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  • L'art de sanctionner sans punir

    La polémique qui a gravité autour des établissements de réinsertion scolaire (ERS) prouve bien qu'à un moment donné, la sanction pure et simple de l'éloignement et de la surveillance soutenue ne joue plus son rôle dissuasif parmi la jeunesse. De même que la chaise électrique ne fait en rien baisser la criminalité. La comparaison est un peu rude, je le conçois.

    Enfermer et encadrer des jeunes perturbateurs sortis du droit chemin ne cible pas avec justesse le plus profond d'eux-mêmes, ne cible plus ce qui les ferait plier effectivement. Quelle attitude adopter quand vous avez en face de vous des jeunes dont le seul fait de casser, d'insulter, d'agresser, est pour eux un fait d'arme dont ils sont fiers de faire état devant leurs camarades ? Filmer avec son portable l'agression d'une personne, filmer son excès de vitesse ou même se faire interviewer à visage caché, prouve bien que la sanction pénale ou semi pénale n'a plus aucun effet. Plus on parle d'eux, plus ils sont contents. La médiatisation et les trophées sont les plus forts.

    Alors, après un tel constat, comment faire ? Je vais prendre pour exemple, une situation que beaucoup de parents ont connu, connaissent ou connaîtront. Votre enfant a désobéi et n'est toujours pas couché à onze du soir car il écoute son lecteur MP3 caché sous sa couette. Au début, vous allez parler fort. Puis quand il recommence, vous en venez aux mains. Malheureusement, malgré les claques et les fessées, l'enfant va recommencer. Il se dit que si ça ne coûte que des pleurs, ce n'est pas cher payé. A un moment donné, la frappe, cette sanction pure et simple, n'a plus l'effet escompté. Il y a presque une notion de plaisir inconscient chez l'enfant à rechercher le conflit et la violence. Car la violence est son quotidien à l'école ou au journal télévisé. Il doit se dire que cela lui permet d'exister aux yeux de ses parents en particulier et de la société en général car à la télé on parle plus de ce qui fait mal que du reste.

    Il faut donc frapper, si j'ose dire, là où ça fait mal. Et frapper là où ça fait mal, c'est interdire pendant une période plus ou moins courte ce qui fait "kiffer" votre enfant. Cela peut être la télévision, cela peut être la console de jeu, cela peut être la sortie. Cela peut être aussi lui faire faire des tâches domestiques qui ne le motivent aucunement. Ramasser les feuilles mortes dans le jardin, tondre la pelouse, passer l'aspirateur, récurer la salle de bain. Bref, ce qu'il faut avant tout, c'est éviter qu'il puisse se vanter et si possible lui faire honte. Quel effet cela ferait si vous racontiez à ces camarades qu'il a occupé sa soirée à passer la serpillière ? Par cet exemple concret, j'espère avoir bien fait comprendre ce que je voulais dire.

    Enfermer un jeune dans un ERS ou un établissement quelconque spécialisé ne suffit plus. Pour quelques uns, oui, cela peut être une bonne méthode de réorientation pour repartir sur de bonnes bases, mais pour d'autres malheureusement, cela représente un exploit (dont la définition est différente selon si vous êtes le sanctionneur ou le sanctionné). Il y a risque de récidive. De même que finir par appliquer la même punition à plusieurs reprises sur la même personne signifie bien qu'il y a un problème, que la méthode n'est pas efficace.

    Il faut donc transformer cet exploit en faute. C'est là le cœur du problème : le délinquant n'a plus l'impression de commettre des erreurs graves. Cela peut se traduire effectivement par du travail d'intérêt général, par une immersion totale dans un environnement inconnu loin de son quotidien (travail chez un agriculteur, travail humanitaire, ou l'armée pourquoi pas). J'irai même jusqu'à dire que si on faisait faire à ces jeunes des actions pour lesquelles ils seront fiers d'en avoir été les protagonistes, là ce serait gagné. Le but étant que les établissements de réinsertion scolaire ne se transforment pas en établissement de récidives semestrielles.

  • Seule la lumière peut nous éclairer

    Ce matin, une discussion avec l'un de mes collègues s'est terminée en haussant le ton, ce qui n'est pas dans mes habitudes. Mais quand vous avez en face de vous quelqu'un qui affirme des choses sans un être un éminent spécialiste, et qui par-dessus le marché vous prend pour un neuneu, a de quoi vous agacer. Nous parlions de la notion "année-lumière".

    Un article d'un journal gratuit faisait état d'une planète qui était à 2.200 années-lumière de nous. Il commençait à m'expliquer que la lumière émise par cette planète parvenait jusqu'à nous 2.200 ans après avoir été émise. Tout ça sur le ton de celui qui veut vous apprendre quelque chose en vous prenant pour un ignorant. Je suis plus cultivé qu'il ne pense, ce que je lui ai bien fait comprendre. Ce n'est pas sur ce phénomène que je discutais, mais sur la notion d'année-lumière.

    Il me soutenait mordicus qu'une année-lumière équivalait à une année de notre calendrier. Moi, j'étais moins affirmatif sur ce point (car je sais rester humble et que je ne suis pas un scientifique reconnu dans ce domaine) et lui répondais, que cette notion de mesure n'était pas tout à fait égale à une année. D'ailleurs, en cherchant un peu sur Internet, il s'avère qu'une année-lumière est une notion mise en place "faute de mieux". Car même les scientifiques ne sont pas d'accord là-dessus. Cela arrange donc tout le monde qu'une année-lumière équivaut à une année de notre calendrier. Alors, même si des scientifiques ne se sont pas accordés sur ce point avec certitude et définitivement, comment un non spécialiste pourrait être affirmatif ?

    Quand on veut briller en société, il faut bien faire attention de ne pas être un feu follet.

  • Le professeur Layton en 10 points

    Avant tout, créer son fichier de sauvegarde en touchant le mot "Débuter" sur l'écran d'accueil. Si déjà fait, toucher le mot "Continuer" puis toucher le nom sous lequel vous vous êtes inscrit.

     

    Attention, pensez également à bien sauvegarder régulièrement votre progression (notamment quand vous voulez arrêter de jouer ou quand vous avez joué dans un mini-jeu). Cliquez sur la valise du professeur, sur "Sauv." puis sur le nom d'inscription (votre fichier).

     

    1) Lire attentivement tout ce qui va être écrit et expliqué au début ou pendant le jeu

     

    2) Les énigmes non trouvées ou non résolues seront stockées dans un lieu bien précis du jeu (une cabane par exemple)

     

    3) Le jeu est divisé en chapitres : une fois un chapitre terminé, impossible de revenir dessus (les pièces d'or non trouvées de ce chapitre sont perdues)

     

    4) Le jeu est ponctué d'objectifs à atteindre, inscrit sur l'écran du haut. Prenez votre temps, pas obligé d'y accourir, prenez le temps de trouver pièces d'or et énigmes. Une fois un objectif atteint, un autre le remplace.

     

    5) Sur chaque écran, inspectez en touchant le décor (verdure, bâtiment, sol, statue, fontaine, véhicule, etc...) avec le stylet SAUF les portes, les entrées et les êtres vivants. Cette inspection permet de trouver les pièces d'or et les énigmes cachées

     

    6) Une fois l'écran inspecté, touchez les personnages et les animaux : si un point d'exclamation apparaît cela signifie qu'il y a une énigme à résoudre

     

    7) Cliquez sur chaque personnage même si déjà rencontré

     

    8) Une fois le décor fouillé et les personnages interrogés, touchez les portes et les entrées (aussi bien verticales que horizontales...) puis poursuivre son chemin sans perdre de vue l'objectif mentionné dans l'écran du haut

     

    9) Pour la plupart des énigmes, il y a une fonction "Notes" qui transforme l'écran tactile en brouillon pour réfléchir à l'énigme

     

    10) Une énigme oubliée ou non résolue n'empêche pas de poursuivre ou de passer au chapitre suivant. Certaines sont toutefois incontournables et doivent être résolues sinon vous ne pouvez pas aller plus loin.

     

    Le jeu comporte un certains nombres d'énigmes : une partie pendant l'enquête du professeur et une autre partie dans l'écran "Extras" (accessible à partir de l'écran d'accueil). Les énigmes résolues engrangent des picarats (points du jeu). Certains seuils permettent de débloquer des bonus ou des énigmes de l'écran "Extras". La valise du professeur contient également des mini-jeux dont l'accès et le contenu sont débloqués au cours de l'aventure. Leur achèvement débloque à leur tout des énigmes de la partie "Extras".

     

    Dernier conseil, "Les aventures du professeur Layton" n'est pas une course contre la montre. Il n'y a pas de limite dans le temps. Il n'y a d'ailleurs pas de chronomètre et rien n'est à gagner selon le temps passé.

     

    Bonne chance !

  • Les jeux 2012 sont à faire

    Comme je l'avais pressenti dans un article précédent, Nicolas Sarkozy a mis en place sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012. Très affaibli par sa côte de popularité, il va tout mettre en œuvre pour faire oublier tout ça lorsque chaque électeur qui se déplacera prendra une décision dans l'isoloir.

    D'abord, reconduire François Fillon était presque obligatoire du point de vue du Président. Il n'avait pas le choix. Le Premier ministre est populaire et servira de "cache-misère", de "faire-valoir" pour l'UMP. Mais d'un point de vue sarkozyen, c'est surtout de garder auprès de soi un candidat potentiel aux primaires de la Droite. Si François Fillon veut se présenter, il devra démissionner et donc marquer une opposition qui ne sera pas des plus excellentes pour marquer l'unité du parti.

    Ensuite, nommer Alain Juppé, c'est mettre dans sa poche un chiraquien convaincu, qui a beaucoup critiqué le pouvoir ces derniers mois. Mais c'est aussi freiner les envies de candidatures du maire de Bordeaux. Jusqu'à aujourd'hui, Alain Juppé a encaissé les coups, a du souvent ravaler sa fierté et oublier les élections pour son compte personnel. Il a toujours dû laisser la place, d'abord à Jacques Chirac, et maintenant à Nicolas Sarkozy. Là aussi, une démission ne fera pas bon effet. Voilà un homme qui a frôlé le fauteuil suprême à plusieurs reprises mais qui a du s'abaisser, voire même s'exiler un temps pour faire le point. C'est dire combien cet homme a de quoi demander vengeance.

    Enfin, Xavier Bertrand qui revient dans l'équipe, c'est faire d'une pierre deux coups. Etouffer les ambitions de primaires pour celui qui avait pris les rênes du parti en espérant peut-être se présenter aux élections avec l'appareil derrière lui. Et donner un os à ronger à Jean-François Copé qui sera certainement à la tête de l'UMP mais qui devra organiser la campagne de Nicolas Sarkozy. En réintégrant une place importante, il ne pourra qu'être reconnaissant et donc ne pas gêner son grand ami le président bientôt sortant. Il s'est déclaré pour 2017 mais on connaît les hommes et femmes politiques, la girouette reprend des fois du service.

    Voilà donc ce que je retiendrai de ce remaniement de façade. Le président a fait sortir quelques personnes comme Rama Yade, Fadela Amara ou Bernard Kouchner mais ces gens-là sont grillés pour 2012, ils ne présentent pas de danger et il n'y avait plus lieu de les maintenir au gouvernement. L'ouverture a ses limites. Je noterai quand même la présence de Patrick Ollier et Michèle Alliot-Marie au sein d'un même gouvernement. Il me semble que c'est la première fois qu'un couple à la ville se retrouvera tous les mercredis matin à la table du conseil des ministres.

    Avec Nicolas Sarkozy, c'est "occupez-vous de mes ennemis, mes amis je m'en charge".

  • Ascension politique

    bouquetin-barrage.jpgCette photo de bouquetins me rappelle bizarrement la course à l'échalote suscitée après l'annonce d'un remaniement par Nicolas Sarkozy.

    Ces bouquetins s'agrippent à la paroi de ce barrage pour en lécher le sel. C'est inouï ce que la nature est capable d'accomplir comme prouesse pour atteindre le bonheur. Nos ministres et nos députés de la majorité sont comme ces bouquetins. Ils essayent tant bien que mal de s'accrocher au pouvoir.

    Nicolas Sarkozy doit boire du petit lait avec tous ces amis qui ont fleuri depuis quelques mois. Tous ces candidats prêts à dire tout et n'importe quoi pour se faire remarquer et faire un appel désespéré au président.

    Quand vous les interrogez, ils vous déclarent avec assurance et fermeté que cela ne les intéresse pas du tout et que c'est le président qui décide. Pourquoi ne pas dire franchement qu'ils n'attendent que ça ? Est-ce honteux de briguer un poste ou siège, est-ce indécent ?

    Y'a pas à dire. Autant c'est l'économie qui gouverne le monde, autant c'est le pouvoir qui procure un bien fou.

    Mais attention, des hommes et des femmes vont être fortement déçus après la grande annonce sur le perron de l'Elysée contrairement à ces bouquetins. Car, au moment où la liste sera connue, c'est comme si on ouvrait les vannes du barrage, ça va chuter !

    Et hop, du balai.

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