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bush - Page 2

  • Les puits des idées américaines

    Cela fait sept ans que les attentats du 11 septembre sont passés et la polémique est toujours présente.

    Avoir un avis tranché sur l'avion qui s'est écrasé ou non sur le Pentagone est délicat et risque d'alimenter la mémoire d'Edvige si elle existe un jour. Ce que je me souviens, c'est que les photos et les images en direct de l'époque ne comportaient aucun débris d'appareil, que le trou dans le bâtiment n'avait pas tout à fait la forme d'un avion et qu'il n'y a pas eu de caméra amateur au moment des faits comme à New York. Mais je ne suis pas expert dans ce domaine alors je n'émettrai pas de jugement hâtif sur ce point.

    Mon interrogation se portera sur les tours jumelles du World Trade Center. Les Etats-Unis font partie de ces pays dotés de systèmes sophistiqués de surveillance du territoire et d'alerte en temps réel de comportements suspects, notamment sur le trafic aérien. Deux avions ont dévié de leur trajectoire, ont survolé tranquillement des zones qu'il n'aurait pas dû et la Défense américaine n'a pas bougé un œil. C'est sur ce point que je m'interroge. Pourquoi n'ont-ils pas réagi avant que le drame n'arrive ? Etait-ce vraiment trop tard ou ont-ils eu ordre de laisser faire ?

    Les américains, on le sait, sont très sensibles sur la question de l'énergie et notamment sur les ressources de pétrole. Alors, je m'autorise à penser que les attentats ont eu lieu car de hauts responsables, voire le Président en personne, ont laissé faire pour trouver un prétexte de guerre. Pour faire vivre leurs économies, nos amis d'outre-atlantique ont le choix entre un vaste programme de constructions immobilières, la vente d'armes et une guerre. Cette fois-ci, le choix s'est porté sur une guerre afin de mettre la main sur les réserves pétrolières irakiennes.

    Déjà pour la seconde guerre mondiale, les GI ne sont intervenus que très (trop) tard pour une raison simple, soulevé par Jacques Attali : les voix maritimes utilisées pour l'approvisionnement des Etats-Unis en or noir commençaient à être gênées et le pétrole connaissaient des ruptures de stocks.

    Pour l'Irak, les raisons sont différentes mais le résultat est le même : assurer la continuité du service, si j'ose dire. Rappelez-vous lorsque les Américains sont arrivés à Bagdad : leur seul préoccupation a été de protéger immédiatement les puits de pétrole pour éviter les sabotages. Pendant ce temps, le musée de la ville qui regorgeait de trésors historiques a été pillé à la vue de tous sans que personne n'intervienne.

    Nos histoires sont juchées de périodes de paix et de périodes de guerres. Etudiez toutes les guerres survenues depuis des siècles et vous pourrez les classer en deux catégories : les guerres de religion et les guerres de l'énergie. C'est mon avis personnel et je le partage mais je crois qu'il n'existe que ces deux raisons d'aller chercher des noises à son voisin.

    Heureusement que les raisons de faire la paix sont plus nombreuses.

  • USA 2008 : Le sort des soldats dans les urnes

    On apprend aujourd'hui que la guerre a déjà coûté trois mille milliards de dollars aux Etats-Unis depuis le 20 mars 2003, date de la première invasion et des bombardements sur Bagdad. Ce chiffre invraisemblable donne le vertige mais il montre comment la décision d'un seul homme peut engendrer de dégâts. Cet homme qui vient dans sa dernière intervention de se gargariser de ces exploits. Mais ce montant ne doit pas masquer les pertes humaines, plus importantes aux yeux d'un humaniste que d'un économiste. Certes, un dictateur a été neutralisé mais le bilan est catastrophique : pertes humaines, dégâts matériels, insécurité permanente. Les Irakiens sont libres, mais libres de survivre dans un bazar sans nom. L'issue de cette guerre semble inexistante. Les Etats-Unis n'en verront peut-être jamais la fin.

    Alors, tout espoir d'en finir dépendra des élections présidentielles outre-Atlantique. Un poids repose sur les Américains et déjà 64 % d'entre eux déclarent que cette guerre n'en valait pas la peine, comme les Européens le disaient déjà il y a cinq ans. Mais nos amis ont préféré n'en faire qu'à leur tête et croyaient encore une fois prouver leur puissance, jouer les policiers du monde et sauver leurs ressources pétrolières qu'ils ont tant besoin pour faire rouler leurs grosses voitures et faire fonctionner leurs industries. Maintenant, l'opinion publique a changé, la fibre environnementale s'est réveillée et de voir ces cercueils revenir les ont quelque peu tourneboulés. Les Américains sont fatigués et en ont marre. Alors deux questions se posent durant cette campagne électorale. Le prochain président va-t-il mettre un terme à ce gâchis ? Faut-il faire revenir les soldats ?

    Si l'on réfléchit en humaniste, la question ne se pose pas. L'armée doit rentrer et il est temps de laisser le gouvernement irakien en place gérer le pays de façon autonome. Mais si l'on se place du côté des politiques, les facteurs économiques et de fierté pèsent dans la balance. En étant sur place, le gouvernement a l'œil sur les réserves de pétrole. Rappelez-vous lors de la première invasion : le seul ministère à n'avoir pas été bombardé et pris en main par les soldats était celui qui était le ministère du pétrole. Par contre, le musée principal de Bagdad a été abandonné et pillé dans l'indifférence générale. L'autre critère est qu'un retrait de l'armée pourrait être un aveu de faiblesse et d'échec. Or, les Américains ont cette espèce de fierté viscérale qui les caractérise tant : patriotisme à toutes les sauces, sentiment d'être les plus forts.

    La main est donc dans le camp des électeurs. Les candidats doivent être fin dans leur stratégie électorale et prendre en compte cette opinion générale de "ras le bol". Ce serait pour lui ou elle l'occasion de se démarquer du président actuel. Il faut connaître ses limites et reconnaître ses erreurs : c'est un pas vers la respectabilité.

  • USA 2008 : Hillary le bulldozer

    Alors que Barack Obama a l'air de plaire aux Français, Hillary Clinton semble plutôt faire peur même si elle peut parfois fasciner. Elle est pourtant un challenger sérieux et les Démocrates ont l'air d'hésiter entre les deux. Le super Mardi sera peut-être décisif.

    Hillary, comme vous l'aurez remarqué, est une femme et c'est une différence qu'elle ne se gêne pas à mettre en avant dans ses déclarations. Une femme candidate n'est pas sans nous rappeler notre histoire récente. On ne peut d'ailleurs pas s'empêcher de comparer et de projeter ce que l'on a vécu ici. Une femme qui n'a peur de rien et qui affronte les meetings et les attaques du camp adverse avec détermination et force. Mais il ne suffit pas d'être différent physiquement pour gagner, à l'instar de Obama qui joue sur sa différence culturelle et ethnique. Il faut démontrer par a + b que l'on est la personne idéale pour ce poste.

    Cette femme fait peur, je pense, parce qu'elle fait preuve de beaucoup d'ambition. C'est le tempérament américain vous me direz, mais on a tendance à plus le remarquer chez une femme. Quand on étudie son parcours, on observe que les différentes étapes ont toujours été marquées par une ambition qui nargue, voire même une ambition insolente. Son parcours universitaire sans faille, son soutient indéfectible à son mari tout au long de sa carrière d'homme politique. Elle a su se mettre en retrait et suspendre son ambition personnelle pour mieux préparer son retour sur le devant de la scène, lorsque son mari lui rendra à son tour la pareille après sa "retraite". Elle donne l'image d'un éléphant qui écrase tout sur son passage sans ménagement. Elle n'est pas du genre à faire des cadeaux. Sauf, peut-être à son mari à qui elle est prête à tout pardonner pour justement servir cette ambition qui l'anime.

    Par contre, ce qui pourrait l'aider en France mais qui est sans conteste un frein à un engouement plein et entier aux Etats-Unis est le fait qu'elle est l'épouse d'un ancien président, et donc ancienne première dame. Les Français gardent de bons souvenirs de Bill. Les Américains n'ont cependant jamais jusqu'à présent fait élire une personne proche du président sortant ou ayant travaillé avec le président sortant : de nombreux anciens vice-présidents se sont cassés les dents. Alors, va-t-elle rompre cette malédiction ?

    Ceci étant dit, tout ce remue-ménage n'est que l'étape des primaires, même si tout ce spectacle donne l'impression d'une vraie élection. Justement, cette élection américaine bien particulière ou la majorité des voix n'est pas une garantie pour emporter l'investiture ni le pour accéder au bureau ovale. On se souvient des comptages successifs des voix en Floride pour départager Bush et Gore : un comptage douteux et invraisemblable. La démocratie semble bien fragile parfois.

    Alors, bien malin celui qui peut prédire le résultat final.

  • Le monde économique sur les nerfs… de la guerre

    Alors que Carla Bruni vante les mérites d'une voiture italienne garantie 5 ans (jusqu'en 2012 donc), Nicolas Sarkozy baisse dans l'opinion, les bourses chutent, on célèbre les obsèques de Carlos et l'anorexie fait des ravages dans la mode. Que retenir de l'actualité ?

    Gardons notre calme ! La situation est grave mais pas désespérée. Les places boursières ont déjà connu par le passé des mini-crises de ce genre. Mais, elles ont su se relever et reprendre une activité normale et les gros actionnaires récupérer leur perte. Les systèmes en place et les mécaniques utilisées dans ce domaine sont bien huilés. Des spécialistes l'ont déjà expliqué : un krach comme en 1929 n'est plus pensable aujourd'hui. Ces sautes d'humeur financières sont facilement compréhensibles. Les bourses sont fragiles et les golden boys ont le cœur fragile. Ce genre de réaction est normal. La dernière remonte à 2001, après les attentats.

    D'abord, il y a les annonces de George W. Bush d'un plan de 140 milliards pour relancer l'économie américaine, à l'agonie avec cette guerre en Irak qui n'en finit plus. Ensuite, il y a la crise immobilière qui frappe ce même pays. Les investisseurs sont convaincus que celle-ci va provoquer une récession. Enfin, les banques prévoient des pertes et le géant de l'assurance Ambac (inconnu au bataillon) est en difficulté. Les bourses sont tellement sensibles que l'on a pu observer par le passé des baisses lors de l'annonce du résultat de l'élection présidentielle ou lorsqu'un président avait une mauvaise santé. Et puis, il ne faut pas oublier qu'il y a peu, ces mêmes marchés connaissaient des hausses et une santé insolente. C'est un retour de bâton : les courbes financières ressemblent toujours un des montagnes russes, ça monte et ça descend, ça remonte et ça redescend, etc.

    Que faire ? Il faut patienter et ne pas se précipiter dans une vente de ses titres. Ce serait pure perte. Il est trop tard, il aurait fallu anticiper cette crise pour vendre. Si cette situation perdure, les premières conséquences seraient que les banques soient plus dures sur les crédits. Mais pour l'heure, la suite des évènements ne peut être que des hypothèses.

    Non, il vaut mieux se préoccuper du pouvoir d'achat des Français et des franchises sélectives qui planent sur nos têtes. La précarité et la multiplication des travailleurs pauvres sont beaucoup plus inquiétantes. Alors, on nous propose de travailler plus et on va nous annoncer un super plan banlieue.

    Dormez tranquille, les dirigeants de la planète veillent.

  • USA 2008 : un changement vital

    Est-ce moi ou ai-je l'impression bizarre que ces primaires aux élections américaines passionnent moins ? A moins que ce ne soit le fait d'une médiatisation modérée. Quoi qu'il en soit, les Démocrates font plus parler d'eux que les Républicains. Ces primaires à la sauce de l'oncle Sam donnent l'impression de véritables élections alors que ce ne sont que des cuisines internes aux partis. Tout ça pour ne sortir qu'à la fin deux candidats au trône suprême. Vision de la démocratie à l'américaine où le multipartisme est synonyme de bipôle, un peu comme en France où se dégage deux grosses tendances mais au moins on fait semblant de nous donner le choix avec une multitude de candidats plus ou moins folkloriques.

    Par contre, ce qui est universel sur cette bonne vieille terre, ce sont les arguments avancés par chacun pour gagner des voix : le changement. Ca y'est, le gros mot est lancé. Tous veulent incarner le changement et la rupture. Hillary Clinton joue le changement sur la carte d'une présidence plus humaine et Barack Obama appelle directement ses électeurs avec un "nous pouvons" à une nouvelle vision des choses. Côté Républicain c'est un peu plus flou pour moi. Pas ou peu d'articles, pas ou peu de reportages. Il faut avouer que les candidats de ce côté ci n'ont pas le même côte. Il reste cependant que le candidat qui en ressortira sera l'adversaire d'une Hillary larmoyante à souhait ou d'un Barack électrisant.

    Je ne sais pas qui l'emportera et j'ajoute que c'est normal vu que nous ne sommes pas très impliqués. Vu de notre vieux continent, nous ne pouvons qu'émettre des sentiments et des impressions. Alors je dirais que je ressens mal le changement côté Clinton vu le passé politique de cette dame, ancienne première dame du pays et sénateur de New York. De ma petite lucarne, je verrais mieux Obama incarner ce changement. Une nouvelle tête et une nouvelle génération d'hommes et de femmes qui tentent de percer dans le métier.

    Mais, finalement, est-ce qu'après un Bush aussi mal vu, un président aussi incompétent qu'antipathique, n'importe quel candidat n'incarnerait pas le changement tant attendu ? Je ne pense pas me tromper en affirmant que la population dans son ensemble souhaite ardemment se débarrasser de ce président qui a creusé un peu plus l'écart entre riches et pauvres, qui a endetté à coups de milliards le pays.

    Alors, quel que soit le résultat des urnes, le départ de ce Bush écervelé et va-t-en-guerre sera l'occasion de tourner une nouvelle page et d'insuffler à ce pays une vraie bouffée d'oxygène et en fin de compte un nouvel espoir.

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