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15 juin 2012

Locavore

J'ai fait des courses et je suis fier d'avoir commencé mes premiers pas de locavore. Il faut dire que l'émission 200 km à la ronde m'a ouvert l'esprit. Mais, je m'interrogeais sur la difficulté de trouver des produits qui font moins de 200 km du producteur au consommateur, surtout quand on est citadin. Et puis, je viens de m'apercevoir qu'à la grande surface où je fais habituellement mes courses, il y a à différents endroits, des rayons ou îlots de produits qui font moins de 80 km pour venir jusqu'à moi ! Je discute avec la dame qui est là pour nous renseigner ou promouvoir les produits et les producteurs. Tout a été cultivé, élevé et produit dans mon département. Dingue. Je me suis dit "chouette", je vais pouvoir contribuer moi aussi à la sauvegarde du tissu économique local, des emplois, des exploitants et de l'environnement. Tout ça dans mon chariot. Alors, j'ai pris des petits pois (encore dans leur cosse), des radis, des tomates, du fromage, des yaourts et du jus de pomme brut de pressage. J'ai même pris du lait Candia produit dans l'Isère. Car j'ai fait attention à l'emballage, le département de production du lait est marqué sur l'étiquette. J'ai bien tout suivi les explications de l'émission de France 5 présentée par Eglantine Eméyé. Bref, je suis content de moi.

08 juin 2012

200 km à la ronde

J'ai été curieux hier soir, une émission de télévision qui vous montre comment vivre et se nourrir avec des produits finis fabriqués à moins de 200 km de chez vous, avec des matières premières nées à moins de 200 km de chez vous.

Alors, les familles acceptent pendant un mois de ne manger que "local" : locavore. On commence par vider leur foyer de tous les produits qui ne respectent pas la règle de base des moins de 200 km. Autant vous dire que pour certain c'est la razzia : placards et frigo presque vides. Les familles sont dépités, tout ce qu'ils aimaient part dans des caisses qui seront restituées à la fin de l'expérience. En outre, le coup vache, l'animatrice leur demande s'ils avaient le choix de garder un seul produit, lequel serait-il ? Certains le sel, d'autres les pâtes... bref, elle enferme ledit produit dans une boite transparente fermée par un cadenas. Quelle cruauté.

Passée la première émotion d'une impression de vide et de pauvreté, on se ressaisit et on part au marché pour chercher de l'alimentaire "local". Qui de la farine, qui des fruits et légumes : chacun tente de reconstituer un garde-manger décent. Surtout qu'au petit-déjeuner ce fut très frugal pour certains. Et puis, en avançant dans l'émission, on commence à nous apprendre quelques recettes et astuces pour obtenir des produits qui mettent habituellement des milliers de kilomètres pour venir jusqu'à nous. Et là, je me pose des questions.

Pour le sel par exemple. Il faut faire bouillir à feu très doux de l'eau de mer jusqu'à ce que l'eau se soit évaporée et qu'il ne reste que le sel au fond de la casserole : la fleur de sel. Autrement dit, non seulement, il faut trouver de l'eau de mer à moins de 200 km (soit 400 l'aller-retour) mais il faut utiliser du gaz ou de l'électricité pendant des heures. Pour faire des pâtes, il faut un kilo de farine produite pas loin, deux oeufs de la région et un peu d'eau. Là où ça devient marrant c'est que vous risquez de ne pas réussir du premier coup, ça colle, ça passe mal dans l'appareil à faire des pâtes donc gaspillage.

L'idéal serait de trouver un commerçant qui fabrique les produits de base : ça créé un emploi et ça vous fait perdre moins de temps, de plus, vous échappez aux contraintes de fabrication. Une fois, j'avais fait du pain, quel souvenir ! C'est long à faire mais c'est encore plus long à faire cuire. Je ne vous dit pas les heures passées à attendre que ça cuise : consommation d'électricité du four anti planète !

Tout cela pour dire que je serais prêt à devenir locavore si en contrepartie je ne gaspillais pas d'énergie inutile et si je ne suis pas obligé de consommer du carburant pour trouver des produits de base. Avec l'organisation du monde et du commerce comme elle est faite aujourd'hui, c'est extrêmement difficile de consommer local dans un esprit de développement durable. Je ne voudrais pas faire de choix. Donc, pour l'instant, je me contente de sélectionner au maximum de l'alimentaire produit ou fabriqué en France, c'est déjà ça.

11 janvier 2010

Neige surprise

Entre le 8 et le 10 janvier, la neige a recouvert ville et campagne de son manteau blanc.

Aperçu…

15 décembre 2009

Idée verte n° 3

La vaisselle est la bête noire de beaucoup d'entre nous. La solution de facilité est donc d'opté pour une machine qui ferait le travail. En plus, on nous dit partout que le lave-vaisselle consomme moins d'eau que le lavage à la main. Je soupçonne les constructeurs d'être derrière tout ça. Le souci est que la machine consomme du courant. Mais bon, là n'est pas l'objet de cet article. Je vous propose une méthode de lavage à la main qui consomme moins que ce que vous consommiez jusqu'à présent avec une vaisselle manuelle. J'appelle ça le lavage à sec.

L'idée verte est donc de faire une vaisselle peu consommatrice d'eau. Le postulat de départ est d'avoir en tête que ce n'est pas l'eau qui lave mais le liquide vaisselle, le savon. A partir de là, on comprend mieux pourquoi il faut privilégier la qualité plutôt que la quantité.
- Posez le bouchon de l'évier de rinçage mais pas celui de lavage, et ne remplissez pas les éviers.
- Dans l'évier de lavage, lavez votre vaisselle en mouillant légèrement les objets à laver puis en frottant avec l'éponge préalablement remplie de savon.
- Commencez par les articles les moins gras.
- Rincez les articles dans l'évier de rinçage avec un mince filet d'eau, l'évier va se remplir petit à petit.
- Essuyer ou poser les articles lavés mais laissez par contre les cuillères, les fourchettes et les couteaux dans l'évier de rinçage.
- Quand vous avez tout lavé, l'évier de rinçage est rempli d'eau, il ne vous reste plus qu'à récupérer les couverts laissés dedans (qui se sont rincés tout seul) pour les essuyer ou les poser à sécher.

Attention, rappelez-vous de ne pas faire couler l'eau du robinet avec force, ne travailler qu'avec un filet d'eau. Il n'est pas nécessaire de faire couler trois litres d'eau pour mouiller ou rincer à chaque fois. Ainsi faite, vous constaterez qu'avec moins d'eau la vaisselle est quand même propre.

07 décembre 2009

Idée verte n° 2

Ce n'est pas encore le moment mais il faut y penser dès maintenant : ne jetez plus rien !

L'idée verte est de décorer le sapin et le logement avec des produits recyclables ou déjà en votre possession : ampoules usagées, bouteilles de lait peintes, playmobils, carton, pots de yaourt, etc...
- Cela évitera d'acheter de nouvelles décorations fabriquées en Asie qui ont généré de la pollution pour leur transport jusqu'à nous.
- Cela permet de personnaliser votre intérieur à votre convenance.
- Cela ne vous coûte rien car c'est du déchet.
- Cela permet également de ne pas courir de droite à gauche avec votre voiture.

Cerise sur le gâteau, bien peint et bien illuminé, cela sera du meilleur effet.

30 novembre 2009

Idée verte n° 1

A l'approche de la fin d'année, on s'emballe et on se précipite chez les commerçants.

L'idée verte est d'emballer vos paquets dans des papiers journaux au lieu d'en acheter du tout neuf.
- Cela évitera de gaspiller du papier qui partira forcément à la poubelle, déchiré sauvagement (ce qui peut faire mal au cœur quand on sait le temps que l'on peut y passer dessus pour que ça soit bien fait).
- Cela permet de réutiliser du papier qui de toute façon était destiné à la poubelle de tri.
- Cela ne vous coûte rien car au mieux vous utilisez les journaux gratuits de tout type, au pire vous utilisez celui que vous achetez ou celui auquel vous êtes abonné et que vous gardez quelques jours dans un coin, à coté de la cheminée ou de la porte d'entrée ou vers la télé (si si, je le sais, vous faites ça j'en suis sûr).
- Cela permet aussi d'informer ceux qui avaient loupé une nouvelle.

Cerise sur le gâteau, ce papier fait très stylé et est original.

608 lecteurs

16 novembre 2009

Sapin vert

Vous vous demandez cette année comment vous pourriez contribuer à cet élan écologique qui nous prend soudainement dans nos pays dits civilisés mais vous ne savez pas par où commencer. Eh bien, justement, la fin de l'année et les fêtes de fin d'année en particulier sont une bonne occasion de surfer sur la vague verdoyante qui vient rafraîchir nos habitudes de consommations à outrance. A commencer par les décorations.

Nul doute que cette année encore, les commerces vont nous proposer, et nous proposent déjà, de nombreux articles à poser, à suspendre, à coller, rouges, verts, lumineux et argentés. Mais, avez-vous vraiment besoin de nouvelles décorations qui foisonnent déjà dans les cartons rangés au fond du garage ou de la cave. Avez-vous pensé aux poubelles et aux produits recyclables ? Non ?! C'est donc le moment de vous y mettre. Pourquoi ne pas, par exemple, suspendre les ampoules usagées dans le sapin, en guise de boules de Noël ? Et pendant que vous y êtes, dessinez y dessus des motifs de fêtes et le tour est joué. Pourquoi ne pas peindre les bouteilles de lait vides en rouge ou en argent, placer une ampoule décorée dans le goulot ? Pourquoi ne pas fabriquer une crèche avec des emballages carton, un peu de paille ou de mousse, des Playmobils ou autres personnages qui peuplent les chambres de vos enfants à l'intérieur et attendre la naissance du divin enfant ? Il est simple de trouver des idées rien qu'en regardant les déchets ou même en fouillant chez vous.

N'oubliez pas que l'important c'est l'ambiance et non pas l'apparence. Pour donner un air de fête, il suffit juste d'un peu de couleur, de brillance et de choses qui pendent. L'important c'est l'esprit de la fête.

Un autre souci qui vous stresse actuellement c'est "qu'est-ce que je vais lui offrir ?". Là aussi, ayez le geste bon pour l'environnement. Il n'est point question ici de faire les poubelles jaunes ou bleues, mais bien de réfléchir en citoyen. Vous savez, et je n'en doute pas, que la plupart de nos jouets sont fabriqués en Asie, et donc qu'il faut des matières premières gourmandes et de l'énergie pour les acheminer jusqu'à chez nous. Privilégiez alors ce qui est fabriqué en Europe, voire même en France. Car il y a encore des entreprises qui fabriquent en France des jouets, mais aussi qui impriment des livres. Et justement, les livres ont plusieurs avantages : moins d'énergie à fabriquer et à transporter, moins ou pas de plastique, pas d'encombrement et surtout pas de piles. A l'instar des livres, et pour généraliser, emballez des articles peu encombrants, sans piles ou autre transformateur et sans plastique.

Vous allez me dire "il est marrant lui, mais ça restreint fortement les choix". Oui, ça élimine beaucoup mais je ne vous oblige pas non plus ! C'est vous qui voyez. Je donne des idées, des axes, des orientations, après vous faites ce que vous voulez, vous êtes grands, majeurs et vaccinés (enfin peut-être pas pour la grippe A). Mais, qu'est-ce qui est le plus important : les dix kilos de papier cadeau dans la poubelle, les cartons de décoration qui s'entassent, les jouets que le petit n'utilise plus au bout de trois jours, ou alors de se retrouver en famille ou avec des amis, à passer un bon moment, vider sa tête des soucis du quotidien ? Mais si le petit veut absolument la cuisine équipée, faites les brocantes, les vide greniers, les magasins de trocs voire même les centres Emmaüs, vous pourriez être étonnés de ce que vous pouvez y trouver ! Et encore, je ne vous parle pas des repas qui ne sont pas tout blancs ! Les poissons, les gibiers exotiques et autre bûche glacée suremballée…

Il me semble qu'il ne faut pas louper les occasions de bien faire, même à petites doses, progressivement. Car, c'est toute l'année que nous pouvons avoir le geste utile, il ne faut pas attendre les jours fériés pour ça. Allez, passez de bonnes fêtes quand même et quoi que vous trouverez sous votre sapin, gardez le sourire.

13 juillet 2009

Télétravail, téléjetable ?

Le télétravail est-il inéluctable ? Alors que des pays européens ont franchi le pas depuis plusieurs années, notamment en Scandinavie, la France peine à garder ses salariés chez eux. Enfin, ce serait peut-être plus juste de dire que ce sont les employeurs qui ont du mal à inciter leurs collaborateurs à travailler à domicile. Le concept a pourtant de nombreux atouts. Moins de bureaux à occuper, moins de déplacements, garder ses enfants en cas de grèves, plus besoin de descendre pour fumer, etc. Les entreprises y verraient un intérêt économique substantiel en matière de location, de primes de transports ou d'impôts locaux.

Mais le grenelle de l'environnement est passé par là et devrait accélérer le retard pris dans l'hexagone. Le ministère a même pris des mesures pour inciter petit à petit les entreprises à préférer ce mode de fonctionnement. Car, mine de rien, des millions de salariés chez eux c'est moins de temps de transport quotidien et donc moins de pollution. Car même si le transport en commun a du succès, il n'en reste pas moins qu'il y a encore beaucoup de voitures occupées par une seule personne et que les déplacements en heure de pointe c'est la galère.

Comme je l'ai dit précédemment, les entreprises y trouveraient leur compte, notamment en matière d'immobilier. Si moins de personnes ont à se déplacer, il y a donc moins de locaux professionnels à occuper et donc moins de loyer ou de taxes foncières à s'acquitter. Nous pourrions extrapoler sur la construction de bureaux. Au lieu de construire toujours et encore des immeubles ou des tours entières de bureaux, les promoteurs pourraient glisser vers la construction de logements, qui manquent cruellement encore sur notre territoire. Les communes pourraient ainsi atteindre leur quota de logements sociaux par la même occasion.

Finalement, tout le monde y trouverait un avantage. Mais, comme tout bouleversement, cela ne pourra pas se faire soudainement. C'est pour cela que le gouvernement pourrait proposer de pratiquer le télétravail, par exemple, un jour par semaine pour commencer. Petit à petit, il faut habituer les forces vives de la Nation à ce mode écologique et économique du travail pour arriver à le pratiquer tous les jours ou presque. Vous allez me dire "et pour les réunions ?". Eh bien, je vous répondrais qu'avec les technologies du XXIème siècle, rien ne s'y oppose : visioconférence, téléconférence, cyberconférence. Il existe toute une panoplie d'outils.

Alors, qu'est-ce qui nous retient ? La peur d'être loin de ses collègues et de son chef bien aimé qui nous stresse ? "Loin des yeux, loin du cœur" comme on le dit si souvent. Et pour les pots d'arrivées ou de départs, les anniversaires, les fêtes, et j'en passe et des meilleurs, on s'envoie une carte électronique et on boit son petit jus d'orange tout seul dans son coin ? A moins que les salariés, en ces temps de crise, aient peur d'être vite oubliés et de faire partie des vagues de licenciements. La mode du zapping ou du jetable n'a jamais été aussi forte ces derniers mois. Alors, en étant loin de tout, sommes-nous en danger d'oubli ?

Avec le télétravail, les fermetures d'entreprise ne consisteraient plus qu'à un débranchement de câbles téléphoniques tellement facile que même une blonde pourrait le faire rien qu'en se prenant les pieds dans les fils…

06 avril 2009

Retour à l'envoyeur

En pleine étape de développement durable, nous sommes incités à agir en citoyens. Il faut économiser l'énergie, favoriser les transports doux et consommer raisonnablement. Est-ce plus facile à dire qu'à faire ? L'argument bateau qui consiste à dire qu'un particulier ne peut à lui tout seul changer l'avenir de la planète est bien souvent rétorqué mais pas à juste titre. Nous avons mal agi pendant des décennies sans nous concerter, chacun dans notre coin, et maintenant nous en subissons les conséquences. Pourquoi ne pourrions-nous pas agir sur le même principe, chacun dans notre coin, mais de manière plus citoyenne et réfléchie ? La tendance pourra être ainsi inversée.

Prenons le cas du papier gaspillé. Plusieurs fois par mois, nous recevons du courrier inutile dans nos boites aux lettres. Des publicités qui ne nous intéressent pas la plupart du temps et qui finissent directement dans la poubelle, et pas forcément celle réservée au tri. Propositions d'assurance et d'épargne, mutuelles et retraites, offres de crédits, et j'en passe, nous harcèlent sans relâche. Mais si vous ouvrez ce courrier, vous pourrez observer que les expéditeurs donnent le bâton pour se faire battre.

La plupart de ces plis postaux comportent une enveloppe T, c'est-à-dire une enveloppe dont l'affranchissement n'est pas à faire. Cette enveloppe spéciale est marquée d'un gros T en gras dans le coin supérieur droit. C'est le cadeau bonus. Le geste citoyen consiste alors à glisser leur papier, ou celui d'un autre, dans l'enveloppe et de poster le tout. Attention, prenez bien soin d'éviter que vos coordonnées y figurent. Non pas que vous risqueriez des poursuites mais pour éviter que la société puisse savoir à qui ne plus envoyer le courrier. Le but est qu'elle ne l'envoie plus à personne. Ainsi, si nous agissons de la sorte à chaque fois, tous dans notre coin, l'expéditeur aura un tas de courrier inutile à traiter et se trouvera submerger par le papier et le temps perdu.

Un autre point positif est que cela donne en plus du travail aux postiers et sauvera peut-être des emplois vulnérables. Et puis, c'est une question de politesse : quand on vous écrit, il faut répondre, c'est politiquement correct. Le même principe pourrait être appliqué avec les prospectus de magasins. A l'occasion, prenez ces papiers tout beau tout colorés avec vous et glissez les dans la boite aux lettres du magasin. Il y en a toujours une quelque part. Par ce geste, vous dîtes avec un peu d'ironie : "Non merci, je ne suis pas intéressé, je vous les rends pour qu'ils servent à une autre personne, pour ne pas jeter inutilement". Si toutefois, les vigiles vous empêchent de le faire, entrez dans le magasin et déposez les publicités dans un rayon, ce sera plus discret.

Si nous sommes des centaines de mille, voire des millions, à répondre au courrier ou à rapporter les publicités, je pense que le message sera bien senti par les sociétés qui nous les envoient.

Faites en la publicité autour de vous mais oralement !

24 mars 2009

Vous aimez les yaourts ?

Et bien vous allez pouvoir rouler dans les pots ! Après le succès de la Logan, qui ressemble encore à une voiture, le constructeur Tata propose sa Nano, les Indiens en sont baba. C'est la course chez les producteurs de véhicules. Les grosses berlines ne font plus recette ou ont plus de mal à se vendre, alors il faut trouver une alternative. Il faut à tout prix que le consommateur consomme. Smart commence à percer mais ce produit reste extrêmement cher pour ce que c'est. Vendue 1 800 euros en Inde, la Nano n'est équipée que de l'essentiel : un volant et quatre roues. Pour l'Europe, il ne faut pas s'attendre au même bijou de simplicité. Pour répondre aux normes européennes, la voiture va prendre quelques eurokilos. Les équipements de sécurité et quelques équipements électriques de base, voici une Nano qui devient Giga avec malgré tout un prix inférieur à la Logan.

Mais sommes-nous tous condamnés à rouler dans des petites voitures riquiqui ? Les variations du prix du baril de pétrole, les élans de conscience soudaine de nos gouvernants pour l'environnement et les menaces qui pèsent sur notre santé vont finir par nous faire aimer les pots de chambre à roulette. C'est de la même taille, ça a presque la même couleur et il y a une poignée mais ce n'est pas un pot, c'est bien une voiture. La différence c'est que la voiture rejette la merde, elle ne la stocke pas.

Les industrielles sont en train de nous trouver des solutions pour sauver leurs dividendes et en même temps continuer à s'abreuver des puits des émirs. Autant vous dire que les solutions électriques vont connaître le chemin de croix pour venir jusqu'à nous. "Cela coûte cher à produire", "On n'a pas trouvé la pile longue durée", "Il faut développer un réseau de recharge", bref, les Carlos Ghosn et autre Christian Streiff ont encore des arguments pour nous vendre de belles voitures qui ne rejettent que très peu dans l'atmosphère, mais qui rejette. Remarquez, une petite voiture taille Barbie c'est pratique pour se garer ou se faufiler en ville mais dans les terrains escarpés cela devient la randonnée : prévoyez un sac de rangement, comme la tente qui s'ouvre en deux secondes.

Ceci étant dit, nous ne savons pas si ce genre de voiturette aura du succès sur notre continent mais ce qui est sûr c'est que nous vivons un tournant dans nos conceptions et nos visions des choses. Il faut mettre un frein à notre frénésie automobile. La location de vélo et de voiture pour dix ou vingt minutes prend de l'ampleur et c'est peut-être ça qui va concurrencer nos véhicules de demain.

 
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