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Arts et histoire

  • Le roi n'est pas mort !

    Je suis toujours étonné, presque interloqué, à chaque fois que j'entends que le prince William, fils de Charles et Diana, petit-fils de la reine, est le prochain roi d'Angleterre. C'est enterré bien vite le prince Charles ! Petit rappel sur l'ordre de succession au trône d'Angleterre, je n'y indique que les trois premiers de la liste, la liste complète étant trop longue (presque 5000 noms), et il est peu probable que les suivants aient leur chance d'y arriver.

    1. le prince Charles

    2. le prince William

    3. le prince Harry OU le futur enfant de William

    Que remarquez-vous ? Et bien, qu'entre Elizabeth II et le prince William il y a une personne, et non des moindres : le prince Charles ! Personne ne peut bousculer cette règle de succession, ni perturber le protocole. Ce ne sont pas les journalistes qui posent la couronne sur la tête du successeur. Il ne faudrait pas enterrer trop vite le fils de la reine.

    Avant que son fils, jeune marié avec Kate Middleton, ne monte sur le trône et ne soit investit sur la chaise du couronnement vieille de 704 ans, il y a quelques obstacles. Il faut d'abord que la reine abdique ou décède. Ce qui n'est pas gagné étant donné la forme qu'elle tient et elle a déjà fait savoir qu'elle tiendra son rôle jusqu'au bout. Une fois cette formalité effectuée, il faut qu'à son tour Charles abdique ou décède, ce qui n'est là aussi pas gagné, étant donné sa forme et je doute qu'il veuille laisser sa place.

    Donc la reine n'est pas morte, et le roi non plus. Il faut même envisager que William ne monte jamais sur le trône ou alors à un âge avancé, l'avenir nous le dira !

  • Les dessous d'un film passés sous silence

    Je ne voudrais pas être rabat-joie ou jouer l'oiseau de mauvaise augure mais il y a quelque chose qui me chiffonne dans cet épisode des Oscars. Très bien, le film avec Jean Dujardin en vedette était nommé dans dix catégories et il a récolté cinq Oscars (dont un pour le costumier américain). Soit. Mais si on analyse bien objectivement la situation, on remarque deux ou trois choses.

    - le film a un titre anglais The artist, ce qui vous en conviendrez ne fait pas très français,

    - le film a été entièrement tourné à Hollywood, dans les célèbres studios qui ont vu défiler les plus grands acteurs. Il paraîtrait même que la maison et le lit de Bérénice Bejo dans le film ont appartenu à Mary Pickford,

    - des acteurs américains font partie de la distribution : John Goodman, James Cromwell, Penelope Ann Miller, Missi Pyle, Beth Grant, Joel Murray, Malcolm McDowell, Ed Lauter, Jen Lilley, Beau Nelson, Ben Kurland, Ken Davitian, Stuart Pankin, etc… En fait, il n'y a que deux acteurs français présents à savoir Jean Dujardin et Bérénice Bejo. Même le costumier et le chien sont américains !

    - le film est distribué en France par Warner Bros. France,

    - Michel Hazanavicius a la double nationalité franco-américaine,

    - l'action du film se situe à Hollywood en 1927 et relate les mésaventures d'un acteur américain de muet,

    - les mois qui ont précédé la sortie du film et la cérémonie, l'équipe du film a sillonné les Etats-Unis pour en faire la promotion et pour cirer les bottes aux professionnels du cinéma.

    En outre, la plupart de nos amis étatsuniens qui ont visionné le film croient que le film est américain, il y a légèrement tromperie sur la marchandise. Je trouve dommage d'en arriver là. Il est vrai que je n'ai pas vu le film et ce n'est d'ailleurs pas le contenu que je remets en cause mais la manière dont il est vendu. Il est sûrement très bien, sinon il n'aurait pas obtenu autant de prix à travers le monde.

    Je n'irai pas le voir car j'évite d'aller voir un film qui a été surmédiatisé. Je ne veux pas donner l'impression d'avoir été influencé par la communication. Il ne suffit pas que deux millions de personnes aient vu un film pour que je m'y précipite.

    Bref, tout ça pour dire que le prix a payer pour avoir un oscar est de passer pour un américain. Le cinéma français s'exporte bien... mais au fait que reste-t-il de français dans The artist ?

  • Je l'aime à mourir

    En matière de musique, les reprises sont légion. Malheureusement, peu sont remarquables. C'est ainsi qu'il ne faut pas se priver pour mettre la lumière sur l'une d'elle quand elle est particulièrement réussie. C'est la cas pour Je l'aime à mourir, de Francis Cabrel. Shakira, chanteuse colombienne de talent, a tenté une interprétation de l'un des tubes de 1979 du chanteur français et a franchement soigné sa version multilingue.

    Je vous laisse visionner la vidéo ci-dessous si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'écouter Shakira, c'était lors de son concert à Paris (il suffit de cliquer sur le gros triangle dans le coin inférieur gauche de la vidéo).

  • La recette du succès

    Il faut être fier de notre cinéma français. De nouveau, un film français avec des acteurs français réalisé par des français rencontre un succès monstrueux en France. Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy, est le phénomène du moment.

    Rendez-vous compte. Avec plus de dix-sept millions d'entrée après plus de deux mois de projection, cette oeuvre cinématographique a dépassé la cultissime Grande vadrouille (17,2 millions), va sans doute dépasser Blanche-neige et les sept nains (18,3 millions) et est en lice pour chatouiller Bienvenue chez les Ch'tis (20,4 millions) voire même Titanic (20,6 millions).

    Si l'on analyse d'un peu plus près ces succès commerciaux, que remarque-t-on ? On remarque que le succès est au rendez-vous pour des histoires somme toute banales et fortement empruntes d'imperfections.

    Intouchables raconte l'histoire d'une rencontre entre un tétraplégique et un paumé de banlieue. La grande vadrouille, la rencontre involontaire entre un soupe au lait et un idiot. Bienvenue chez les Ch'tis, c'est la rencontre entre un mec qui n'a pas inventé l'eau chaude et un mec qui voit son couple battre de l'aile. Et que dire de Blanche-neige et les sept nains qui raconte la rencontre entre une naïve et des messieurs qui n'ont pas été gâté par la nature. Pour Titanic, on nous expose la vie d'un pauvre et d'une riche mal dans sa peau.

    Bref, mettre en lumière des histoires de personnes imparfaites attire les foules et remonterait presque le moral. Parce qu'en fait, ce qui réussit dans ces aventures chancelantes, c'est le basculement de la vie de gens ordinaires dans des destins extraordinaires. Si ces personnages connaissent un retournement de situation invraisemblable en leur faveur, pourquoi est-ce que moi, spectateur, je n'aurais pas droit à une vie meilleure ? Il est vrai que le cinéma doit non seulement distraire mais aussi transporter l'auditoire dans une vision améliorée de l'avenir. Mais aujourd'hui, cela va même au-delà.

    Le public réclame aussi sa part de bonheur, de réussite et d'élévation.

  • La potion magique tourne au vinaigre

    On croyait la famille de la bande dessinée épargnée par les brouilles et les requins mal intentionnés. On croyait les démêlés judiciaires réservés au Bettencourt ou au Woerth. Finalement, le monde merveilleux et enchanteur de nos héros préférés est entaché par une sombre affaire d'abus de faiblesse, tiens ça me rappelle une histoire pas si ancienne que ça...

    La fille d'Uderzo, co-créateur d'Astérix, a porté plainte contre X, soupçonnant l'entourage de son père d'abus de faiblesse. Elle accuse que des personnes gravitant autour de ses parents, toujours en vie, ont profité, abusé et pillé la famille. En rétablissant la vérité de manière juridique, elle espère que son papa de 84 ans et sa maman de 78 ans reposeront les yeux sur elle. Licenciée en 2007 des éditions Albert René auxquelles elle a donné vingt ans de sa vie, elle a vendu ses 40 % de droits sur Astérix à Hachette qui possède maintenant la totalité du titre et de tous les tomes de la série.

    Encore une histoire de gros sous, me direz-vous.  Je ne pense pas. Après tout, vous verriez vos propres parents se faire rouler par des gens, ne réagireriez-vous pas ? Si vos parents vous ont élevé, inculqué certaines valeurs, voire même se sont sacrifiés pour vous assurer un avenir, resteriez-vous insensibles ? N'auriez-vous pas envie de les protéger et défendre à votre tour ?

    Il s'avère que cela arrive dans une famille ayant engrangé d'énormes ressources, étant rattaché à un nom mondialement connu et lié à l'un des personnages les plus appréciés au monde. Alors, évidemment, on commence à douter du bien-fondé de l'action de Sylvie Uderzo. Certains pourraient juger cette personne aigrie et en colère contre l'éditeur et également pour avoir perdu gros dans son éviction. Et quand bien même, ce serait une partie de la raison de son action, doit-on lui en vouloir ?

    Je pense que c'est légitime, quand on vous frappe la joue gauche, vous n'êtes pas obligé de tendre la droite ! Vous allez peut-être me trouver naïf, mais je lui accorde le bénéfice du doute car pour moi, le noyau familiale c'est ce qui nous aide à tenir, nous renforce. La famille c'est important. Et dans ce monde à mille lieues des Bisounours, il est toujours essentiel de pouvoir se raccrocher aux gens qu'on aime, à nos racines, à ceux qui ne nous jugent pas et qui nous aiment comme on est.

    Allez Sylvie, pour l'honneur des Gaulois !

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