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17 mai 2012

Le roi n'est pas mort !

Je suis toujours étonné, presque interloqué, à chaque fois que j'entends que le prince William, fils de Charles et Diana, petit-fils de la reine, est le prochain roi d'Angleterre. C'est enterré bien vite le prince Charles ! Petit rappel sur l'ordre de succession au trône d'Angleterre, je n'y indique que les trois premiers de la liste, la liste complète étant trop longue (presque 5000 noms), et il est peu probable que les suivants aient leur chance d'y arriver.

1. le prince Charles

2. le prince William

3. le prince Harry OU le futur enfant de William

Que remarquez-vous ? Et bien, qu'entre Elizabeth II et le prince William il y a une personne, et non des moindres : le prince Charles ! Personne ne peut bousculer cette règle de succession, ni perturber le protocole. Ce ne sont pas les journalistes qui posent la couronne sur la tête du successeur. Il ne faudrait pas enterrer trop vite le fils de la reine.

Avant que son fils, jeune marié avec Kate Middleton, ne monte sur le trône et ne soit investit sur la chaise du couronnement vieille de 704 ans, il y a quelques obstacles. Il faut d'abord que la reine abdique ou décède. Ce qui n'est pas gagné étant donné la forme qu'elle tient et elle a déjà fait savoir qu'elle tiendra son rôle jusqu'au bout. Une fois cette formalité effectuée, il faut qu'à son tour Charles abdique ou décède, ce qui n'est là aussi pas gagné, étant donné sa forme et je doute qu'il veuille laisser sa place.

Donc la reine n'est pas morte, et le roi non plus. Il faut même envisager que William ne monte jamais sur le trône ou alors à un âge avancé, l'avenir nous le dira !

28 février 2012

Les dessous d'un film passés sous silence

Je ne voudrais pas être rabat-joie ou jouer l'oiseau de mauvaise augure mais il y a quelque chose qui me chiffonne dans cet épisode des Oscars. Très bien, le film avec Jean Dujardin en vedette était nommé dans dix catégories et il a récolté cinq Oscars (dont un pour le costumier américain). Soit. Mais si on analyse bien objectivement la situation, on remarque deux ou trois choses.

- le film a un titre anglais The artist, ce qui vous en conviendrez ne fait pas très français,

- le film a été entièrement tourné à Hollywood, dans les célèbres studios qui ont vu défiler les plus grands acteurs. Il paraîtrait même que la maison et le lit de Bérénice Bejo dans le film ont appartenu à Mary Pickford,

- des acteurs américains font partie de la distribution : John Goodman, James Cromwell, Penelope Ann Miller, Missi Pyle, Beth Grant, Joel Murray, Malcolm McDowell, Ed Lauter, Jen Lilley, Beau Nelson, Ben Kurland, Ken Davitian, Stuart Pankin, etc… En fait, il n'y a que deux acteurs français présents à savoir Jean Dujardin et Bérénice Bejo. Même le costumier et le chien sont américains !

- le film est distribué en France par Warner Bros. France,

- Michel Hazanavicius a la double nationalité franco-américaine,

- l'action du film se situe à Hollywood en 1927 et relate les mésaventures d'un acteur américain de muet,

- les mois qui ont précédé la sortie du film et la cérémonie, l'équipe du film a sillonné les Etats-Unis pour en faire la promotion et pour cirer les bottes aux professionnels du cinéma.

En outre, la plupart de nos amis étatsuniens qui ont visionné le film croient que le film est américain, il y a légèrement tromperie sur la marchandise. Je trouve dommage d'en arriver là. Il est vrai que je n'ai pas vu le film et ce n'est d'ailleurs pas le contenu que je remets en cause mais la manière dont il est vendu. Il est sûrement très bien, sinon il n'aurait pas obtenu autant de prix à travers le monde.

Je n'irai pas le voir car j'évite d'aller voir un film qui a été surmédiatisé. Je ne veux pas donner l'impression d'avoir été influencé par la communication. Il ne suffit pas que deux millions de personnes aient vu un film pour que je m'y précipite.

Bref, tout ça pour dire que le prix a payer pour avoir un oscar est de passer pour un américain. Le cinéma français s'exporte bien... mais au fait que reste-t-il de français dans The artist ?

26 janvier 2012

Je l'aime à mourir

En matière de musique, les reprises sont légion. Malheureusement, peu sont remarquables. C'est ainsi qu'il ne faut pas se priver pour mettre la lumière sur l'une d'elle quand elle est particulièrement réussie. C'est la cas pour Je l'aime à mourir, de Francis Cabrel. Shakira, chanteuse colombienne de talent, a tenté une interprétation de l'un des tubes de 1979 du chanteur français et a franchement soigné sa version multilingue.

Je vous laisse visionner la vidéo ci-dessous si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'écouter Shakira, c'était lors de son concert à Paris (il suffit de cliquer sur le gros triangle dans le coin inférieur gauche de la vidéo).

19 janvier 2012

La recette du succès

Il faut être fier de notre cinéma français. De nouveau, un film français avec des acteurs français réalisé par des français rencontre un succès monstrueux en France. Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy, est le phénomène du moment.

Rendez-vous compte. Avec plus de dix-sept millions d'entrée après plus de deux mois de projection, cette oeuvre cinématographique a dépassé la cultissime Grande vadrouille (17,2 millions), va sans doute dépasser Blanche-neige et les sept nains (18,3 millions) et est en lice pour chatouiller Bienvenue chez les Ch'tis (20,4 millions) voire même Titanic (20,6 millions).

Si l'on analyse d'un peu plus près ces succès commerciaux, que remarque-t-on ? On remarque que le succès est au rendez-vous pour des histoires somme toute banales et fortement empruntes d'imperfections.

Intouchables raconte l'histoire d'une rencontre entre un tétraplégique et un paumé de banlieue. La grande vadrouille, la rencontre involontaire entre un soupe au lait et un idiot. Bienvenue chez les Ch'tis, c'est la rencontre entre un mec qui n'a pas inventé l'eau chaude et un mec qui voit son couple battre de l'aile. Et que dire de Blanche-neige et les sept nains qui raconte la rencontre entre une naïve et des messieurs qui n'ont pas été gâté par la nature. Pour Titanic, on nous expose la vie d'un pauvre et d'une riche mal dans sa peau.

Bref, mettre en lumière des histoires de personnes imparfaites attire les foules et remonterait presque le moral. Parce qu'en fait, ce qui réussit dans ces aventures chancelantes, c'est le basculement de la vie de gens ordinaires dans des destins extraordinaires. Si ces personnages connaissent un retournement de situation invraisemblable en leur faveur, pourquoi est-ce que moi, spectateur, je n'aurais pas droit à une vie meilleure ? Il est vrai que le cinéma doit non seulement distraire mais aussi transporter l'auditoire dans une vision améliorée de l'avenir. Mais aujourd'hui, cela va même au-delà.

Le public réclame aussi sa part de bonheur, de réussite et d'élévation.

31 mars 2011

La potion magique tourne au vinaigre

On croyait la famille de la bande dessinée épargnée par les brouilles et les requins mal intentionnés. On croyait les démêlés judiciaires réservés au Bettencourt ou au Woerth. Finalement, le monde merveilleux et enchanteur de nos héros préférés est entaché par une sombre affaire d'abus de faiblesse, tiens ça me rappelle une histoire pas si ancienne que ça...

La fille d'Uderzo, co-créateur d'Astérix, a porté plainte contre X, soupçonnant l'entourage de son père d'abus de faiblesse. Elle accuse que des personnes gravitant autour de ses parents, toujours en vie, ont profité, abusé et pillé la famille. En rétablissant la vérité de manière juridique, elle espère que son papa de 84 ans et sa maman de 78 ans reposeront les yeux sur elle. Licenciée en 2007 des éditions Albert René auxquelles elle a donné vingt ans de sa vie, elle a vendu ses 40 % de droits sur Astérix à Hachette qui possède maintenant la totalité du titre et de tous les tomes de la série.

Encore une histoire de gros sous, me direz-vous.  Je ne pense pas. Après tout, vous verriez vos propres parents se faire rouler par des gens, ne réagireriez-vous pas ? Si vos parents vous ont élevé, inculqué certaines valeurs, voire même se sont sacrifiés pour vous assurer un avenir, resteriez-vous insensibles ? N'auriez-vous pas envie de les protéger et défendre à votre tour ?

Il s'avère que cela arrive dans une famille ayant engrangé d'énormes ressources, étant rattaché à un nom mondialement connu et lié à l'un des personnages les plus appréciés au monde. Alors, évidemment, on commence à douter du bien-fondé de l'action de Sylvie Uderzo. Certains pourraient juger cette personne aigrie et en colère contre l'éditeur et également pour avoir perdu gros dans son éviction. Et quand bien même, ce serait une partie de la raison de son action, doit-on lui en vouloir ?

Je pense que c'est légitime, quand on vous frappe la joue gauche, vous n'êtes pas obligé de tendre la droite ! Vous allez peut-être me trouver naïf, mais je lui accorde le bénéfice du doute car pour moi, le noyau familiale c'est ce qui nous aide à tenir, nous renforce. La famille c'est important. Et dans ce monde à mille lieues des Bisounours, il est toujours essentiel de pouvoir se raccrocher aux gens qu'on aime, à nos racines, à ceux qui ne nous jugent pas et qui nous aiment comme on est.

Allez Sylvie, pour l'honneur des Gaulois !

07 juin 2010

Je vous le fais à combien de Louis ?

Toute cette agitation autour de l'élection présidentielle de 2012 m'a bizarrement amené à une réflexion sur nos anciens rois de France, particulièrement la série des Louis. Vous le savez, nous nous sommes arrêtés à la saison 16. Louis XVII, mort à 10 ans, est devenu roi en prison et n'a pas eu le titre officiellement avec un sacre religieux comme il était de coutume. Mais, je souhaite revenir avant la Révolution, cette grande révolution française que nous avons tous étudié à l'école, en long, en large et en travers.

Louis XIV, en accédant au trône à 13 ans, a vite serré la vis à toute la Noblesse, à cause d'un mauvais souvenir de Fronde et de complots incessants pendant son enfance, qui l'avaient fortement marqué. Il a mis en place tout un système ingénieux de récompenses et de mises en scène pour occuper ses pires ennemis : les princes et princesses de sang et toutes leurs suites. Car il avait bien compris que le peuple ne se soulève que si un leader s'en détache et les seuls qui avaient un intérêt à se soulever étaient ceux qui espéraient secrètement prendre la place du roi. Puis, lui succédait Louis XV. Ce roi, fut une sorte de transition sur le style de gouverner une cour. Il relâcha un peu la bride. Il mit petit à petit fin aux levers, aux couchers, aux repas théâtralisés qui l'ennuyaient sérieusement. Il préféra à ses séances publiques, une vie à la cour plus intime et libertine. Enfin, arriva le fameux Louis XVI. Ce dernier continua, si je puis dire, l'œuvre de son grand-père, le 16ème du nom, en ne participant plus ou de très loin à la vie de la cour. Tout ce qui l'intéressait se trouvait dans son petit atelier d'horlogerie et de serrurerie. C'était le roi de la bricole, oserais-je dire.

Tout ça pour en venir à la Révolution. Car, si la Révolution s'est produite, c'est parce que des hommes bien placés, eurent le champ libre pour soulever le peuple. Le roi ne se préoccupait plus de son Royaume et donc de son trône. Dans une affaire de régicide comme d'homicide, il faut toujours se demander à qui profite le crime. Il est donc clair, pour moi, que la mort du roi ouvrait un boulevard aux prétendants, notamment à Philippe Egalité, c'est-à-dire Louis-Philippe d'Orléans, descendant en ligne de Louis XIII, qui, je vous le rappelle, a voté pour la mort du roi. Bon, ses plans ont vite tourné en eau de boudin quand il s'est retrouvé sur l'échafaud moins de deux mois après Marie-Antoinette.

J'en viens enfin à ma réflexion : et si Louis XV n'avait pas relâché la pression sur la Noblesse ? Si Louis XVI avait continué les mises en scène et les récompenses sur les membres de la Cour, où en serions-nous aujourd'hui ? Je sais qu'avec des "si" on mettrait Paris en bouteille, mais il n'est pas interdit de se poser la question. En serait-on aujourd'hui à se battre pour être candidat à la Présidentielle ? La grande Histoire est souvent construite avec de petites anecdotes, un "pas grand-chose" peut parfois bouleverser toute une vie, toute une frise historique.

Je n'ai aucunement la nostalgie d'un siècle passé que je n'ai d'ailleurs pas vécu mais je m'interroge simplement.

31 mai 2010

Le salon où l'on cause

Le Chêne, Dialogue & initiative, Génération France, Mouvement Européen-France. Ces noms ne vous disent peut-être pas grand-chose. C'est tout à fait normal. Ce sont des noms de clubs politiques qui réunissent les gens passionnés de politique, c'est-à-dire des élus, des intellectuels ou des philosophes. Ils discutent des heures et des heures pour refaire le monde autour d'un croissant ou d'un toast, tout dépend de l'heure.

Ces clubs politiques me rappellent les salons littéraires du XVIIIème siècle où les artistes, écrivains et philosophes se réunissaient chez les dames de la haute noblesse pour discuter de langue française, de littérature et d'art. Ces salons étaient très prisés au cours du siècle des Lumières mais n'étaient pas accessibles au commun des mortels. Un peu comme aujourd'hui. Cela dit, vu les noms illustres que certains rassemblaient, on ne devait pas être loin de critiquer le pouvoir ou de parler de la condition humaine à l'époque.

Les clubs politiques sont apparus après. Le premier club politique en France est fondé le 30 avril 1789, c'est le club Breton. Dès le début, les clubs politiques ont comme but de discuter et réfléchir à la politique de la France et à dessiner les projets de demain. Alors, au cours de la Révolution puis de la Terreur, les clubs politiques changent de format, se multiplient, deviennent obligatoires, font même l'enjeu de coups bas, sont dissous. Mais ils survivent et de nos jours, de nombreux clubs sont actifs et certains ont même à leur tête des élus, voire même des ministres.

Aujourd'hui, qu'en est-il ? Et bien, les clubs politiques, comme je le disais un peu plus haut, sont toujours en activité et continuent toujours à parler de la France et de la manière d'aborder les grands sujets de société. Il y a, dans l'ordre alphabétique, le club Changer la gauche de François Hollande, Le Chêne, avec Michèle Alliot-Marie, le Club Villepin avec Dominique de Villepin (vous l'auriez deviné), Dialogue & initiative avec Jean-Pierre Raffarin, ou bien Génération France avec Jean-François Copé, le Mouvement Européen-France de Pierre Moscovici, etc...

Alors, on est en droit de se demander si tous ces clubs sont utiles et s'ils font avancer le schmilblik puisqu'ils réunissent des personnes qui, a priori, sont du même bord et donc rarement en désaccord, ou alors pour amuser les média. La plupart de ceux que j'ai cité ont un site Internet et vous pouvez donc vous rendre compte par vous-même de la pertinence de ces clubs. On ne peut pas leur enlever le fait qu'ils discutent des sujets d'actualité, mais dans quel but ? On pourrait penser que quelques uns de ces rassemblements servent de soutien au pouvoir en place. On pourrait penser aussi qu'ils sont un tremplin pour la carrière de leur chef. En tous les cas, les politiques et leurs amis aiment discuter et débattre pendant des heures, ça les occupe, ça occupe leurs membres et les sympathisants, et pendant ce temps...

Quoiqu'il en soit, ces clubs ont gardé l'esprit originel des tout premiers de l'histoire : un regroupement d'hommes et de femmes qui aiment parler politique à longueur de journée et plutôt bien situés socialement. Il est difficile de savoir combien de personnes adhèrent à ces clubs mais étant donné le peu de publicité faite autour de ces associations, on ne peut pas imaginer qu'ils soient des millions, c'est plus intime que ça à mon avis. Tout cela pour dire que ces clubs sont à l'image des amateurs et amoureux de la politique : on se réunit pour discuter, on débat, on se passionne pour des discussions abstraites et sans effet sur le concret.

Car, on est loin des activités des clubs de la Révolution. Le club Breton, par exemple, inquiétait beaucoup la cour et elle y envoyait des espions et à juste titre, pour elle : menaces sur les députés, éloignement des troupes étrangères permettant ainsi la prise de la Bastille, abolition des privilèges. Plus tard, ce club devint le club des Jacobins qui fit chuter Robespierre. Il y eut aussi le club des Girondins ou le club des Cordeliers qui soumis l'idée de déchéance de Louis XVI après sa fuite. Comme ces quelques exemples le démontrent, les club politiques à l'origine avaient du poids et de l'influence sur la politique française et sur sa gouvernance.

Aujourd'hui, les clubs ont perdu leur côté révolutionnaire et s'apparentent plus à des salons littéraires (d'où mon rappel des salons littéraires en début d'article) où l'on discute entre amis.

21 mai 2010

La posthistoire

Il y a des nouvelles qui donnent de l'espoir.

Il y a 221 ans, Georges Washington avait emprunté un livre d'un philosophe suisse et ne l'avait jamais rendu. La bibliothèque, toujours en activité à New York, était attenante au bâtiment du gouvernement de l'époque. Eh bien, le musée de Virginie, Etat où vivait le président, vient de rendre une copie de cet ouvrage afin de réparer l'oubli. Oui, une copie, il est bien dommage que ce ne soit pas l'original, il aurait eu une grande valeur pécuniaire mais aussi symbolique : un livre lu par le premier président américain, pensez donc ! Cela aurait eu "de la gueule". L'amende, qui ne sera jamais payée, s'élève à 300 000 dollars.

Comme quoi, il y a toujours de l'espoir. Ce genre de récit doit nous rappeler que l'histoire est une matière vivante. L'histoire n'est jamais figée, il y a toujours des faits pour la corriger ou l'enrichir. J'ajouterai également que ce genre de récit est là pour garder un lien entre nous et le passé. Un pont existe entre les époques et c'est pour cela aussi que l'on appréhende et prépare toujours mieux l'avenir en se rappelant de ce qui s'est passé auparavant, il y a dix ans comme il y a 200 ans.

En plus, pour la "petite" histoire, ce livre a été emprunté en 1789, année tout aussi historique pour notre hexagone.

L'actualité est de temps en temps ponctuée de sourires de ce genre : lettre qui arrive à son destinataire quelques décennies après, retrouvaille d'un frère ou d'un parent perdu après la guerre, œuvre volée et restituée, etc. Donc, quoiqu'il arrive, gardez cette petite flamme en vous, il peut toujours arrivé de l'inattendu heureux.

08 mars 2010

Sauvages à découvert

Vous le faites depuis toujours et pourtant, vous ne vous êtes jamais posé la question à laquelle vous trouveriez difficilement une réponse du tac au tac. Pourquoi mettez-vous le couteau à droite et la fourchette à gauche ? A cette question, tout le monde répond : "Parce que c'est comme ça qu'il faut faire". Mais pourquoi doit-on faire comme ça ? Si on vous demande de vous jeter dans le fleuve, vous le faites sans réfléchir ?

Quand vous utilisez les deux ustensiles en même temps, vous coupez avec la main droite et approchez le morceau coupé avec la fourchette dans la main gauche. Il est étrange que les droitiers ne soient jamais demandés si c'était normal de les forcer à utiliser l'ustensile dans la main gauche ! Alors, j'ai fait une petite recherche pour comprendre l'origine de cette bizarrerie des arts de la table.

Il faut remonter for loin pour comprendre l'origine. La fourchette est apparue pour la première fois en 1324, à la cour de Charles IV le Bel. Mais au début, son usage est plutôt modéré car elle ne sert qu'à manger certains aliments que l'on ne peut pas prendre avec les doigts comme les poires cuites. Son utilisation prend de l'ampleur à l'époque où les personnes de haut rang portaient d'énormes collerettes ondulées autour du cou, la fameuse "fraise" (époque Médicis).

Et le couteau ? Me direz-vous. Le couteau est apparu bien avant la fourchette, à des époques où les hommes portaient des casques à cornes, violaient les femmes et pillaient leurs voisins. A cette époque, il était pointu et servait à piquer la nourriture pour la porter à la bouche. C'est un ustensile qui servait aussi bien de fourchette que de couteau. Puis, quand est arrivée la fourchette, le bout du couteau s'est progressivement arrondi et la fourchette a pris la fonction qui consiste à piquer les aliments.

Donc, si vous mangez avec le couteau dans la main droite c'est tout simplement parce que vos origines barbares persistent ! Puisque l'usage du couteau se faisait dans la main droite à l'époque, celui-ci est resté de ce côté, et la fourchette, la pauvre, s'est retrouvée dans la main gauche.

Comble de l'esprit tordu qu'est celui de l'être humain, lorsque le convive pose le couteau sur la table, quand il est droitier (ou à la rigueur, gaucher contrarié), il prend tout naturellement la fourchette dans la main droite. J'ai même observé ce phénomène avec des gauchers. Et quand un droitier mange avec des baguettes chinoises, dans quelle main les prend-il ? A droite il me semble ! Cela vous parait-il pratique ? Cela vous parait-il logique ? Je crois que non.

Alors, si vous êtes droitier et pensez être quelqu'un de civilisé, placez votre fourchette dans la main droite et coupez avec la main gauche. Et si vous êtes à la même table qu'une personne qui prend sa fourchette dans la main droite et son couteau dans la main gauche, ne lui dîtes pas "tiens tu manges à l'envers" mais félicitez le plutôt : il a su évoluer et se débarrasser de ces origines ancestrales de malotru.

24 février 2010

Rhabille-toi Ben !

Ben, l'artiste qui écrit en blanc sur des ardoises et qui expose ça comme des toiles de maître, a envahi le musée d'art contemporain de Lyon. J'aime autant Ben que Buren (cf. article sur le musée Picasso), alors je ne m'étendrai pas sur le sujet au risque d'être désagréable. D'ailleurs, il le dit lui-même : "je fais la même chose depuis trente ans !".

Donc, depuis trente ans, des gens s'extasent devant ces écriteaux, que n'importe quel écolier a pu faire sur un tableau noir pour amuser la galerie. Bref, l'art contemporain, c'est du grand n'importe quoi. Je me suis juste amuser à faire pareil ici.

 
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