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  • Chaudcourrier.com

    Hier soir, je me suis posé une question en regardant notre Carla et la princesse d'Espagne. Tout le monde ne parlait que de leur élégance et du raffinement de leurs toilettes. Avez-vous remarqué au passage que ce chic s'était même glissé jusque sous les chaussures de la première dame de France ? Bref, tous les yeux étaient braqués sur une ancienne présentatrice du journal et une ancienne mannequin. Mais sont-elles rivales ? Non, je ne le pense pas, je dirai même qu'elles doivent bien s'entendre et qu'elles doivent s'amuser à comparer leur parcours de roturières.

    Et c'est là que je me suis demandé si ces deux célébrités, et toutes les célébrités en général, communiquaient comme tout à chacun par Internet. Est-ce que carla@hotmail.fr discute avec letizia@hotmail.es ? Je m'amusais à imaginer leur conversation.
    Carla dit
    "slt letizia, ça va ? moi ça va lol"
    Letizia dit
    "oh bjr carla, ye vais muen bien"
    Carla dit
    "j'ai hate de te voir"
    Letizia dit
    "moi aussi, ça fait longtps kone s'est pas vu"
    Carla dit
    "a propos, tu vas mettre quoi comme couleur de vetement ?"
    Letizia dit
    "ye pense a oune violetta ou mauve pour les photos ça va flasher lol"
    Carla dit
    "ah oui t'as raison mdr, moi je sais pas encore, a part que j'aurai une robe noire pour le diner"
    Letizia dit
    "ah ok, bon ye te laisse, mone cheri m'emmene au resto, a+"
    Carla dit
    "bonne soiree, a+ cherie :)".

    Bon, il est vrai que je ne fais qu'imaginer, mais pourquoi pas ? Les célébrités sont avant tout des êtres humains qui ont aussi des occupations aussi simples que de pianoter sur un clavier d'ordinateur. Et peut-être que vous discutez avec quelqu'un de connu mais vous ne le savez pas. Avec tous ces pseudos qui circulent, allez donc savoir qui est qui. D'ailleurs, ce que je dis n'est pas forcément idiot. Sur Facebook, de nombreuses personnalités ont un compte. C'est même là que Nathalie Kosciusko-Morizet, qui affiche plus de cinq mille "amis", nous a annoncé sa grossesse. Et il y a aussi d'autres personnes, surtout parmi le monde politique, qui ont ouvert un blog. Alors, discuter sur Windows Live Messenger (ex MSN), pourquoi pas ?

    Internet est une immense toile de millions de fils emmêlés, dont les liens sont infinis. Une immense masse virtuel où nous sommes noyés. Il n'est donc pas impossible d'y croiser une vedette. Finalement, avec cet outil, le monde est devenu petit mais très profond. Alors, si vous êtes connus et que vous lisez ces quelques mots, merci d'avance et n'oubliez pas de laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir ! LOL.

  • Mots de crâne

    Après la chasse à la chouette d'or, toujours pas trouvée au bout de bientôt 16 ans, voici depuis quelques semaines le trésor de Dalmas, du nom de son auteur, un crâne d'or. A peine mis en vente, le livre contenant les énigmes fait crépiter les claviers dans les forums de discussions. Des centaines de personnes sont partis à la conquête des énigmes prises de têtes. D'une valeur de 150 000 euros, ces trésors cachés risquent de ne pas voir la lumière avant un bon moment, rangés dans le coffre-fort d'une banque. Non pas que la résolution des énigmes vous mènera vers une agence bancaire mais bel et bien vers un endroit où trouver une réplique ou tout autre substitut qui indique que vous êtes l'heureux gagnant.

    Ceci étant dit, avant d'être riches, vos petites cellules grises vont devoir s'activer. Si vous êtes friands de ce genre d'occupation, je vous conseille toutefois de ne pas vous intéresser à cette chouette : vu le temps passé et le type d'énigmes, il est peu probable qu'elle soit trouvée un jour. Focalisez-vous plutôt sur ce crâne d'or. Pour vous donner une idée de la difficulté des énigmes, vous pouvez parcourir les différentes discussions du forum ou visualiser le type d'énigme sur la page d'avancement de résolution. Sinon, le plus simple est de se procurer le livre pour environ quinze euros. Notez qu'avec dix mille chercheurs de trésor, le crâne sera largement remboursé, et qu'avec quelques milliers de plus, l'auteur mettra du beurre dans ses épinards.

    Car avec ce genre d'activités, sous couvert de divertissement, il ne faut pas écarter l'activité lucrative de l'auteur et de son partenaire financier, une société d'assurance / retraite / épargne. C'est ce que je reprocherai. Cela donne un côté malsain. Pourtant, il n'y a pas lieu de se méfier, il y a bien un trésor à trouver et tout est sous contrôle d'huissier. C'est tout moi ça, je suis trop méfiant. Après tout, quand on joue au loto, c'est la même chose.

    Quoi qu'il en soit, je ne me lancerai pas dans l'aventure, ce n'est pas mon truc et puis s'il faut y passer des années, je risque de me lasser. Cependant, je suis tenté d'acheter ce livre mais mon côté raisonnable me dit non. Pour ceux qui ont franchi le pas, je leur dis bonne chance !

  • La brouille ne manque pas de relais

    Le dossier des ondes téléphoniques semble épineux. D'un côté les associations qui luttent pour limiter la puissance des ondes et l'usage du téléphone, de l'autre les opérateurs et les fabricants qui profitent des lois et règlements pour étendre le réseau et vendre des appareils à foison. Le combat semble déséquilibré, toujours l'image du pot de fer contre le pot de terre. Il va bien falloir trancher un jour.

    Les nombreuses études menées jusqu'à présent n'ont jamais vraiment remis en cause ce dispositif de communication. Ou alors, les études se contredisent, ce qui met un peu plus de confusion et de doute. Au-delà de ça, le problème des ondes ne se pose pas seulement avec le téléphone portable, nous sommes sournoisement envahis par les ondes : four micro-ondes, télévisions, wifi et autres appareils sans fil. Sans nous en rendre compte, notre corps absorbe une certaine quantité d'ondes. La bonne méthode serait de revoir tout et d'adopter les bons comportements. Il ne faut pas s'attendre à ce que les fabricants réduisent quoi que ce soit. C'est donc encore à nous de nous protéger. Le problème est que la plupart d'entre nous avons pris tellement d'habitude que la "désintoxication" promet d'être laborieuse.

    J'en reviens au portable, qui est l'exemple le plus illustratif. Si vous n'avez pas pris l'habitude dès votre premier appareil de limiter son usage, en l'éteignant à certains moments de la journée ou en évitant d'appeler pour tout et n'importe quoi par exemple, vous êtes devenus un accro. Vous allez me dire que le portable peut être utile parfois pour une urgence. Mais cette urgence, cela arrive combien de fois dans la journée ?? Nous connaissons tous quelqu'un qui est toujours pendu après cette machine infernale. Toujours une bonne raison d'appeler, d'interroger son répondeur ou d'envoyer un texto. Une vraie drogue. Et quand vous prêtez un peu l'oreille, vous vous apercevrez que la conversation n'est pas toujours primordiale et nécessaire. "Allo, t'es où ?", "Machin m'a dit que truc…".

    Bref, le besoin a été créé tout naturellement par l'utilisateur, le fabricant n'étant là finalement qu'à répondre à la demande. Derrière ces antennes, il y a donc toute une problématique de vision de la société qui se cache. Roselyne Bachelot concentre ses efforts sur les mobiles et non sur les antennes. Je dirais, pour ironiser, que le lobby des opérateurs est plus fort que le lobby des constructeurs. Ceci dit, c'est logique vu que vous n'êtes pas collé à une antenne relais mais bien à un téléphone. Placé sur votre oreille, dans une poche ou pendu au coup, l'utilisateur est constamment "irradié". Et plus le captage est difficile, plus l'appareil va monter en puissance.

    Alors, faut-il multiplier les antennes relais pour fluidifier le réseau et diminuer les émissions ? Faut-il créer une nouvelle génération de portable ? Ici, on le voit bien, c'est le combat des opérateurs contre les fabricants. Aucun des deux ne veut être mis en cause au risque d'en avoir à payer le prix fort. Et pourquoi pas un consensus où chacun met un peu du sien pour contribuer au bien-être des utilisateurs ? La polémique a, je crois, encore quelques beaux jours devant elle avant que des solutions soit mises en œuvre.

  • Déclarations en coeur

    Les agences de rencontres qui ont pignon sur rue et autres meetic.fr ou match.com peuvent aller se rhabiller. Les coups de cœur et les coups de foudre s'expriment de plus en plus sur le net ou dans le courrier de la presse et ce, gratuitement, c'est important. De nombreux sites proposent de publier votre annonce. Une annonce dans laquelle vous décrivez la personne, l'endroit, le lieu, la station, etc., tout ce qui permet à l'autre de se reconnaître.

    Alors qu'avant les célibataires avaient presque honte de chercher l'âme sœur au grand jour, ils ont commencé par les agences matrimoniales, discrètement. Des agences dont l'efficacité restent à démontrer encore aujourd'hui. Combien ont été déçus ? Puis est né le "speed dating". Pendant sept minutes, vous devez convaincre la personne assise en face de vous que vous êtes la perle rare. Comme son nom l'indique, ces rendez-vous rapides stressent et les cafouillages ne peuvent être évités. Ces rencontres chronométrées sont aussi un moyen de vaincre sa timidité. Mais toutes ces solutions ne sont pas totalement gratuites. Ce qui est un frein pour beaucoup de personnes.

    Il y a la case télévisée. Peu exploitée il y a à peine quelques années malgré le succès de Tournez manège qui relevait plus du divertissement, le filon a bien pris maintenant. Nous pouvons ainsi vivre par épisode avec ces agriculteurs qui cherchent l'âme sœur et des bras pour les aider au quotidien dans leur dur labeur. Les candidats, qui se dévoilent au grand jour, mettent beaucoup d'espoir dans peut-être ce qui est leur dernier espoir. C'est donc très sérieux pour eux. Même pour les adolescents, il existe des émissions sur la TNT qui vous proposent de faire votre marché en testant les prétendants.

    Et puis enfin, Internet. Etant donné l'accès facile à cet outil et la facilité à créer un site, il y a eu comme une poussée des solutions pour se faire rencontrer les gens. Que vous soyez tombés sous le charme d'un regard croisé dans la rue dans les transports en commun, n'hésitez plus à déclarer votre flamme sur le réseau (Dilelui et Blogencommun par exemple), encore limité aux grandes villes. Alors, évidemment, la toile est une formidable porte ouverte à toutes les envies mais étant donné son étendue, le risque de se noyer dans la masse est grand. Il faut, en outre, que la personne qui vous a tapé dans l'œil se connecte, et sur le bon site pour tomber sur votre annonce. Vous pouvez également poster une vidéo sur un site de partage de vidéo. Si votre annonce est bien faite, elle peut être vue par des centaines voire des milliers de gens et ainsi par celui ou celle que vous visez. Mais là aussi, c'est un coup de poker. Internet a l'avantage de toucher des milliards de gens mais l'inconvénient de se perdre dans tout ce flot d'informations. Sinon, il vous reste la solution du panneau d'affichage de 4 mètres par 3. C'est assez onéreux mais l'élu de votre cœur ne peut y échapper quand ce panneau est placé au bon endroit.

    Il existe une multitude de solutions pour rencontrer sa moitié pour peu que vous ayez de la motivation et du culot. Aujourd'hui, tout se fait au grand jour, cette nouvelle génération de chasseurs n'a plus peur d'agir partout où l'occasion se présente. C'est assez banalisé. C'est même devenu un jeu pour certains ou un commerce pour d'autres qui proposent leur service de "coaching".

    Je n'ai pas abordé le système des "chats", ces lieux de discussions en direct. Je considère ces formes de rencontres à double tranchant. N'importe qui peut s'y connecter sous un nom trompeur et le virtuel y est exacerbé. Le "chat" est un terrain à aborder avec vigilance. Les personnes vulnérables sentimentalement parlant ou les "fleurs bleues" devraient les éviter car ils feraient connaissance de gens trop bavards. Sur les "chats", les paroles n'y sont pas forcément sérieuses et la plupart du temps "en l'air".

    Cette évolution des pratiques amoureuses est confortée par le sondage Sofres-Nouvel Obs-RTL sorti ce 23 avril. 74 % des Français estiment que le sexe est important dans la vie et 82 % cherchent à partager un moment de complicité. Le classement en cinq catégories fait ressortir qu'être deux est important. Notez que la crise, pour une fois, n'a pas eu d'impact sur les habitudes des Français en la matière et que seulement 18 % pensent que l'objectif de la sexualité est de faire des enfants.

    Ceci étant dit, si vous ne savez pas par où commencer, essayez en premier les voisins. Organisez des goûters ou invitez pour le café voire pour une partie de cartes. Et d'une, ça renforce les liens de voisinage, et de deux, ça peut les resserrer. Si la fête des voisins se déroule chez vous, courrez-y !

  • Le salarié n'en pneu plus

    Il y a encore quelques mois, je n'imaginais pas que les Français auraient le cran d'en arriver à des extrêmes. J'évoquais un individualisme et un manque de solidarité. Mais force est de constater que la situation, sans excuser les violences, explique le pourquoi du comment. La multiplication des séquestrations et des dégradations de locaux professionnels est un signe fort d'une transformation sociale. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, craint la révolution. Une révolution à laquelle il ne manque pas grand-chose pour qu'elle éclate : sourde oreille des dirigeants, comportement des grands patrons, etc.

    Alors que les déclencheurs de la crise ne sont pas inquiétés, et ne le seront probablement jamais, que les grands patrons ou leurs acolytes partent des entreprises avec un matelas confortable, les petites gens encaissent et prennent tout en pleine face. Pour sauver les meubles des actionnaires, on sacrifie les salariés qui sont pourtant ceux grâce à qui les sociétés étaient productives et rentables hier. A cela vous ajoutez les étudiants, les professeurs et les chercheurs, tout est réuni pour mettre en œuvre une dynamique. Les futurs licenciés n'ont plus rien à perdre.

    Mais faut-il réellement craindre un nouveau 1789 ? Certes, c'est une année en 9, mais le contexte était différent. La population de l'époque ne mangeait pas à sa faim, le travail ne rapportait pas grand-chose et les membres des hautes classes vivaient comme des rois, dans l'insouciance la plus totale. Aujourd'hui, ce qui fait le plus angoisser, c'est la perte de son travail. Comment payer sa maison ? Comment nourrir sa famille ?

    Hier soir, au journal de 20 heures de France 2, David Pujadas semblait totalement à côté de la plaque en posant ses questions de journaliste. Je comprends bien qu'il devait rester neutre et objectif, mais les questions posées montraient sans aucun doute que le présentateur n'avait pas évalué au plus juste la situation. Il y avait un fossé entre le ras-le-bol et la violence des manifestants et l'idée "bisounours" que s'était fait le journaliste. "Est-ce que la violence est justifiée ?", "Appelez-vous au calme ce soir ?". Le syndicaliste interrogé devait d'ailleurs se demander sur quelle planète vivait David Pujadas : ses réactions aux questions étaient explicites. S'en ait suivi ensuite un rappel historique, avec le sourire, des séquestrations en France, sujet sans raison d'être.

    L'heure n'est plus à l'analyse mais aux mesures concrètes pour sauver nos concitoyens qui risquent de perdre leur toit. Comment éviter que le pays s'enlise dans une espèce de guerre civile ? A l'heure actuelle, on comptabilise huit séquestrations depuis début mars. Des situations graves et qui demandent une réaction urgente des pouvoirs publics. Parce que finalement, qui est à l'abri aujourd'hui ? A laisser gangrener la situation, il n'y a pas que les pneus qui risquent de brûler.

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