Avertir le modérateur

  • Oubliez la croix rouge

    Vous avez certainement déjà eu le problème, en tous les cas, si vous faites partie de la grande majorité des utilisateurs Windows. Parfois, en ouvrant un logiciel Microsoft (Word, Outlook, etc…), rien ne se passe alors qu'à première vue tout semble normal. Alors, vous commencez à vous poser plein de questions, à envisager de réinstaller le logiciel voire même de changer de PC !

    Non, il n'y a rien de grave. Tout ça vient du fait qu'à la dernière utilisation, le logiciel concerné a mal été fermé, c'est-à-dire que soit il a été fermé sauvagement en tuant son processus via le gestionnaire des tâches (ctrl+Alt+Sup), soit vous avez machinalement cliqué sur la petite croix blanche sur fond rouge située dans le coin supérieur droit de la fenêtre de l'application. Ces deux méthodes sont en fait de mauvaises habitudes et ne ferment pas proprement le logiciel et donc n'enregistrent pas éventuellement des paramètres que vous avez pu modifier.

    Bref, il n'y a pas de quoi paniquer. Seulement, à force, le système est envahi de petits processus pollueurs qui empêchent d'ouvrir normalement le logiciel. A ce moment là, soit vous relancer l'ordinateur (pas par la fenêtre mais par le menu Démarrer/Redémarrer) soit vous passez par [ctrl]+[Alt]+[Sup] pour les tuer. Ils s'appellent WINWORD.EXE, OUTLOOK.EXE ou EXCEL.EXE par exemple. Attention, ne supprimer pas un processus que vous ne connaissez pas ! Une fois le nettoyage effectué, ça remarche, c'est magique.

    Alors, pour éviter d'effectuer ces manipulations délicates, au risque de faire une bêtise, prenez l'habitude de passer par les menus Fichier/Quitter ou Fichier/Fermer pour fermer un logiciel.

  • Euro qui comme Ulysse

    Notre monnaie unique a donc fêté ses dix ans cette année. Cette monnaie a depuis traversé bien des tempêtes économiques comme médiatiques. Elle a surtout été beaucoup décriée et accusée d'avoir favorisé la hausse des prix et donc la baisse du pouvoir d'achat. Mais ne sommes-nous pas allés trop hâtivement dans nos conclusions ? N'y a t'il pas de circonstances atténuantes ?

    Je ne cherche pas à dédouaner le passage à l'euro mais ce n'est pas l'euro en lui-même le fautif, mais bien les humains qui ont trouvé tout de suite les profits qu'ils pouvaient obtenir en jouant avec les chiffres et le comportement robotique des consommateurs. Au début, les prix étaient convertis à la virgule près mais au fil du temps, les arrondis se sont multipliés et on peut constater que dans certains cas le nombre a rejoint celui du franc. Ce qui donne l'impression que seule la devise a changé.

    Seulement voilà, à nouvelle monnaie, nouvelles habitudes et surtout, nouvelle référence. Le code a changé. Il faut comparer ce qui est comparable. Avant, c'était le franc symbolique, maintenant c'est l'euro symbolique, à l'instar des jugements où l'on devait 1 franc de dommages et intérêts : maintenant c'est 1 euro de dommages et intérêts. Il faut donc se rendre à l'évidence, nos repères ont changé. Le symbole a donc subit une hausse de 555 % ! C'est toute notre gymnastique mentale qu'il faut revoir. Il faut se créer de nouvelles références. Je sais, c'est facile à dire mais plus difficile à faire. Un jour ou l'autre vous serez de toute façon forcés de le faire car nous perdons petit à petit nos repères antérieurs liés au franc. Nous ne savons plus exactement combien coûtait un café, une baguette ou le litre de lait. C'est la confusion dans nos esprits qui fait que nous crions au scandale, la perte du passé.

    Prenons pour exemple le sandwich du midi, repas le plus consommé en France à la pause déjeuner. Avant 2000, il était en moyenne à dix francs, soit un euro cinquante. Aujourd'hui, il est en moyenne entre 3 et 4 euros, soit une hausse d'environ 120 % (loin des 555 %). Cela fait peur sur le coup mais le problème c'est que c'est incomparable car la monnaie a changé et donc le repère aussi. Le symbole désormais c'est le 1 euro. Notre sandwich à 10 francs était loin du 1 franc symbolique alors que le sandwich à 3 euros est très proche du 1 euro symbolique. Symboliquement, on pourrait dire que le prix du sandwich a baissé. Vous voyez ce que je veux dire. Le repas maintenant se prend pour une bouchée de pain.

    Ce que j'essaye d'expliquer c'est que les hausses que l'on prend comme des hausses de profit sont des hausses en fait logiques et structurelles. Il faut bien se mettre en tête que si les prix ont augmenté dans une certaine proportion, c'est que les charges et les recettes ont augmenté dans une certaine proportion. Tout le système économique européen s'est modifié, tous les flux économiques sont modifiés. C'était inévitable, tout ce qui a un coût a logiquement fait un pas en avant, a subit une augmentation. Par contre, et c'est un autre débat, un pas en avant a été bien franchi parallèlement entre les revenus des plus riches et ceux des plus défavorisés. Comme le disait Coluche (décidemment, rien n'a changé) : les riches auront de l'argent et les pauvres auront l'appétit.

    De la même manière que nous considérions la pièce de 1 euro comme insignifiante, nous devons considérer la pièce de 1 euro, à son tour, comme insignifiante. Tout est une question de référencement.

  • Portable ou pas portable ?

    Comme de savoir s'il faut préférer Mac ou PC, la question de la forme de l'ordinateur est indémodable : vaut-il mieux un ordinateur portable ou au contraire un ordinateur dit "de bureau" ? La tentation est grande de répondre "les deux mon général" mais ce n'est pas correct. En informatique, la première question qu'il faut se poser, que ce soit en matière de logiciel ou de matériel, est l'usage que l'on veut en faire.

    Un ordinateur portable, comme son nom l'indique, est transportable facilement partout où vous allez. Il suffit de le ranger dans un sac prévu à cet effet. Pour ramener du travail à la maison, en train ou en avion, vous restez connecté et vous ne perdez pas le fil de votre labeur. Un ordinateur de bureau est plutôt destiné à un usage sédentaire. Vous vous en servez seulement quand vous êtes à proximité. Mais si le succès du portable est incontestable, il est vrai aussi que le PC de bureau n'est pas mort pour autant. Il a même de belles années devant lui étant donné les avantages et l'ergonomie restreints du portable. Avant d'investir dans un portable, il faut bien se poser les bonnes questions et avoir à l'esprit tout ce qui vous attend. Un portable c'est très joli, ça brille même dans certaines marques, ça ressemble à un bijou, mais un bijou, à part faire joli c'est tout.

    Premièrement, le clavier du portable est tout sauf pratique. Toutes les touches sont resserrées et certaines cumulent les fonctions. Du coup, pour taper un chiffre, il faut avoir vingt doigts. Deuxièmement, la souris étant absente, vos doigts vont faire de nombreux kilomètres dans une petite zone sensible afin d'arriver à cliquer sur les icônes, les liens, les boutons ou les menus. Je ne vous parle pas du "clic droit" (appuyer sur la touche de droite de la souris) pour faire apparaître un menu contextuel, particulier à la zone où vous cliquez. Troisièmement, même si les écrans de portable ont tendance à s'élargir, cela reste réduit, surtout en hauteur, qui ne bouge pas elle. Quatrièmement, contrairement aux ordinateurs de bureau, les portables ne sont pas très évolutifs ou le sont très difficilement. Essayer de changer le disque dur relève de la mission impossible si vous ne passez pas par une société de service du quartier.

    J'ai l'air de ne rien trouver de positif au portable mais à part le fait qu'il soit transportable pour travailler, regarder un film ou écouter sa musique, je ne vois rien d'autre. Les portables ont de plus l'habitude de vouloir devenir des sédentaires à leurs heures perdues. La plupart des propriétaires de ce bijou de technologie l'utilisent chez eux, branché au secteur, flanqué d'une souris, voire même connecté à un téléphone ou un agenda électronique pour mettre à jour ses contacts ou son agenda. On prend un portable parce que ça tient moins de place que son grand frère. Sauf qu'une fois brancher une souris, une imprimante, des haut-parleurs, un routeur pourquoi pas, cela fait vite beaucoup de fils et d'encombrements sur le bureau.

    En face, le PC de bureau a l'air de faire molosse avec ces grosses tours mais le propre d'un PC de bureau est d'être sédentaire, donc l'argument de la taille ne suffit pas. Un argument qui tient la route de moins en moins car il existe des PC de bureau si petit qu'ils ne se font même pas remarquer. Tout ça pour dire qu'à part être un professionnel (ou un étudiant en amphithéâtre à la rigueur) ou de voyager énormément et d'être un utilisateur boulimique de la chose, le portable n'a aucun intérêt si c'est pour rester sur un bureau chez soi ou allongé sur son canapé, branché au secteur avec tout plein de périphériques connectés. Bien sûr, il n'est pas interdit d'avoir les deux.

    Avant d'agir (car il faut réfléchir avant d'agir), je vous conseille de tester : vous avez bien dans votre famille, vos amis ou sur le lieu de travail un portable qui n'attend que vous. Testez-le en profondeur, tapez un document et lancez les logiciels. Les premières impressions sont en général les meilleures, vous verrez tout de suite si vous accrochez. En ce qui me concerne, vous l'aurez compris, ce genre d'appareil ce n'est pas ma tasse de thé. Mais ne doit-on pas éviter de dire "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau".

  • Le bal des hypocrites

    Pour titrer mon article, j'ai repris ce qu'avait répondu Edouard Balladur pour expliquer son absence aux obsèques de Philippe Seguin.

    La disparition brutale et accidentelle du président polonais Lech Kaczynski, de son épouse et d'un grand nombre de hauts responsables et de personnalités politiques a jeté une grande vague de tristesse en Pologne. Les Polonais se sont soudainement pris de compassion pour un président pourtant placé bas dans les sondages d'opinion. Le patriotisme a donc primé. Une semaine de deuil national, ce n'est pas rien. Même chez les chefs d'Etat étrangers, l'émotion a été vive.

    Pourtant, le président polonais ne s'était pas fait des amis à l'époque où sa signature était nécessaire pour valider une nouvelle Europe ou lorsque celui-ci se rapprochait trop près des Etats-Unis. Un revirement étrange. On dit toujours que ce sont les meilleurs qui partent, cela se vérifie encore. L'expression est bien entendu à prendre dans son contraire. Elle permet de souligner l'ironie de la situation : on est soudain pris de peine pour quelqu'un qui ne vous en causera plus jamais. Je n'ai aucun avis sur cet homme, ni aucun jugement, je m'interroge seulement sur la soudaine sympathie et les soudaines et innombrables qualités que ces homologues lui prêtent.

    Après un tel évènement, on ne peut évidemment pas s'empêcher de transposer le drame en France. Et si Nicolas Sarkozy disparaissait soudainement et tragiquement. Aurez-vous la larme à l'oeil ? Bon, il est peu probable, vu la sécurité appliquée dans ses déplacements tant au niveau matériel que humain. Mais cela dit, personne n'est éternel. Quand Georges Pompidou est mort dans l'exercice de ses fonctions, y'a-t-il eu un tel sentiment de tristesse ? Quand François Mitterrand s'est éteint à peine sa retraite commencée, qui a pleuré à part ses proches et ses vrais amis ? Et quand était-il pour le général de Gaulle ?

    Les Français ne sont pas assez patriotes pour pleurer leurs dirigeants ou les grands hommes d'Etat français. Faut-il pour autant émettre des reproches ? Je ne crois pas. Il faut remonter très loin dans notre histoire pour retrouver tout un peuple en larme après la mort de son chef : Henri IV. Comme on le dit, on ne récolte que ce que l'on sème, on meurt comme on a vécu. Si toute votre vie a été semée d'injustices, de coups vaches et de couteaux dans le dos, il ne faut pas s'attendre à ce que tout un peuple pleure. Si toute votre vie, vous avez œuvré pour rendre la vie meilleure, les gens seront plus compatissants. Il suffit de se rappeler de la disparition de Lady Di. C'est le monde entier qui a pleuré.

    Alors, je doute qu'un jour un président de la République française soit regretté à sa disparition ou alors ce sera par hypocrisie. Mais, le cours normal des choses va vite reprendre le dessus lorsqu'il va falloir faire campagne pour les élections présidentielles polonaises, la place est trop bonne pour avoir des amis.

  • En politique, seul le parquet est rayé

    Ne vous méprenez pas sur mon article. Ceci n'est pas un éloge à notre cher président mais juste un constat sur la résistance de l'homme et de sa carapace.

    Depuis sa tendre enfance, ai-je envie de dire, du moins depuis ses débuts en politique, Nicolas Sarkozy a fait face aux obstacles sans rechigner, avec ténacité comme dirait son ami Raffarin. C'est seulement à 19 ans qu'il adhère pour la première fois à un parti politique et depuis, il a grimpé les échelons, parfois en se battant contre vents et marées, parfois en essuyant de gros revers, parfois en traversant le désert. Entre ses succès électifs et ses erreurs stratégiques, il a su rebondir, comme la plupart des politiques d'ailleurs. Le politique est un animal que seul la mort peut avoir raison de lui. Même l'incarcération n'empêche pas le politique de revenir sur le devant de la scène ou d'être réélu. Un sondage fait ressortir que plus de 76 % des Français n'ont pas confiance dans leurs élus les accusant en majorité de se préoccuper de leur carrière avant tout. Il y a sûrement une part de vérité dans ce résultat. Les Français ont du s'apercevoir qu'en votant à droite comme à gauche, les "choses" ne changent pas aussi facilement que les professions de foi des candidats veulent le laisser croire. Mais cela n'empêche pas les sondés de voter pour des condamnés ou pour ceux-là même en qui ils se méfient !

    Mais revenons en à notre président. Le voilà encore une fois frappé d'une épreuve. Qui pourrait croire un instant que cela pourrait le déstabiliser ? Depuis le début, à l'époque de sa coupe aux cheveux longs des années 70, les bâtons dans les roues ou les coups de couteaux ne manquent pas. Il milite pour la candidature de Chaban-Delmas en 1974, qui ne passe pas le 1er tour de l'élection présidentiel. En 1980, il milite cette fois ci pour la candidature de Jacques Chirac qui ne sera pas élu. Il profite d'une hospitalisation de Charles Pasqua pour se présenter aux Municipales de Neuilly de 1983 qu'il remporte. Pasqua prend ça comme une trahison. Porterait-il la poisse pour ses frères d'arme ? Le jeune Nicolas apprend vite à marcher sur les autres pour profiter des occasions. Entre 1987 et 1988, il est mis en cause dans la catastrophe de Tchernobyl en raison de sa fonction au sein du ministère de l'Intérieur en tant que chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques.

    Il est réélu député en 1993 et rentre au gouvernement Balladur. En 1995, il milite pour son Premier ministre aux présidentielles de 1995, et c'est un échec. A son tour, Chirac se sent trahi. Ce qui lui vaut de ne pas entrer au gouvernement Juppé la même année. Il conduit la liste RPR-DL aux Européennes de 1999, qui est un nouvel échec. Suite à ça, il quitte momentanément la politique pour exercer son métier d'avocat. Quand je dis momentanément, c'est que cette absence ne dure qu'un an à peine, car en 2002, il soutient cette fois ci Jacques Chirac aux Présidentielles mais n'obtient que le ministère de l'Intérieur alors qu'il visait Matignon. S'en suit à partir de là son ascension, de ministère en président de parti, jusqu'à la marche suprême en 2007. Une marche qu'il vise depuis toujours car le petit Nicolas avait de l'ambition sinon, il ne se serait pas battu autant, n'aurait pas trahi autant "d'amis". N'oublions pas l'affaire Clearstream et la débâcle des Régionales de 2010.

    C'est pour tout cela que je m'interroge sur le fait que le président puisse être déstabilisé. Avec un tel pedigree, on peut constater que Nicolas Sarkozy a toujours résisté, s'est toujours relevé et a toujours remporté des victoires importantes pour son cursus. Je fais remarquer d'ailleurs que ses victoires ont survenu en majorité quand il se militait pour lui-même que lorsqu'il militait pour les autres… Une tactique ? La rumeur d'adultère qui court dans tout Paris ne sera qu'une attaque de plus. Seulement voilà, les détracteurs ont encore loupé ce coup là. Tout est bon pour le descendre, tous les coups bas, classiques en politique, mais rien n'y fait. Tous ces creux de vague le rendent encore plus fort.

    Le roseau plie mais ne rompt pas.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu