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  • Tu vas voir ta gueule à la récrée !

    Raconter sa vie ou commenter l'actualité est devenu monnaie courante sur Internet via un blog. Une sorte de journal intime que tout le monde peut lire. D'ailleurs, qui n'a pas plusieurs blogs à son actif ? Un pour parler des choses légères, un autre pour les coups de gueules et un autre pour ses photos. Un pour notre côté ange et un autre pour notre côté démon. Alors, avec la multiplication de ces vitrines, comment éviter les débordements ? Il est tellement facile de dire tout et n'importe quoi sur le net qu'il est normal d'y voir fleurir tout type de commentaire. L'agression verbale est plus simple et plus blessante. Cela ne date pas d'hier : les pamphlets du XVIIIè siècle et les journaux satiriques de la révolution (comme La voix du peuple de Marat) ont fait bien du mal par le passé et des têtes sont tombées...

    Quelles peuvent être les raisons d'une recrudescence de ce phénomène ?

    Il y a d'abord le fait que les commentaires haineux touchent des milliers voire des millions de gens en quelques secondes. Une nouvelle arme de destruction massive qu'aucun dirigeant de pays ne pourra arrêter même avec la meilleure armée du monde.

    Il y aurait peut-être le fait que brûler une voiture ou casser une vitrine demande beaucoup d'efforts et comporte beaucoup de risques. La peur du gendarme serait alors à nouveau d'actualité. Même si l'on n'y reste pas longtemps, la garde à vue peut sembler "fun" mais finalement ça ne fait de mal qu'à la victime et pas tout à un pan de la population car la haine fait souffrir.

    Il y a aussi le phénomène "c'est moi le plus fort". Filmer une agression avec son portable et la mettre en ligne ou filmer son excès de vitesse et le mettre en ligne connaît un succès chez les nouvelles générations. La recherche de la célébrité pousse à faire bien des bêtises. L'important est de garder une trace quelque part pour se vanter.

    Il y a aussi la morosité ambiante : pouvoir d'achat, emploi, conflit dans les entreprises. Un stress permanent parmi la population qui éclate à un moment ou à un autre. Comment ne pas se sentir agresser en lisant un article de blog qui fait allusion à un sujet ou à un métier qui nous concerne ? Cette mauvaise ambiance rend susceptible et il suffit d'un mot ou d'une phrase pour déclencher les hostilités.

    Il y a aussi le fait que, sous couvert de l'anonymat (tout relatif), des gens biens sous tout rapport, s'avèrent être de vrais polémiqueurs lorsqu'ils s'expriment par écrit. C'est comme dans la vie : votre gentil voisin serviable et courtois qui se révèle être un violeur ou un terroriste.

    Et puis il y a le fait que cela fait tellement du bien de se soulager et d'être méchant de temps en temps, enfin je suppose. François Mauriac disait Comme on dit "faire l'amour", il faudrait pouvoir dire "faire la haine". C'est bon de faire la haine, ça repose, ça détend.

    Cette violence verbale ne me dit rien qui vaille et annonce peut-être pire pour l'avenir. Aujourd'hui c'est par écrit mais demain ?

  • Ma mère est une geek ! (et mon père aussi)

    Maman,

    Cette fête des mères est pour moi l'occasion de dire encore combien tu es formidable. Tu penses tout le temps à tes enfants et petits-enfants, tu prends de nos nouvelles et dès que l'occasion se présente tu es toujours ravie de nous voir. Mais depuis quelques mois, tu m'inquiètes.

    Serais-tu devenue une geek ?

    Tu utilises l'ordinateur sans rechigner. Tu envoies des mails, tu lis ceux que tu reçois. Et puis il y a aussi la messagerie instantanée pour parler en direct avec tes contacts familiaux. Tu as toujours plaisir à rire aux petites phrases de l'une de tes petites filles de 8 ans qui commence toujours par : "Bonjour ça va ? Moi ça va !". Dernièrement, elle nous a écrit par mail : "j'ai une webcam c'est trocoule !". J'étais mort de rire.

    A Noël, tu as reçu la DS, cette petite console de jeux anodine de prime abord mais qui a révélé chez toi un enthousiasme aux jeux vidéo. Cela avait déjà commencé avec la Wii, pour laquelle tu t'adonnes sans compter aux joies du sport et depuis quelques semaines, du fitness. Tu n'hésites pas à faire tes exercices quotidiens sur cette balance magique pour ton plus grand bien et montrer du haut de tes 67 ans que tu as su rester aussi jeune. La machine d'ailleurs ne s'y trompe pas en te donnant 48 ans.

    Mais je n'accepte pas que pour certaines activités tu fasses mieux que moi !

    Je te taquine évidemment car je suis ravi que tu sois une maman aussi moderne.

    Je t'embrasse tendrement.

    Bonne fête ma Mii ! (comme pourraient le dire tes petits-enfants).

    Ton fils préféré.

  • La vraie vie d'Eve Angeli

    En regardant 30 millions d'amis aujourd'hui, je ne savais pas qu'il y aurait un reportage sur Eve Angeli et ses compagnons à poils et à plumes. J'ai été agréablement surpris. Cet artiste se révèle naturelle, comme on pouvait la connaître, mais aussi avec un grand cœur et des convictions bien arrêtées. Son combat contre la maltraitance des animaux et le commerce de la fourrure, avec l'association PETA, au prix de souffrances est respectable, n'en déplaise à ces détracteurs. Je ne suis pas la carrière de cette chanteuse de très près mais je la connais et j'apprécie sa voix juste et limpide. Certains nouveaux chanteurs qui sortent des plateaux de télé-réalité devraient sans inspirer au lieu de nous servir des soupes tiédasses de paroles sans bonne mélodie et souvent avec de fausses notes. Beaucoup ont souvent présenté Eve Angeli comme une femme sans cervelle. C'est faux, sous ses airs d'insouciance se cache une personne tout à fait sensée et réfléchie. Ces "angelismes" sont à méditer car ils ont souvent du bon sens. Eve Angeli, restez comme ça, naturelle, sans artifice et sans langue de bois

  • Un monde meilleur et du foie gras pour tous !

    Aux Etats-Unis, il y a un Barack remonté à bloc et se voyant déjà en haut de l'affiche et une Hillary complètement à la traîne qui tente de se raccrocher à ce qu'elle peut. En France, on a une droite motivée, et forte de ses convictions, elle continue sa politique de réformes contre vents et marées, et une gauche en pleine analyse à la recherche d'un avenir. C'est marrant comme certains schémas se reproduisent. En face d'un faible il y a toujours un fort. Mais le gagnant n'est pas toujours celui que l'on croit alors il faut être prudent et appliquer le principe de précaution même dans les analyses et les pronostics.

    Puisqu'on en parle, où en est la gauche ? Alors que les Strauss-Khan, Fabius et Lang sont devenus relativement silencieux (prêts peut-être à jaillir de nulle part en 2012), une Royal arrive à rester dans la lumière et tente de faire oublier le passé, un Delanoë jette de nouvelles idées dans la marre et sort un livre, et maintenant un Collomb met son grain de sel et se positionne en sauveur. Comment dépatouiller tout ça ? Repartir à zéro et tout réinventer semble le maître mot. Le plus dur va sans doute être de créer une gauche innovante toujours basée sur ses valeurs sociales mais qui n'aura pas peur d'y ajouter des idées jusqu'alors réservées traditionnellement à la droite : sécurité, libéralisme, mondialisation, compétitivité. Ce ne sont pas des gros mots mais des mots du XXIème siècle auxquels il faut s'habituer. Le socialisme peut tout à fait s'employer à placer l'Homme au cœur de ses actions et lui faire profiter de tout ce qui fait le monde d'aujourd'hui. La droite n'a jamais eu le monopole de quoi que ce soit.

    Avez-vous toujours voté à gauche ou voté à droite ? Non ? c'est normal, les discours ont souvent été confus et l'électeur n'a jamais bien su comment se positionner. Le schéma "patron riche dominateur" et "salarié pauvre soumis" n'est plus. Il faut absolument se faire à l'idée que tout le monde peut avancer dans la même direction et profiter d'une action commune : c'est comme cela que la croissance et le pouvoir d'achat reprendront du poil de la bête. Une entreprise et des salariés heureux coûtent moins chers à la société que des entreprises occupées à régler des parachutes dorés et des salariés mis sur la touche. Ne nous voilons pas la face. Même si les gens sont dans la rue pour réclamer une vie meilleure et votent traditionnellement à gauche, ils entendent bien profiter des richesses que produit notre économie mais qui ne profitent pour l'instant qu'à une poignée de nos concitoyens. Un point commun à noter : les actionnaires et les salariés pensent à la même chose pécuniaire.

    Faisons tomber les tabous. Sous des airs d'égalité sociale et de considération humaine, nous sommes tous matérialistes. Tout ce que l'on veut c'est pouvoir s'acheter une voiture, être propriétaire, s'équiper et partir en vacances tous les ans. Si les gens lisent les magazines "people", ce n'est pas pour admirer les jolies photos ou compatir aux sorts des célébrités, mais c'est bien évidemment parce qu'ils envient tous ces gens qui roulent dans de belles voitures, habitent dans d'immenses propriétés avec piscines ou participent à des soirées mondaines bien arrosées alors que leur emploi du temps n'est pas si chargé que ça. La nature humaine est comme ça, on n'y peut rien. La télévision plate a fait un bon en avant considérable et 55 millions de portables circulent en France. Le socialisme doit donc s'adapter et penser que l'on ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche mais que l'Homme entend bien se faire plaisir. Ce qui scandalise ce n'est pas que les grandes entreprises annoncent des bénéfices record, c'est qu'elles n'en fassent pas bénéficier les salariés.

    Ceci étant dit, quelles solutions appliquées ? Travailler plus pour gagner plus ? En Asie, les salariés font des journées de 36 heures et sont payés une misère. Travailler plus longtemps ? Vous vous voyez à 80 ans à continuer ce que vous faites actuellement ? Généraliser l'intéressement ? Les actionnaires devront accepter de partager et réduire leur train de vie. Il n'y aura pas une solution miracle mais tout un train de solutions. Et ce n'est pas en opposant continuellement la droite contre la gauche, salariés contre patron, public contre privé, chômeurs contre cotisants qu'on y arrivera.

    Cessons les beaux discours et les gamineries avant que les commerces et les stations services soient pillés à l'instar des câbles de cuivre. "Moi je dis que les bonbons valent mieux que la raison"...

  • A Cannes, on fête une industrie

    Alors que s'ouvre le 61ème festival de Cannes qui dure jusqu'au 25 mai, on se demande comme chaque année l'utilité d'un tel évènement. Un rassemblement de professionnels sur une côte d'azur prise d'assaut. Les acteurs en compétition en profitent pour se montrer et éventuellement décrocher de nouveaux rôles et les acteurs anonymes tentent de se faire remarquer par un producteur en quête de nouvelles têtes. C'est un étalage de belles toilettes, de belles voitures, de luxe et de volupté. Des tonnes de homards, des milliers de litres de Champagne, des kilos de caviar, une exposition insolente de bijoux, contrastent avec indécence avec la réalité du monde. Quelque part, cela me gêne que l'on fasse tout un étalage de cet évènement qui, somme toute, n'intéressent que les acteurs et cinéastes, professionnellement parlant. Parce qu'il y a évidemment toujours cette partie de rêve qui fait déplacer les foules. Les anonymes qui traversent la planète pour admirer leurs idoles quelques secondes, et de très loin par-dessus le marché.

    Au-delà des paillettes et du tapis rouge, il faut se demander comment un festival peut avoir encore un intérêt alors que les films projetés et primés ne rencontrent qu'un succès mitigé auprès du public, à part quelques exceptions. Le cinéma français, même s'il connaît parfois de bonnes années, a dans sa globalité du mal à concurrencer d'autres grandes productions. D'après les spécialistes, les films français s'exportent bien car Cannes permet de vendre ses films. Tant mieux, mais cela veut dire que l'on accorde peu d'importance au public intra muros et ils le rendent bien, c'est donnant-donnant. Pour un commencement d'explications il suffit d'étudier simplement les films en compétition, qui reflètent assez bien le style général.

    "Un conte de Noël" qui centre son action autour des membres tragi-comiques d'une famille tourmentée. Une nouvelle fois, une histoire de relations humaines autour de personnages avec leurs travers, leurs envies et leurs problèmes psychologiques. On aime bien faire ce genre de films en France : j'appelle ça des films d'intello. Car c'est bien là le problème. Sous couvert d'analyser les relations complexes entre les êtres humains, on finit par refaire des films "plombs". Je parie qu'au cours du film, des secrets familiaux vont être percés, des personnages vont se détester puis se rabibocher. Bref, l'ennui nous menace. Un conte de Noël qui n'en a que le nom, rien de féerique et qui fasse rêver pour nous sortir quelques instants de notre torpeur quotidienne.

    "La frontière de l'aube" qui relate la rencontre entre une star de ciné et un photographe. De nombreux films ont déjà abordé la relation entre un anonyme et une personnalité. Ce qui est nouveau à la rigueur c'est de mettre en scène un photographe qui va analyser la personnalité de la vedette via son objectif, la décortiquer sous tous les angles. Encore une histoire de psychologie. Toute façon, rien que le titre laisse penser que le film n'est pas là pour distraire mais pour interroger. Est-ce que le but d'un film est de nous divertir ou nous laisser ressortir de la séance avec encore plus d'interrogations qu'avant d'entrer ?

    Je parais peut-être aigri ou j'ai sans doute la dent dure. Non, je réagis juste spontanément mon ras le bol de nous servir toujours les mêmes recettes cinématographiques. N'oublions pas que le cinéma avait pour origine de distraire et d'amuser le spectateur, de leur faire rêver. Les frères Lumière avec l'arroseur arrosé, la première scène tournée au monde, ou les effets spéciaux de Georges Méliès doivent encore nous inspirer pour produire le cinéma d'aujourd'hui et de demain. Ce n'est pas un appel au secours mais il faut revenir aux fondamentaux et arrêter de nous torturer l'esprit avec des histoires à dormir debout, ou plutôt assis. Contrairement aux livres, un film primé n'est pas assuré à coup sûr d'un succès public.

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