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  • Le fiasco d'Halloween : c'est pas sorcier

    Derrière cette soirée d'Halloween, c'est toute une question d'identité culturelle qui se pose. En dehors du fait que ce nom anglophone est difficilement traduisible. A l'origine une fête celte, donc en partie gauloise, elle a connu surtout une forte expansion sur le continent américain. Allez savoir pourquoi ! Est-ce les Pères pèlerins du Mayflower qui l'ont importée ? Ce sera sans doute difficile d'en trouver les causes historiques exactes. Toujours est-il que depuis quelques années, Halloween tente de s'imposer en Europe, notamment en France. Le problème, pour les commerces principalement, c'est que cette fête des revenants et des sorciers a du mal à prendre par chez nous.

    Il est indéniable que n'ayant jamais, par le passé, contribué à la distribution abondante de friandises, nous avons du mal à le faire encore aujourd'hui, question d'habitude. Mais, au-delà de ça, n'y a t il pas aussi un sursaut patriotique ? Cette fête d'Halloween est très connotée "Etats-Unis" et de ce fait, elle nous semble étrangère. Ce n'est pas une sorte de racisme festif mais je dirais plutôt que nous ne nous sentons pas concernés. On l'a tellement vu à la télé dans des films ou des séries américaines, que nous avons pris énormément de recul.

    Une autre explication pourrait venir des conséquences. La principale activité de cette fête est le mouvement de masse de bonbons et autres barres chocolatées. Digne d'une journée à la bourse. Pour assurer une distribution, il faut acheter des kilos de bonbons, remplir ces provisions pour un hypothétique passage de petits diables grimés en noir et orange. Ce n'est donc pas sûr de voir défiler les enfants. Mais en plus, pour peu que vos propres chérubins face le tour des voisins, à leur retour vous vous retrouvez avec autant voire plus de friandises qu'au départ. Vous pensiez vous débarrasser des kilos achetés la veille, et voilà que après des coups de sonnettes, vous récupérez tout ce que vous aviez distribué, en terme de quantité. Dans cette optique, les parents vont donc réfléchir avant de se prêter au jeu. On se fait avoir la première fois mais pas l'année suivante. Parce qu'après, il faut écouler les stocks : le fauteuil du dentiste n'est pas loin.

    La raison du désintéressement peut aussi être dû à une sorte de ras-le-bol. La fête d'Halloween paye les pots cassés d'une tendance qui ne nous rend pas dupes : le commercial. On a sans doute flairé immédiatement le côté lucratif de la chose, au détriment du festif. Cette soirée amusante pour certains est une formidable occasion supplémentaire de faire du chiffre. Comme beaucoup de fêtes, tout est bon pour vendre. Un bon exemple est Noël où les catalogues, les chocolats et les rayons de jouets débarquent déjà début octobre. Les commerces ne peuvent plus attendre la période "normale" pour vendre et gonfler leurs ventes.

    Enfin, il y a un paramètre fondamental à ne pas négliger. La soirée d'Halloween se situe à la même période que la visite à nos défunts. Et cette visite n'est pas propice à la fête pour nous. Notre rapport avec la mort, culturellement parlant, n'incite pas à s'amuser. Outre-atlantique également, la mort n'est pas un éclat de rire mais ils ont su faire la part des choses et faire la différence entre les deux moments, ça ne leur a jamais posé problème.

    Au vu de ces explications, il semble que la fête d'Halloween soit bien compromise chez nous et qu'elle aura du mal à se faire une place. Surtout que l'on n'attend pas le 31 octobre pour acheter des bonbons. Les professionnels vont devoir faire preuve d'imagination pour rompre le sortilège…

  • Sarkozy, une énergie renouvelable

    Notre président aurait-il un complexe d'infériorité ? Il veut être partout, s'occuper de tout, gérer tous les problèmes. Alors qu'il a tenté d'interdire une poupée molle d'être commercialisée comme le roi aurait interdit un pamphlet en son époque, il essaye de gérer la crise financière à lui tout seul en organisant des réunions internationales et en imposant ces solutions. Pourquoi pas. Mais il ne doit pas tout porter sur ces frêles épaules. Il va finir par nous faire un infarctus. Pourquoi agit-il ainsi ? A part se faire remarquer, qu'attend-il précisément ? On peut analyser la situation et son état d'esprit de plusieurs façons.

    Premièrement, on le sait, notre président a plutôt un esprit américain. Un esprit de conquête qui le mène sur tous les fronts et sur tous les continents. A l'instar du président américain, il est obsédé par un interventionnisme aigu. Crise financière mais aussi infirmières bulgares, Afghanistan ou Chine démontre sa volonté de vouloir régler les problèmes pour dire au monde combien il est efficace et incontournable. "C'est moi qui l'ai fait". Son désir caché est peut-être un jour de remplacer son confrère outre-atlantique sur la scène internationale. Faire de la France la première puissance, ainsi qu'elle l'était sous Richelieu ou Mazarin. Je n'irai pas jusqu'à le comparer à Napoléon qui voulait conquérir des territoires, à part peut-être pour la taille.

    Deuxièmement, depuis peu, le mandat d'un président n'est que de cinq ans. Cinq années pour convaincre et marquer l'histoire. Comme il n'est pas sûr qu'il soit réélu ni qu'il se représente d'ailleurs, il engage de nombreuses réformes et de nombreuses actions ou interventions à tout va. Comme l'expliquent les différents Premiers ministres de la Vème république dans l'émission L'enfer de Matignon sur France 5 le lundi, le temps n'est pas perçu de la même manière selon que vous êtes au pouvoir, dans un syndicat ou simple citoyen. Il faut donc agir au mieux en luttant contre les lenteurs administratives ou parlementaires. Nous aurions donc un hyper président qui lutte contre le temps qui passe vite pour lui et doucement pour nous. S'il pouvait se servir de la machine à remonter le temps de H. G. Wells, il ne s'en priverait pas je pense.

    Troisièmement, c'est peut-être simplement sa nature. On l'a toujours connu comme ça. Quand il était ministre de l'intérieur, il était par monts et par vaux. Il allait même jusqu'à faire le travail de ses collègues ou de son chef même. Son ambition présidentielle cachée mais dévoilée à son miroir le matin en se rasant y était peut-être pour quelque chose. Ceci étant dit, ce doit être tout de même un hyperactif, comme le trahissent ses tics de haussement d'épaules et de hochement de la tête. Je pense que ses parents pourraient témoigner combien, petit, à l'école, il était une pile électrique et combien il a été dur de le maîtriser. Je ne suis pas psychologue, mais il me semble que nous vivons actuellement l'explosion de ses frustrations juvéniles, un vrai feu d'artifice !

    Nous le changerons plus maintenant, il faut laisser faire. De son passage, il en ressortira sans doute deux ou trois points positifs. Il doit avoir un bon fond, comme tout à chacun, en grattant un peu…

  • Nicolas le Floch, un expert hors pair

    Ne vous affolez pas, en ce moment je commente ce que je regarde à la télé. Il faut dire que entre la crise financière, les aventures de notre président et les élections américaines, il est difficile de disserter et de trouver LE sujet. Je ne trouve plus à dire sur ces sujets longuement abordés par ailleurs. J'ai peur de me répéter alors je n'en parle pas ou alors quand j'aurai quelque chose à dire.

    Hier soir, j'ai donc regardé une nouvelle série policière sur France 2 : Nicolas le Floch. On est loin de NCIS, Cold case ou Les experts, et heureusement ! Grande innovation, l'action se situe au XVIIIème siècle (en 1761 pour être exact), c'est là toute l'originalité et la force de ce téléfilm. Tout est possible avec des grandes forêts, des châteaux, des caves ou des rues mal éclairées. Un jeune commissaire est chargé d'enquêter avec ses propres moyens et souvent seul. Il a un assistant mais on le voit peu finalement.

    Donc, ce commissaire, apprécié par le roi Louis XV, enquête sur des mystères qui prennent une dimension particulière du fait de l'époque. Au XIXème siècle, cela aurait été bizarre tout au plus. Mais là, c'est intriguant. Le scénario est monté d'une main de maître. Les dialogues correspondent parfaitement à ce qui pourrait être dit pour l'époque : tournures de phrases, métaphores, vocabulaire soutenu. Et, ce qui donne un caractère "artisanal" à l'affaire, c'est que le jeune commissaire ne bénéficie pas des dernières technologies d'investigation. Pas de recherche ADN, pas de laboratoire, pas de police scientifique, pas de fichier, pas d'informatique et pas de téléphone ! Bref, tout ce qui compte c'est une bonne mémoire, un bon instinct, de la réflexion et beaucoup de chance. Ce qui aide c'est que les criminels et les malfrats de l'époque sont à égalité pour perpétrer leurs méfaits, ils ne bénéficient pas non plus des dernières technologies.

    Honnêtement, j'ai beaucoup apprécié cette série. Je ne regardais plus les policiers que les chaînes tentaient de nous imposer jusqu'à présent. Pour moi, elles étaient toutes pareilles, pas une ne se démarquait. Avec Nicolas le Floch, on tourne une nouvelle page dans la fiction. Et puis, le cinéma en costume, ça a de la gueule il faut bien le dire.

  • On n'est pas couché mais ils ont besoin de repos

    Bien sûr, la question des sans-abris est assez importante et grave pour que le temps de la discussion cesse pour laisser le temps à l'action. Une discussion qui a vite tourné à la foire dans l'émission de Laurent Ruquier On n'est pas couché ce samedi 25 octobre 2008 sur France 2 (c'était même dimanche matin). Les invités Augustin et Jean-Baptiste Legrand se sont vite perdus dans un dialogue de sourds avec Eric Zemmour. Les frères venaient présenter un documentaire sur les enfants de Don Quichotte qui se battent pour trouver des solutions de logements.

    Mon sentiment après coup est que Augustin Legrand venait dans l'idée de s'engueuler avec le journaliste. Ce dernier n'avait aucunement l'intention d'être méchant ou de dire du mal sur ce sujet ou contre eux, même si des fois, par le passé, il n'a pas toujours été tendre ou consensuel avec les invités (ce qui est un bon signe d'indépendance et de démocratie). Par moment d'ailleurs, l'invité prenait des tons ou des positions vis à vis du journaliste qui me gênaient, limite insultant. Chacun a le droit de donner ses avis et ses pensées sur tout type de sujet comme je le fais dans mon blog. Je ne veux aucunement défendre ou prendre parti pour qui que ce soit, mais il faut reconnaître que Eric Zemmour dit souvent des choses justes même si ça peut fâcher ou faire mal. Par exemple, il n'avait pas tord quand il disait que beaucoup de Français ne veulent pas voir débarquer à côté de chez eux ou sur le même palier, des hommes, des femmes ou des familles entières qui vivent de grandes difficultés, dans des situations précaires. En parallèle, les frères Legrand ont raison de parler d'ignorance. C'est ce qui engendre la méfiance et la peur.

    Mon autre sentiment est que le comportement d'Augustin Legrand ne peut être justifié par le fait qu'il se sentirait intellectuellement inférieur à Eric Zemmour. Il a donc pris la tactique d'être énervé et de jouer au professeur, ce qu'a tout de suite compris le journaliste qui a vainement essayé de l'en dissuader. Je ne dis pas qu'il est stupide, je dis qu'il croyait l'être. On dit souvent que la vérité fâche, là pour le coup l'invité s'est beaucoup énervé… Je pense qu'Eric Zemmour est assez expert et pointu dans de nombreux sujets pour que l'on puisse prendre le temps de l'écouter et de faire le tri si besoin. Tout ça est bien dommage car ce que l'on retiendra de cette émission c'est la joute verbale. Heureusement qu'Eric Naulleau a calmé le jeu avant que les coups ne pleuvent. J'ai bien cru qu'Augustin Legrand allait frapper Eric Zemmour quand il s'est approché de lui.

    Ce que je conseillerais aux frères Legrand c'est de se concentrer sur leur combat et de ne pas se tromper d'ennemi. L'ennemi c'est le temps, l'inaction, les promesses, les préjugés, l'ignorance.

  • La crise, quelle aubaine !

    Il ne se passe pas une journée sans que l'on nous parle de cette crise financière digne d'un jeudi noir de 1929 qui a eu des conséquences bien plus dramatiques que celle de 2008. Je veux dire par là que celle du passé a connu un taux de suicides anormalement élevé, des millionnaires ruinés et un taux de chômage explosé.

    Celle de cette année a surtout des conséquences graves sur les simples citoyens qui ont tous emprunté pour habiter dans leur propriété et sur les épargnants qui ont mis de côté pendant des années pour leur retraite. Les images de cette Amérique font mal au cœur : expulsions, chômages, etc. Même un couple avec enfant qui gagne environ 4 000 dollars par moi ne joint plus les deux bouts et est menacé d'expulsion. C'est dire. Bref, les malheurs, encore une fois, sont supportés par les plus modestes.

    Mais les impacts de cette crise ont l'air de dépasser le simple périmètre économique. En résumé, tout est mis sur le dos de la crise.

    Loi sur l'instauration d'une prime "transport" ? Rejetée ! Car un poids pour les entreprises dans ce contexte actuel. Violences urbaines ? La crise ! Les gens deviennent nerveux quand il s'agit de leur porte-monnaie qui diminue. Jeux de hasard en baisse ? La crise ! Cela devient cher de débourser 2 euros pour gratter une case ou pour cocher des numéros. La réforme sur les hôpitaux ? La crise ! On regroupe les services pour faire des économies et pouvoir débloquer des milliards pour les mettre ailleurs. La réforme judiciaire ? La crise ! Là aussi, regroupement des services. Obama à la Maison blanche ? La crise ! Car il porte un espoir pour une vie meilleure. Défaite de l'OM ? La crise ! Avec la baisse du pouvoir d'achat, les spectateurs sortent moins, et moins de supporters dans les stades, moins d'encouragements pour les joueurs. Le piratage du compte Sarkozy ? La crise ! Ben oui, tous les moyens sont bons pour trouver deux ou trois sous. Pas de terrorisme depuis quelques temps ? La crise ! Même pour les méchants, les temps sont difficiles. La réforme audiovisuelle ? La crise ! Si l'on supprime la publicité c'est pour inciter les spectateurs à moins dépenser de l'argent qu'ils n'ont plus pour des produits dont les prix augmentent à cause de la hausse des matières premières. Le compte japonais de Chirac ? La crise ! Notre ancien président avait sans doute eu du nez de mettre un peu de côté. Un Tour de France 2009 qui déborde à Monaco et en Suisse ? La crise ! Il faut bien trouver des moyens là où il y en a ! La hausse de la fréquentation du salon de l'automobile ? La crise ! Moins les gens ont de moyens, plus ils rêvent. Les inondations ? La crise ! Mère Nature en a marre de ces mortels qui font n'importe quoi, alors elle régule à sa manière sauf qu'elle ne vise pas correctement et ne tape pas là où il faudrait, cette mère Nature aurait besoin de lunettes !

    Sérieusement, il serait bon d'être raisonnable. Tous les problèmes ne sont pas dus à cette crise financière. Ils sont aggravés, à la rigueur, amplifiés, mais pas une cause directe.

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