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Jeux et loisirs

  • Répartition des joueurs

    J'ai fait partie de ces gens qui, à une certaine période, cherchaient une méthode simple pour répartir des joueurs sur des tables de jeu en faisant en sorte que les participants ne croisent pas deux fois les mêmes participants. J'ai trouvé de nombreuses méthodes très scientifiques, voire incompréhensibles. Étant informaticien de formation, je me suis dit qu'il devait bien y avoir une solution informatique à ce problème. Après des jours et des jours de recherche, voici ma méthode.

    Il ne faut pas voir ça comme un "Sudoku" ou un tableau croisé avec plein de cases à remplir mais plutôt comme un "Rubik's Cube", une espèce de jeu de chaises musicales. Après tout, ce ne sont que des cases à remplir.

    Par exemple, nous devons répartir 28 joueurs par table de 4 personnes pour 5 parties. Cela fait donc 7 tables (28 divisés par 4). Pour la 1ère partie, nous obtenons :

    Jeu,table,joueur,composition,répartition

    Ensuite, il suffit de procéder à des décalages à chaque nouvelle partie :

     

    Jeu,table,joueur,composition,répartition

    L'essentiel est de bien veiller à ce qu'à chaque décalage, personne ne croise une autre personne deux fois. Quand le décalage suivant fait sortir du tableau le numéro, il suffit de repartir au début mais dans une position non occupée par le numéro. Exemple, pour le 22, il ne faut pas le remettre sur la 1ère ligne qu'il a déjà occupé, mais sur la 2ème :

    Jeu,table,joueur,composition,répartition

    Vous noterez que le nombre de parties optimal sans que personne ne se croise dépend du nombre de joueurs et de tables.


    Là, vous allez me dire que les joueurs de la 1ère colonne jouent toujours à la même table. Je réponds non : aviez-vous observé que je n'ai pas mis de numéro de table à chaque ligne ? Les numéros de table seront déterminés après la répartition, de façon aléatoire pour chaque partie.


    Et si je veux faire des équipes de 4 joueurs qui ne doivent pas se rencontrer pendant les parties ? Vous aurez également observé que je n'ai pas rempli les numéros en ligne mais en colonne. Il suffit donc d'attribuer aux équipiers des numéros qui se suivent. L'équipe 1 aura par exemple les numéros de joueur 1 à 4. L'équipe 2, les numéros de 5 à 8, etc... Cela dit, le nombre de personnes par équipe dépend aussi du nombre de joueurs.



  • Pour gagner, vous pouvez gratter longtemps

    En ces temps de fêtes, les Français ont tendance à jouer encore plus aux jeux de hasard, et particulièrement aux jeux de grattage qui se font désirer dans ces publicités amusantes et pleines de jeux de mots. Mais il faut bien garder à l'esprit qu'il y a jeu de hasard et jeu de hasard. La Française des Jeux vous fait miroiter des milliers d'euros à empocher rien qu'en grattant ces petits bouts de papier cartonnés et colorés. Vous êtes-vous déjà penchés sur la problématique des probabilités (sans tomber) ?

    Même si la société détenue à 76% par l'Etat redistribue aux gagnants un peu plus de 50% le montant du chiffre d'affaires, il n'en est pas moins que les chances de gagner sont faibles. Prenons quelques exemples. Pour le Black Jack, sur 1.500.00 tickets imprimés pour chaque série, vous avez 100.000 gagnants à 2€, soit 1 chance sur 15 d'avoir 2€ (environ 6% de chance). Dans cette même série, il y a 2 gagnants à 20.000€, soit 1 chance sur 750.000 (environ 0,00013%). Au Millionnaire, vous avez 1.200.000 tickets gagnants à 10€ sur les 12.000.000 que compte la série. Cela fait une chance sur 10 de gagner 10€ (10%). A ce jeu, il y a aussi 1 chance sur 6.000.000 de gagner 1 million d'euros (au grattage, avant la roue), soit 0,00002%. Au Goal, il y a 37.800 tickets gagnants à 1€ sur les 360.000 de la série, soit 21 chances sur 200 de gagner 1€ (environ 10,5%).

    Je vais m'arrêter là pour les exemples, car le but de cette démonstration n'est pas de faire un état des lieux exhaustif des chances de gagner. En fait, tous ces calculs de probabilités ne sont que théoriques. Car tous ces résultats ne sont valables que si, et seulement si, tous les tickets sont vendus dans un seul et même endroit. Or, il n'en est rien. Les tickets de grattage sont répartis sur tout les territoires et départements français et d'outre-mer. Ce qui, vous l'aurez compris, réduit encore plus les chances de gagner, ne serait-ce qu'un ou deux euros.

    Pour illustrer mon propos, faites une expérience. Mettez dans un sac, un jeu de 32 cartes. Vous avez donc 1 chance sur 32 de tirer l'as de cœur. Répartissez maintenant ces 32 cartes dans 4 sacs. En choisissant un sac au hasard, quelle est maintenant la probabilité de tirer ce même as de cœur, étant donné qu'il peut être dans l'un des 4 sacs ? Et bien, avec les jeux de grattage c'est pareil : les cartes sont les tickets de jeu et les sacs les détaillants revendeurs. Et comme la répartition des lots dans notre pays se fait "au hasard", certaines régions ont plus de tickets à 2€ et d'autres en ont plus à 20.000€.

    Vous aurez donc compris que les calculs des probabilités sont vains et trompeurs. Ce qu'il faudrait savoir pour calculer, c'est combien de tickets à 2€ a votre détaillant habituel. Si sur 1.000 tickets, il a 950 perdants et 50 gagnants à 2€ (soit 5% de chances de gagner), vous avez 0% de chances de gagner 20.000€ !

    Ce qui est certain et indiscutable, c'est que 100% des gagnants auront tenté leur chance et 100% des joueurs auront rêvé 5 secondes.

  • La recette du succès

    Il faut être fier de notre cinéma français. De nouveau, un film français avec des acteurs français réalisé par des français rencontre un succès monstrueux en France. Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy, est le phénomène du moment.

    Rendez-vous compte. Avec plus de dix-sept millions d'entrée après plus de deux mois de projection, cette oeuvre cinématographique a dépassé la cultissime Grande vadrouille (17,2 millions), va sans doute dépasser Blanche-neige et les sept nains (18,3 millions) et est en lice pour chatouiller Bienvenue chez les Ch'tis (20,4 millions) voire même Titanic (20,6 millions).

    Si l'on analyse d'un peu plus près ces succès commerciaux, que remarque-t-on ? On remarque que le succès est au rendez-vous pour des histoires somme toute banales et fortement empruntes d'imperfections.

    Intouchables raconte l'histoire d'une rencontre entre un tétraplégique et un paumé de banlieue. La grande vadrouille, la rencontre involontaire entre un soupe au lait et un idiot. Bienvenue chez les Ch'tis, c'est la rencontre entre un mec qui n'a pas inventé l'eau chaude et un mec qui voit son couple battre de l'aile. Et que dire de Blanche-neige et les sept nains qui raconte la rencontre entre une naïve et des messieurs qui n'ont pas été gâté par la nature. Pour Titanic, on nous expose la vie d'un pauvre et d'une riche mal dans sa peau.

    Bref, mettre en lumière des histoires de personnes imparfaites attire les foules et remonterait presque le moral. Parce qu'en fait, ce qui réussit dans ces aventures chancelantes, c'est le basculement de la vie de gens ordinaires dans des destins extraordinaires. Si ces personnages connaissent un retournement de situation invraisemblable en leur faveur, pourquoi est-ce que moi, spectateur, je n'aurais pas droit à une vie meilleure ? Il est vrai que le cinéma doit non seulement distraire mais aussi transporter l'auditoire dans une vision améliorée de l'avenir. Mais aujourd'hui, cela va même au-delà.

    Le public réclame aussi sa part de bonheur, de réussite et d'élévation.

  • Un navire pas que beau

    Avril 1912, un paquebot, fleuron de la perfide Albion, traverse la haute mer en partant de Southampton le 10 avril 1912. Il est 12h15. Vous connaissez la suite, un brouillard épais, un froid de canard, des icebergs, une vitesse élevée. L'équipage n'a pas pu éviter la collision. Puis c'est la panique, le manque de canots, une mauvaise organisation, un bateau qui coule trop vite. Et puis l'orgueil des hommes, trop présomptueux sur un navire qu'ils croyaient à toute épreuve : il ne faut pas donner une mauvaise image des Anglais. Bilan, environ 1.500 morts environ.

    Janvier 2012, le Costa Concordia navigue trop près des côtes et heurte les fonds, le commandant de bord veut respecter une tradition : saluer les habitants de cet endroit. On ne connait pas encore le nombre de victimes, mais une c'est déjà trop.

    Evidemment, la comparaison n'a pas échapper. Comment ne pas relier ces deux naufrages surtout à un siècle d'intervalle. Cela fait presque anniversaire. Les hommes n'auront donc pas tirer des leçons du passé ? Vous allez me dire, oui c'est facile de dire ça de chez soi, assis au chaud sur son canapé. Mais que celui qui ne s'est pas posé de questions me jette la première bouée.

    Le Titanic avait un gros défaut : sa coque et les cales. Une coque pas solide et surtout, une cale compartimentée soit, mais les cloisons me montaient pas jusqu'en haut. Alors, il n'a pas fallut longtemps pour que l'eau inonde tout le bateau. Et là, que voit-on sur toutes les images télévisées ? Un flanc de bateau déchiré comme du papier et une inondation facile en deux coups de cuillères à pot. C'est la première question que je me suis posée : comment peut-on encore fabriquer des paquebots géants avec une coque en carton ?? La roche a complètement fracassé le flanc.

    Le plus inquiétant, c'est que nous fabriquons des navires de croisières de plus en plus gros et de plus en plus haut. Dans un avenir proche, un nouveau bateau pourra transporter plus de 8.000 personnes. Vous imaginez la panique ? Mais à côté de ça, on ne se pose pas la question essentielle : peut-on assurer une sécurité optimale avec autant de monde à bord ? Ben non. A l'heure actuelle, aucun pays n'est capable de sauver tous les passagers à bord. Un échouage ne donnera pas assez de temps pour évacuer le bâtiment. Il faudrait prévoir des dizaines d'hélicoptères pour venir en aide car les canots n'iront pas assez vite à l'eau et ne seraient pas assez remplis.

    Alors, on fait quoi. On compte sur la chance. On prie pour qu'il n'y ait pas de morts pendant que la croisière s'amuse.

  • La potion magique tourne au vinaigre

    On croyait la famille de la bande dessinée épargnée par les brouilles et les requins mal intentionnés. On croyait les démêlés judiciaires réservés au Bettencourt ou au Woerth. Finalement, le monde merveilleux et enchanteur de nos héros préférés est entaché par une sombre affaire d'abus de faiblesse, tiens ça me rappelle une histoire pas si ancienne que ça...

    La fille d'Uderzo, co-créateur d'Astérix, a porté plainte contre X, soupçonnant l'entourage de son père d'abus de faiblesse. Elle accuse que des personnes gravitant autour de ses parents, toujours en vie, ont profité, abusé et pillé la famille. En rétablissant la vérité de manière juridique, elle espère que son papa de 84 ans et sa maman de 78 ans reposeront les yeux sur elle. Licenciée en 2007 des éditions Albert René auxquelles elle a donné vingt ans de sa vie, elle a vendu ses 40 % de droits sur Astérix à Hachette qui possède maintenant la totalité du titre et de tous les tomes de la série.

    Encore une histoire de gros sous, me direz-vous.  Je ne pense pas. Après tout, vous verriez vos propres parents se faire rouler par des gens, ne réagireriez-vous pas ? Si vos parents vous ont élevé, inculqué certaines valeurs, voire même se sont sacrifiés pour vous assurer un avenir, resteriez-vous insensibles ? N'auriez-vous pas envie de les protéger et défendre à votre tour ?

    Il s'avère que cela arrive dans une famille ayant engrangé d'énormes ressources, étant rattaché à un nom mondialement connu et lié à l'un des personnages les plus appréciés au monde. Alors, évidemment, on commence à douter du bien-fondé de l'action de Sylvie Uderzo. Certains pourraient juger cette personne aigrie et en colère contre l'éditeur et également pour avoir perdu gros dans son éviction. Et quand bien même, ce serait une partie de la raison de son action, doit-on lui en vouloir ?

    Je pense que c'est légitime, quand on vous frappe la joue gauche, vous n'êtes pas obligé de tendre la droite ! Vous allez peut-être me trouver naïf, mais je lui accorde le bénéfice du doute car pour moi, le noyau familiale c'est ce qui nous aide à tenir, nous renforce. La famille c'est important. Et dans ce monde à mille lieues des Bisounours, il est toujours essentiel de pouvoir se raccrocher aux gens qu'on aime, à nos racines, à ceux qui ne nous jugent pas et qui nous aiment comme on est.

    Allez Sylvie, pour l'honneur des Gaulois !

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