'usage d'Internet selon l'âge et la maturité de l'enfant, la liste des sites autorisés ou interdits, des mots clés ou des thèmes non autorisés. Vous pouvez également compléter avec un logiciel qui donne l'accès à certaines heures de certains jours.

    Cela étant dit, toutes ces solutions logiciels ne sont pas infaillibles comme tout ce qui concerne l'informatique en général. La meilleure protection est celle de l'adulte. Par exemple, le fait de placer l'écran de l'ordinateur face à la porte d'entrée de la chambre peut limiter l'enfant à ces incursions virtuelles. En passant devant, vous jeter un rapide coup d'œil. Une page suspecte est vite repérable de loin. Le mieux étant bien entendu d'attendre un peu avant d'installer un ordinateur dans sa chambre et de lui laisser utiliser celui de la salle à manger à la vue de tous. Tout est une question de confiance. Sachez également que vous avez la possibilité de consulter la liste des sites accédés par le jeune internaute. Tout est tracé dans l'ordinateur, il suffit de trouver où. Dans ce cas, n'oubliez pas de paramétrer la conservation de l'historique sur plusieurs jours.

    La situation est grave mais pas désespérée, il y a toujours moyen de lutter contre toute forme de dérive. Le maître mot est "vigilance".

  • Besoin urgent de recentrage

    L'actualité ces derniers jours insiste beaucoup sur le boycottage des Chinois sur les produits français et particulièrement en touchant les magasins Carrefour. Et alors ? D'abord, je voudrais savoir quelle est la proportion de produits français proposés dans ces rayons. Ensuite, cette action semble moyennement suivie. Au journal de 20h, la journaliste interroge un client en train de charger son coffre des courses qu'il vient d'effectuer dans la célèbre enseigne et qui répond : "Je suis pour le boycott". Paradoxe de la situation qui caractérise tous les boycottages passés, présents et futurs : on est pour mais on n'y participe pas. Je ne comprends donc pas pourquoi on fait tout un tapage. Pour moi, il y a des faits d'actualité plus graves et plus préoccupants qu'un groupe de consommateurs qui veulent nous faire croire que les Occidentaux sont mal informés sur la situation au Tibet et sur les conditions désastreuses de vie des Chinois.

    Il y a d'abord ces deux jeunes policiers de 27 et 29 ans assassinés par un chauffard irresponsable. Deux jeunes gens qui avaient encore toute la vie devant eux. Il y a de quoi être révolté. Il y a aussi cette affaire de rendez-vous Internet d'un homme de 35 ans vis-à-vis d'une gamine de 12 ans. Il se fait passer pour un jeune de 25 ans et la jeune fille accepte quand même le rendez-vous. Est-elle inconsciente ? Qu'en pensent les parents ? Il se serait fait passer pour un garçon de 15 ans, on aurait pu comprendre à la rigueur mais 25 ans ! Et puis, il y a ces chefs d'entreprise qui réclament la régularisation de leurs employés sans papiers avec le soutient des inspecteurs du travail. Les patrons concernés, n'étaient-ils pas dans l'illégalité ? Je m'inquiète également de l'augmentation régulière du prix du lait. Cela va se répercuter directement sur les produits laitiers : lait, yaourt, fromage, beurre. Pour faire des économies, les familles qui bouclent difficilement leur fin de mois vont devoir faire des impasses et se priver de certains produits nécessaires à la croissance de leurs enfants : il y a danger pour la santé publique.

    Il est urgent de se recentrer sur l'essentiel.

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