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  • Attitude de crise positive

    "Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise", Jean Monnet (1888-1979).

    Cette crise financière apparemment due à des financiers peu scrupuleux se répand comme une onde de choc. Mais étant de nature positif, je ne veux pas me laisser gagner par l'inquiétude qui serait peut-être inutile, on ne le sait pas encore. Alors, c'est de façon naturelle que je me suis mis à réfléchir sur les conséquences positives d'une telle crise.

    Il est sans doute indéniable qu'un tel évènement sera l'occasion forcée de remettre à plat le système. Les Etats les plus riches, ceux qui déterminent de par leur comportement les tendances économiques, vont devoir cogiter sur un autre modèle économique plus à même de se pérenniser et de résister aux tempêtes. Un modèle qui freinera les ardeurs de certains boursicoteurs et de certains spéculateurs. Car, ce qui faut avant tout maîtriser, c'est la gourmandise de certains à vouloir gagner toujours plus au détriment de toute la société. Un modèle économique maîtrisé est une garantie d'un équilibre mondial respecté. Le but étant d'éviter un écroulement des marchés et donc d'éviter aux communs des mortels de se serrer la ceinture, voire de tout perdre. Nous pourrions ainsi éviter les scènes dramatiques de familles mises à la rue ou de licenciements de masse.

    Même si cela semble difficile à imaginer, cette crise pourrait être aussi l'occasion d'effectuer une petite opération "mains propres" dans le milieu, un assainissement chez les spéculateurs. Des directeurs d'établissements financiers ont profité du système pour s'enrichir personnellement, notamment au sein de certains noms de banques qui connaissent actuellement une faillite aux Etats-Unis. Quelques opérations louches, de grands mouvements de capitaux et un départ sur la pointe des pieds en laissant derrière eux ce qui allait provoquer ce marasme. Notre Président, Nicolas Sarkozy, souhaite que les coupables soient punis. Seulement, il s'avère que la tâche sera ardue vu que la plupart ont opéré en toute légalité, profitant d'un arsenal juridique complexe. Et on sait également combien les politiques ont les marges de manœuvre restreintes sur le monde économique qui est le vrai dirigeant du monde. Cela va donc être pointu de leur demander de rendre des comptes.

    Autre point positif qu'il me semble intéressant d'aborder, c'est le surendettement des ménages. Un point à double tranchant cependant. Si les ménages auront plus de difficultés à obtenir des crédits pour une maison, une voiture ou d'autres biens de consommation courante (ce qui les protégerait de toute tentation), ils auront parallèlement du mal à rembourser les crédits déjà contractés avant la crise. Tout dépend de la tournure que vont prendre les évènements dans les prochains jours. Si les incidences sont limitées sur le pouvoir d'achat, les consommateurs pourront s'en sortir sinon, les prochaines fins de mois se présentent mal. Car, si les politiques arrivent avec une baguette magique pour trouver des centaines de milliards pour aider les banques, ils ont soudainement les caisses vides pour venir en aide aux ménages. Cela va donc encore s'apparenter à de la débrouille.

    On peut dire que le Grenelle de l'environnement est arrivé à point nommé il y a quelques mois. Il est temps maintenant de mettre en pratique les bonnes attitudes écologiques. Il est temps de mettre en pratique ce qui permet d'effectuer des économies d'énergie : ampoules à basse consommation, modes de transport propres, isolation et chauffage en bonne intelligence. Bref, tout ce qui permet de ne pas jeter l'argent par les fenêtres. D'après ce que l'on nous annonce dans les medias, les Français commencent déjà à se comporter autrement. Les deniers faits mondiaux vont peut-être précipiter les choses.

    De nombreux spécialistes, analystes et observateurs sont unanimes : le système a atteint ses limites. Le tourbillon dans lequel vivent les acteurs économiques, les établissements financiers, les boursicoteurs et autres golden boys, a tourné tellement vite tel une centrifugeuse, que la machine s'est emballée. La machine a donc décidé de se saboter. Ceux qui ont perdu gros vont devoir s'interroger et se dire qu'ils ne sont pas à l'abri, que personne n'est à l'abri de rien. Les plus heureux en ce moment ce sont sans doute les tribus reculées dans des forêts difficiles d'accès ou des plateaux de haute montagne vivant en autonomie et loin de tout cette agitation des civilisations dites "modernes" ou "évoluées". Evoluées certainement dans leur avidité et leur cupidité.

    A l'instar d'Henry Kissinger, je n'ai pas envie de subir les erreurs des autres et de dire comme lui : "Il ne peut pas y avoir de crise la semaine prochaine : mon agenda est déjà plein".

  • Quand les aigles attaquent

    Jörg Haider me fait penser étrangement aux personnages du film Quand les aigles attaquent de 1969. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ce film. Un commando anglais est chargé de délivrer un général américain, prisonnier des Allemands, dans un château des Alpes Bavaroises. L'une des scènes cultes de ce film est celle du téléphérique où le commando essaye de s'incruster dans ce château perché dans la montagne.

    Malheureusement, là, nous ne sommes pas au cinéma mais bien dans la réalité avec un Haider le sourire ultra bright, pas un cheveu qui dépasse et le costume local impeccable. Derrière cette décontraction et ce bonheur, il ne faut pas oublier qu'il y a derrière un parti d'extrême droite qui prend de l'ampleur. Les deux partis BZO et FPO totalisent 28 % des voix des législatives qui viennent de se dérouler, ce qui n'est pas rien. N'oublions pas non plus que ce blondinet, qui n'aurait pas dépareillé à une sombre époque, a déjà participé à un gouvernement autrichien.

    Si l'Allemagne réussit à maîtriser ces courants politiques d'un autre siècle pour les rendre marginaux, l'Autriche a apparemment moins de problème pour réveiller les vieux démons. Pour l'instant, la coalition gauche-droite ne semble pas menacer et devrait être reconduite pour gouverner. Ces montées de nationalisme extrême m'inquiètent un peu. Il y a plus de 70 ans, ça avait commencé comme ça… Cela étant dit, le contexte géopolitique n'est plus le même et l'Union européenne est née entre temps.

  • Un peu de reconnaissance

    Depuis la moitié du XXème siècle, la reconnaissance vocale a fait du chemin et s'est fortement développée pour devenir un système d'interaction assez efficace.

    Pour des besoins personnels, j'ai acquis le logiciel Dragon NaturallySpeaking 10 preferred de chez Nuance. Etant adhérent à la FNAC, il était écrit que le logiciel était vendu à 159,20 euros au lieu de 199. A la caisse, j'en ai eu pour 189,20 soit un mensonge à 30 euros. Je l'ai payé avec des chèques Kadeos dont la valeur faciale n'était pas celle que j'ai déboursé, ça compense. Bon, passons, ce n'est pas la première ni la dernière fois que cette enseigne pratique ce genre "d'erreur".

    La première étape, et pas la plus simple, a été de l'installer. Lancement du disque DVD d'installation, choix du type et du contenu de l'installation et l'installation se déroule normalement. Là, vous vous dîtes que s'il parle comme ça et qu'il insiste sur cette étape, c'est qu'il a dû avoir des problèmes. Et vous avez raison de penser ça. Pour faire court, deux problèmes m'ont empêché de l'utiliser sur l'ordinateur sur lequel je le destinais.

    D'abord, NaturralySpeaking n'aime pas Microsoft Visual Studio et un fichier pdm.dll. Soit vous désinstallez Visual Studio soit vous renommez le fichier en pdm.old. Pour être sûr, je l'ai désinstallé. Ensuite, un autre problème s'est posé mais le message d'erreur n'était pas très parlant. Après quelques recherches sur Internet, j'ai trouvé l'explication. Alala, il faut être patient en informatique ! Le processeur de l'ordinateur n'est pas compatible avec le logiciel. Il faut un CPU de type SSE2 alors que le mien est SSE. J'ai pu obtenir cette information en téléchargeant le petit outil CPU-Z. Heureusement que j'ai une roue de secours et un second ordinateur, compatible celui-là.

    Bref, une fois tout rentré dans l'ordre, j'ai pu arriver à la deuxième étape : la création d'un utilisateur et l'apprentissage de mes caractéristiques vocales par le logiciel. Pour cela, vous devez lire des textes les uns après les autres. Vous avez le choix entre un texte de présentation du logiciel ou des extraits de 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne. C'est à ce moment que vous commencez à mesurer les capacités du logiciel. Evidemment, une fois terminé, j'ai voulu immédiatement passer à la pratique.

    La version acquise permet d'utiliser sur tous les logiciels et plus particulièrement la suite Office. J'ai donc voulu tester sur Excel. Vous avez à votre disposition une palette complète de commandes vocales pour diriger à votre voix en lieu et place de la souris ou du clavier. Le tout est de les connaître et de les retenir : je pense que ça viendra avec le temps. La liste est accessible et impressionnante !

    Pour en venir au fait, j'ai donc dicté des phrases. J'ai été impressionné et bluffé. Mis à part quelques termes non reconnus parce que je prononce pas toujours clairement et que certains noms propres ne sont pas distingués par l'outil, le résultat est conforme aux attentes. Pour les chiffres, les options permettent d'indiquer si vous les voulez écrits en lettre ou en chiffres à partir de 0 (ou à d'autres niveaux). Lorsqu'un mot a mal été interprété, la commande "sélectionner …" surligne le mot ou le groupe de mots et affiche un menu déroulant avec des corrections possibles et la plupart du temps avec le mot que vous voulez.

    Je n'ai pas encore vu toutes les possibilités mais l'impression générale est bonne. Ce qui est sûr, c'est que l'on va plus vite qu'à taper au clavier et le taux d'erreur est minime.

    Il existe trois versions : la version de base à 99 euros, la version "preferred" à 199 euros (utilisation sur tout un ensemble de logiciel comme la suite Office) et la version à 299 euros livrée avec un dictaphone numérique (version sans intérêt si vous n'avez pas l'habitude de cet appareil). Sachez que toutes les versions sont utilisables sur Word et Outlook et que de toute façon, un traitement de texte propre à Dragon est livré.

    En résumé, pas de regret, tout va bien !

  • Le Crazy Horse à la fac

    On croyait le bizutage rayé de la carte en France depuis que la loi a été entérinée il y a dix ans. Non, il y a encore des coriaces qui résistent. A Amiens, la faculté de médecine est le théâtre de comportements inadmissibles. La ministre Valérie Pécresse s'est exprimée sur le sujet ce matin et a demandé une enquête.

    Pour résumer, des étudiants de 2ème année ou des redoublants abusent de la faiblesse des étudiants de 1ère année qui n'osent pas s'opposer à de telles actions. L'amphithéâtre contient 500 places mais 900 étudiants veulent y entrer. Ainsi, des anciens font la loi et imposent des espèces de gages pour que les nouveaux puissent accéder aux cours. Les professeurs voient mais ne disent rien.

    Il y a là plusieurs problèmes qui se posent.

    D'abord, la capacité des universités. Cela fait déjà depuis plusieurs années que ce problème de places est dénoncé par les intéressés et les équipes éducatives. Les manifestations d'étudiants n'y ont rien changé.

    Ensuite, il y a le comportement des professeurs. Des professeurs qui ne disent rien, qui ne font rien, et qui se rendent donc complices. De ce fait, il pourrait tout à fait être poursuivis dans le cadre légal prévu. Ont-ils peur aussi ? 

    Enfin, il y a ces étudiants qui se prennent pour des caïds. Ils font peur aux nouveaux, ils les humilient et obtiennent d'eux ce qu'ils veulent : garçons nus devant une salle comble, des filles obligées de danser comme au cabaret. Ces élèves ont sûrement des problèmes psychologiques d'ordre sexuel. Des frustrés de la vie qui assouvissent leurs fantasmes en jouant aux dominateurs. Devant des centaines d'étudiants, ils prennent leur pied de petits chefaillons.

    Il suffirait pourtant que les nouveaux étudiants refusent et disent non. Ils n'ont de toute façon rien à craindre, les "merdeux" ne pourront rien faire face à une telle opposition. Surtout s'ils sont minoritaires. Une descente de police, une bonne garde à vue de trois jours ne leur ferait pas de mal.

    Comment bien réussir son cursus si vous venez à la fac la peur au ventre ? Ces idiots ne se rendent même pas compte des dégâts qu'ils peuvent causer. Alors, ils vous rétorqueront : "On m'a fait subir la même chose, j'en suis pas mort !". Non, mais rien ne vous oblige à perpétrer ces rituels d'un autre âge et stupides.

    Pour couronner le tout, ce bizutage dure toute l'année et pas seulement au début. Cela n'est donc plus du bizutage mais des sévices prémédités. Chaque jour, l'amphi est plein, donc chaque jour, les élèves sont humiliés et traités comme des prisonniers irakiens malmenés par des GI sado-maso.

    Si la ministre a un rôle a joué, c'est de rétablir l'ordre et l'autorité dans les établissements de la République. Des sanctions doivent être prises à l'encontre des instigateurs et des complices.

    C'est le genre de nouvelle qui me révolte.

  • Contrefaçon, piratage et mélamine

    Si le piratage de la musique ou la contrefaçon d'emballage ou de vêtements ne remet pas en cause la vie de l'utilisateur (quoique c'est discutable), il en est tout autrement pour la contrefaçon des piles, des cosmétiques, des médicaments, des produits alimentaires ou des pièces détachées automobiles voire même de la lessive. Même si ce marché est juteux, et plus bénéfique que la drogue pour certains produits, il reste un marché menaçant pour le consommateur.

    Les usines, généralement implantées en Chine, profitent de la bonne image de la marque pour lui soustraire une partie du chiffre d'affaires. C'est un gage que l'entreprise victime a pignon sur rue et que ces produits sont sûrs et de bonne qualité mais le danger est réel. La fabrication des faux produits ne répond pas aux normes de sécurité et de qualité que la vraie entreprise se contraint à suivre et la composition est loin d'être celle à laquelle s'attend le consommateur piégé.

    Mais le danger ne vient-il pas du consommateur ? Sous prétexte d'économiser trois sous, l'utilisateur prend le risque de finir aux urgences ou même à la morgue les pieds devant. Il faut donc être prudent. Une imitation est par définition une pâle copie qui ne propose pas les mêmes garanties que le copié. Ainsi, le risque qu'un produit prenne feu, explose ou contienne des composés chimiques nocifs pour la santé est grand. L'affaire du lait contaminé à la mélamine rappelle combien certains pays et fabricants font peu cas des conséquences de leur irresponsabilité.

    En tant qu'utilisateur, il n'est pas inutile de se prémunir des dangers.

    D'abord, le doute sur un produit doit immédiatement s'installer lorsque le prix de celui-ci semble étrangement bas. Un carré Hermès à 10 euros n'est pas possible ! Ou encore, le dernier album ou le dernier DVD à la mode pour seulement 1 ou 5 euros doit nous interpeller. Des crèmes, des pommades, des sirops et autres comprimés pour quelques centimes sont synonymes de mort potentielle. On peut le constater régulièrement dans les populations pauvres de certaines régions du monde. Sur ces produits, l'étiquette "Ce produit tue" pourrait tout à fait être de mise.

    Ensuite, le danger est d'autant plus grand que tout est accessible facilement pour tous. La commande par Internet est devenue tellement naturelle que l'on ne fait même plus attention à ce que l'on commande : pilules et autres produits miracles par exemple, cartes mémoire de piratage de jeux pour DS, cartouches d'encre à recharger en provenance de pays dans lesquels on n'aurait même pas mis les pieds. Sur la toile, on trouve, n'importe quoi et son contraire.

    Enfin, soyez logiques et plein de bon sens : si un produit n'est pas vendu en France, et donc n'a pas obtenu l'autorisation nécessaire à sa commercialisation par les autorités compétentes, signifie bien qu'il y a anguille sous roche et qu'il représente un danger potentiel pour le public.

    Si la contrefaçon et le piratage rapportent autant de milliards c'est bien parce qu'en bout de chaîne il y a une forte demande de gens incrédules. Il vaut mieux utiliser la chandelle complète que de faire l'économie de bouts au risque de finir couché.

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