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chirac

  • Brouilles et embrouilles

    Les bisbilles politiciennes m'ennuient.

    Déjà Nicolas Sarkozy qui s'attaque à Jacques Chirac et François Mitterrand ce n'est pas élégant et c'est complètement inutile, puis Martine Aubry qui s'en prend à son tour au président en exercice, puis maintenant toute la Droite qui s'acharne sur cette Martine. Jusqu'où ça va aller ? Ils n'ont rien d'autre à faire que de perdre leur temps à ces enfantillages ? C'est ça la politique ? S'attaquer aux incompétences et aux brassages d'air des uns et des autres ?

    Ah mais non, suis-je bête, c'est la campagne électorale qui bat son plein… déjà. Il faut montrer sa force et son déterminisme si on veut que les électeurs aient une pensée de soi au moment fatidique dans l'isoloir. C'est celui qui aura occupé le plus le terrain et qui se sera énervé le plus à la télévision qui aura le dernier mot. Surtout avant que le décompte du temps de parole soit effectif pendant la campagne officielle : il faut en faire et dire le plus possible avant pour bien que ça reste dans les inconscients.

    Bon, alors, les messieurs et dames de l'UMP, arrêtez votre exaspération d'opérette. Les Français ont bien compris ce qu'a voulu dire Martine Aubry et nous n'avons pas comparé Madoff avec le président. Même si tout le monde ne porte pas Nicolas Sarkozy sans son cœur, on n'en est pas encore à le prendre pour un escroc de cette envergure. Et vous, les messieurs et dames de la Gauche, au lieu de perdre votre salive à critiquer constamment la majorité, faites votre petit bonhomme de chemin, entendez-vous entre vous pour une ligne de conduite, un projet viable et un candidat qui le soit tout autant.

    Faites semblant au moins, à gauche comme à droite, d'être des gens responsables hyper préoccupés par les problèmes de vos administrés.

    Heureusement que l'actualité nous émerveille parfois de bonnes nouvelles comme ces deux jeunes hommes qui ont sauvés la vie d'habitants dans un immeuble à Tarare (Rhône) d'où sortait de la fumée. Pas de morts, quelques blessés et personnes indisposées, avec les félicitations des pompiers. Merci au courage et au sang-froid des deux héros.

  • Le bal des hypocrites

    Pour titrer mon article, j'ai repris ce qu'avait répondu Edouard Balladur pour expliquer son absence aux obsèques de Philippe Seguin.

    La disparition brutale et accidentelle du président polonais Lech Kaczynski, de son épouse et d'un grand nombre de hauts responsables et de personnalités politiques a jeté une grande vague de tristesse en Pologne. Les Polonais se sont soudainement pris de compassion pour un président pourtant placé bas dans les sondages d'opinion. Le patriotisme a donc primé. Une semaine de deuil national, ce n'est pas rien. Même chez les chefs d'Etat étrangers, l'émotion a été vive.

    Pourtant, le président polonais ne s'était pas fait des amis à l'époque où sa signature était nécessaire pour valider une nouvelle Europe ou lorsque celui-ci se rapprochait trop près des Etats-Unis. Un revirement étrange. On dit toujours que ce sont les meilleurs qui partent, cela se vérifie encore. L'expression est bien entendu à prendre dans son contraire. Elle permet de souligner l'ironie de la situation : on est soudain pris de peine pour quelqu'un qui ne vous en causera plus jamais. Je n'ai aucun avis sur cet homme, ni aucun jugement, je m'interroge seulement sur la soudaine sympathie et les soudaines et innombrables qualités que ces homologues lui prêtent.

    Après un tel évènement, on ne peut évidemment pas s'empêcher de transposer le drame en France. Et si Nicolas Sarkozy disparaissait soudainement et tragiquement. Aurez-vous la larme à l'oeil ? Bon, il est peu probable, vu la sécurité appliquée dans ses déplacements tant au niveau matériel que humain. Mais cela dit, personne n'est éternel. Quand Georges Pompidou est mort dans l'exercice de ses fonctions, y'a-t-il eu un tel sentiment de tristesse ? Quand François Mitterrand s'est éteint à peine sa retraite commencée, qui a pleuré à part ses proches et ses vrais amis ? Et quand était-il pour le général de Gaulle ?

    Les Français ne sont pas assez patriotes pour pleurer leurs dirigeants ou les grands hommes d'Etat français. Faut-il pour autant émettre des reproches ? Je ne crois pas. Il faut remonter très loin dans notre histoire pour retrouver tout un peuple en larme après la mort de son chef : Henri IV. Comme on le dit, on ne récolte que ce que l'on sème, on meurt comme on a vécu. Si toute votre vie a été semée d'injustices, de coups vaches et de couteaux dans le dos, il ne faut pas s'attendre à ce que tout un peuple pleure. Si toute votre vie, vous avez œuvré pour rendre la vie meilleure, les gens seront plus compatissants. Il suffit de se rappeler de la disparition de Lady Di. C'est le monde entier qui a pleuré.

    Alors, je doute qu'un jour un président de la République française soit regretté à sa disparition ou alors ce sera par hypocrisie. Mais, le cours normal des choses va vite reprendre le dessus lorsqu'il va falloir faire campagne pour les élections présidentielles polonaises, la place est trop bonne pour avoir des amis.

  • Le dimanche si ça me dit

    Etes-vous prêts à faire vos courses ou à travailler le dimanche ? C'est la grande interrogation de cette fin d'année 2008. Le débat n'a pas vraiment eu lieu sous l'air Chirac parce que c'était un président attaché à certaines traditions et d'un tempérament assez "terroir" finalement. Le président "pantouflard". Nicolas Sarkozy est plutôt attaché à on ne sait quoi, il a tendance à se comporter en américain pour certaines questions, particulièrement celle du travail le dimanche qui est de mise de l'autre côté de l'Atlantique, en plus du travail "24h sur 24". Le "working" président. Alors, faut-il à tout prix copier des modèles appropriés à des cultures et des mentalités différentes ?

    Jusqu'à présent, pour faire ses courses, tout le monde s'accommodait avec les autres jours de la semaine, soit le soir soit le samedi. Et en fin d'année, quelques autorisations permettent à chacun de faire face aux dernières minutes et aux commerçants d'apporter un plus dans leur chiffre d'affaires. Les ouvertures exceptionnelles le dimanche, pratiquées jusqu'à maintenant, amènent du monde justement parce qu'elles sont exceptionnelles. Ouvrez tous les dimanches de l'année, et vous verrez que les journées seront longues pour les commerçants car cela serait banal. Les clients, étant donné qu'ils peuvent venir un autre dimanche, se diront "j'irai dimanche prochain !". Du coup, les commerces connaîtront moins d'affluence.

    C'est l'exceptionnalité et l'originalité qui font que les consommateurs se déplacent dans les boutiques et non pas parce qu'ils en ont besoin. Pour les courses traditionnelles alimentaires ou d'équipement, ils y vont le reste de la semaine. A la rigueur, c'est l'habillement, la mode en général (y compris les accessoires) et autres futilités qui sortiront gagnants de cette loi (si elle est votée). Le dimanche c'est le jour où, pour se changer les idées, on achète son lecteur MP3, on renouvelle sa garde robe ou on change sa montre. C'est le jour des plaisirs et des délices. Les commerces sur les Champs-Élysées répondent tout à fait à ce critère. Les touristes de passage ne ramènent pas un pack de lait chez eux, ils vont au restaurant ou se fournissent en produits que j'appellerais "d'apparat" : vêtements, bijoux, parfums et autres souvenirs de France. Donc, prendre comme exemple cette avenue pour argumenter sur l'ouverture du dimanche est inadapté.

    Côté commerçant, on est plutôt sceptique. Ouvrir le dimanche, donc un jour de plus, c'est avoir des charges en plus : salariés, électricité, frais bancaires, etc. Il faut véritablement s'assurer que le jeu en vaille la chandelle. Et puis, la problématique du moment ce n'est pas le nombre de jours d'ouverture mais le nombre de clients qui dépensent. Avec ce sacré pouvoir d'achat grignoté, nous sommes tous amenés à faire attention. Ce n'est pas parce que ce sera ouvert le dimanche que nous dépenserons sans compter. Le comportement sera le même : conversion en francs pour se faire une idée, calculatrice pour ne pas dépasser un budget, folies réfrénées. Ce que les commerçants demandent c'est du volume de ventes pas du volume d'heures. C'est toujours pareil, c'est une question de qualité et non de quantité, comme aimait nous rappeler notre professeur de Français en rendant une copie de dissertation.

    Et enfin, ce qu'il ne faut pas négliger, c'est que le dimanche est pour un grand nombre de Français le seul jour de repos et de détente. C'est une occasion précieuse pour la promenade au parc, le séjour au ski, la visite chez mamie et papi ou même la sieste. Alors, oui, d'aucuns diront qu'ils peuvent remplacer un dimanche travaillé par un autre jour de la semaine. Youpi. Je vois bien l'employeur dire à ses employés : "Nous remplacerons le dimanche par le lundi, vous en profiterez pour penser à autre chose qu'au boulot". Ouais, mon gamin est à l'école, mon conjoint est à son travail et ma boutique préférée est fermée le lundi !

    Il vaut mieux, je crois, en rester au fonctionnement actuel car le problème serait déplacé et non résolu. Gardons l'exceptionnalité des ouvertures dominicales et redonnons le moral aux consommateurs en dynamisant le pouvoir d'achat par des mesures plus efficaces.

    "Ce qu'il y a de meilleur dans le dimanche, c'est encore le samedi soir", Gilbert Cesbron.

  • La crise, quelle aubaine !

    Il ne se passe pas une journée sans que l'on nous parle de cette crise financière digne d'un jeudi noir de 1929 qui a eu des conséquences bien plus dramatiques que celle de 2008. Je veux dire par là que celle du passé a connu un taux de suicides anormalement élevé, des millionnaires ruinés et un taux de chômage explosé.

    Celle de cette année a surtout des conséquences graves sur les simples citoyens qui ont tous emprunté pour habiter dans leur propriété et sur les épargnants qui ont mis de côté pendant des années pour leur retraite. Les images de cette Amérique font mal au cœur : expulsions, chômages, etc. Même un couple avec enfant qui gagne environ 4 000 dollars par moi ne joint plus les deux bouts et est menacé d'expulsion. C'est dire. Bref, les malheurs, encore une fois, sont supportés par les plus modestes.

    Mais les impacts de cette crise ont l'air de dépasser le simple périmètre économique. En résumé, tout est mis sur le dos de la crise.

    Loi sur l'instauration d'une prime "transport" ? Rejetée ! Car un poids pour les entreprises dans ce contexte actuel. Violences urbaines ? La crise ! Les gens deviennent nerveux quand il s'agit de leur porte-monnaie qui diminue. Jeux de hasard en baisse ? La crise ! Cela devient cher de débourser 2 euros pour gratter une case ou pour cocher des numéros. La réforme sur les hôpitaux ? La crise ! On regroupe les services pour faire des économies et pouvoir débloquer des milliards pour les mettre ailleurs. La réforme judiciaire ? La crise ! Là aussi, regroupement des services. Obama à la Maison blanche ? La crise ! Car il porte un espoir pour une vie meilleure. Défaite de l'OM ? La crise ! Avec la baisse du pouvoir d'achat, les spectateurs sortent moins, et moins de supporters dans les stades, moins d'encouragements pour les joueurs. Le piratage du compte Sarkozy ? La crise ! Ben oui, tous les moyens sont bons pour trouver deux ou trois sous. Pas de terrorisme depuis quelques temps ? La crise ! Même pour les méchants, les temps sont difficiles. La réforme audiovisuelle ? La crise ! Si l'on supprime la publicité c'est pour inciter les spectateurs à moins dépenser de l'argent qu'ils n'ont plus pour des produits dont les prix augmentent à cause de la hausse des matières premières. Le compte japonais de Chirac ? La crise ! Notre ancien président avait sans doute eu du nez de mettre un peu de côté. Un Tour de France 2009 qui déborde à Monaco et en Suisse ? La crise ! Il faut bien trouver des moyens là où il y en a ! La hausse de la fréquentation du salon de l'automobile ? La crise ! Moins les gens ont de moyens, plus ils rêvent. Les inondations ? La crise ! Mère Nature en a marre de ces mortels qui font n'importe quoi, alors elle régule à sa manière sauf qu'elle ne vise pas correctement et ne tape pas là où il faudrait, cette mère Nature aurait besoin de lunettes !

    Sérieusement, il serait bon d'être raisonnable. Tous les problèmes ne sont pas dus à cette crise financière. Ils sont aggravés, à la rigueur, amplifiés, mais pas une cause directe.

  • Des Reines aux Premières dames, la continuité dans la rupture

    Il faut avouer que la "prestation" de Madame Sarkozy (cela fait très bizarre de l'appeler comme ça) en visite officielle à l'étranger au côté de son président de mari avait une certaine classe. Carla ne laisse pas indifférent, d'après ce que l'on pouvait voir dans les différents journaux télévisés hier soir. Distinguée, avenante et chaleureuse sont les mots qui me viennent à l'esprit. Son aisance, sa posture et son sourire démontrent bien qu'elle n'a pas de leçon à recevoir de quiconque pour évoluer en public et en société. Sa facilité de communiquer, surtout si elle est multilingue, lui ouvrira de nombreuses portes : un atout non négligeable en cas de besoin pour les négociations et les relations diplomatiques. Ses métiers de mannequin et d'artistes n'y sont évidemment pas pour rien. En toute objectivité, on peut, je pense, affirmer que sa présence laisse de bonnes impressions aux personnes qui ont pu lui serrer la main. Une Lady Di à la française en somme.

    Force est de constater que les premières dames se suivent et ne se ressemblent pas. Au plus loin que je puisse me souvenir, chacune n'y a pas laissé la même empreinte.

    Danielle Mitterrand me laisse le souvenir d'une baroudeuse. Vous savez, le genre "guide du routard". Une femme qui allait toujours à l'essentiel et qui ne tournait pas autour du pot pour mener à bien ses projets et atteindre ses objectifs. A l'aise dans ses baskets. Une hippie moderne en somme.

    Bernadette Chirac, Madame Pièces jaunes, me laisse plutôt le souvenir de la femme chic des quartiers chics. Tailleur impeccable, sac à main sobre et verni, la parole posée et qui fait mouche. Même s'il lui est arrivé d'avoir quelques pics bien placés, des commentaires acérés à l'endroit de certaines personnalités, dans l'ensemble, elle n'a généralement pas eu un mot plus haut que l'autre. La dame du politiquement correct en somme.

    Cécilia Ciganer-Albeniz (ex. Sarkozy) me laisse un souvenir moins tranché. Il est vrai que les occasions ont été rares de la voir : besoin de rester discrète sans doute. Je dirais qu'elle laisse l'impression d'être une femme distante voire froide. Mais ce n'est qu'une impression. Je pense que c'était volontaire de sa part d'éviter les feux de la rampe : la une de l'actualité, tout ce protocole, très peu pour elle. Une femme de l'ombre en somme.

    Mais la place d'épouse de chef de l'Etat n'est pas une histoire récente. Même si certaines l'ont occupé plus que d'autres, ce rôle a toujours eu un impact au travers des siècles de notre histoire. Aujourd'hui, la médiatisation facile et immédiate nous fait croire que le phénomène est nouveau mais de nombreux exemples démontrent que non : la reine Claude, Catherine de Médicis, la reine Margot, Marie-Antoinette, etc. A certaines périodes lointaines, des reines n'ont pas hésité à commanditer des meurtres pour monter sur le trône ou accélérer l'avènement d'un fils ou d'un frère ! On n'en ait plus là, fort heureusement.

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