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  • La SNCF d'utilité publique

    C'est un bug sans précédent qu'a connu le site de vente en ligne pendant trente heures. Saturation, réservations et paiements impossibles. Le site est victime de son succès. Tout a planté. La SNCF a travaillé d'arrache-pied pour remettre de l'ordre et remettre à disposition le premier site de commerce électronique de France avec 38 millions de billets vendus en 2007.

    Heureusement que ce mode de vente n'est pas le seul pour réserver. Il y a les guichets, les billetteries automatiques, le téléphone et les boutiques. Ce qui est un minimum. Au nom du libre accès et à l'égalité pour tous, la vente par Internet ne peut pas être le seul moyen d'acheter ses billets. Plusieurs moyens doivent être mis à disposition. D'ailleurs, tout le monde n'a pas d'ordinateur et tout le monde n'a pas Internet. Et puis, beaucoup de gens préfèrent s'adresser à une vraie personne qui comprenne ce que vous voulez et qui réponde à vos attentes sans que vous ayez à appuyer sur un écran ou à cliquer avec votre souris. On s'entend mieux entre quatre yeux. Et puis, l'encre du ticket délivré en guichet est souvent plus noir que celui des autres canaux de distribution.

    Ceci dit, le site, qui a connu une métamorphose, est beaucoup critiqué sur Opinions & débats : liste des choix de trajets incomplète, interruption de la transaction, plantage réseau, etc… La réparation en urgence a peut-être réglé ces problèmes mais l'entreprise promet un site impeccable dans les mois qui viennent.

    D'autre part, en mettant en place le tout Internet, l'entreprise espère peut-être diminuer les postes en guichet pour en mettre ailleurs où le besoin humain est nécessaire : personnels dans les trains ou les ateliers. Est-ce vraiment pertinent ? Le lien avec le client doit être privilégié car la satisfaction est un bon baromètre. Parallèlement, les retards importants qu'ont connu quelques TGV dernièrement sont peut-être dus à un manque d'entretien et de personnels en atelier.

    La SNCF a un avenir prometteur et espère arriver à 36 milliards de chiffre d'affaires d'ici 2012 et doubler ses bénéfices pour atteindre les 2 milliards. L'augmentation du trafic et des voyageurs et la perspective de bons chiffres doivent être au contraire une opportunité pour regonfler ses effectifs pour offrir à ses clients le maximum. Le réchauffement climatique et le souci de l'environnement arrivent à point nommé. Au train où vont les choses, il ne serait pas étonnant de voir une augmentation impressionnante des voies, la réouverture de gare et pourquoi pas, la création de nouveaux services de proximité disponibles pour tous. Il faut positiver !

  • Les JO sont pas faits, rien ne va plus

    Les autorités chinoises pour les JO de Pékin, c'est comme le père Noël pour les enfants : on vous promet beaucoup de bonnes choses si vous êtes sages et au final les emballages finissent par être ce qu'il y a de plus beau.

    Depuis qu'ils s'organisent, les Chinois renoncent une à une à leurs promesses faites au Comité international olympique. Le dernier en date, la censure collée aux journalistes qui n'auront pas un accès libre à Internet. Nos amis asiatiques doivent bien se marrer. En fait, ils font ce qu'ils veulent. Ils narguent la communauté internationale qui a cru, qui a eu l'espoir que ce grand pays s'ouvrirait un peu plus pour la trêve olympique. Ce seront des jeux olympiques surveillés et cadenassés qui vont s'ouvrir le 8/08/2008 à 8h08 à Pékin.

    Comme ils sont chez eux, nous ne pouvons rien dire et rien faire, ce serait une ingérence inadmissible pour eux et source d'incident diplomatique regrettable comme ils aiment en avoir. Alors ? Et bien, comme d'habitude, nous dirons rien, peut-être des allusions aux droits de l'homme et à la liberté de la presse mais ça aura l'effet d'un pétard mouillé : ça entre par une oreille souriante et ça sort par l'autre narquoise. Et puis, avec les menaces de délocalisations qui leur pendent aux nez, ils ont d'autres chats à fouetter.

    Espérons que les journalistes et commentateurs sportifs auront le droit d'assister aux épreuves !

  • Nadine en vacances

    Je suis bien surpris par Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille. Est-ce un revirement, la voit-on sous son vrai jour ?

    Durant la campagne présidentielle, elle se fait remarquer dans l'équipe du candidat Sarkozy. Elle apparaît comme une personne agressive, conservatrice. Elle n'hésite pas à envahir incognito les meetings de la gauche. Et que découvre-t-on aujourd'hui ? Une femme combattante contre tout ce qui peut nuire à nos chères têtes blondes. La lutte contre les pédophiles sur Internet, le phénomène d'happy slapping, sont quelques exemples de ce qu'elle met en œuvre pour arriver à ses fins.

    Elle part en vacances, mais n'oublie pas d'aller visiter un établissement dans le Var, qui accueille des enfants qui ne partent pas en vacances et qui ont pu grâce à des aides de l'Etat et la création de centre d'accueil. Non, je suis bluffé. Elle parait prendre son rôle à cœur et semble être déterminée à mettre en place des systèmes, des lois et des programmes en faveur de la famille.

    C'est positif. On jugera sur les résultats.

  • André Rieu nous fait le coup classique de la corde sensible

    "Le virtuose ne sert pas la musique, il s'en sert", Jean Cocteau.

    On est soit stupéfait soit impressionné mais on ne reste pas indifférent. A l'âge de cinq ans, André Rieu commence le violon grâce à son père, musicien aussi. Depuis, le petit André a fait du chemin pour se trouver aujourd'hui à la tête d'un empire. Il vend plus d'albums que Céline Dion ou Madonna, c'est dire. Le principe est simple : cibler les seniors. A trente ans, il découvre le bon filon et commence à bâtir sa fortune, estimée à l'heure actuelle à environ quarante millions d'euros avec laquelle il a pu s'offrir un château du XVè siècle.

    André Rieu est un homme d'affaires avant tout, et c'est ce qui déplait aux professionnels du classique qui ont essayé de faire pareil mais qui ne sont pas arrivés à un tel niveau comme feu Pavarotti resté trop élitiste sans doute. Pour réussir à s'imposer dans un pays, sa technique est simple. D'abord, se faire connaître par le biais de publicités ou promotions. Ensuite, distribuer ses produits dans tous bons commerces. Des disques et DVD communs et spécifiques à la fois pour chaque pays, qui comprennent des succès musicaux propres à chaque pays ("Titanic" pour les Etats-Unis, "Roméo et Juliette" pour la France). Enfin, si et seulement si les ventes décollent, il se déplacent pour des concerts. Car Monsieur ne se déplace que si ça vaut le coup.

    Avec ses centaines de musiciens et collaborateurs, André Rieu a une machine qui rapporte mais qui coûte cher. Son dernier spectacle avec une scène représentant un château, une salle de bal, une patinoire et un carrosse tiré par six ou huit chevaux, coûte 2,5 millions d'euros par jour et c'est un risque financier important. Car, André Rieu a la folie des grandeurs. Il faut en mettre plein la vue de ces papis et mamies en mal de nostalgie.

    Finalement, qu'est-ce que fait ce violoniste international ? Des reprises. Oh ! Ce n'est pas le seul à faire des reprises bien sûr. Les valses de Strauss ou d'autres auteurs classiques, les succès cinématographiques ou comédies musicales font de lui le joueur le plus écouté et vendu sur la planète. Il se permet d'arranger tout ça à sa sauce dans son studio d'enregistrement de Maastricht mais ce n'est que de l'arrangement, rien de neuf. On aime ou on n'aime pas.

    Mais pour assurer un succès, il n'y a pas que les concerts et les disques, il y a aussi les produits dérivés disponibles avant et après les concerts : écharpes, livres, porte-clés, tasses, etc. C'est une véritable industrie qu'il n'envisage même pas d'arrêter un jour. L'échec lui semble impossible. Il est vrai qu'il y aura de plus en plus de seniors. Bon, tant mieux pour lui. Mais André Rieu n'a pas le monopole des grandes œuvres alors n'oubliez pas de faire marcher la concurrence : il existe d'autres CD dans les rayons de grands auteurs du classique deux ou trois fois moins chers et tout aussi plaisant à écouter. Vous pouvez aussi fredonner, ça vous procurera le même plaisir.

  • Le tour des hypocrites

    Ce tour de France 2008 a été encore différent du précédent non pas parce que l'on ne savait pas qui allait le remporter cette année mais parce qu'il semblerait que la chasse aux tricheurs soit plus intense. Cela dit, est-ce vraiment la volonté d'en finir ou est-ce plutôt l'envie d'en attraper quelques uns pour amuser la galerie et sauver les apparences ? Quatre cas de dopages, ce n'est pas rien.

    Mais ce qui me rend irritable c'est le discours que tiennent les professionnels du cyclisme et les anciens coureurs. Ils condamnent tous le dopage. Ils condamnent tous ce qu'ils pratiquaient hier. Ils veulent se racheter une conscience peut-être. Quand vous entendez ce qu'ils disent aujourd'hui alors que certains s'étaient fait attraper il y a quelques années on peut sourire mais aussi se dire que les spectateurs et les vrais fans de la petite reine sont pris pour des imbéciles.

    Alors que le tour n'était pas fini, quelques uns soulevait le problème de l'espérance de vie du Tour. Un tour qui n'en ait plus un vu le parcours. Faut-il qu'il continue ? Il faut revoir cette machine qui s'est éloignée du sport petit à petit pour glisser lentement vers un commerce juteux. Les villes doivent payer, les télévisions et radios doivent payer également, les équipes doivent mettre la main à la poche avec le risque de se faire expulser.

    Par ailleurs, je doute que le plaisir du sport fasse partie des priorités des cyclistes et de leurs collaborateurs. Je ne leur jette pas la pierre, ils sont entrés dans un engrenage où on ne leur laisse pas le choix. Pour y participer, ils doivent se plier à certaines règles dont la première est de montrer le maillot. Il est bien dommage d'en être arrivé là.

    Ce tour ne m'intéresse plus. Voir des coureurs faire semblant de ce battre pour gagner, avec ces fausses échappées ou ces sprints d'apparence, voir toute cette mascarde prendre le dessus sur le spectacle et la beauté de la course. Entendre les journalistes et les commentateurs faire croire qu'il y a du spectacle, des coups de théâtre ou du sport ne m'amuse pas du tout.

    Je suis dur avec le tour de France mais je veux exprimer ici mon mécontentement. Messieurs les organisateurs, messieurs les directeurs, messieurs les sponsors, messieurs les coureurs et messieurs les journalistes, vous avez une opportunité de sauver le tour en remettant au centre des priorités le vélo alors ne la loupez pas. Un peu de sincérité que diable !

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