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Economie - Page 3

  • L'affaire Bettencourt

    J'ai essayé d'y voir plus clair dans l'affaire Bettencourt
    et tous les liens qui s'y trament.

    En voici le résultat.

     

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  • Priorité aux priorités

    Le monde des finances n'est pas le monde du silence.

    La milliardaire Liliane Bettencourt sur écoute et voilà que l'affaire prend une autre tournure. Ce qui arrange la fille finalement car elle apprend, et nous aussi par la même occasion, que mamie L'Oréal n'a pas fait de sa fille sa légataire universelle. Si elle meurt demain, c'est plus de 11 milliards d'euros qui lui filent sous le nez. Elle croyait que ce n'était que un milliard qui était parti en dons divers et avariés à un pseudo artiste, mais ce n'était que la partie émergée de l'iceberg. En ne sachant que ça je m'étais dit que la fille chipotait pour un milliard alors qu'elle était destinée à en recevoir 11,5. Finalement, elle risque gros car elle n'a rien vu comme le testament a été fait.

    Encore une histoire de gros sous sans intérêt pour le commun des mortels puisque cet argent va dormir pendant des années dans une banque et va donc servir à rien, à part générer des bénéfices pour la banque. Après l'affaire Kerviel et les caprices des footballeurs, cela fait beaucoup. On a tendance à vite oublier les vrais drames : Xynthia, inondations dans le Var, car de voyage qui se renverse, incendie d'appartement, crash d'avion, enfants disparus, chômage, retraite, etc. Il y a des sujets bien plus graves que les émois de peoples qui ne se préoccupent pas des autres. Alors, faisons de même, oublions les, quand ils seront retombés dans l'oubli, ils comprendront peut-être que leur vie n'est pas plus supérieure que la nôtre.

    Donc, souvenons-nous que le football ce n'est que du sport qui ne met pas en péril nos existences et notre avenir, que L'Oréal n'a qu'une idée en tête c'est faire du chiffre et que les politiques ne pensent qu'aux échéances électorales. Il faut positionner les priorités là où elles sont.

  • Une retraite en âge

    Décidemment, le débat sur la réforme des retraites est on ne peut plus actif. Chacun y va de son analyse et de ses propositions. La Droite prépare son dossier comme elle l'entend et la Gauche a élaboré son contre-projet, puisqu'il faut bien manifester son opposition et préparer 2012. Alors, quelle solution appliquer aujourd'hui pour limiter les dégâts demain ? Augmenter le nombre d'années de cotisations ? La tendance serait de passer à 43,5, voire même à 45 ans. Augmenter l'âge légal de la retraite ? Actuellement à 60 ans, il semble pour certains le levier afin de faire partir plus tard les travailleurs.

    Que l'on soit pour une solution ou pour une autre, il faut réfléchir deux minutes et faire parler le bon sens. La majorité des actifs a commencé à travailler tard, vers la trentaine. Un petit calcul rapide permet de comprendre que le levier "âge légal de départ" sera par la force des choses dépassé. Un jeune qui entre dans la vie active à 30 ans, partira logiquement à 71,5 ans à la retraite après une durée de cotisation de 41,5 ans. Pour moi, le débat de savoir si on passe de 60 à 63, voire 65, est un débat biaisé d'avance puisque de toute façon la majorité des actifs n'aura pas le choix de dépasser cette limite. Les nouvelles générations sont destinées, pour ne pas dire "condamnées", à partir à la retraite après 70 ans. Il est vrai qu'avec une espérance de vie qui s'allonge et des hommes et des femmes qui ne font pas leur âge, partir à 70 ans demain équivaudra à partir à 60 ans aujourd'hui.

    Faut-il alors augmenter la durée de cotisation ? Il faut alors prévenir les prochaines générations de travailleurs : il ne faut pas qu'ils s'attendent à partir avant 80 ans ! Passer à 45 ans de cotisations condamne nos enfants à un long passage en entreprise. Ma réflexion a l'air mathématique de prime abord, mais avant de préparer psychologiquement les actifs et de trouver des solutions sociales, il faut comprendre le mécanisme qui va s'imposer.

    On est en droit alors de se demander si la détermination d'un âge légal est bien utile puisque tout se joue avec la durée légale de cotisations. Je sais, en ce qui me concerne, que je ne pourrais pas partir avant 67 ou 68 ans si je veux espérer toucher une retraite complète (avec la durée légale actuelle de cotisation). Parler de départ à 60 ou 65 ans est une perte de temps. Mais je ne suis pas le centre du monde oui, il y a des travailleurs qui auront la chance de pouvoir partir à l'âge légal car ils auront cotisé le temps nécessaire ou parce qu'ils choisiront de partir à cet âge même s'ils n'ont pas tous les trimestres nécessaires.

    Cela étant dit, un mécanisme collatéral risque de se mettre en route en retardant les départs : l'entrée dans la vie active. Si les gens restent plus tard au travail, les jeunes qui attendent derrière risquent de s'impatienter et de retarder l'âge d'arrivée. Un travailleur qui allonge de 10 ans son départ, n'est-ce pas un jeune qui va attendre 10 ans pour entrer ? Entrer à 40 pour en sortir à… 82 ?? Mon Dieu, la perspective a de quoi inquiéter ! 

    Dans trente ans, verra-t-on alors des maisons d'actifs comme il y a aujourd'hui des maisons de retraite, pour occuper les actifs qui attendent d'intégrer le monde du travail ? Ah mais suis-je bête, on appelle ça le Pôle emploi.

  • Les pro de la patate

    Les joueurs de football professionnel des équipes de première catégorie sont bien payés. Soit.

    Il paraît que c'est pour compenser la courte carrière dans ce milieu. Pourquoi pas.

    Alors, réfléchissons avec objectivité et concret. Ca se situe entre un Karim Benzema qui gagne plus de 700 000 euros par mois au Real et un Nicolas Anelka qui émarge à 400 000 euros par mois.

    Prenons une moyenne de 500 000. Le SMIC c'est un peu plus de 1 340 euros. Disons, à la louche, que la carrière d'un footballeur professionnel à haut niveau dure 15 ans, et celle d'un smicard dure environ 40 ans. Au total, le footballeur aura gagné 90 millions d'euros alors que le pauvre travailleur aura amassé une fortune de 643 000 euros (et qu'il en aura peut-être dépensé le double).

    Je ne suis pas un matheux, mais il me semble qu'on a largement compensé la courte carrière du sportif. En 40 ans de travail, le salarié au revenu minimum aura cumulé ce que le sportif de haut niveau gagne en… un mois !

    Je veux bien que l'on m'explique par A + B que le footballeur travaille beaucoup et qu'il mérite les très gros fruits de son labeur, j'ai quand même du mal à penser que c'est raisonnable ! Allez expliquer à ces millionnaires après que le bouclier fiscal n'est pas juste et qu'il faut moraliser une bourse dans laquelle de grands clubs y ont des intérêts. Je ne parlerai pas en outre des revenus complémentaires des contrats publicitaires.

    Tout ceci étant dit, quand les joueurs professionnels ont terminé leur carrière sur le terrain, il ne me semble pas que tout soit fini. Ils arrivent à trouver une nouvelle occupation comme commentateur ou consultant, entraîneur, etc. La compensation me semble donc un peu usurpée.

    Si encore, toute cette injustice pouvait être édulcorée par une véritable chance à la coupe du monde de football, on pourrait oublier un peu. Mais le problème, c'est que nos joueurs sont meilleurs dans leur club étranger que chez nous !

  • Feta daubée, le monde a la nausée

    Tout le monde s'inquiète en ce moment de l'avenir de l'euro avec le sauvetage de la Grèce. Je vais vous le dire franchement, je ne suis pas inquiet. La Finance retombera sur ses pieds, il ne faut pas s'en faire. Tout le monde a pleuré lors des faillites des banques et puis maintenant elles font toutes des bénéfices indécents. Aujourd'hui, on veut nous faire peur avec un éclatement possible de la zone euro alors que de toute façon tout va être fait pour sauver la situation. Il ne faut donc pas s'en faire, l'économique et la finance seront toujours les seuls vraiment sauvés dans les crises. Les gouvernements et les spécialistes dramatisent pour prétexter devant les populations des mesures de rigueur qui vont nous être imposées.

    Je voudrais ici vous faire part de mon inquiétude, toute modérée, sur la crise politique qui est en train de poindre son nez en Europe. Il y a d'abord la Belgique qui n'a plus de gouvernement car c'est un vrai tournez-manège au pays des moules-frites. Le roi doit consommer beaucoup d'aspirine en ce moment avec cette valse de Premier ministre et ces chamailleries d'écoliers que sont en train d'exposer aux yeux du monde les hommes et femmes politiques belges. Ca me rappelle notre période sombre des catholiques contre les protestants. Ici, ce sont les wallons contre les flamands. Ridicule encore une fois. Il faudrait une bonne fois pour toute trancher dans le vif. Soit le roi promulgue une sorte d'ordonnance de Villers-Cotterêts pour imposer une langue sur tout le territoire soit il faut couper le pays et en créer deux. Car nos amis belges ne s'entendront jamais sur la première hypothèse. Des gamins, je vous dis.

    Il y a ensuite le résultat des élections au Royaume-Uni. Une majorité franche n'est pas ressortie du scrutin, du coup, c'est la crise. La période de transition entre le gouvernement sortant et le futur ne doit pas s'éterniser sinon le pays va vivre au ralenti. La reine doit travailler du chapeau elle aussi en ne sachant pas qui elle devra nommer au poste tant convoité. Car, si je me souviens bien, c'est elle qui a le dernier mot. Mais s'il n'y a pas de majorité, elle va devoir trancher au risque de se tromper et de placer le pays en instabilité politique. Je ne reviendrai pas sur des périodes de l'histoire où la reine Victoria par exemple avait nommé des premiers ministres controversés. Bref, ça pédale dans le pudding.

    Et puis, maintenant, voici qu'une petite crise surgit chez nos voisins allemands. Notre amie Angela perd la majorité au Bundesrat, la chambre haute du Parlement fédéral. Bon, il est vrai que je suis comme la plupart d'entre vous, je ne suis pas un spécialiste du système allemand mais il semble que ce soit presque grave. Allez, Angela, une bonne bière (avec modération) et ça passera mieux.

    En France, nous ne sommes pas en reste. Nicolas Sarkozy a toujours la majorité à l'Assemblée nationale, mais il n'a plus la majorité dans l'opinion publique. Si des élections législatives avaient lieu maintenant, il est clair que la cohabitation serait incontournable. Quoiqu'il en soit, plus il passera des réformes impopulaires plus il baissera dans les sondages, c'est automatique. Mais voilà, il a la majorité au Parlement et donc, il peut faire ce qu'il veut et ce ne sont pas des manifestations qui vont l'arrêter : au point où il en est dans le désamour des français, il n'a aucune raison de faire volte-face.

    Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, Obama transpire car il sait que si l'euro n'est pas stabilisé, c'est le dollar qui va en prendre un coup après. Le président chinois observe et attend patiemment d'être celui qui va influencer l'échiquier politique.

    La mondialisation n'est pas qu'économique et commerciale, elle est aussi politique. Un vacillement dans un pays de plus de onze millions d'habitants et c'est toute la planète qui retient son souffle.

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