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tf1 - Page 2

  • Une télé bien allumée

    On reproche à la télévision de ne pas faire preuve de créativité et d'innovation en période estivale. On nous sert chaque année des rediffusions ou des best of. Mis à part quelques directs, des jeux ou des séries d'été qui n'apportent pas véritablement de renouveau dans le genre, l'été manque de fraîcheur dans le petit écran. Il y a cependant un domaine qui tend à casser les habitudes, c'est le journal télévisé. Aux 13h, aux 20h ou à d'autres horaires d'info, on peut voir et apprécier des remplacements opérés sur ces fauteuils tant convoités mais ô combien éjectables. L'année 2008 a été particulièrement animée à ce niveau. Cela avait déjà commencé avec l'éjection surprise, sans tact et sans respect de notre PPDA national, remplacé par la charmante mais ambitieuse Laurence Ferrari. En attendant son arrivée le lundi 25 août, des têtes nouvelles ou à redécouvrir ont fait leur apparition.

     

    Sur la Une, Julien Arnaud, joker de Claire Chazal. Habitué à être remplaçant du remplaçant, ce journaliste de LCI a avancé d'un cran et ainsi pu montrer de quoi il est capable. Même topo pour Sophie le Saint au 13h de France 2, en lieu et place d'Elise Lucet. Coutumière du journal de Télématin, l'obligeant à se lever à 3h30 du matin, elle n'a pas manqué de tenter sa chance et menacer Marie Drucker qui fera sa rentrée au 20h de la Deux ce lundi 25 août. Menacée aussi, Françoise Laborde, déléguée syndicale, a cependant l'intention de ne pas se laisser faire et a même l'intention, si cela s'avérait nécessaire, de menacer la chaîne d'une action en justice pour conserver sa place de joker attitré, voire même d'y rester une bonne fois pour toute.

     

    Car derrière, ça se bouscule, et ceux qui ont été écartés il y a quelques temps, comme Laurence Piquet, compte bien défendre leur bifteck pour revenir sur le devant de la scène. Présenter une émission de culture ou autre sur une chaîne du groupe, c'est bien joli mais c'est plus intimiste et ça ne sert pas son ego de vedette. C'est, je pense, plutôt vécu comme un placard déguisé que comme un test d'aptitude.

     

    Sur la Trois, on a pu découvrir avec enchantement Marlène Blin, débauchée de France 3 Limousin. Cela a du lui faire tout drôle d'être contactée par Paul Nahon. Elle déclare d'ailleurs que "quand on présente en région, on n'a pas l'impression que les gens de Paris nous regardent". Sa surprise a donc du être d'autant plus grande. Elle a eu bien raison de saisir l'opportunité offerte. Il ne faut pas oublier que Louis Laforge venait de France 3 Lyon avant de présenter le 19/20 puis maintenant Des racines et des ailes. Tout est donc possible pour Marlène Blin. Et puis, elle a intérêt à assurer ses arrières vu le projet de casse du service public en région qui se prépare.

     

    On ne se doute pas un instant l'ambiance et les tensions qui règnent derrière ces belles images et ces beaux sourires de présentateurs qui semblent détendus (quoique, avec un "putain" lancé par Françoise Laborde, on peut le deviner). Les pillages des Vikings à côté c'est un remake des Bisounours.

     

    A vous Cognacq-Jay !

  • Lettre à PPDA

    Patrick (vous permettez que je vous appelle Patrick ?),

    Depuis plus de 20 ans au journal télévisé de la première chaîne, vous faites partie du paysage audiovisuel français incontestablement. Je dirais même que vous faite partie du cercle fermé des piliers de la télévision. Une vraie vedette. Souvent en photos dans les magazines, tous les ans à Roland Garros, très sportif, vous participez aussi à des œuvres caritatives et vous êtes un écrivain reconnu. Pour couronner le tout, vous êtes la raison pour laquelle les infos de la Une réunissent près de dix millions de téléspectateurs quotidiennement (à un ou deux près, on va pas chipoter à ce niveau), ce qui démontre que vous inspirez confiance et crédibilité.

    Mais voilà, vous savez certainement combien le monde de la télé est cruel. Pour vous remercier de votre loyauté et de votre professionnalisme, votre employeur vous jette sans ménagement de votre fauteuil d'un simple SMS couperet. La reconnaissance n'est décidemment pas de mise dans l'audiovisuel et vous en faites les frais. Oh ! Surtout n'en veuillez pas à Laurence, on ne peut pas lui reprocher de tenter sa chance. Elle prend ce qu'on lui donne. Vous savez combien il est difficile d'occuper ce fauteuil à la fois le plus craint et le plus convoité du petit écran. Beaucoup s'y sont cassé les dents et très peu y ont acquis leurs lettres de noblesse. Ne vous trompez pas d'ennemis. Je ne suis pas inquiet pour votre avenir. Nous vous verrons encore longtemps dans la petite lucarne, vous retomberez sur vos pattes, et peut-être vous verra-t-on sur le grand écran ?

    A tchao bonsoir !

  • Téléspectateur recherche présentateur désespérément

    La grande nouvelle du jour ce n'est pas le match des Français à l'Euro 2008 qui passionnent que les passionnés de ce sport monopolisant, mais plutôt le pavé jeté en plein milieu du paysage audiovisuel français (le plouf dans le paf) avec l'annonce du départ forcé de Patrick Poivre-d'Arvor du 20h de TF1. Forcé, parce que je doute que notre Patrick national ait vraiment eu le choix. C'est quand même encore le journal télévisé le plus regardé de France mais aussi le plus convoité.

    Cette annonce donne le départ du mercato annuel des chaises musicales du petit écran mais donne une nouvelle fois un signe que le bateau "1ère chaîne" connaît quelques tangages. Avec un nombre d'incompatibilités d'humeur invraisemblables depuis quelques mois et depuis l'arrivée du nouveau dirigeant de la chaîne, la tour ronde du quai du Point du jour vacille. Cela confirme aussi que les animateurs, présentateurs et responsables de la Une ne sont que des pions sur un échiquier politisé. Car les hauts responsables du groupe ne supportent pas la perte de parts de marché enregistrée depuis quelques mois au profit des autres chaînes et au profit du câble et du satellite. Même avec les solutions apportées par le premier supporter de TF1 placé au plus haut sommet de l'Etat, il y a péril en la demeure.

    Soyons clairs. Les programmes de la Une sont depuis un moment essoufflés, sans grande nouveauté et racoleurs. J'entends par "racoleurs" le fait que l'on nous propose des séries policières à foison, des films populaires, seulement dans le but de ravir des téléspectateurs aux concurrents mais sans aucun intérêt pour ceux qui proposent leur cerveau aux publicitaires. Même les émissions de jeux n'y trouvent plus leur place. Alors que les autres média essayent de diversifier les émissions, des émissions parfois audacieuses car pas forcément évidentes pour rassembler un large public. Mais, petit à petit, l'oiseau fait son nid.

    On nous annonce Laurence Ferrari. Partie il y a deux ans sur la chaîne cryptée, remerciée gentiment par la Une, magnifique dans son rôle de bulldozer, elle avait fait son petit bonhomme de chemin sur Canal. Il me semble qu'elle y avait trouvé sa place et que son émission est plutôt bien perçue. En outre, elle avait assurée son nouvel employeur qu'elle ne le quitterait pas. Mais voilà, comment résister aux sirènes du poste le plus redouté, le plus envié et le plus éjectable ? Un poste qui vous assure prospérité et postérité. Laurence, n'es-tu pas heureuse chez tes nouveaux amis ? Au-delà de ça, n'y aurait-il pas une crise des vocations du petit écran ? Tous les ans, on nous annonce des départs et des arrivés plus ou moins loufoques. Tous les ans, c'est à celui qui fera monter le plus les enchères. Et au final ? Ben au final, le téléspectateur s'y perd un peu et ne sait plus où est son animateur préféré et du coup zappe de chaîne en chaîne pour le chercher ! Alors, la ménagère de moins de cinquante ans passe sa soirée à scanner les 400 chaînes auxquelles elle est abonnée dans le but ultime d'y apercevoir son idole.

    Bref, quelque soit le côté où on est placé, dans le groupe TF1, on y va par faim, sur France Télévisions on y va par envie, dans le groupe Canal+ on y va par dépit, dans le groupe M6 on y va par défi et ailleurs on y va par égarement.

    Dernière minute : Virginie Efira est en discussion avec Canal+

  • La Une passe en deux

    Tout a commencé avec un livre explosif de deux journalistes de TF1 sur les coulisses et les travers de la chaîne la plus regardée et critiquée du paysage audiovisuel français. Cet ouvrage a fait son effet au point que l'éditeur reçoive des menaces. Climat tendu, soupçon de surveillance du personnel, micros cachés, téléphones sur écoute, pression constante, le personnel de la Une ne connaît pas un cadre de travail agréable et épanouissant. Comment vérifier tout cela ? En même temps, on ne serait pas étonné d'une telle situation exécrable. Les méthodes des dirigeants pour hisser la chaîne à la première place ne sont pas des plus reluisantes : objectifs ambitieux de rentabilité et d'audimat, recours aux appels surtaxés des téléspectateurs, sujets racoleurs, émissions paillettes pour en mettre plein la vue, etc.

    Et puis, voilà que maintenant les parts de marché commencent à se faire grignoter par la concurrence. Téléfilms de France 3, théâtre sur France 2, séries policières sur M6 et la TNT connaissent un succès non négligeable et un rôle de contrepoids face à des émissions qui habituellement font recette. Doit-on s'en réjouir ? Je crois que oui. Il faut que TF1 ne se croie pas à l'abri des échecs et s'assoie définitivement sur une espèce de rente de situation, rien n'est jamais acquis.

    Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Les tarifs des pages publicitaires accusent une baisse début janvier 2008 par rapport à début 2007. Il semblerait que le célèbre Bernard Arnault ne serait plus intéressé par un rachat de la chaîne. Ah ? Parce que Bouygues veut vendre ? L'entreprise de BTP souhaite se débarrasser de ce paquebot audiovisuel ? Il serait intéressant d'en connaître les raisons. Est-ce que à l’instar de Bernard Arnault, Martin Bouygues jugerait la branche télé essoufflée ? Et puis, il y a eu les remaniements de dirigeants. Depuis l'arrivée de Nonce Paolini, des têtes sont tombées : Patrick Le Lay, Etienne Mougeotte, Charles Villeneuve et qui encore ? Même PPDA l'indéboulonnable serait sur la sellette ! C'est dire le séisme qui s'annonce.

    Alors, est-ce que les téléspectateurs sont soudainement pris d'une sorte de morale médiatique en préférant les programmes de qualité ? Mais paradoxalement, la dernière enquête fait ressortir que les Français passent en moyenne 3h30 devant leur petit écran. Quoique ! Cette consommation peut s'expliquer par la multiplication des supports de diffusion qui facilite grandement le visionnage et l'accès aux productions de tout format.

    Au moment où les consciences s'emparent de l'environnement, des pratiques politiques répréhensibles et des passe-droits immobiliers, les créations audiovisuelles dont le seul but est de vendre du temps de cerveau aux annonceurs sont révolues. Les téléspectateurs se réveillent et disent "stop !". J'en suis ravi. Moi qui ne zappe plus sur la Une depuis un certain temps (à part pour le tirage de l'euromillions, et encore quand je ne manque pas la diffusion), je constate enfin que je ne fais plus partie de la minorité de gens qui ne se laissaient plus prendre dans les filets des émissions sans intérêts, des émissions poubelles qui valorisent le superficiel et l'apparence comme seules valeurs dans notre société.

    Sans compter que, suite à l'annonce de la suppression de la publicité sur les services publics, les pages publicitaires vont augmenter en nombre et en temps d'antenne. Le téléspectateur va bientôt se plaindre que ses publicités préférées sont coupées d'émissions de façon intempestive.

    A la Une, à la Deux, à la Trois, quatre, cinq, six, vingt, trente, cinquante, cent, … zappez !

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