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  • Droguez-vous mais ne fumez pas !

    Faut-il en rire ou plutôt s'inquiéter ? A partir du 1er juillet 2008, il sera interdit de fumer du tabac dans les restaurants, bars et coffee shops hollandais. Mais seul le tabac est interdit ! Vous pourrez toujours consommer d'autres produits qui se fument mais pas le tabac. C'est un méchant le tabac, il donne des maladies et fait mourir les gens. Par contre tout le reste c'est que du bienfait ?? On croit rêver ! Cannabis et marijuana ont encore un bon avenir.

    Cependant, les gérants de ces établissements sont inquiets et 60 % d'entre eux envisagent même de fermer leur commerce. Ce qui prouverait que le tabac reste encore le plus consommé au pays des maillots orange. Alors qu'en France on interdit toute consommation en public et que l'on traque les drogues dans de faux paquets de cigarettes (entre autres), aux Pays-Bas on fait la chasse au tabac et les forces de l'ordre vont se mettre à chercher le tabac caché dans le cannabis ! Eh oui, il y aura forcément des personnes qui vont trouver des parades pour continuer à consommer tranquillement leur tabac.

    Après ça, allez trouver des arguments pour convaincre que toutes les formes de drogues, douces ou dures, ont des effets nocifs sur la santé. Les politiques néerlandais ont sans doute fumé la moquette, encore autorisée à ce jour...

  • Suivez les flèches

    On nous le dit tous les ans, la France est le pays le plus visité au monde avec en moyenne 70 millions de touristes chaque année. Mais qu'est-ce qui attire autant les touristes ?

    Il y a bien sûr les monuments et musées des villes incontournables comme la capitale avec la tour Eiffel ou le Louvre. Il y a les châteaux et bâtiments religieux avec Versailles, Chambord ou le mont Saint-Michel. Il faut aussi compter sur le charme particulier de nos contrées et ses particularités géographiques. Il y a aussi une nouvelle forme de tourisme avec les renouvellements des vœux de mariage de couples chinois.

    A mon avis, ce qui compte beaucoup et qui fait pencher la balance, c'est cette douceur de vivre, cette tranquillité (à part quelques exceptions) qui règne dans l'hexagone. Les touristes apprécient notre gastronomie et le fait que nous sachions prendre notre temps et ainsi profiter du temps libre qui nous ai donné. C'est d'ailleurs ce qu'a avancé comme arguments Angelina Jolie pour justifier l'installation de sa petite famille chez nous : douceur et qualité de vie.

    Mais que voient les touristes qui se promènent dans nos campagnes avant de manger, boire et visiter ? Ce sont les routes, les rues et les places. Des noms de villes et villages qui sonnent bien la France sur ces panneaux indicateurs. Des aménagements qui portent des noms bien particuliers parfois et qui attestent les visiteurs qu'ils sont bien en France. La mairie, place de la mairie, l'église place de l'église, la rue principale qui se nomme Grande rue, etc. C'est tout simple mais il fallait y penser. Tout est fait pour que l'on ne se perde pas. Même Notre-Dame de Paris est immanquable, située sur le parvis de… Notre-Dame. Et pour cela nous pouvons remercier nos ancêtres qui ont façonné pendant des décennies voire des siècles cette configuration. Grâce à eux, nous profitons pleinement des bienfaits du tourisme, une économie à ne pas négliger.

  • Rêvez les yeux ouverts

    "Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage" écrivait Marek Halter. Et bien, rêver d'être pompier, c'est déjà d'avoir un pied sur la grande échelle.

    Tout petit, votre tête était remplie de plein de rêves. Vous vouliez devenir maîtresse, vétérinaire, conducteur de train ou pompier. Vous vous voyiez, pas en haut de l'affiche, mais soulager les souffrances, défendre les plus faibles ou sauver des vies. Puis, la vie allant en zigzag, de droite à gauche, votre parcours a quelque peu changé la donne. Oh ! Je sais bien que quelques uns ont réussi à concrétiser leurs rêves d'enfants mais beaucoup ont bifurqué sur d'autres chemins, vers d'autres horizons.

    Vous voilà à suivre un cursus scolaire subi, pour la plupart. Influencé par vos parents ou les différents éducateurs croisés sur votre route d'adolescent. Des professeurs croyant bien vous connaître, des conseillers d'orientation sûrs d'avoir percé les secrets de votre personnalité. Bref, tout un petit monde qui a cassé vos doux rêves. Cassées, vos illusions, cassées, vos motivations. Tout s'écroule.

    Adieu la petite classe à laquelle vous pensiez transmettre le savoir indispensable pour un épanouissement personnel. Adieu les chats, chiens, oiseaux, souris et iguanes auxquels vous auriez tant aimé apporter tous les soins et tout l'amour nécessaires à une vie douce et agréable. Adieu le TGV bleu que vous rêviez de conduire à travers la campagne française et participer ainsi le temps de quelques heures aux voyages de milliers d'inconnus bercés par le "tatam tatam" des boggies sur les rails. Adieu le gros camion rouge et sa grande échelle qui vous aurait permis de porter secours à tous ces hommes, femmes et enfants, pris au piège par des flammes menaçantes.

    Bref, nous avons tous rêvé de beaucoup de choses. Nous nous sommes vus dans des milliers de métiers et de pays. Mais au final, nous nous retrouvons derrière une machine-outil, derrière une caisse enregistreuse ou devant un écran d'ordinateur à exécuter des tâches répétitives.

    A quoi bon rêver ? Tout simplement parce que cela nous fait avancer. Les rêves sont des motivations puissantes qui nous poussent vers notre avenir, vers l'inconnu. On rêve à beaucoup de choses sans trop y croire mais on rêve parce que l'on espère toujours secrètement que ça va arriver. Comme au loto, on y joue sans illusion mais il y a quand même cet espoir, infime, mais il existe. Et puis, qu'est-ce qui nous empêcherait aujourd'hui de ne pas réaliser enfin cette envie d'enseigner, de soigner, de conduire ou de secourir ? Les exemples de reconversions ne manquent pas et impossible n'est pas français comme l'avait dit en son temps Napoléon.

    Alors, rêvez, concrétisez et foncez les enfants ! N'hésitez plus, on ne vit qu'une fois.

  • Vos économies en solde

    C'est la frénésie, les chercheurs d'or des fringues à prix cassés se précipitent dans les magasins. On court partout, on fouille, on se bouscule. A quoi bon ? Pour l'instant c'est moins 50 %. Les impatients vont vider leur porte-monnaie pour des articles qui seront soldés à 70 % dans quelques semaines. Oui, mais il ne sera peut-être plus là le petit haut sympa repéré la veille avec ce petit sac rouge et ces petits escarpins dorés. Soit. N'empêche, vous êtes-vous arrêtés cinq minutes sur cette période ? Les soldes, un bon moyen de faire des économies, pensez-vous ?

    Certains, et surtout certaines, se bloquent un budget de 300 euros pour les soldes : c'est beaucoup plus qu'en période normale ! Les consommateurs ne s'en rendent pas toujours compte mais il peut arriver qu'ils dépensent autant voire plus pendant les soldes que pendant le reste de l'année. Alors, il est vrai qu'avec la même somme, on repart avec plus d'articles dans les sacs. Et quelques bleus en plus, sans compter les maux de pieds et de têtes. Où sont les économies dans cette histoire ? Sans les soldes, vous achèteriez un ou deux articles, donc avec modération, vous prenez le strict minimum, ce dont vous avez besoin. Mais en période de soldes, vous allez en prendre dix fois plus, dont des articles que vous allez peut-être utiliser ou porter une seule fois.

    Même en période de soldes, il faut garder la tête froide et toujours se concentrer sur ses besoins réels. C'est de cette façon que vous réaliserez de vraies économies. Il est préférable d'acheter simplement un chemisier à 10 euros au lieu de 30, plutôt que d'acheter tout une garde robe pour 300 euros. La vraie économie, vous la ferez sur les articles dont vous aviez réellement besoin, ceux que vous auriez de toute façon acheté même en période normale. Pensez à vos placards pleins à craquer que vous serez amenés à vider en faisant le tri de ce que vous gardez et de ce que vous donnez ou jetez. Quelle acheteuse n'a pas une quantité conséquente de sacs à main chez elle ? Un bon exemple pour compléter mes propos se situe dans la vaisselle. Qui n'a pas une quantité étonnante d'assiettes, de couverts ou de verres ? "Oh ! Comme il est beau ce service." Et vlan, vous revenez avec de la nouvelle vaisselle dont l'utilité est discutable. Et puis un jour, vous faites le tour de vos placards pour caser un nouveau plat ou un nouveau vase et vous constatez les dégâts : des articles ménagers à n'en plus finir !

    Nous sommes tellement conditionnés que nos reflex nous conduisent à des comportements de robots. Par contre, lorsque le médecin vous tape le genou avec son petit marteau, plus rien. Mais s'il vous présentait son marteau sous les yeux, hop, vous sortez illico la carte bleue pour l'acheter !

    L'économie se fera sur la quantité et non sur le ticket de caisse.

  • Vous dépensez plus, ils gagnent plus

    Les pratiques dérangent et font souvent scandale mais rien ne les arrête. Les transferts des joueurs de football d'un club à l'autre font l'objet de transferts colossaux de sommes d'argent. Des sommes d'argent qui ne sont pas toujours justifiées et qui manquent de modération. Les joueurs sont ainsi traités comme des produits de luxe de vente aux enchères. L'indécence est de mise dans ce domaine.

    L'Olympique lyonnais est prêt à lâcher Ben Arfa à l'Olympique de Marseille pour un minimum de vingt millions. Son passage de la capitale des trois Gaulles vers la cité phocéenne promet à ce joueur un mensuel de 200 000 euros. Un revenu confortable pour taper dans un ballon. Il ne s'agit pas là d'être jaloux ou de remettre en cause les talents de chacun mais il s'agit de se poser la question s'il est nécessaire de mettre autant d'argent sur la table pour une simple histoire de sport. Ont-ils besoin de tout ça pour vivre ? Manchester United vend son joueur le plus célèbre de la planète Cristiano Ronaldo pour 100 millions. Même un tableau de Picasso ou de Van Gogh ne pourrait pas faire mieux. Le Real de Madrid n'accepte pas un tel montant mais le club madrilène est quand même prêt à débourser environ 85 millions pour compter ce joueur dans ses rangs.

    L'esprit de Coubertin s'est envolé depuis longtemps. Maintenant, l'important c'est de participer… au contrat.

    Les joueurs ne seraient-ils pas aussi talentueux s'ils gagnaient moins ? On nous sert à chaque fois le problème de la durée d'une carrière de footballeur. Je veux bien. Seulement, de tels étalages dans les médias ont des conséquences fâcheuses. Les jeunes rêvent et se voient déjà célèbres et riches alors qu'ils ont une chance microscopique d'accéder au monde très fermé des joueurs professionnels. Ils ne veulent plus devenir joueur mais ils veulent être plein aux as. Les joueurs eux-mêmes se prennent pour des stars à qui il ne peut rien arriver et qui peuvent tout se permettre comme de conduire des bolides sur des autoroutes à plus de 300 kilomètres à l'heure. A un tel niveau de vie, tout est dévalorisé. Les sponsors dépensent sans compter pour voir leurs marques apparaître quelques secondes sur un écran télé et les fédérations officielles vendent à prix d'or les droits de diffusion. Et puis, il y a les boutiques. Ces établissements, véritables temples dédiés aux joueurs et à leurs équipe, vendent la "peau des fesses" des articles marqués du logo. J'ai d'ailleurs testé une fois : pour offrir à un neveu un cartable de l'OL qui n'a pas tenu le coup une années scolaire car les brides se sont vite détachées de l'ensemble.

    Je le sais très bien, c'est discuter dans le vide. La machine est tellement emballée que rien ne peut l'arrêter. Je ne veux pas refaire le monde mais je souhaiterais que toutes ces personnes qui contribuent à tout ça redescendent sur terre, réfléchissent à la finalité de tels comportements et gagnent en modestie. Au moins par respect pour les supporters qui se saignent à blanc parfois rien que pour acheter une écharpe ou un maillot de leur équipe préférée, et pour lesquels même leurs revenus ne leur permettent peut-être pas de se loger.

    Un jour ou l'autre, tout ce système bien huilé va gripper, le ballon manquera de rebond. Plus dure sera la chute.

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