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12 janvier 2009

Un paquet de merde

L'idée d'apposer des photos de poumons malades sur les paquets de cigarettes refait surface. Apparemment, "Fumer tue" et autre "Fumer donne le cancer" ne suffisent pas à freiner les envies. Les fumeurs ne sont plus sensibles aux messages chocs ni aux leçons de moral. Ils savent bien que ce dépôt noir sur leurs poumons n'est pas bon signe mais plus rien ne les choque. Alors, est-ce que des poumons malades en photo vont arrêter les accrocs, notamment les femmes enceintes ou les jeunes de douze ans ?

Ce phénomène égoïste de "je fais ce que je veux avec ma santé" est le même que "je conduis comme je veux sur la route". Tant que les personnes n'ont pas été touchées par un problème grave, rien ne les interpelle. Demandez à d'anciens fumeurs qui ont du cesser cette drogue du jour au lendemain après un grave problème de santé, ils vous diront qu'il s'en est fallu de peu. Quand le corps ne supporte plus, l'alerte qu'il émet laisse généralement des traces ou ne laisse pas le temps à la personne de se récupérer. Mais, après tout, si les fumeurs veulent se suicider à petits feux, c'est leur liberté. Sacrée liberté. C'est leur droit, il est vrai, d'avoir une haleine pas fraîche, les dents et les doigts jaunes. Le problème c'est qu'ils imposent ces toxines aux autres et ça ce n'est pas cool.

Quand vous leur dîtes tout ça, ils vous répondent bêtement que "mourir de ça ou d'autre chose" ou alors "c'est pour les caisses de l'Etat". Stop, arrêtez de vous cacher derrière ces excuses à la noix. Ne cherchez pas de prétextes pour continuer à vous empoisonner et à empoisonner votre entourage. Je ne dis pas qu'arrêter de fumer est simple mais il faut essayer, cela veut le coup. D'ailleurs, vous pouvez observer que dans les endroits où il est maintenant interdit de fumer, l'air est plus respirable et on s'y sent mieux (à tout point de vue). N'est-il pas plus agréable de prendre le train ? N'est-il pas plus agréable de manger son steak-frites sainement ? Imaginez donc que toutes les personnes qui vous entourent dans le restaurant ou dans le train sont des alvéoles pulmonaires. A chaque rondelle de fumée dans l'atmosphère, c'est un peu de suie qui se dépose sur votre voisin. Au bout de quelques mois, tout le monde est habillé en noir, prêts pour un enterrement.

Commencer un processus d'arrêt est long et entraîne quelques sacrifices mais tout le monde vous soutiendra, vous encouragera et vous félicitera. Et puis, votre porte-monnaie aussi vous remerciera ! Combien de cigarettes par jour, par semaine ou par mois consommez-vous ? Si vous les allumiez toutes en une seule fois, cela ressemblerait-il à cette photo ? En ces temps de disette et de pouvoir d'achat en baisse, ne serait-il pas plus pertinent de consacrer les 100 ou 150 euros mensuels de tabac pour un caddie alimentaire ?

Mais bon, je vous dis tout ça, mais après tout, c'est vous qui voyez. Sachez qu'il serait dommage de ne pas tenter l'expérience. Fumer ne donne pas l'air intelligent ou ne donne pas de la constance.

04 décembre 2008

Le dimanche si ça me dit

Etes-vous prêts à faire vos courses ou à travailler le dimanche ? C'est la grande interrogation de cette fin d'année 2008. Le débat n'a pas vraiment eu lieu sous l'air Chirac parce que c'était un président attaché à certaines traditions et d'un tempérament assez "terroir" finalement. Le président "pantouflard". Nicolas Sarkozy est plutôt attaché à on ne sait quoi, il a tendance à se comporter en américain pour certaines questions, particulièrement celle du travail le dimanche qui est de mise de l'autre côté de l'Atlantique, en plus du travail "24h sur 24". Le "working" président. Alors, faut-il à tout prix copier des modèles appropriés à des cultures et des mentalités différentes ?

Jusqu'à présent, pour faire ses courses, tout le monde s'accommodait avec les autres jours de la semaine, soit le soir soit le samedi. Et en fin d'année, quelques autorisations permettent à chacun de faire face aux dernières minutes et aux commerçants d'apporter un plus dans leur chiffre d'affaires. Les ouvertures exceptionnelles le dimanche, pratiquées jusqu'à maintenant, amènent du monde justement parce qu'elles sont exceptionnelles. Ouvrez tous les dimanches de l'année, et vous verrez que les journées seront longues pour les commerçants car cela serait banal. Les clients, étant donné qu'ils peuvent venir un autre dimanche, se diront "j'irai dimanche prochain !". Du coup, les commerces connaîtront moins d'affluence.

C'est l'exceptionnalité et l'originalité qui font que les consommateurs se déplacent dans les boutiques et non pas parce qu'ils en ont besoin. Pour les courses traditionnelles alimentaires ou d'équipement, ils y vont le reste de la semaine. A la rigueur, c'est l'habillement, la mode en général (y compris les accessoires) et autres futilités qui sortiront gagnants de cette loi (si elle est votée). Le dimanche c'est le jour où, pour se changer les idées, on achète son lecteur MP3, on renouvelle sa garde robe ou on change sa montre. C'est le jour des plaisirs et des délices. Les commerces sur les Champs-Élysées répondent tout à fait à ce critère. Les touristes de passage ne ramènent pas un pack de lait chez eux, ils vont au restaurant ou se fournissent en produits que j'appellerais "d'apparat" : vêtements, bijoux, parfums et autres souvenirs de France. Donc, prendre comme exemple cette avenue pour argumenter sur l'ouverture du dimanche est inadapté.

Côté commerçant, on est plutôt sceptique. Ouvrir le dimanche, donc un jour de plus, c'est avoir des charges en plus : salariés, électricité, frais bancaires, etc. Il faut véritablement s'assurer que le jeu en vaille la chandelle. Et puis, la problématique du moment ce n'est pas le nombre de jours d'ouverture mais le nombre de clients qui dépensent. Avec ce sacré pouvoir d'achat grignoté, nous sommes tous amenés à faire attention. Ce n'est pas parce que ce sera ouvert le dimanche que nous dépenserons sans compter. Le comportement sera le même : conversion en francs pour se faire une idée, calculatrice pour ne pas dépasser un budget, folies réfrénées. Ce que les commerçants demandent c'est du volume de ventes pas du volume d'heures. C'est toujours pareil, c'est une question de qualité et non de quantité, comme aimait nous rappeler notre professeur de Français en rendant une copie de dissertation.

Et enfin, ce qu'il ne faut pas négliger, c'est que le dimanche est pour un grand nombre de Français le seul jour de repos et de détente. C'est une occasion précieuse pour la promenade au parc, le séjour au ski, la visite chez mamie et papi ou même la sieste. Alors, oui, d'aucuns diront qu'ils peuvent remplacer un dimanche travaillé par un autre jour de la semaine. Youpi. Je vois bien l'employeur dire à ses employés : "Nous remplacerons le dimanche par le lundi, vous en profiterez pour penser à autre chose qu'au boulot". Ouais, mon gamin est à l'école, mon conjoint est à son travail et ma boutique préférée est fermée le lundi !

Il vaut mieux, je crois, en rester au fonctionnement actuel car le problème serait déplacé et non résolu. Gardons l'exceptionnalité des ouvertures dominicales et redonnons le moral aux consommateurs en dynamisant le pouvoir d'achat par des mesures plus efficaces.

"Ce qu'il y a de meilleur dans le dimanche, c'est encore le samedi soir", Gilbert Cesbron.

05 septembre 2008

Je voye, tu voyes, il voye…

Rien que de lire le titre de l'article, ça ne vous fait pas mal aux yeux ou aux oreilles comme une craie qui raye un tableau ?

J'ai encore entendu ce genre de faute de français aujourd'hui : "qu'ils le voyent". C'est affreux d'entendre ça. Ca fait mal à mes oreilles. Dommage qu'il n'y ait pas un correcteur orthographique oral comme il en existe un sur l'ordinateur, qui souligne en rouge ce qui ne va pas ou alors qui donne une baffe comme dans le film Les sous-doués. Pourquoi est-ce que beaucoup de gens s'obstinent à conjuguer voir ou être au présent en disant "il voye", "il soye" ou alors "ils voyent" ou "ils soyent". Ca n'a pas l'air de déranger grand monde vous me direz, parce que même des gens bien placés dans la société commettent la même erreur. Mettez-vous bien ça dans la tête une bonne fois pour toute : "voye(nt)" et "soye(nt)" n'existent pas !

SUBJONCTIF PRESENT
que je voie
que tu voies
qu'il voie
que nous voyions
que vous voyiez
qu'ils voient

J'en profite pour rappeler que "espèce" est féminin, on dit "une espèce d'andouille" aussi bien que "une espèce d'idiot" !
:D

Allez, je vous laisse, j'ai un peu de ménage à faire.

Nombre de lecteurs indéterminable, l'article est lu tous les jours

02 février 2008

Appelez-la Madame Sarkozy

Carla Bruni Tedeschi est née le 23 décembre 1967 à Turin. Son papa, Alberto, était compositeur d'opéra et riche industriel. Sa maman, Marysa Borini, est actrice et pianiste concertiste. Autant dire que le monde musical n'est pas complètement inconnu à Carla. Petite dernière de la famille, elle a une sœur, Valeria, actrice, et avait un frère Virginio, l'aîné, disparu en 2006. Carla arrive en France à l'âge de 5 ans, en 1973, pour fuir les brigades rouges. Etant une famille riche, le risque d'enlèvement était élevé, au point que les enfants Bruni Tedeschi étaient accompagnés de gardes du corps.

Outre la musique et les instruments de musique, piano et guitare, Carla poursuit des études d'architecture à Paris. Mais, ces études sont interrompues pour commencer sa carrière de mannequin qui la fera connaître du grand public. C'est trois ans à peine après ces débuts qu'elle fait partie des tops models. En parallèle, Carla a participé à deux films : Catwalk et Paparazzi. En 2000, elle sort son 1er album Si j'étais elle, en collaboration avec Julien Clerc. Depuis, elle a sorti cinq autres albums. Mais la chanson que tout le monde retiendra et parodiera est Quelqu'un m'a dit.

A noter qu'en 2006, Carla porte le drapeau italien lors des J.O. de Turin.

Concernant sa vie privée, il faut retenir que Carla n'a pas la nationalité française. Elle a en outre connu de nombreuses aventures sentimentales étalées dans la presse people. Son fils, Aurélien né en 2001, est le fruit de ses amours avec Raphaël Enthoven, fils de Jean-Paul Enthoven avec qui elle avait eu une liaison.

Interrogée un jour sur ses opinions politiques, elle a déclaré "Je ne l'aime pas vraiment (ndlr : Ségolène Royal) mais je voterai toujours à gauche, comme mes parents l'ont toujours fait".

Voilà donc, ce que l'on peut dire brièvement sur notre nouvelle première dame. On peut sans conteste ajouter que c'est la première fois qu'une première dame de France aura une telle vie et une telle carrière. Ses premières déclarations publiques doivent être certainement attendues avec impatience par les journalistes.

31 janvier 2008

Une baffe lourde de conséquence

Connard !

Non, je ne suis pas énervé. C'est ce qu'un élève de sixième aurait dit à son professeur de technologie de l'établissement Gilles-de-Chin, à Berlaimont dans le Nord. En répondant par une gifle, l'enseignant sera jugé fin mars pour violence "aggravée sur mineur". Pour sa défense, il affirme que l'élève de 11 ans l'a insulté. C'est le père du mineur, lui-même gendarme (sans commentaire), qui a porté plainte.

Depuis plusieurs décennies, il est interdit en France de lever la main sur un élève ou un étudiant. Alors, bien sûr, le professeur aurait du s'en souvenir, seulement à ce moment là il n'a pas du réfléchir et sur le coup de l'énervement, la baffe est partie toute seule. Légalement, le personnel éducatif doit laisser faire et la sanction doit passer par une punition voire une exclusion. Je me souviens du temps où j'ai travaillé dans un collège en tant qu'aide éducateur. Un jour, un élève m'a insulté mais je n'ai pas réagi et comme punition, l'élève a du apprendre une poésie. Quitte à le punir, que ça lui serve au moins, m'étais-je dit. La poésie récitée, on était quitte. Après, je n'ai plus jamais eu de problème avec cet élève.

Au-delà de cette anecdote, il faut bien que chacun se mette en tête que ce n'est pas à l'enseignant seulement de respecter la loi et les autres, mais aussi aux élèves, en retour, de faire de même. C'est dans une telle ambiance que chacun pourra vivre sereinement.

Devient-on trop procédurier dans l'hexagone ? A ce rythme, on risque d'arriver à des situations absurdes où le professeur pourra être poursuivi pour pédophilie rien qu'en ayant pincer la joue d'un de ces élèves !

17 janvier 2008

Des services pour quel public ?

Le récent projet du gouvernement de supprimer la publicité dans les services publics télévisuels et radiophoniques a eu son effet. Le président Nicolas Sarkozy est soupçonné de faire un cadeau à ses amis de TF1, une chaîne de Bouygues. Patrick de Carolis ne s'en ait pas caché en déclarant "ne croyez pas que le pouvoir politique souhaite nous brimer, il souhaite simplement favoriser nos concurrents, et c’est cela qui nous pénalise". Les concurrents de France Télévisions se frottent les mains et l'action de TF1 a monté en bourse à l'annonce de cette nouvelle.

Quelle place le gouvernement veut accorder aux services publics ? La télévision, les radios mais aussi la santé et l'art s'inquiètent.

D'abord, il y a le problème de ce manque à gagner de 1,2 milliard d'euros pour les chaînes publiques. Comment les compenser ? Certainement en taxant une fois de plus les Français. Les appareils technologiques et pourquoi pas les supports d'enregistrement pourront voir leurs étiquettes grimper vers le haut. Cela pourrait s'apparenter à une hausse de la redevance. En quoi l'absence de publicité pourrait influencer la qualité des programmes et répondre aux attentes des téléspectateurs ? Le président avance l'argument que la contrainte de l'audimat est un frein à l'information, à la culture, à la diversité de la création musicale. Pourtant, depuis quelques temps ont fleuri ça et là des audaces dans les programmes : théâtre en direct avec des créations originales, téléfilms qui marquent une rupture avec les séries policières ou les sagas, émissions débats, etc. Et la publicité n'empêche aucunement la diffusion de ces programmes. Ce que j'apprécie sur ces chaînes c'est l'absence de coupures publicitaires pendant les émissions. Qu'il y en ait entre ne me dérange pas et, au contraire, cela permet de vaquer à d'autres occupations éphémères comme la pause toilettes. On est en droit de s'inquiéter : Nicolas Sarkozy a-t-il une idée derrière la tête sur l'avenir des services publics médiatiques ? Même sa ministre de la culture a appris la nouvelle par la presse ! Cet homme travaille tout seul et ignore un gouvernement dont il veut noter les membres.

Ensuite il y a la santé. La hausse cyclique du tarif de visite chez le généraliste, qui n'est pas forcément remboursée complètement, la longue liste de médicaments non remboursés, le projet de franchise, tous ces facteurs ont pour l'instant un effet négatif. De nombreuses personnes hésitent à consulter et préfèrent s'auto médicamenter avec des produits de plus en plus chers, avec les risques que cela comporte. En outre, on observe que les médicaments non remboursés subissent des hausses importantes, soi-disant pour compenser la baisse des ventes selon les laboratoires. Le sirop Pneumorel, par exemple, va se vendre 300 % de plus ! Si la plupart de ces médicaments, ceux sans ordonnance, se retrouvent en plus en libre-service, le risque des surdosages menace. Roselyne Bachelot explique qu'en libre-service, la concurrence se jouera en faveur du consommateur qui cherche le moins cher. Je dis non. En priorité, la majorité des Français reste attaché à des noms de produit. Quand vous achetez un médicament, vous ne demandez pas le moins cher mais votre produit préféré.

Enfin, j'ajoute un mot sur l'expérience de la gratuité de certains musées nationaux. Chouette ! Se diront certains qui se demandent pourquoi on n'y a pas pensé plus tôt. C'est vrai que l'idée est séduisante. Ouvrir les portes au plus grand nombre, ceux qui ne venaient pas, est une idée louable. La question est de se poser maintenant comment compenser le manque à gagner ? On revient toujours à l'épineux problème des financements. Un musée a besoin d'argent pour fonctionner, pour organiser des expositions, pour acquérir et enrichir ses collections. Tout ça ne se paie pas avec les bons de la mouette. Je crains que les Français contribuent une fois de plus.

Et je ne parle pas de la menace de privatisation des transports à l'instar de nos amis anglais qui ont du faire marche arrière ni du juteux marché des assurances privées qui n'attendent qu'un mot pour se développer…

Avec tous ces nuages noirs qui se dessinent à l'horizon, on apprend la disparition de Carlos.

Sale temps pour la culture.

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