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Sport

  • 3ème mi-temps de mauvaise foi

    Il y a plusieurs choses qui me dérangent dans cette affaire de handballeurs bourrés sur un plateau de télévision.

    Il y a le prix de cette table. 20 000 euros ce n'est pas rien, juste pour quelques morceaux de bois et des tubes. Il y a des menuisiers qui abusent.

    Il y a cette affaire de vengeance qui aurait motivé un tel comportement de la part de Claude Onesta et Nikola Karabatic. Alors, les gars, on n'aime pas quand un article ne va pas dans le bon sens ? La critique fait partie du jeu et quelque soit le sport ou le métier que nous pratiquons tous. Si personne n'acceptait cela, le pays serait sans dessus dessous, à commencer au sein des entreprises. Dès lors que l'on est une personnalité publique, on est forcément exposé aux remarques positives et à l'adulation comme aux critiques négatives. C'est par la pratique de son art ou de son métier qu'il faut faire taire les mauvais commentaires.

    Il y a ce postulat de l'exemplarité. En gagnant une médaille d'or, vous devenez forcément un exemple pour une partie de la population, plus encore chez les jeunes. C'est un statut acquis automatiquement, vous n'y pouvez rien. Alors, forcément, quand ça dérape, ça fait jaser. Il ne faut pas croire que tout le monde est capable de discerner le bien du mal. Pour beaucoup, voir un sportif mettre le bazar sur un plateau de télévision c'est drôle et divertissant. Pour illustrer mon propos, j'imagine un dialogue qui a du, j'en suis sûr, se produire à un moment ou à un autre.
    "Kevin, pourquoi tu as cassé la table basse du salon ??
    - Ben, maman, j'ai vu ça à la télé, y'a Karabatic qui l'a fait"
    Vlan, c'est la baffe.

    Eh oui, messieurs les célébrités du ballon (entre autres), ne vous en déplaise, vous êtes des exemples et à ce titre on attend de vous un minimum.

    Il y a la position des journalistes, à se protéger constamment derrière la sacro-sainte liberté de la presse. Doit-on pour cela pouvoir tout dire, encenser un jour, descendre le lendemain ?

    Nos sportifs sont des êtres humains et à ce titre on ne peut attendre systématiquement d'eux qu'ils remportent toutes les victoires. Ce n'est que du sport alors si un jour ça ne va pas, et bien tant pis, ça ira mieux demain comme le chantait Annie Cordy.

  • Pour un problème de Bleu, l'Arnica ne suffit pas

    Dire que la réussite de la France dans les coupes internationales de football dépend du caractère et du comportement des joueurs et pas de leur compétence. C'est vraiment bête. Les joueurs qui composent notre équipe nationale sont tous capables de bien jouer et de faire des exploits sur le terrain mais le gros problème c'est qu'il n'arrive pas à s'entendre. C'est comme si vous mettiez trois ou quatre coqs dans un même poulailler : ils vont se battre et s'entretuer, et pendant ce temps, les oeufs ne seront pas fécondés.

    Il est vrai que ce n'est que du sport mais à un moment donné il faut sonner la fin de la récrée : c'est l'image de la France que portent les Bleus à travers le monde et leur attitude d'enfants gâtés nous fait passer pour des rigolos. S'ils ne sont pas capables d'assimiler ces principes d'humilité, de solidarité et de cohésion, ce n'est pas la peine de maintenir les joueurs trublions. Qu'ils retournent dans leur équipe d'Allemagne, d'Espagne ou d'Angleterre et qu'ils laissent jouer de vrais professionnels.

    Pourquoi le sélectionneur Laurent Blanc s'évertue à conserver une telle équipe puisque cela ne donne rien. Il y a des milliers de joueurs français qui seraient tellement heureux et honorés d'entrer dans le saint des saints. Des joueurs, peut-être pas assez aguerris, mais qui au moins auraient la niaque, l'envie de bien faire et de gagner. Les Benzema, Ribery, Nasri et autre Ben Arfa sont tellement préoccupés par leur image personnelle et leur place sur la Une des magazines qu'ils oublient l'essentiel : s'ils en sont là aujourd'hui, c'est parce qu'un jour ils se sont démenés comme des malades sur le terrain pour gagner et remporter des montées en grade. Force est de constater aujourd'hui que la seule bataille qu'ils semblent mener est à celui qui sera le plus adulé ou le plus mis en avant dans les media.

    Laurent, je vous en prie, ouvrez les yeux, arrêtez de vouloir faire plaisir à ces millionnaires qui vivent sur une autre planète et remplacez-les par des joueurs qui ont faim ou qui n'ont pas encore connu la gloire. Prenez par exemple les joueurs de l'équipe de Quevilly. Voilà des hommes qui ont les pieds sur terre, qui ont tous une vraie vie normale au quotidien, et qui n'ont pas démérité lors de leur match face à Lyon. Au moins, avec de tels joueurs, on aura un beau match de battants, et même s'ils perdent, ce sera avec panache et sincérité. Pas pour des problèmes puériles d'ego.

  • Du sport à bout de bras

    Ce soir sur France 3, un nouvel opus du jeu Mission Millenium. Ce jeu fait opposer des équipes de trois candidats qui doivent souvent courir pour arriver à chaque fois les premiers à l'objectif : retrouver Jamy l'animateur à un point précis. On voit tout de suite que les participants ne font pas sembler d'être essoufflés. Les épreuves ne les épargnent pas au niveau effort physique. C'est comme pour Koh-Lanta ou Pékin Express. Des jeux télé qui demandent beaucoup d'efforts pour remporter le but ultime en fin de saison : une forte somme. Ca court, ça saute, ça monte, ça descend, ça nage même.

    Mais quand vous regardez ces moments intenses, il n'y a rien qui vous saute aux yeux ? Quand un candidat court comme un dératé par exemple, comment est l'image ? La plupart du temps, l'image de votre écran bouge et pourtant elle est très bien réglée. Là où je veux en venir, c'est que si l'image bouge autant c'est parce qu'il y a un homme ou une femme qui porte une caméra sur son épaule, les bras pliés pour bien la tenir. Une caméra qui vaut plusieurs centaines de milliers d'euros.

    Je veux rendre ici une sorte d'hommage à ces travailleurs de l'ombre, qu'on ne voit jamais, et pour cause, nous sommes assis sur leur épaule ! Finalement, ça revient à ça. Quand vous portez cet appareil pendant des heures et des heures, au bout d'un moment, vous pourriez avoir l'impression de porter un éléphant.

    Pensez la prochaine fois à ces personnes qui méritent notre respect, surtout quand ils suivent les candidats au sommet d'une colline en courant, à monter et descendre des centaines de marches d'escaliers, à courir dans tous les sens au milieu de nulle part ou de la circulation. On est là devant notre télévision à admirer peut-être les efforts des candidats d'un jeu télé éprouvant mais il ne faut pas oublier que derrière chaque candidat ou équipe, il y a deux, trois ou quatre personnes (cadreurs, preneurs de son et autres perchistes) qui les suivent sans rechigner, sans se plaindre, à accomplir leur travail.

    Mesdames et messieurs de l'audiovisuel, je vous tire donc mon chapeau et admire votre endurance et votre force. Vous êtes les dignes successeurs du dieu grec Atlas, qui portait les cieux sur ses épaules.

  • Ghana émérite

    Quelle déception pour les Ghanéens d'arriver si près du but et de se faire éliminer pour un tir manqué !

    C'est dommage, j'avais envie que cette équipe gagne, elle le méritait. Non pas que l'Uruguay ne le méritait pas mais je ne sais pas pourquoi, j'étais du côté des joueurs en rouge. Ils ont eu un grand nombre d'occasions, ils se sont battus comme des lions pour amener le ballon dans la cage adverse. Il a manqué de la chance peut-être ou des ajustements de tirs et de placements sur le terrain, je ne sais pas je ne suis pas un spécialiste.

    Toujours est-il qu'ils se sont fait éliminer pour un tir manqué bêtement : le joueur africain n'a pas pris d'élan et a tiré tout doucement ! Et quelle émotion dans les dernières secondes de la deuxième prolongation. Un corner qui s'est finit par un penalty. Le ballon n'a pas voulu entrer malgré les trois ou quatre tentatives. Un vrai billard à la vitesse de l'éclair. Et ce penalty qui, s'il avait été un peu plus bas, serait entré sans problème au fond du filet uruguayen. J'en suis même arrivé à sauter les bras en l'air en criant "oh non !". C'est la première fois que ça doit m'arriver d'être autant pris au jeu. J'aurais préféré que ce soit avec l'équipe de France...

    Bon, tant pis. C'est le jeu, le sport. Une coupe du monde riche en rebondissements où l'on a vu de grandes équipes à gros budget se faire éliminer, comme quoi...

  • Priorité aux priorités

    Le monde des finances n'est pas le monde du silence.

    La milliardaire Liliane Bettencourt sur écoute et voilà que l'affaire prend une autre tournure. Ce qui arrange la fille finalement car elle apprend, et nous aussi par la même occasion, que mamie L'Oréal n'a pas fait de sa fille sa légataire universelle. Si elle meurt demain, c'est plus de 11 milliards d'euros qui lui filent sous le nez. Elle croyait que ce n'était que un milliard qui était parti en dons divers et avariés à un pseudo artiste, mais ce n'était que la partie émergée de l'iceberg. En ne sachant que ça je m'étais dit que la fille chipotait pour un milliard alors qu'elle était destinée à en recevoir 11,5. Finalement, elle risque gros car elle n'a rien vu comme le testament a été fait.

    Encore une histoire de gros sous sans intérêt pour le commun des mortels puisque cet argent va dormir pendant des années dans une banque et va donc servir à rien, à part générer des bénéfices pour la banque. Après l'affaire Kerviel et les caprices des footballeurs, cela fait beaucoup. On a tendance à vite oublier les vrais drames : Xynthia, inondations dans le Var, car de voyage qui se renverse, incendie d'appartement, crash d'avion, enfants disparus, chômage, retraite, etc. Il y a des sujets bien plus graves que les émois de peoples qui ne se préoccupent pas des autres. Alors, faisons de même, oublions les, quand ils seront retombés dans l'oubli, ils comprendront peut-être que leur vie n'est pas plus supérieure que la nôtre.

    Donc, souvenons-nous que le football ce n'est que du sport qui ne met pas en péril nos existences et notre avenir, que L'Oréal n'a qu'une idée en tête c'est faire du chiffre et que les politiques ne pensent qu'aux échéances électorales. Il faut positionner les priorités là où elles sont.

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