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Sciences

  • Seule la lumière peut nous éclairer

    Ce matin, une discussion avec l'un de mes collègues s'est terminée en haussant le ton, ce qui n'est pas dans mes habitudes. Mais quand vous avez en face de vous quelqu'un qui affirme des choses sans un être un éminent spécialiste, et qui par-dessus le marché vous prend pour un neuneu, a de quoi vous agacer. Nous parlions de la notion "année-lumière".

    Un article d'un journal gratuit faisait état d'une planète qui était à 2.200 années-lumière de nous. Il commençait à m'expliquer que la lumière émise par cette planète parvenait jusqu'à nous 2.200 ans après avoir été émise. Tout ça sur le ton de celui qui veut vous apprendre quelque chose en vous prenant pour un ignorant. Je suis plus cultivé qu'il ne pense, ce que je lui ai bien fait comprendre. Ce n'est pas sur ce phénomène que je discutais, mais sur la notion d'année-lumière.

    Il me soutenait mordicus qu'une année-lumière équivalait à une année de notre calendrier. Moi, j'étais moins affirmatif sur ce point (car je sais rester humble et que je ne suis pas un scientifique reconnu dans ce domaine) et lui répondais, que cette notion de mesure n'était pas tout à fait égale à une année. D'ailleurs, en cherchant un peu sur Internet, il s'avère qu'une année-lumière est une notion mise en place "faute de mieux". Car même les scientifiques ne sont pas d'accord là-dessus. Cela arrange donc tout le monde qu'une année-lumière équivaut à une année de notre calendrier. Alors, même si des scientifiques ne se sont pas accordés sur ce point avec certitude et définitivement, comment un non spécialiste pourrait être affirmatif ?

    Quand on veut briller en société, il faut bien faire attention de ne pas être un feu follet.

  • Un petit pain pour l'homme

    Nos amis outre-atlantique ont envoyé dans l'espace des champignons. Plus exactement des levures. Le but de la manœuvre est d'étudier les infections de l'espace dont les astronautes sont parfois sujets lorsqu'ils s'envoient en l'air joyeusement pour nous rapporter de jolies photos de la planète Terre. Il est certain que partir aussi haut pour chopper une maladie à la noix est bête, quand on sait qu'il suffit d'aller en Amérique du sud pour contaminer toute la planète.

    Donc, voilà la NASA qui va jouer aux apprentis sorciers au-dessus de nos têtes. Je ne ferai pas de commentaire sur le coût de l'opération pour soigner trois pelés et un tondus quand des laboratoires chipotent pour des recherches sur des maladies dites "rares". Car il faut contrebalancer avec le fait que vu le nombre d'astronautes, de cosmonautes ou de spationautes capables de remplir de telles missions, il vaut mieux ne pas les perdre. Mais je pense plutôt à la vie de cette levure. Imaginez, si la réalité rattrapait la science-fiction et la bande dessinée. Dans un album du célèbre reporter Tintin, des choses étranges se passent : des araignées géantes, des fleurs immenses et des champignons énormes qui explosent.  Voilà ce qui pourrait peut-être arrivé dans cette navette laboratoire. Car après tout, la levure n'est-elle pas faite pour gonfler, comme dans nos brioches et autres soufflets ?

    J'imagine les titres des journaux : une navette de la NASA explose à cause d'une levure trop cuite. Après tout, il faut s'attendre à tout avec les scientifiques.

  • Neige à l'appel

    On n'avait pas vu ça depuis que la Sartine s'était échouée dans le Vieux-Port le 19 mai 1780, ce qui avait provoqué un blocage monstre, sans jeu de mots. Cette fois-ci, c'est la neige qui paralyse la ville. Des flocons qui tombent en abondance, non stop, et voici nos amis marseillais ensevelis sous... quelques centimètres de poudre blanche. Pour une foi que c'est une poudre légale. Ca peut faire sourire, ça peut exaspérer. Les personnes bloquées sur la route, dans les gares et dans les aéroports n'avaient pas envie de rigoler.

    Comment se fait-il que les services de la commune ou des collectivités locales n'aient pas anticipé assez alors que les bulletins d'alerte se suivaient ? Il est vrai que la neige en bord de mer, sur la Côte d'Azur, n'est pas chose courante. De ce fait, quand l'habitude manque, les moyens peuvent manquer pour faire face à ce type d'évènement, prévu ou non. Mais je suis surpris que ce qui préoccupe les pensées et les média en particulier, ce soit le fait que la neige tombe dans des endroits inhabituels. Personne ne se demande pourquoi il neige en bord de mer ou dans le bassin parisien, ou dans les plaines en général.

    Je suis plutôt inquiet. Le vent tourne. Le temps perd la tête. Les phénomènes climatiques sont désorientés. Faut-il attendre de prendre de beaux icebergs en photo dans le bassin d'Arcachon pour réveiller les consciences ? Heureusement, on n'en est pas encore là. Mais les flocons qui se forment dans des zones peu sujettes à ce climat, ce n'est pas normal. On parle de réchauffement climatique ou de gaz à effet de serres, on voit ici les conséquences. C'est le paradoxe, le rejet de gaz divers au-dessus de nos têtes fait neiger ! Il faudrait peut-être parler plus de dérèglement climatique pour être plus généraliste.

    Les problèmes écologiques qui se dessinent à l'horizon vont se traduire par des inversements de météo. Là où il faisait froid, il fera chaud, là où il faisait chaud, il fera froid. Il ne faut pas oublier que la nature reprend toujours ses droits à un moment ou à un autre. Ainsi, tout ce qui n'est pas maîtrisable par l'homme va s'adapter. Si la neige ne peut plus tomber à 300 mètres d'altitude, et bien elle tombera à 40 ou à 0 mètre. On peut imaginer les conséquences économiques et les modifications de nos habitudes de vie. Et là, ce sera à notre tour de nous adapter au temps, et non l'inverse. Des températures de -15 degré ne sont pas le fruit du hasard ni un caprice de mère Nature. Il est temps de consacrer son temps au temps.

    La cigale ayant chanté tout l'été…

  • Nos bourses ou nos vies !

    On dit habituellement que l'erreur est humaine pour excuser mais dans certains domaines l'erreur est impardonnable et dramatique. Les décès qui s'enchaînent dans les hôpitaux ces derniers temps ne doivent pas faire oublier que rien n'est acquis et que même les professionnels qui exécutent les mêmes gestes au quotidien ne sont pas à l'abri. Il y a bien des maîtres nageurs qui se noient ou des guides de haute montagne qui font du hors-piste.

    Après le petit Yliès et la mauvaise perfusion et l'homme de 57 ans qui n'a pu être accueilli dans un service de réanimation, un nourrisson de six mois est victime d'une erreur de dosage de perfusion. Tous ces drames mettent en avant des problématiques différentes, ce qui n'arrange pas la polémique suscitée sur les moyens des établissements. N'est-ce qu'un problème de moyen ou est-ce que la définition des moyens n'est pas la même entre les professionnels et les politiques ? Eric Woerth, ministre du budget et de la Fonction publique avance un problème d'organisation et de structure alors que les médecins et les infirmières se plaignent du manque de moyens en personnels notamment. Qui a tord, qui a raison ? J'aurai tendance à répondre les deux mon capitaine. Histoire de couper la poire en deux.

    Cependant, si je puis me permettre, j'émettrais deux remarques très concrètes. Il semblerait que les poches de perfusion ne se distinguent pas de prime abord et qu'il faut lire l'étiquette pour y voir plus clair. Les produits dangereux devraient être identifiables de loin avec un code couleur ou un signe qui saute aux yeux. De la même façon que l'on nous pose des macarons -3, -7, -10, -12, -16 ou -18 à la télévision ou sur les jeux vidéo, pourquoi ne pas imaginer le même principe pour les produits utilisés en milieu hospitalier ? Cela pourrait éviter de perfuser du chlorure de magnésium à un enfant qui n'en a pas besoin. Ainsi, cela ferait d'une pierre deux coups avec le dosage ou un débit autorisé selon le poids et l'âge du patient. Il est d'ailleurs étonnant que l'appareil programmé par l'infirmière et l'auxiliaire de puéricultrice n'ait pas averti ces utilisatrices avant de valider la saisie. Sur un ordinateur, tout le monde connaît ces messages, parfois embêtants, nous demandant de confirmer une suppression de fichier.

    Le cas du monsieur de 57 ans est clairement un problème de places et de personnels. Un problème redondant j'ai envie de dire. Alors que la ministre de la santé fait fermer des hôpitaux ou redéfinit leurs spécificités ou restructure les services, le manque de places n'est toujours pas résolu et ne semble pas la priorité des pouvoirs publics. Des urgences débordées on passe maintenant à la réanimation saturée. Nous allons bientôt connaître des bouchons aux entrées des salles d'opération. Espérons de ne pas en arriver à aller consulter chez un marabout.

    Le problème avec le politique c'est qu'il veut toujours faire des actions qui se voient. Avant de mettre en place les Strepsils et autres Lysopaïnes en vente libre dans les pharmacies, il faudrait peut-être étudier les structures qui gèrent les drames et les accidents de la vie, c'est une question de vie ou de mort !

  • Muséum d'histoire naturelle

    Bonjour et meilleurs vœux à tous !

    Me voici de retour et pour débuter cette année 2009, je vous propose quelques clichés de ma visite au Muséum d'histoire naturelle de Paris et de sa grande galerie de l'évolution. Jusqu'à fin mai, le muséum vous propose une exposition instructive sur les cétacés.

    Bonne visite.

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