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  • La crise, l'arbre qui cachait la forêt

    Ces derniers temps, l'actualité politique a été riche, sans mauvais jeu de mots. Une face de la politique que l'on n'aime pas, que l'on n'aimerait pas voir se donner en spectacle dans la presse ou la télévision. Que l'on aimerait bien inexistante et faisant partie du fantasme populaire. Clearstream, Bettencourt, Karachi, Bourgi, DSK, etc… toutes ces affaires qui plombent le débat et qui nous font douter sur le devenir de notre beau pays et de nos voisins.

    Le pouvoir amène l'argent et l'influence, ce n'est un secret pour personne. C'est bien pour cela que tous ces mouvements secrets d'argents frais et ces arrangements entre amis n'étonnent pas l'opinion publique autant qu'ils scandalisent. Alors évidemment, quand vous leur demandez ce qu'ils faisaient en vacances avec tel ou tel dictateur, que vous leur demandez ce qu'ils ont fait des valises, ils vous déclarent avec force qu'ils sont innocents. Et là, soudainement, certains amnésiques atteints d'Alzeihmer devant les juges retrouvent subitement la mémoire pour porter plainte. Non, je suis innocent comme l'enfant qui vient de naître. Sauf que le nouveau-né ne porte pas de costumes à dix mille euros ou de mocassins à quinze mille !

    De quel côté sont vraiment les victimes ? Après, les candidats vont avec candeur s'interroger sur la désaffection des Français sur la politique ? Ils n'ont qu'à arrêter de nous mentir, de pratiquer la langue de bois et d'essayer de nous convaincre que tout cela va changer. Je n'ai pas passé une campagne présidentielle sans entendre que tout allait changer. La corruption n'est là que pour servir à leur train de vie et leur position sociale. Pendant ce temps, des millions de gens cherchent des moyens pour finir les quinze derniers jours du mois, si ce n'est le mois complet. Vous prenez trois mois ferme pour un vol de steak haché et rien pour des rétro-commissions. Les Africains crèvent la dalle en admirant les beaux palais présidentiels et les brillants cortèges de limousines allemandes défilant en ville, financés par les milliards d'aide des pays européens qui reviennent en petites coupures pour financer les campagnes électorales, la boucle est bouclée. Nos élus devraient se servir directement dans les caisses, ça irait plus vite et cela nous coûterait moins cher.

    Alors, nos candidats ont l'air de découvrir tout ça, ils nous parlent de moral et de partage. Il parait que la France produit chaque année plus de deux mille milliards d'euros (selon Jean-Luc Mélenchon dans l'émission On n'est pas couché du samedi 17 septembre dernier). Mais où va tout cet argent ? On nous promet justice, équité et partage. Mais le problème est que tant que la corruption fera loi sur Terre, rien ne pourra être fait pour moraliser et rééquilibrer les choses. Tant que les puissants financiers et les grands actionnaires arroseront les décideurs politiques de la planète, ils les tiendront par les bourses et ne prendront donc aucune décision en leur défaveur. Vous rendez-vous compte, ce serait terrible si au lieu de gagner cinquante mille euros par jour, je n'en gagnerais plus que trente mille, comment ferais-je pour faire face à mes dépenses quotidiennes et indispensables de séances d'UV ou de restaurants !

    Je pense qu'il ne faut pas tenter de moraliser tout ça mais de faire comprendre à tous ces gens qui entassent leurs richesses sur des comptes en Suisse qu'ils ne perdront pas leurs caleçons d'en laisser un peu à ceux qui travaillent, ceux sans qui les belles villas, les yachts et les séjours en palace ne seraient pas possibles. Ah ben oui, le FN gagne du terrain. Car le FN fait de belles promesses, dit ce que les gens veulent entendre, font de la pure démagogie. Mais derrière il y a quoi ? Comme les autres partis. Des parlementaires qui siègent et qui encaissent leurs indemnités en fin de mois. Tout ce petit monde ne pourrait pas exister si le peuple était heureux et vivait décemment car il est plus facile de mobiliser des gens sans ressources, des gens dans la misère qui ont besoin de rêver. Si vous gagniez trois mille euros par mois, vous perdriez votre temps à écouter les débats à la télévision ? Vous perdriez votre temps à espérer ? Non. Il est donc primordial pour nos politiques qu'il y ait une forte masse de précarités et de gens qui n'ont pas la force et les moyens de prendre en mains leur avenir.

    Ce qui est formidable c'est qu'à chaque fois, ils ont une bonne excuse pour expliquer la situation : la crise. C'est la faute à la crise tout ça, désolé, on n'est obligé de couper les vivres et de vous prélever plus sur vos maigres fiches de paye. Par contre, les banques qui font des bénéfices, on va les aider ; les milliards de bonus ou de dividendes, on va les laisser fructifier gratuitement. En vérité, quelle est la situation ? Les seuls qui subissent la crise c'est les petites gens. Ceux pour lesquels, crise ou pas crise, ils n'y arrivent pas. Ceux à qui on demande d'atteindre le dernier cran de la ceinture car on a préféré gaspiller des vaccins plutôt que de nourrir les populations. Ceux à qui on dit que l'on préfère payer des amendes plutôt que des logements sociaux qui dérangent les petits bourgeois de la rue voisine. Ceux à qui que l'on est désolé de dépenser douze mille euros pour des cigares ou cent soixante mille pour un aller-retour sur la côte. Avec tout ça, les déclarations et les discours de Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon commencent à faire écho dans les chaumières. Ne soyons pas surpris.

  • Tron sonné

    En politique, il faut respecter le principe des vases communicants. Cela permet un certain équilibre. Après l'affaire DSK, toujours en cours d'ailleurs, voici l'affaire Tron. Une Droite qui se croyait à l'abri, droite dans ses bottes, montrant l'exemple. Mais voilà, le sexe n'a pas d'étiquette, il va donc tout naturellement semer la zizanie d'un côté comme de l'autre.

    Alors, il y a bien sûr la présomption d'innocence que l'on brandit fièrement. Car tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. La politique c'est un remake des Bisounours. Il n'y a que des gens bien qui s'aiment et qui ne se tirent pas des missiles dans le dos à la moindre occasion. On n'a jamais vu en politique des "amis" se taper de grandes embrassades dans les meetings puis se déchirer en coulisses. Non, ça n'est pas possible. Evidemment, c'est de l'ironie tout ce que j'écris. Il n'y a pas plus méchant comme milieu. La politique ce sont des requins, des piranhas, des anacondas, etc… Vous pouvez chuter à la moindre possibilité.

    Complot ou pas complot ? L'être humain aime bien rajouter un peu de romance ou de sensationnel dans ce genre d'affaires. Ca met du piment où je pense. Mais j'ai comme l'impression que pour se débarrasser de certaines personnes gênantes, il n'y a nullement besoin d'élaborer des traquenards compliqués : il faut juste laisser faire la nature car elle revient toujours au galop. De toute façon, on pourra toujours discuter et débattre sur ces affaires, quand la justice tranchera, elle mettra tout le monde d'accord. Il faut juste être patient et ne pas aller plus vite que la musique. On ne peut pas témoigner ou donner son avis sur des faits qui se seraient déroulés à l'abri des regards.

    Cela dit, je ne m'inquiète pas. Les politiques ont toujours su rebondir et se relever. Ils se font oublier un peu et ils reviennent quelques mois ou quelques années après briguer à nouveau un siège. Certains reviennent même au gouvernement. Bref, la roue tourne, le spectacle continue !

  • La valse de Strauss canne

    Il y avait longtemps qu'une affaire judiciaire n'avait pas suscité autant de passions et de commentaires en France. Tout le monde en parle. Il n'y a pas un moment dans la journée où on ne fait pas allusion à DSK même sur le ton de la plaisanterie. Il faut dire qu'avec le statut privilégié de candidat préféré pour la Présidentielle 2012, le choc a été rude pour tous ceux qui espéraient en lui. Cela dit, l'affaire n'a pas encore été jugée. Il faut, tout comme on parle de présumée victime pour la femme de chambre, parler de présumé innocent pour le Français jusqu'à ce que la lumière soit faite.

    Depuis plusieurs jours, les Américains n'ont pour l'instant que porter des accusations, ce qui a du fortement fait pencher la balance chez nos amis outre-Atlantique et fait qu'il est déjà coupable pour une grande majorité. Mais il faut laisser l'accusé se défendre et écouter ce qu'il a à dire. Ne pas se laisser endormir par le spectacle que nous donnent des juges et des sheriffs en mal de voix pour leur prochaine élection. Car, gardez bien ça en tête, il n'y avait que deux personnes dans cette chambre au moment des faits. Personne ne peut donc dire avec certitude ce qui s'est passé.

    Surtout, qu'à l'heure actuelle, il y a beaucoup de zones d'ombre qui reste à éclaircir. L'heure des faits : un coup c'est avant midi, un coup c'est avant 13h. Pourquoi n'avoir avertit les autorités qu'une heure après ? Pourquoi dénoncer une fuite alors que le billet d'avion était réservé depuis belle lurette ? Pourquoi prendre le risque de déjeuner avec sa fille si on est en fuite ? Pourquoi la personne du service qui débarrassait le petit-déjeuner a dit à la femme de chambre qu'il n'y avait personne dans la chambre ? Pourquoi dire qu'elle ne le connaissait pas alors que sa photo était affichée dans le local des femmes de chambre ? Il y a tant de questions sans réponse qu'il est donc préférable de ne pas préjuger de l'affaire.

    S'il fallait enfermer tous les obsédés ou les libertins, il n'y aurait plus grand monde dehors ! Ce qui est presque certain, c'est que DSK est mal barré pour les primaires socialistes et je pense que ça fera les affaires de certains et de certaines à gauche comme à droite.

  • 2009 ou 2012 ?

    Dites-moi si je me trompe mais le mois prochain, il s'agit bien des élections européennes, hein ? Les élections pendant lesquelles nous allons désigner nos députés européens qui vont siéger au parlement européen. Je demande ça parce que pendant un moment j'avais cru entendre parler de présidentielle. François Bayrou annonce sa candidature pour 2012, Martine Aubry et Ségolène Royal se battent pour être la candidate du PS, DSK doit sûrement y penser pour se venger d'avoir été écarté lors des primaires socialistes en 2007. Il y a même Jean-François Copé qui parle déjà de 2017. Non seulement, la campagne semble assez timide mais en plus les ténors des partis ne pensent qu'à l'Elysées : comment voulez-vous que les électeurs s'intéressent à l'Europe dans ces conditions. Si les candidats ne montrent pas l'exemple, il ne faudra pas s'étonner en juin si l'on atteint des records d'absentéisme dans les isoloirs.

    Cela dit, à qui la faute. La Constitution a été modifiée pour passer d'un mandat présidentiel de sept ans à un mandat de cinq ans, le fameux quinquennat. Il faut déjà deux ans pour que le président fraîchement élu prenne ses marques et atteigne un rythme de travail à la hauteur des attentes. Mais dans un même temps, certains pensent déjà à remplacer le locataire de l'Elysées. Les journalistes posent déjà la question cruciale, des personnalités sortent des livres et on rassemble les troupes pour les primaires. Cinq ans, c'est peut être trop court finalement. Le but du quinquennat est d'éviter la cohabitation en provoquant des élections législatives avec la présidentielle. Auparavant, on pouvait élire des députés pendant un mandat présidentiel et ainsi se retrouver avec une majorité de couleur politique différente du chef de l'Etat.

    Mais voilà, nous sommes maintenant confrontés à l'effet pervers, à l'effet secondaire de cette réforme. En accélérant les scrutins, on a accéléré les ambitions politiques. A peine l'élection de 2007 terminée, certains préparaient déjà la prochaine. Comment leur en vouloir après tout ? Si vous enlevez les deux premières années de mandat du nouveau président et la dernière année de campagne pour les urnes suivantes, il ne reste plus que deux ans de combat. Deux ans pendant lesquels il faut monter un projet, écrire un programme et rassembler les adhérents et les sympathisants. Du coup, les perdants passent leur temps à faire campagne et le pays est plus ou moins géré au petit bonheur la chance par un parlement plus ou moins vide. C'est ce que l'on appelle les vases communicants. Les députés en campagne, ça vide les bancs de l'Assemblée. Les députés qui ont aussi une casquette élective de maire ou conseiller, ça ne facilite pas non plus les choses. On se demande à quoi servent les suppléants…

    Un autre problème se pose pour la majorité gouvernante. En cinq ans, elle n'a plus le temps de connaître quelques succès de réforme juste avant les élections lui permettant d'appuyer ses compétences à gouverner. Les électeurs ne retenaient que jusqu'à présent les derniers mois d'activité d'un gouvernement. Ce dernier n'avait donc qu'à faire passer des lois populaires vers la fin du mandat pour gagner quelques voix. Or, en mettant en œuvre tout un wagon de réformes en même temps, vite pour arriver avant les primaires et pour être sûr que l'un d'elles réussissent, le risque que tout se casse la figure est important. Comment préparer les esprits en si peu de temps ? Prier pour qu'une catastrophe naturelle survienne début 2012, histoire de remonter le pourcentage d'opinions favorables ? C'est une véritable course qui s'opère tous les cinq ans. Plus personne n'a le temps de rien : les électeurs ne peuvent pas se reposer, les candidats ne peuvent pas souffler et les promesses n'ont plus le temps d'être promises. A force de tout compresser, cela va bien finir par nous péter au visage, comme un lifting bâclé mal cousu.

    Bref, n'oubliez pas qu'en juin, le vote concerne l'Europe et non la France. Autrement dit, il ne faut pas dire si vous êtes pour ou contre Nicolas Sarkozy mais il faut dire à quel candidat vous faites confiance pour vous représenter à Strasbourg. Et profitez en, c'est la seule élection au suffrage universel direct d'une institution européenne.

  • Acro à la postérité

    Dans le monde du spectacle et de la politique, l'acronyme, c'est chic et distingué. Aujourd'hui, des personnalités acquièrent leur notoriété en faisant de leur nom à rallonge des raccourcis de marque. Le premier à connaître cette mode a été ce grand journaliste Patrick Poivre-d'Arvor, PPDA, popularisé par l'émission des marionnettes. Ensuite, nous avons eu Bernard-Henri Lévy et ce fameux BHL. Pourtant au début, la raison était que le raccourci était plus pratique à dire et à écrire. Mais finalement, c'est comme de rentrer aux Guignols de Canal+, c'est un signe de notoriété.

    Alors, il y a eu Jean-Claude Van Damme qui s'est enfin fait un nom avec son surnom, JCVD, grâce à son film où il joue son propre rôle. A la dernière élection présidentielle qui a vu Nicolas Sarkozy sacré roi de France, c'est Dominique Strauss-Kahn, actuel président du FMI (Fonds monétaire international) qui attend sagement 2012, qui s'est vu gagné ses lettres de noblesse : DSK. C'est aussi efficace qu'une marque de vêtement et tout le monde sait de qui on parle. Une femme a connu l'ascension fulgurante de son identité. Michèle Alliot-Marie, MAM. Avec elle, c'est venu tout naturellement, j'ai envie de dire que c'est venu amicalement, ça la rend plus sympa.

    Ces derniers jours, le remaniement au gouvernement a été l'occasion pour Nathalie Kosciusko-Morizet, cette pétillante parisienne aux allures de Fifi Brindacier, d'entrer dans ce monde très select des incontournables. Sa nouvelle appellation est venue naturellement dans la presse : NKM. Remarquez, cela arrangera toute la famille. Entre son père, mère de Sèvres, son grand-père, ambassadeur, et son frère PDG d'un site de vente Internet, on aura de quoi rentabiliser ces initiales.

    Mais tout le monde n'accède pas à autant d'égard. Prenez Jean-Louis Borloo, par exemple, pourquoi ne dit-on pas JLB ? Pour Anne-Marie Idrac, je crois qu'elle peut faire une croix dessus vu les sentiments que lui portent de nombreuses personnes, l'AMI ne s'incrustera pas dans nos foyers. Je ne vais pas oublier non plus Roselyne Bachelot, de son vrai nom Bachelot-Narquin, pour qui un raccourci nous rappellera plus l'heure du goûter que l'ouragan de la santé. Quant à George W. Bush, on comprendra aisément que son nom est à éviter. Et puis GWB c'est pas simple à dire et source d'accrochage linguistique.

    Pour certains, on évitera de prendre les raccourcis pour éviter les confusions, notamment Jean-François Kahn. D'autres, par contre, ont eu moins de chance et n'ont pas connu de leur vivant, cet accès à la gloire. CDG est pour nous un aéroport alors que l'illustre personnage caché derrière ces initiales est une véritable légende.

    En résumé, il est plus simple d'occuper l'inconscient collectif si votre nom à rallonge est abrégé et ainsi être utilisé à foison dans toutes les conversations et les bonnes blagues de bistrot, là où on refait le monde.

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