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  • Prenez de quoi écrire

    C'est le retour des vacances et le constat est sans appel. Soit l'armoire à fournitures au boulot est vide soit elle est pleine. Dans les deux cas, cela signifie que malgré l'ère numérique, on utilise toujours autant de papiers, stylos, agrafes, feutres et marqueurs en tout genre, gommes et papiers pense-bêtes.

    Par exemple, pour les stylos, c'est une véritable boulimie. Aussitôt le stock rempli, aussitôt tout le monde vient s'approvisionner. A croire que les gens les mangent. A moins que cette surconsommation peut être expliquée par les rangements involontaires des fournitures dans une poche ou un attaché-case. Pourquoi sommes-nous tant attachés à ces petits articles de papeterie ? Après tout, avec l'informatique, tout peut être rangé et modifié de façon électronique. Et bien non, on aime griffonner sur un brouillon les quelques idées qui nous viennent à l'esprit. On aime tracer de petits carrés ou divers traits sur le bloc-notes pendant une réunion. On aime schématiser et noter ce que nous dit notre collègue ou notre chef.

    Et que dire des pense-bêtes ! Ces petits papiers jaunes ou roses collants ? Se rappeler d'un numéro, d'un mot de passe ou d'un truc à faire dans la journée. C'est tellement plus rapide que de noter ça dans un agenda électronique ou dans la messagerie de l'entreprise. Et puis, c'est joli tous ces papiers placés autour de l'écran de l'ordinateur, ça personnalise, du vrai tuning bureautique.

    Remarquez, c'est plutôt une bonne nouvelle. L'ordinateur, cette machine qui n'en fait qu'à sa tête parfois, n'est pas prêt de tout remplacer. L'Homme (avec un grand H) aura toujours besoin d'utiliser ses dix doigts et de faire travailler ses petites cellules grises. Pour les blogs, c'est moins évident. On va imaginer que j'ai écrit mon papier avec mon plus joli stylo plume et ça rend l'exercice plus stylé.

    La lobotomisation numérique n'aura pas lieu… enfin, pas pour le moment.

  • Une télé bien allumée

    On reproche à la télévision de ne pas faire preuve de créativité et d'innovation en période estivale. On nous sert chaque année des rediffusions ou des best of. Mis à part quelques directs, des jeux ou des séries d'été qui n'apportent pas véritablement de renouveau dans le genre, l'été manque de fraîcheur dans le petit écran. Il y a cependant un domaine qui tend à casser les habitudes, c'est le journal télévisé. Aux 13h, aux 20h ou à d'autres horaires d'info, on peut voir et apprécier des remplacements opérés sur ces fauteuils tant convoités mais ô combien éjectables. L'année 2008 a été particulièrement animée à ce niveau. Cela avait déjà commencé avec l'éjection surprise, sans tact et sans respect de notre PPDA national, remplacé par la charmante mais ambitieuse Laurence Ferrari. En attendant son arrivée le lundi 25 août, des têtes nouvelles ou à redécouvrir ont fait leur apparition.

     

    Sur la Une, Julien Arnaud, joker de Claire Chazal. Habitué à être remplaçant du remplaçant, ce journaliste de LCI a avancé d'un cran et ainsi pu montrer de quoi il est capable. Même topo pour Sophie le Saint au 13h de France 2, en lieu et place d'Elise Lucet. Coutumière du journal de Télématin, l'obligeant à se lever à 3h30 du matin, elle n'a pas manqué de tenter sa chance et menacer Marie Drucker qui fera sa rentrée au 20h de la Deux ce lundi 25 août. Menacée aussi, Françoise Laborde, déléguée syndicale, a cependant l'intention de ne pas se laisser faire et a même l'intention, si cela s'avérait nécessaire, de menacer la chaîne d'une action en justice pour conserver sa place de joker attitré, voire même d'y rester une bonne fois pour toute.

     

    Car derrière, ça se bouscule, et ceux qui ont été écartés il y a quelques temps, comme Laurence Piquet, compte bien défendre leur bifteck pour revenir sur le devant de la scène. Présenter une émission de culture ou autre sur une chaîne du groupe, c'est bien joli mais c'est plus intimiste et ça ne sert pas son ego de vedette. C'est, je pense, plutôt vécu comme un placard déguisé que comme un test d'aptitude.

     

    Sur la Trois, on a pu découvrir avec enchantement Marlène Blin, débauchée de France 3 Limousin. Cela a du lui faire tout drôle d'être contactée par Paul Nahon. Elle déclare d'ailleurs que "quand on présente en région, on n'a pas l'impression que les gens de Paris nous regardent". Sa surprise a donc du être d'autant plus grande. Elle a eu bien raison de saisir l'opportunité offerte. Il ne faut pas oublier que Louis Laforge venait de France 3 Lyon avant de présenter le 19/20 puis maintenant Des racines et des ailes. Tout est donc possible pour Marlène Blin. Et puis, elle a intérêt à assurer ses arrières vu le projet de casse du service public en région qui se prépare.

     

    On ne se doute pas un instant l'ambiance et les tensions qui règnent derrière ces belles images et ces beaux sourires de présentateurs qui semblent détendus (quoique, avec un "putain" lancé par Françoise Laborde, on peut le deviner). Les pillages des Vikings à côté c'est un remake des Bisounours.

     

    A vous Cognacq-Jay !

  • Ambassade et Consulat, cha bada bada

    L'autre jour à la pose sirop, j'étais dehors assis sur le banc en bois attenant aux espaces plantés et je regardais avec mon collègue les va et vient. Un très jeune couple d'asiatique aux polos rose passèrent, une valise à roulettes à la main, et je dis en plaisantant à mon collègue "tiens, les JO sont terminés". Puis je me repris et luis dis qu'ils devaient sûrement se rendre au Consulat du Japon situé dans le bâtiment. J'attendis qu'ils entrent et alla vérifier sur l'interphone sur quel bouton ils avaient appuyé : bingo ! On n'a parfois des plaisirs simples dans la vie, des petites victoires qui réconfortent, c'est tout con mais on est content.

    Tout ça pour en venir au sujet qui nous préoccupa alors : quelles sont les différences entre une ambassade et un consulat. Il doit bien y en avoir puisque les deux existent. Bref, de retour au bureau, je fis une rapide recherche pour en avoir le cœur net.

    Un consulat est un service implanté à l'étranger, chargé de la protection et du suivi administratif des ressortissants du pays dont il dépend dans le pays dans lequel il est implanté. Il dépend du ministre des Affaires étrangères. Ses activités sont prévues par la convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. Dans les capitales, ces compétences peuvent être exercées par l'ambassade. C'est pour cela que l'on trouve plus facilement les consulats dans les autres grandes villes, en dehors de la capitale.

    Une ambassade est une représentation diplomatique d'un État auprès d'un autre. Elle a donc plutôt un rôle d'intermédiaire entre les deux pays concernés. L'ambassade est considérée comme faisant partie du territoire qu'elle représente, elle ne peut donc être envahie ou investie par le pays d'accueil.

    Donc, la différence principale est que le consulat joue un rôle administratif et de protection auprès des ressortissants alors que l'ambassade a un rôle de représentation, vous savez, les "dîners chez l'ambassadeur".

    Toujours est-il qu'en cas d'urgence ou quand un ressortissant se sent en danger, il se précipite chez l'un ou l'autre, il ne regarde pas si c'est un consulat ou une ambassade. Il voit le drapeau et frappe à la porte. Par contre, c'est l'Etat français qui s'est chargé directement de rapatrier les ressortissants français de Géorgie. On le comprend, il n'est pas toujours évident de distinguer le rôle d'une ambassade du rôle d'un consulat. Les deux se mélangent parfois, l'un prenant la place de l'autre et vice et versa.

    Ce qui est important de retenir c'est qu'en cas de danger, allez là où vous pouvez !

  • L'école de la vie

    Les anciens le répètent souvent, "de mon temps, un professeur qui me punissait et c'était assuré que mes parents m'en mettait une le soir". Mais, voilà, après quelques décennies et des réformes en veux-tu en voilà, l'élève est quasiment à l'abri de sanctions dont les conséquences peuvent être inattendues et déphasées. Il est maintenant nécessaire de réunir un conseil de discipline pour discuter du sort du jeune suspect afin de ne pas s'attirer les foudres de parents ou de frères qui jugeraient la sentence injuste pour ce chérubin innocent. Mais, des fois, l'engrenage bien huilé grippe et c'est le professeur qui craque. Une baffe, un geste brusque, une prise en main du col ou du bras et nous voilà versés dans le débat sur la violence à l'école et l'autorité éducative, voire même la dé-responsabilité des parents (ce terme ne doit pas exister mais il est clair).

    Alors, fallait-il en venir au tribunal pour régler ce différend qui date du 28 janvier ? La famille a obtenu 500 euros, ça fait cher la baffe, mais le professeur n'a rien eu pour l'insulte. N'ayant aucune connaissance du dossier, je ne m'étalerai pas dessus mais il me semble évident que les torts sont à partager : le professeur n'a pas gifler gratuitement l'élève il me semble, cela devait être une réaction à quelque chose. Bref, ce malheureux fait divers d'hiver en été remet une fois de plus le problème de l'autorité éducative sur le tapis. Il est interdit de toucher un élève, interdit de l'humilier, finis le bonnet d'âne et le coin (heureusement d'ailleurs) mais alors comment faire pour qu'il y ait respect mutuel ? Un tel procès fait jurisprudence comme on dit dans le jargon judiciaire (vous avez vu, je parle bien). Cela peut ouvrir la porte aux abus de procédures.

    Maintenant, qu'est-ce qui empêcherait un élève d'ester en justice pour obtenir quelques argents ? Le danger est là. Le risque que l'élève sournois et vicieux provoque volontairement l'enseignant pour obtenir une réaction violente et ainsi porter plainte pour coups et blessures. Le procès qui vient d'être jugé risque de tendre encore plus la relation professeur-élève. Les élèves se sentent de plus en plus mal aimés et ont l'impression que le parcours scolaire est difficile et semé d'embûches. Que l'échec scolaire est quasi assuré pour beaucoup. De l'autre côté, le professeur se sent de plus en plus abandonné par l'institution et a l'impression de partir à l'abattoir à chaque journée de travail. Que l'élève est intouchable et qu'il peut tout se permettre et ainsi que l'enseignant n'a plus qu'à la fermer et prendre sur soi.

    Dans ces conditions, je crains que la trêve estivale ne soit pas assez longue pour tout remettre à plat. Les incidents risquent encore de se produire. Alors, je dis aux jeunes d'avoir confiance dans le système éducatif et de respecter son professeur qui n'est pas un ennemi, et je dis aux professeurs de ne pas perdre leur motivation et leur amour du métier et que l'élève n'est pas là pour lui rendre la vie impossible.

    Bon, ce sont des belles paroles mais il faut y croire.

  • Pékin 2008 : c'est quand le bon or ?

    Finalement, je ne voulais pas parler des Jeux olympiques et des déconvenues françaises mais qu'arrive-t-il à nos sportifs ? Nous avons envoyé plus de 300 athlètes et pour l'instant, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on ne voit pas briller grand-chose. Quelques breloques en argent et en bronze mais rien en or. Etant donné que l'or compte en priorité dans le classement des pays, il serait réconfortant d'en avoir une ou deux, histoire de ne pas se retrouver dans les profondeurs.

    Tous nos espoirs se dissipent les uns après les autres. Laure et son orchestre de chagrins d'amour. Son actualité des derniers mois ne pouvait pas faire retrouver à cette personne la stabilité et le mental indispensable pour prétendre à un podium olympique. Trop d'entraîneurs et trop de petits amis peut-être… Tous nos nageurs n'ont d'ailleurs rien à lui reprocher étant donné leur résultat. Nos judokas ont aussi joué de malchance. Pourtant parvenus très loin dans les qualifications et les étapes, ils ont trouvé plus forts pour l'accès à des médailles précieuses. En canoë, c'est une belle déception pour une vraie chance de triomphe. Tony s'est pourtant bien battu dans ces remous aquatiques, donnant toutes ces chances de son côté. Mais cela n'a pas suffit.

    Les épreuves se succèdent jour après jour et nos espoirs avec. Bon, les jeux ne sont pas encore faits alors il y aura peut-être un sursaut dans les prochains jours. Il est vrai que par le passé, la majorité des médailles sont arrivées sur le tard, si mes souvenirs sont bons (je commence à me faire vieux). Et de voir tant de larmes et de déception, ça n'augure pas de beaux jours. Même ceux qui obtiennent une médaille d'argent font une gueule de trois pieds de long, c'est dire.

    Restons positifs, avec notre Roselyne nationale derrière nos athlètes, tout n'est pas perdu. Une telle supportrice ne peut que motiver nos troupes. Et puis, il est souvent arrivé que les victoires survenaient là où on ne les attendait pas. Allez la France !

    Dernière minute : Steeve Guénot apporte la première médaille d'or à la France en lutte gréco-romaine des moins de 66 kg ce 13 août avant 13h.

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