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bertrand

  • Brouilles et embrouilles

    Les bisbilles politiciennes m'ennuient.

    Déjà Nicolas Sarkozy qui s'attaque à Jacques Chirac et François Mitterrand ce n'est pas élégant et c'est complètement inutile, puis Martine Aubry qui s'en prend à son tour au président en exercice, puis maintenant toute la Droite qui s'acharne sur cette Martine. Jusqu'où ça va aller ? Ils n'ont rien d'autre à faire que de perdre leur temps à ces enfantillages ? C'est ça la politique ? S'attaquer aux incompétences et aux brassages d'air des uns et des autres ?

    Ah mais non, suis-je bête, c'est la campagne électorale qui bat son plein… déjà. Il faut montrer sa force et son déterminisme si on veut que les électeurs aient une pensée de soi au moment fatidique dans l'isoloir. C'est celui qui aura occupé le plus le terrain et qui se sera énervé le plus à la télévision qui aura le dernier mot. Surtout avant que le décompte du temps de parole soit effectif pendant la campagne officielle : il faut en faire et dire le plus possible avant pour bien que ça reste dans les inconscients.

    Bon, alors, les messieurs et dames de l'UMP, arrêtez votre exaspération d'opérette. Les Français ont bien compris ce qu'a voulu dire Martine Aubry et nous n'avons pas comparé Madoff avec le président. Même si tout le monde ne porte pas Nicolas Sarkozy sans son cœur, on n'en est pas encore à le prendre pour un escroc de cette envergure. Et vous, les messieurs et dames de la Gauche, au lieu de perdre votre salive à critiquer constamment la majorité, faites votre petit bonhomme de chemin, entendez-vous entre vous pour une ligne de conduite, un projet viable et un candidat qui le soit tout autant.

    Faites semblant au moins, à gauche comme à droite, d'être des gens responsables hyper préoccupés par les problèmes de vos administrés.

    Heureusement que l'actualité nous émerveille parfois de bonnes nouvelles comme ces deux jeunes hommes qui ont sauvés la vie d'habitants dans un immeuble à Tarare (Rhône) d'où sortait de la fumée. Pas de morts, quelques blessés et personnes indisposées, avec les félicitations des pompiers. Merci au courage et au sang-froid des deux héros.

  • Le grand pardon

    La droite reproche à Ségolène Royal sa liberté de parole pour faire parler d'elle. Mais, en tant que personnalité politique, elle agit comme les autres ! Au royaume des politiciens, les plus médiatisés sont rois. Alors, la classe politique se déchaîne. Xavier Bertrand parle de manipulation : quand on sait que notre président joue avec les membres de l'UMP comme avec des pions sur un échiquier (remaniement, Européennes) et qu'il est le premier à manipuler l'opinion avec de grands rendez-vous télévisés ("Gandrange ne fermera qu'un four"). Dominique Paillé l'a qualifie de "dévorée d'ambition" : quand on sait que le candidat le plus nerveux de la droite attendait d'entrer à l'Elysées depuis des décennies en se rasant le matin… Frédéric Lefebvre, la tête à claques de service (oui, je ne l'aime pas du tout celui-là, qui a été à bonne école pour manipuler l'opinion à chacune de ses interventions), conseille une aide psychologique et la traite de folle.

    Ils ne savent plus quoi dire. Quand on manque d'arguments, on insulte. A gauche, beaucoup se taisent car certains doivent penser autant de l'ancienne candidate. Que ça soit à droite ou à gauche, Ségolène Royal, toujours perçue dans l'opinion publique comme une opposante sérieuse à la majorité, est le poil à gratter du paysage politique. Dès que Nicolas Sarkozy fait un faux pas, elle est la première à réagir, prenant de court les démentis et les interprétations correctrices des fidèles au président, mais aussi Martine Aubry qui n'a pas le temps de s'opposer comme elle devrait le faire ou qu'elle essaye de faire (mais ces déclarations derrière le pupitre passent inaperçues).

    Ségolène Royal marche sur les plates-bandes de tout le monde, on ne peut pas lui reprocher d'agir comme les autres, il me semble. C'est la règle du jeu de la communication. Nicolas Sarkozy est le premier à avoir agit comme ça alors qu'il n'était que ministre : il intervenait dans tous les domaines, coupant l'herbe sous le pied de ses collègues du gouvernement. Aujourd'hui, ils prennent sa défense car il est le chef, mais dès que l'occasion se présentera, ils vont tous lui marcher dessus. Retourner sa veste est une pratique qui a déjà été rodée par certains : je passe de droite à gauche ou de gauche à droite en passant par le centre, je soutiens Chirac puis je passe à Balladur, etc. C'est chacun pour soi. Alors, je dis que Ségolène Royal agit comme il se doit, en respectant les usages et les règles politiques en vigueur dans le monde entier : "moi d'abord, les autres après".

    Au lieu de lécher les bottes du président, les copains de la majorité devraient peut-être jouer le rôle de modérateur : "Attention Nicolas, fais gaffe à ce que tu dis, surveille tes paroles". Mais non, Nicolas ne surveillera pas ses paroles puisqu'il suit la règle numéro une à la lettre, à savoir faire parler de soi pour ne pas être oublié et occuper la scène. Surtout que notre président cherche à s'imposer face à un Barack Obama encensé dans le monde entier. Notre petit caporal ne supporte pas, son ego non plus. Il conviendrait il me semble de remettre un peu d'ordre dans cette classe politique. A l'instar d'un plan de relance économique qui cherche à moraliser et calmer les financiers, il faudrait une sorte de plan pour nos politiques. Insulter et entraver l'autre finira par porter préjudice à tous. L'opinion publique n'est pas dupe de ces petits jeux et ces petites phrases.

    En attendant, Ségolène Royal est bien partie pour endosser le rôle d'un nouveau Christ. Après la Sainte Vierge pendant la campagne de 2007, la voici dans son rôle de grand pardon. Le message est clair : "Voyez comment ça se passe avec celui que vous avez élu ? Moi, je n'aurais pas fait comme ça". Ce qui agace ses adversaires et ses "amis", c'est qu'elle fait parler d'elle d'une manière peu conventionnelle. Elle se lance dans une nouvelle pratique et apparemment ça marche puisqu'elle fait la une des journaux et déclenche les réactions assassines de ceux qui peinent à s'imposer. Ce sont les autres qui font sa publicité, elle a tout compris ! L'important est de faire parler de soi, que ce soit en bien ou en mal. Les électeurs ont quoi qu'il arrive, la mémoire sélective, pour ne pas dire courte. Des scrutins locaux ont bien vu triompher d'anciens élus déchus et condamnés en justice.

    De toute façon, qu'a-t-elle à perdre ? N'étant ni à la tête du parti, n'étant pas sûre d'être la candidate des Socialistes en 2012 (à moins d'être dissidente), elle joue le tout pour le tout. Avec un Napoléon, il fallait bien une Madame Sans-Gêne.

  • Nicolas le jardinier

    Connaissez-vous ce conte chinois ou japonais, je ne sais plus, dans lequel un haut dignitaire du pays propose la main de sa fille à celui qui saura enlever toute la crinière d'un cheval ? L'histoire est simple. Donc, un haut dignitaire, peut-être l'empereur, est prêt à marier sa fille au plus valeureux et au plus malin de ses sujets. Il faut pour cela, enlever toute la crinière d'un cheval sans que ce dernier s'en rende compte. Evidemment, les candidats ne manquent pas. Un tel mariage et c'est l'avenir assuré. Chacun leur tour, les prétendants tentent leur chance. Mais à chaque fois, le cheval n'apprécie guère les méthodes d'arrachage employées pour y arriver. Et puis, arrive un jeune homme, bien sous tout rapport. Il s'approche de l'animal et lui parle. Tout en lui parlant, il le caresse doucement et à chaque caresse il enlève un crin. Et ainsi, au bout d'un certain temps, voilà le cheval sans crinière et sans une ruade. L'empereur ne peut que constater la réussite de cet homme modeste et tient sa parole.

    Ce conte pour vous illustrer ce qui se passe actuellement en plus haut lieu de notre pays. Nicolas Sarkozy, empereur selon le magazine Le Point, applique cette stratégie depuis qu'il a été élu. Petit à petit, il met en place les pions et sème la désunion parmi les adversaires à sa politique ou à ses ambitions. On se rappelle de la nomination de DSK au FMI, de celle de Eric Besson au gouvernement mais il y en a des nouvelles de temps en temps. Patrick Devedjian nommé ministre de la relance pour l'occuper ailleurs qu'au sein du parti et lui passer l'envie de mener une quelconque campagne. Xavier Bertrand nommé à la tête de l'UMP pour couper l'herbe sous les pieds de Jean-François Copé qui se voyait déjà en haut de l'affiche. La constitution des listes européennes avec Michel Barnier et Rachida Dati, élégamment et gentiment poussée vers la sortie car trop impopulaire dans l'opinion publique.

    Françoise Laborde, syndicaliste à France 2, opposée à la suppression de la publicité comme elle l'a elle-même annoncé lors d'une interview dans le Parisien Dimanche, nommée au CSA afin qu'elle ne puisse plus intervenir à cause de ses nouvelles fonctions. Reste Christine Kelly, elle-même syndiquée, qui s'était présentée à la dernière élection prud'homale sous l'étiquette CFTC je crois, nommée aussi au CSA mais je ne vois pas pourquoi : préparait-elle un livre sur une affaire comme elle a l'habitude de le faire ? Etait-elle opposée à un quelconque projet du gouvernement ? L'avenir nous le dira peut-être.

    Toujours est-il que notre président est un fin renard qui n'a de leçon à recevoir de personne en matière de cuisine politique, tellement il a eu de mauvaises expériences au cours de son parcours. On attend toujours la nomination de Jack Lang comme ambassadeur à l'ONU. Une a résisté au courroux du chef, c'est Rama Yade. Probablement jugée politiquement incorrecte, poil à gratter de la dynastie sarkozienne, elle avait refusé de se consacrer aux élections de juin prochain. Elle avait bien compris le pourquoi du comment.

    Ainsi va la vie politicienne en France, Nicolas cultive les oppositions et les désaccord pour mieux régner. En continuant ainsi, il devrait récolter les fruits de ses efforts dans trois ans. Attention cependant aux caprices du temps lors des Saints de glace : un petit coup de gèle peut contrecarrer les plans.

  • La course à l'échéancelotte

    C'est une véritable envolée de moineaux à laquelle on assiste depuis quelques temps. Après le départ de Jean-Luc Mélenchon du Parti socialiste pour créer le Parti de gauche, voilà Robert Hue qui se dirige tout doucement vers la sortie en créant l'association "Le nouvel espace progressiste" (NEP) qui deviendra à terme un parti politique. Et puis, à droite, il y a Xavier Bertrand qui devient le nouveau patron de l'UMP pour nettoyer le plancher de Patrick Devedjian, fraîchement nommé Ministre de la relance (disons le tout net, une marionnette). Le nommer Ministre, c'est ni plus ni moins l'écarter des prétendants au trône pour laisser l'ambitieux Ministre du travail se placer comme candidat à la candidature. Je ne sais pas quel coup a fait Patrick à Nicolas mais il le paye cher. Et puis, il y a la nouvelle tête de Lutte ouvrière avec le remplacement de Arlette Laguiller.

    Ca ressemble au mercato, ça a la médiatisation du mercato mais ce n'est pas du mercato : c'est seulement une redistribution de la carte politique en vue des échéances présidentielles. Car, tout ça n'a qu'un but, c'est de se positionner comme candidat à l'élection de 2012. Oui, ils y pensent déjà, j'ai même envie de dire qu'ils n'ont pas arrêté d'y penser sitôt l'élection de Nicolas Sarkozy officialisée. Comme ils ne pourront pas tous se présenter au nom d'un seul parti, ils préfèrent jouer les dissidents, à l'instar de Ségolène Royal, de jouer la nouveauté partisane, comme Robert Hue ou Jean-Luc Mélanchon, ou de distribuer les rôles comme à l'UMP. Et puis, il ne faut pas oublier le facteur le plus célèbre de France, si tant est qu'il ait encore le temps de distribuer le courrier.

    La place la plus convoitée de France fait toujours l'objet de remue ménage. C'est plus fort qu'eux, ça les excite. Les girouettes s'agitent et les peaux de banane sont expédiées. L'idée aussi qu'il y aura moins de publicités sur France Télévisions et donc plus de place pour les temps de paroles leur laisse entrevoir une occupation médiatique jusqu'à plus soif. Comme je le dis et je le répète, les problèmes des Français passent largement en second plan, voire même en troisième. La pauvreté, le manque de pouvoir d'achat, le manque de logement, c'est le gagne-pain des politiques, leur fond de commerce. Enlever tout ça, à quoi servent-ils ? Ils n'ont donc pas intérêt à ce que les solutions soient trouvées. Mais je m'égare.

    Ils se préparent donc tous à 2012. On pourrait presque faire une esquisse de liste de candidats. En partant de l'extrême droite vers l'extrême gauche, on a Marine Le Pen (en froid avec son ami Carl), Philippe de Villiers, Xavier Bertrand (à moins que le petit Nicolas…), François Bayrou, Ségolène Royal, Martine Aubry, Marie-Georges Buffet, Robert Hue, Nathalie Arthaud et Olivier Besancenot. Voilà pour les principaux. Il y aura sans doute Corinne Lepage et Christine Taubira. Bon ça ne fait que 12, mais je ne connais pas les "petits" candidats de Chasse et pêche ou d'autres partis folkloriques. De toute façon, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus (sans mauvais jeu de mots), même qu'un seul élu. Tout ça me fait penser aux déménagements que connaissent certains animaux du zoo de Vincennes qui va fermer pour rénovation. On dispatche de ci de là les pensionnaires du zoo.

    Et pour parfaire le jeu des chaises musicales, un remaniement gouvernemental va être opéré début 2009 : départ de Rachida Dati (en congé maternité mais il est peu probable qu'elle revienne), arrivée de Claude Allègre (de plus en plus pressenti), changement de poste de Brice Hortefeux, entre autres. Il y a toujours des surprises.

    Par contre, on a du mal à décoller Robert Mugabe de son siège, je crois qu'il va falloir une intervention des GI : un dictateur persiste…

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