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Humeur - Page 3

  • Drames sous tension

    10.500 voyageurs et 12 morts pour ce week-end allongé de Pentecôte. Ce bilan fait froid dans le dos. En trois jours ont été cumulés un nombre inquiétant de suicides et de morts tragiques sur le réseau ferré. Mais quand on apprend par dessus le marché qu'un homme s'est jeté devant un train avec sa fillette de 19 mois, ça devient presque surréaliste. Cela dit, les statistiques font tout de même état d'un suicide par jour sur notre territoire.

    Qu'est-ce qui a donc poussé tous ces gens à sauter sur une voie dans l'espoir d'y perdre la vie ? On sait que pour le papa et son bébé, c'était à cause d'une rupture mais quid des autres ? Dépression ? Mal être ? Coup de folie ? On ne le saura sans doute jamais. Alors, évidemment, cela occasionne de gros retards mais la procédure est ce qu'elle est et il faut prendre son mal en patience et penser à ces drames qui se déroulent sous nos yeux à 300 km/h.

    Je sais que ce n'est pas simple mais il faut relativiser et se dire que ces heures de retard dans une vie sont bien peu de choses face à l'immense peine qui frappe les familles. Dans quelques heures ou quelques jours, ce ne sera qu'un mauvais souvenir pour les voyageurs débarquant en pleine nuit à destination. Cela deviendra même sujet à raillerie ou plaisanterie, oserais-je dire que cela pourrait devenir un bon souvenir ? Vous n'avez jamais remarqué comment les gens se comportent dans ces moments-là ? Ils discutent, ils passent le temps pour parler de tout et de rien, cela favorise les liens sociaux.

    Alors, il faut voir à long terme ce que ces incidents de parcours marqueront dans les esprits et peser dans la balance le désagrément pour certains et la douleur perpétuelle pour d'autres. Un suicide est rarement prévisible et il y en aura sûrement d'autres qui ajouteront encore des heures de retards au bilan du transporteur.

  • Le smartphone, un produit d'appel

    Je résiste, je tente de résister mais c'est difficile de résister aux sirènes commerciales. Même si les fabricants de smartphones ne se prennent pas pour Pisinoé ou Thelxinoé, ils copient le même comportement pour persuader les consommateurs à choisir leurs produits. Et donc, en ce moment je résiste. J'ai l'impression de plus en plus d'être un des rares sur cette planète à posséder encore un téléphone portable non tactile et non intelligent, un simple téléphone.

    Alors, pour combattre les appels des opérateurs, je m'informe et je cherche s'il y aurait vraiment un appareil digne de me satisfaire au vu de l'usage que j'en fais. Drôle de combat que de chercher à acquérir l'objet de mes tourments ! Car à part appeler rarement et envoyer des textos rarement, je n'ai, a priori, nul besoin de centaines d'applications ou de jeux sur ce maudit téléphone énergivore.

    Et sur quoi ça coince ? Un truc tout bête et qui pourtant a un poids que l'on ne peut imaginer dans la balance de la décision de faire le grand saut : le réveil quand l'appareil est éteint. Tous les matins, mon mobile actuel, s'active à 6h35 avec l'une de mes musiques contenues dans la bibliothèque MP3. Mais pour ce faire, il n'y a pas besoin de laisser allumer ou en veille mon téléphone. C'est merveilleux, il fonctionne aussi quand il est éteint. Et sur quel constat sidérant je suis tombé ? Et bien, que les nouveaux modèles de téléphones, et plus particulièrement de smartphones, ne peuvent faire fonctionner le réveil quand ils sont éteints (ou alors il y en a très peu). Voilà, la cause de mon tourment. Car soyons clairs, ça m'emmerde infiniment de devoir laisser le portable allumé toute la nuit rien que pour le faire sonner à 6h35 le matin. C'est à l'encontre de mes principes écologiques au quotidien. Cela entacherait tous les efforts et les gestes que j'essaye de mettre en oeuvre pour donner du bien à notre planète. Vous me direz que cela consomme très peu. Sauf que sur une année, les petits rus faisant des petits ruisseaux et les petits ruisseaux faisant des grandes rivières, je pense que ça doit quand même faire une certaine consommation de courant au final. Surtout si l'on doit compter aussi les temps de rechargement.

    Bref, dois-je laisser tomber ou dois-je me lancer ? Est-ce que je me prends trop la tête alors que des millions de gens, voire des milliards, ont depuis longtemps passé à l'action en acquérant un mobile de dernière génération allumé 24 heures sur 24 et rechargé presque quotidiennement.

    Et je ne vous parle pas des ondes que cela émet...

  • Le roi n'est pas mort !

    Je suis toujours étonné, presque interloqué, à chaque fois que j'entends que le prince William, fils de Charles et Diana, petit-fils de la reine, est le prochain roi d'Angleterre. C'est enterré bien vite le prince Charles ! Petit rappel sur l'ordre de succession au trône d'Angleterre, je n'y indique que les trois premiers de la liste, la liste complète étant trop longue (presque 5000 noms), et il est peu probable que les suivants aient leur chance d'y arriver.

    1. le prince Charles

    2. le prince William

    3. le prince Harry OU le futur enfant de William

    Que remarquez-vous ? Et bien, qu'entre Elizabeth II et le prince William il y a une personne, et non des moindres : le prince Charles ! Personne ne peut bousculer cette règle de succession, ni perturber le protocole. Ce ne sont pas les journalistes qui posent la couronne sur la tête du successeur. Il ne faudrait pas enterrer trop vite le fils de la reine.

    Avant que son fils, jeune marié avec Kate Middleton, ne monte sur le trône et ne soit investit sur la chaise du couronnement vieille de 704 ans, il y a quelques obstacles. Il faut d'abord que la reine abdique ou décède. Ce qui n'est pas gagné étant donné la forme qu'elle tient et elle a déjà fait savoir qu'elle tiendra son rôle jusqu'au bout. Une fois cette formalité effectuée, il faut qu'à son tour Charles abdique ou décède, ce qui n'est là aussi pas gagné, étant donné sa forme et je doute qu'il veuille laisser sa place.

    Donc la reine n'est pas morte, et le roi non plus. Il faut même envisager que William ne monte jamais sur le trône ou alors à un âge avancé, l'avenir nous le dira !

  • Sapeurs et sans reproches

    Cette histoire de bizutage au sein des sapeurs-pompiers de Paris est vraiment très regrettable. Cette élite n'avait vraiment pas besoin d'une telle publicité alors qu'elle effectue un travail exemplaire chaque jour, comme toutes les unités de pompiers sur nos territoires. Déjà qu'elle se fait caillasser dans les quartiers chauds, ce n'est pas ce genre d'incident qui va arranger les choses. Ce viol présumé a cependant mis le feu aux poudres de la polémique.

    D'abord, on prend conscience que nos soldats du feu sont avant tout des êtres humains et pas des super héros dignes des comics de Marvel. Je ne veux pas leur faire injure en disant cela. Quand vous les écoutez, ce sont des hommes et des femmes qui restent modestes et qui ne la ramènent pas à chaque fois qu'ils sauvent des vies. Evidemment pour les victimes, ils deviennent Robin des bois ou Superman mais ce sont avant tout des passionnés de leur métier qui font preuve d'un don de soi exemplaire. Mais voilà, il arrive que ça dérape, dans le feu de l'action ai-je envie de dire. Ce viol, s'il est avéré, est inadmissible, quelque soit la qualité des personnes mises en cause. Mais il ne faut surtout pas généraliser. Cela resterait un cas très isolé et qui ne remet sûrement pas en cause cette profession, ces hommes et ces femmes qui agissent au quotidien pour notre sécurité.

    Ensuite, on prend conscience, si ce n'était déjà fait, que les lois sont difficiles à appliquer et surtout à contrôler. Nous savons tous que le bizutage est encore pratiqué, et plus encore chez les notables ou les meilleurs : en fac de médecine par exemple. Tous les ans ou presque, une affaire d'humiliation, d'atteinte à la dignité ou de viol ressort dans l'actualité. Mais quelles sont les moyens d'y mettre fin ? Nous ne pouvons pas mettre un représentant des forces de l'ordre derrière chaque nouvel étudiant ou chaque nouvelle recrue. Nous ne pouvons compter que sur la responsabilité des uns et des autres.

    Nos lois ont des limites, les limites du genre humain. D'ailleurs, ces lois ne sont pas là pour empêcher mais elles arrivent après coup pour réparer les dégâts, si tant est que l'on puisse le faire, je pense surtout au préjudice moral. Car nos législateurs aiment faire des lois. Dès qu'il y a un évènement qui exacerbe nos émotions de manière naturelle voire quasi automatique, l'exécutif ou le législatif pond une loi magique censée tout résoudre. Seulement, comme je l'ai dit, les lois ont leur limite. On se retrouve ainsi avec des centaines de lois inapplicables concrètement et qui viennent saturer le code pénal déjà bien complexe. Remarquez, les avocats sont bien servi. Avec un tel arsenal juridique, ils ont de quoi contester pour défendre leur client. Car finalement, c'est ça au final qui se passe. Les lois interviennent après coup et la plupart ne protègent a priori en rien les concitoyens que nous sommes.

    Allez, tout ça pour dire que nous devons continuer à aimer et chouchouter nos pompiers. Ce sont eux les vrais héros.

  • Les révolutions arabes n'ont pas eu droit à toutes les saisons

    Quand, il y a quelques jours, vous avez appris que l'on fêtait le premier anniversaire des révolutions dans les pays arabes, avez-vous eu comme moi cette réaction de dire "déjà" ? Une réaction qui sentait l'oubli de l'évènement comme on jette un mouchoir une fois éternué. Ces évènements, pourtant d'une importance historique, ont déjà été balayés par d'autres actualités. Le monde est ainsi fait. Ca tourne.

    Il ne faudrait pourtant pas oublier ce qui s'est passé dans ces pays à deux pas d'avion de nos contrées. Des hommes, des femmes et des enfants, ont crié leur exaspération. Ils ont voulu dire au monde entier combien leur souffrance était grande, combien leur privation de liberté les faisait mourir à petit feu. Eh bien non. Depuis il y a eu tellement d'évènements, que ceux-ci semblent loin et petits.

    Free a jeté un pavé dans la mare de la téléphonie, la France a perdu son triple A, et ? Ah oui, ça fait un an que des chefs d'Etat, des dictateurs s'il vous plait (!), sont tombés. On avait presque oublié ! Il est donc complètement injuste qu'un printemps arabe ne se transforme pas aujourd'hui en été arabe, à l'après révolution.

    Beaucoup doivent penser que puisqu'ils se sont débarrassés de leur geôlier, ceux qui ont gagné dans le sang et les larmes leur liberté peuvent désormais prendre leur envol et décider de leur destin. Oui, mais voilà, il y a un mais. Ces révolutions, ces chamboulements dans les régimes politiques sont loin d'être finis et il n'est pas encore certain à l'heure actuelle que ces peuples aient gagné ce qu'ils sont en droit de réclamer : liberté et égalité. N'oubliez pas qu'en France, après la révolution, tout n'est pas venu comme sur des roulettes. La démocratie (enfin, celle que rêvaient nos ancêtres sans-culottes) a mis plus d'un siècle à s'installer (et est bien mise à mal au XXIème siècle mais c'est un autre débat).

    A l'heure où il suffit de télécharger sur Internet pour obtenir en quelques minutes tout ce que l'on veut, la liberté met des décennies à faire sa place. Nos amis algériens, tunisiens et égyptiens ne sont pas encore sortis de la casbah. Alors, ayons régulièrement une pensée pour eux.

    Au besoin, mettez un rappel sur votre portable !

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