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  • Souvenir souvenir (sur un air de Country...)

    Cette élection américaine me rappelle, qu'autrefois à l'école pour se rappeler des présidents des États-Unis, j'avais un moyen mnémotechnique :

    Treikejonifocarebu
    prononcez rapidement [trèkéjonifokarébu]

    C'est-à-dire :

    TRuman
    EIsenhower
    KEnnedy
    JOhnson
    NIxon
    FOrd
    CArter
    REagan
    BUsh (père)

    Pour retrouver les années, je partais de la mort de Kennedy en 63 et le reste découlait. Ca n'a pas l'air simple de prime abord mais on s'y habitue à la longue.

    Mais depuis, y'en a eu d'autres et ça devient compliqué.

    Mais pourquoi je raconte ça moi ??

  • Les dindes ont du marron à se faire cette année

    McCain a perdu et comment en aurait-il été autrement ? Le monde entier était contre lui ! A l'annonce du résultat, c'est dans tous les pays que la joie s'est exprimée. C'est sûr, le pays a pris des années d'avance sur les autres pays dits "occidentaux" en consacrant un métis à leur tête. Le rêve américain n'est pas mort et les valeurs de diversité et de liberté qui ont débarqué en 1620 du Mayflower avec les pères pèlerins sont bien présentes.

    Obama arrive comme le messie, sauveur de l'humanité. Tous les citoyens du monde sont persuadés qu'il a été élu président de la planète et qu'à ce titre, il va résoudre tous les problèmes. Ne nous emballons pas trop vite, il n'a été élu que président des Etats-Unis. Dans ce rôle, il devra avant tout résoudre les problèmes des Américains. Des problèmes contre lesquels ils n'arrivent plus à faire face après huit longues années Bush. Dette colossale, pauvreté accrue, guerre sans fin, image extérieure déplorable. Il devra prendre à bras le corps des dossiers importants pour son peuple.

    D'abord, le système de santé. C'est un vrai désastre. Ce système du "chacun pour soi et Dieu pour tous" n'a pas fait ses preuves. Les plus démunis ne peuvent se soigner ni être hospitalisés car ils n'ont pas de protection sociale suffisante. Pour être soigné aux Etats-Unis, il faut avoir des moyens. Notre sécurité sociale unique au monde a peut-être des défauts mais elle donne une chance à tous de bénéficier des soins nécessaires et d'autres Nations s'en inspirent. L'effondrement des banques a démontré que le système du "tout privé" a bien des failles. Les assurances privées peuvent connaître le même sort puisque ce sont des entreprises et qu'à ce titre, elles risquent aussi la faillite. La vie de millions d'Américains dépend de ces assurances. C'est un gros chantier qui s'annonce.

    Deuxième dossier qui préoccupe les esprits c'est l'occupation de l'Iraq. Cela fait maintenant trop longtemps et il serait temps que les Américains passent la main à un pouvoir local. Un gouvernement est en place, l'armée iraquienne a été formée, le pays peut maintenant voler de ces propres ailes. Cette guerre a fait plus de morts que l'attentat du World Trade Center. Un dictateur a débarrassé le plancher, c'est un fait, mais je doute que le terrorisme ait été éradiqué.

    Autre dossier en jeu : l'environnement. Le pays est trop dépendant du pétrole et pollue beaucoup trop notre planète. Les dirigeants, sous pression des lobbies, ont laissé faire une industrialisation galopante. Aujourd'hui, les Américains comprennent que la coupe est pleine et que leur boulimie perturbe l'atmosphère et le climat.

    Autre dossier interne, le marché des armes. Tout citoyen américain a droit à se protéger. C'est donc tout naturellement, que beaucoup d'entre eux possèdent une ou plusieurs armes selon le second amendement de la Constitution des Etats-Unis de 1791. Mais depuis, cela ne sert plus de protection mais de décision de justice personnelle. Tous les jours des jeunes en grande majorité se font tuer en plein jour dans la rue pour de vulgaires gamineries de gangs. C'est un vrai fléau.

    En attendant que le futur président Obama engage des réformes, le jeudi 27 novembre (4ème jeudi de novembre), le Thanksgiving day aura comme un air de Allpossible day.

  • USA 2008 : ô temps suspends ton vol

    Est-ce que vous sentez comment le monde retient son souffle ? Plus que quelques heures et tout bascule. Jamais une élection n'aura provoqué autant d'enthousiasmes, autant de craintes, autant d'influences sur le reste du monde. Les records de participation des précédentes élections vont également être battus.

    Les Américains sont donc pris d'un soudain espoir de changement. Le ticket Obama-Biden semble invincible et l'entrée à la Maison blanche est presque acquise. Mais la majorité veut tellement qu'Obama gagne qu'ils savent qu'un renversement de la situation est toujours possible. Le ticket McCain-Palin est toujours à l'attaque et milite jusqu'à la dernière seconde. Alors, peut-on y croire ? Alors, va-t-on passer d'une ère de Busherie à une ère de Obamania ?

    Quoi qu'il adviendra, cette présidentielle 2008 est historique. Soit un métis l'emporte, soit une femme accède pour la première fois à la vice-présidence. Un tournant pour ce pays. Cette union d'Etats a tellement été le symbole du racisme pendant de nombreuses décennies que cela semble inouï que l'on en arrive à une telle situation. Tout est permis désormais. Les futures élections suivront le même modèle. Plus rien ne sera comme avant.

    Et, qui sait, peut-être qu'un jour, les premiers habitants de ce territoire massacrés et ghettoisés, les indiens d'Amérique, accèderont au bureau ovale.

  • USA 2008 : Washington a le dernier mot

    La campagne pour les élections américaines bat son plein aux Etats-Unis d'Amérique. C'est l'ébullition dans tous les Etats que compte cette fédération née en 1783. Chaque candidat se donne à fond pour convaincre les électeurs indirects et directs du bien-fondé de leur présence à la conquête du pouvoir suprême. Les équipes de campagne réparties sur tout le pays se vouent corps et âmes pour convaincre les citoyens. Téléphone, porte-à-porte, meetings, télévisions, tout est mis en œuvre pour fléchir les décisions. Une façon de faire qui aurait du mal à s'implanter en France, ce serait vu comme du harcèlement.

    Que proposent ces deux hommes vers lesquels les yeux du monde entier sont tournés ? Je m'étais intéressé à leur programme respectif mais d'une c'est tout en anglais-américain et de deux il y a beaucoup à lire. En outre, il y a des chances que des modifications soient apportées de temps en temps vu que les candidats rectifient leur position sur certains points au gré de l'opinion publique et des évènements. Mais est-ce les programmes des candidats concentrent toutes les attentions ? Avec tout ce qu'on voit et tout ce qu'on entend, il semblerait que non.

    McCain s'en tient aux financements publics de sa campagne alors qu'Obama y a renoncé pour profiter d'une manne impressionnante d'environ 265 millions de dollars, trois fois plus importante que les aides publiques. En fait, c'est là qu'est tout l'enjeu. On le voit dans les programmes, l'argent fait tout et permet de mettre en œuvre ses idées mais il permet également de se positionner dans la course vers la Maison Blanche. Est-il besoin de rappeler que l'élection est au suffrage indirect et que tout se joue sur quelques centaines de grands électeurs faciles à influencer (non je n'insinue rien) ? L'élection peut même se jouer dans les mains des neufs juges de la cour suprême qui ont déjà fait parler d'eux pour l'élection de Bush fils. Dans les différents déplacements et discours des candidats, cela se traduit par de gros spectacles et de grandes phrases percutantes mais évasives. Pour résumer, le gagnant sera celui qui aura le plus gros budget, le plus de billets verts à l'effigie de Washington, Georges pour les intimes. Vive la démocratie.

    Et puis, les futurs vice-présidents sont arrivés. Des colistiers qui se font plus ou moins remarquer. Alors, je me dis que finalement, peu importe le programme, peu importe le budget, seule la personnalité des candidats et de leur moitié de binôme vont faire basculer les votes. Tout est question d'image et de spectacle. Mais il faut aussi compter sur les électeurs. De vrais girouettes : il y a des démocrates qui vont voter pour McCain, des républicains qui vont voter pour Obama, ceux qui vont voter contre Obama, ceux qui vont voter contre McCain, ceux qui vont voter pour un noir car c'est historique, ceux qui vont voter pour un héros de la guerre...

    Un mot aussi sur l'importance de la religion. Les Etats-Unis n'ont pas encore connu la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ce qui fait que le côté religieux s'immisce même aux élections : si le candidat ne déclare pas ses convictions et sa foi, il n'a aucune chance d'être élu. Cela semble absurde dans notre hexagone puisque cela fait partie du privé. Mais les Américains sont comme ça, tout rentre en ligne de compte.

    Jamais une élection n'aura autant fait trembler le monde. L'issue du scrutin va bouleverser l'équilibre du monde.

    Sites : Barack Obama et John McCain

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