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  • La 27ème région

    Je vous remets une couche de Wallonie puisqu'on en parle encore. La séparation de la Flandre et de la Wallonie semble un débat sérieux. Il n'est pas insensé de penser que la scission soit prononcée un jour tellement une solution de dialogue semble impossible. Impossible n'est pas Français disait Napoléon, sauf que là il s'agit de la Belgique. Alors, maintenant la question est de savoir quoi faire des territoires au cas où. Je n'aborderai pas ici le cas de la ville de Bruxelles dont les conséquences d'une séparation pourraient être déchirantes au sens propre comme au sens figuré (création d'une principauté de Bruxelles pour conserver le caractère royal du système ?). Les Français sont 66 % à n'avoir rien contre un rattachement à la France, une région supplémentaire ça ne peut pas faire de mal. Même des Belges n'y voient pas d'inconvénients.france-wallonie.jpg

    Les conséquences sont d'abord géographiques. Comme le montre la carte ci-contre que j'ai retouchée, les 17.000 km² de territoire en vert clair apparaîtraient comme une grosse verrue à notre hexagone qui n'en serait plus un, pour le coup. La France aurait la forme d'une espèce de pomme de terre, il n'y aurait plus ce contour si caractéristique et harmonieux que l'on connaît depuis l'après-guerre. Il faudrait donc jeter tous les manuels scolaires, les atlas et autres dictionnaires et tout réimprimer. Remarquez, les éditeurs se frotteraient les mains avec une telle aubaine de regain d'activité.

    Les conséquences sont économiques. La Wallonie est, d'après ce que j'ai lu ça et là, la partie belge qui se porte le mieux. Outre une hausse des rentrées fiscales, son arrivée pourrait apporter un souffle et relancer l'activité du nord de la France. Le phénomène collatéral serait un déplacement de la population française vers cette nouvelle région, une sorte d'Eldorado, et donc une désertification des régions sinistrées du Nord en grande majorité.

    Les conséquences sont politiques. Qui dit nouvelle région, dit nouveaux départements et nouveaux élus : maires, conseillers, députés. Une occasion pour les mordus de campagne électorale d'ajouter des casquettes sur leur tête. Concernant les députés, un souci démographique va se poser : le nombre acceptable de représentants de la nation est de 577 (nombre qui n'a pas bougé depuis la Révolution). Que faire des nouveaux arrivants ? Cela représenterait une cinquantaine, voire une centaine de membres de l'hémicycle déjà bien étroit. Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de visiter l'Assemblée nationale mais les places sont étroites et pas extensibles. Un déménagement à Versailles est-il envisageable ? L'hémicycle du château peut accueillir les membres du Sénat et de l'Assemble nationale, soit 920 personnes, ce qui laisse de la marge.

    Les conséquences sont sociales. Qui dit nouveaux Français, dit nouveaux cotisants mais aussi nouvelles aides sociales et nouveaux demandeurs d'emplois (les chômeurs belges et les chômeurs français qui postulaient pour une place donnée à un belge…). L'âge légal de la retraite est différent, les taux de cotisations et le financement des retraites sont différents, le taux d'emploi des seniors est différent. En plein débat sur les retraites, ces différences pèseraient lourdement dans la balance des partisans d'une hausse de l'âge légal et des prélèvements.

    Comme on peut le deviner avec ces quelques modestes analyses personnelles, un rattachement n'est pas sans conséquences et une telle décision n'est pas à prendre à la légère. Ce serait un sacré défi à relever : plus de 3,4 millions de personnes à accueillir et à intégrer dans nos différents systèmes économiques, politiques et sociales. Côté langue et monnaie, le travail est déjà fait. Mais les Belges seraient-ils vraiment prêts à abandonner leurs symboles nationaux, drapeau et hymne ?

    Il reste toutefois une autre possibilité : un nouveau pays, la Wallonie.

  • Et maintenant, une page de non publicités

    C'est donc acté, la publicité disparaîtra des écrans de France Télévisions après 20h dès le 5 janvier. Enfin, pas tout à fait, mais il est peu probable que la Majorité rejette le projet comme elle l'a fait pour la prime "transport". La question est de savoir si ces écrans parasites vont nous manquer ou pas.

    Je vais vous parler d'un temps que les moins de vingt ne peuvent pas connaître. L'époque où la soirée, le film ou la pièce de théâtre commençait vers 20h30. Ah la la, ces pièces avec Jacqueline Maillan, comme elle me manque celle qui me faisait beaucoup rire… enfin, je m'égare. Donc, une demi-heure de moins qu'aujourd'hui, et ce, sur toutes les chaînes. Peu nombreuses à l'époque. Quand on n'y repense, il est vrai que c'était fort appréciable de ne pas se coucher à point d'heure pour voir la fin. Que c'était fort appréciable de ne pas être harcelé par des crèmes pour hémorroïdes à l'heure du dessert ou par une voiture au prix exorbitant juste après une cause humanitaire. A ce niveau, la suppression de la publicité n'est pas un luxe.

    Autre point positif, des écrans en moins ce sont des émissions en plus, des allongements de temps d'antenne. Il va falloir réinventer une télévision plus audacieuse et plus innovante. Diffuser de nouveaux programmes ou allonger ceux qui existent. C'est, je crois, une opportunité de se démarquer des concurrents et des chaînes du câble et du satellite qui ont des budgets serrés et qui ne peuvent pas trop se permettre de prendre des risques. Des temps d'antenne libérés, c'est une occasion de tester plus longuement des programmes qui ne verraient pas le jour avec la dictature commerciale.

    Je pense qu'il faut également voir du positif dans la guerre concurrentielle que se livre les grands groupes audiovisuels. On pense que les annonceurs vont se rabattre chez les autres, notamment TF1 et M6. Soit. Mais ces derniers vont-ils avoir la capacité d'absorber toutes ces minutes en plus ? Déjà que certaines pauses durent 5 minutes voire même 7, on risque d'assister à un phénomène étrange et pénétrant : les pauses publicitaires plus longues que les programmes. C'est la pub qui va être interrompue par l'émission et non l'inverse. Du coup, trop de coupures (comme aux Etats-Unis), trop d'attentes et donc un téléspectateur qui zappe plus facilement. Cela fera peut-être réfléchir alors les dirigeants de ces chaînes privées sur la qualité de leur programme racoleurs. Plus de Star Ac', adieu les jeux débiles ! Enfin, on peut rêver.

    D'un autre côté, les pauses publicitaires sont bien pratiques. Ca nous laisse le temps d'aller au petit coin avant le début du film. Ca nous laisse le temps de se préparer un thé avant le débat politique. Comment va-t-on faire ? On ne pourra plus décoller du canapé, condamnés à regarder ce bel écran plat sans interruption. Les médecins vont avoir du pain sur la planche avec tous ces yeux rouges de lapins blancs ! Et puis, il faut bien le dire, on s'était un peu habitué à ces petites scènes de ventes. De vrais sketchs pour certains. Un vrai divertissement, tant on peut sourire voire même rire devant certains. Mais bon, je suppose que cela ne nous fera pas de mal d'en voir moins, ça nous reposera le cerveau. Parce que nous le valons bien !

  • Siffler n'est pas joué

    La crise atteint la pelouse. De nouveau, les anti-sportifs se sont exprimés sur notre territoire. Un territoire qui les a accueillis, qui leur permet de vivre et de fuir peut-être des situations difficiles vécues dans leur pays d'origine. Encore une fois, un petit groupe de perturbateur gâche la fête. Il y a des comportements qui sont évidemment inacceptables. Le gouvernement a donc réagit, comme à son habitude, et pris des mesures dans l'urgence. Je rappelle que les sous-sols de l'Assemblée nationale renferme environ 200 textes de loi (certains vieux de 25 ans), dont beaucoup pris dans l'urgence, mais non applicables car leur décret d'application n'ont pas été entérinés.

    Donc, on prend des mesures censées régler les problèmes du genre "arrêter le match" ou "évacuer le stade". Mais le gouvernement, malgré toute sa puissance oublie un paramètre fondamental : seul l'arbitre est habilité à suspendre ou interrompre un match. Il est le seul maître à bord. Un président, malgré toute sa volonté, ne pourra se substituer à cet homme en noir. En outre, l'évacuation d'un stade comporte des risques : les mouvements de foule ne font pas bon ménage avec les tensions des uns et des autres. On pense maîtriser, faire sortir les spectateurs par lot. Mais une fois 90 000 personnes dehors, on fait quoi ? On organise un barbecue ? Il est tout à fait louable d'être réactif et de montrer une volonté politique, encore faut-il que tout ça soit pertinent et réfléchi. Ceci étant dit, il n'est pas interdit de réfléchir au problème et de proposer des pistes de solutions. La critique est facile.

    D'abord, il y a une solution simple qui est de ne plus faire jouer les hymnes. On gagnera du temps sur la durée du match et sur le coucher des enfants, il n'y aurait pas de prétexte pour les perturbateurs et on ne serait pas désolés de constater que quelques joueurs ne connaissent pas au moins le refrain.

    Une deuxième solution consisterait à jouer certains matchs à huis clos. On connaît parfaitement lesquels comportent des risques et lesquels n'en présentent pas. On éviterait ainsi aux supporters virulents et autres hooligans de pénétrer dans l'enceinte des stades pour siffler, déployer des banderoles insultantes ou jeter des objets blessants. Autre revers de la médaille, ces gens resteraient dans la rue, autour du bâtiment, livrés à eux-mêmes.

    Une troisième solution, plus radicale, serait de ne plus faire jouer ces matchs, dits "amicaux" qui plus est. Plus de transhumances, plus de heurts à l'intérieur et à l'extérieur et des forces de l'ordre plus sereines.

    Comme je le répète souvent, ce n'est que du sport, on ne devrait pas accorder autant d'importance à de tels évènements et tous les problèmes qu peuvent survenir. Les media ont tendance à en faire beaucoup, à consacrer une trop grande partie de leurs éditions à tout ça. De faire de la publicité n'incite pas au calme et motive même. Certains sont fiers de passer à la télé après leurs actes répréhensibles alors ils recommencent ou passent le relais à d'autres. C'est sans fin.

    Quoi qu'il en soit, malgré toutes ces bonnes intentions, on ne décide rien. Tout est entre les mains de chaque Fédération sportive qui organise les spectacles. Car, les rencontres sportives sont avant tout des spectacles, enfin, ce devrait être comme ça. Seul le ballon, ou la balle, doit être brutalisé sur un terrain.

  • Une télé bien allumée

    On reproche à la télévision de ne pas faire preuve de créativité et d'innovation en période estivale. On nous sert chaque année des rediffusions ou des best of. Mis à part quelques directs, des jeux ou des séries d'été qui n'apportent pas véritablement de renouveau dans le genre, l'été manque de fraîcheur dans le petit écran. Il y a cependant un domaine qui tend à casser les habitudes, c'est le journal télévisé. Aux 13h, aux 20h ou à d'autres horaires d'info, on peut voir et apprécier des remplacements opérés sur ces fauteuils tant convoités mais ô combien éjectables. L'année 2008 a été particulièrement animée à ce niveau. Cela avait déjà commencé avec l'éjection surprise, sans tact et sans respect de notre PPDA national, remplacé par la charmante mais ambitieuse Laurence Ferrari. En attendant son arrivée le lundi 25 août, des têtes nouvelles ou à redécouvrir ont fait leur apparition.

     

    Sur la Une, Julien Arnaud, joker de Claire Chazal. Habitué à être remplaçant du remplaçant, ce journaliste de LCI a avancé d'un cran et ainsi pu montrer de quoi il est capable. Même topo pour Sophie le Saint au 13h de France 2, en lieu et place d'Elise Lucet. Coutumière du journal de Télématin, l'obligeant à se lever à 3h30 du matin, elle n'a pas manqué de tenter sa chance et menacer Marie Drucker qui fera sa rentrée au 20h de la Deux ce lundi 25 août. Menacée aussi, Françoise Laborde, déléguée syndicale, a cependant l'intention de ne pas se laisser faire et a même l'intention, si cela s'avérait nécessaire, de menacer la chaîne d'une action en justice pour conserver sa place de joker attitré, voire même d'y rester une bonne fois pour toute.

     

    Car derrière, ça se bouscule, et ceux qui ont été écartés il y a quelques temps, comme Laurence Piquet, compte bien défendre leur bifteck pour revenir sur le devant de la scène. Présenter une émission de culture ou autre sur une chaîne du groupe, c'est bien joli mais c'est plus intimiste et ça ne sert pas son ego de vedette. C'est, je pense, plutôt vécu comme un placard déguisé que comme un test d'aptitude.

     

    Sur la Trois, on a pu découvrir avec enchantement Marlène Blin, débauchée de France 3 Limousin. Cela a du lui faire tout drôle d'être contactée par Paul Nahon. Elle déclare d'ailleurs que "quand on présente en région, on n'a pas l'impression que les gens de Paris nous regardent". Sa surprise a donc du être d'autant plus grande. Elle a eu bien raison de saisir l'opportunité offerte. Il ne faut pas oublier que Louis Laforge venait de France 3 Lyon avant de présenter le 19/20 puis maintenant Des racines et des ailes. Tout est donc possible pour Marlène Blin. Et puis, elle a intérêt à assurer ses arrières vu le projet de casse du service public en région qui se prépare.

     

    On ne se doute pas un instant l'ambiance et les tensions qui règnent derrière ces belles images et ces beaux sourires de présentateurs qui semblent détendus (quoique, avec un "putain" lancé par Françoise Laborde, on peut le deviner). Les pillages des Vikings à côté c'est un remake des Bisounours.

     

    A vous Cognacq-Jay !

  • Téléspectateur recherche présentateur désespérément

    La grande nouvelle du jour ce n'est pas le match des Français à l'Euro 2008 qui passionnent que les passionnés de ce sport monopolisant, mais plutôt le pavé jeté en plein milieu du paysage audiovisuel français (le plouf dans le paf) avec l'annonce du départ forcé de Patrick Poivre-d'Arvor du 20h de TF1. Forcé, parce que je doute que notre Patrick national ait vraiment eu le choix. C'est quand même encore le journal télévisé le plus regardé de France mais aussi le plus convoité.

    Cette annonce donne le départ du mercato annuel des chaises musicales du petit écran mais donne une nouvelle fois un signe que le bateau "1ère chaîne" connaît quelques tangages. Avec un nombre d'incompatibilités d'humeur invraisemblables depuis quelques mois et depuis l'arrivée du nouveau dirigeant de la chaîne, la tour ronde du quai du Point du jour vacille. Cela confirme aussi que les animateurs, présentateurs et responsables de la Une ne sont que des pions sur un échiquier politisé. Car les hauts responsables du groupe ne supportent pas la perte de parts de marché enregistrée depuis quelques mois au profit des autres chaînes et au profit du câble et du satellite. Même avec les solutions apportées par le premier supporter de TF1 placé au plus haut sommet de l'Etat, il y a péril en la demeure.

    Soyons clairs. Les programmes de la Une sont depuis un moment essoufflés, sans grande nouveauté et racoleurs. J'entends par "racoleurs" le fait que l'on nous propose des séries policières à foison, des films populaires, seulement dans le but de ravir des téléspectateurs aux concurrents mais sans aucun intérêt pour ceux qui proposent leur cerveau aux publicitaires. Même les émissions de jeux n'y trouvent plus leur place. Alors que les autres média essayent de diversifier les émissions, des émissions parfois audacieuses car pas forcément évidentes pour rassembler un large public. Mais, petit à petit, l'oiseau fait son nid.

    On nous annonce Laurence Ferrari. Partie il y a deux ans sur la chaîne cryptée, remerciée gentiment par la Une, magnifique dans son rôle de bulldozer, elle avait fait son petit bonhomme de chemin sur Canal. Il me semble qu'elle y avait trouvé sa place et que son émission est plutôt bien perçue. En outre, elle avait assurée son nouvel employeur qu'elle ne le quitterait pas. Mais voilà, comment résister aux sirènes du poste le plus redouté, le plus envié et le plus éjectable ? Un poste qui vous assure prospérité et postérité. Laurence, n'es-tu pas heureuse chez tes nouveaux amis ? Au-delà de ça, n'y aurait-il pas une crise des vocations du petit écran ? Tous les ans, on nous annonce des départs et des arrivés plus ou moins loufoques. Tous les ans, c'est à celui qui fera monter le plus les enchères. Et au final ? Ben au final, le téléspectateur s'y perd un peu et ne sait plus où est son animateur préféré et du coup zappe de chaîne en chaîne pour le chercher ! Alors, la ménagère de moins de cinquante ans passe sa soirée à scanner les 400 chaînes auxquelles elle est abonnée dans le but ultime d'y apercevoir son idole.

    Bref, quelque soit le côté où on est placé, dans le groupe TF1, on y va par faim, sur France Télévisions on y va par envie, dans le groupe Canal+ on y va par dépit, dans le groupe M6 on y va par défi et ailleurs on y va par égarement.

    Dernière minute : Virginie Efira est en discussion avec Canal+

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