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gouvernement

  • Des Roses, des Verts, des Rouges et des Bleus en poste ministériel

    Cela fait des mois qu'ils se préparent tous à investir les salons dorés de nos ministères. Même s'ils nient tous en bloc, ils ne faut pas les croire. C'est des négociations à foison, commencées depuis des mois, qui se sont amplifiées depuis le 6 mai 2012. Alors, concrètement, qui va-t-on voir autour de la table du salon Murat le jeudi 17 mai à 10h30 ? Voilà qui je vois bien, par ordre alphabétique, les premiers ministrables étant mis en évidence en couleur.

    Martine Aubry,
    Clémentine Autin (qui soigne de plus en plus sa tenue vestimentaire...),
    Jean-Marc Ayrault
    ,
    Claude Bartolone,
    Jean-Louis Borloo (silencieux depuis un moment et difficilement étiquetable),
    Malek Boutih,
    Jérôme Cahuzac (aux Finances),
    Jean-Christophe Cambadélis,
    Harlem Désir,
    Aurélie Filippetti,
    Benoît Hamon,
    Robert Hue (qui est réapparu sur scène à la Bastille…),
    Bruno Julliard (Jeunesse et/ou sport ?),
    Anne Lauvergeon (pourquoi pas, elle s'est fâchée avec Nicolas Sarkozy !),
    Arnaud Montebourg,
    Pierre Moscovici (aux Affaires européennes ou à l'étranger),
    Vincent Peillon (à l'Education),
    François Rebsamen (mais voudra-t-il quitter sa mairie de Dijon ?),
    Marielle de Sarnez,
    Michel Sapin (que les journalistes voient même à Matignon),
    Claude Serillon (à la Culture),
    Najat Vallaud-Belkacem,
    Manuel Valls (à l'intérieur),
    Hubert Védrine (une pointure au niveau international),
    Rama Yade (outsider).

    Concernant le Front de Gauche, leur présence dans un gouvernement est difficile à deviner. Ils veulent garder cette image de résistance, leur indépendance et leur liberté de parole qu'ils savent bridée dans un ministère. Et puis, cela dépend beaucoup des résultats des législatives.

    Concernant François Bayrou, je doute qu'il veuille donner l'impression d'avoir négocié son vote en échange d'un poste. D'ailleurs François hollande l'a déclaré. C'est un homme qui préfère garder son indépendance et de toute façon cela alterait l'image lisse d'homme sans reproches que veut se donner le nouveau président.

    Concernant les Verts, on sait qu'il y en aura un ou une. S'agira-t-il d'Eva Joly ? De Cécile Duflot ? De Jean-Vincent Placé ? Voire même de Dominique Voynet ou Noël Mamère ? Tout est scellé avec le pacte qu'a passé cette formation politique pendant la campagne. Ce fameux "traité qui a tant fait polémique.

    Quant à Jean-Paul Huchon, qui doit trop aimer sa région Ile-de-France, Ségolène Royal, qui vise le perchoir de l'Assemblée nationale, Anne Hidalgo, que l'on a pas vu pendant la campagne, Marie-Noëlle Lienemann, Elisabeth guigou et Catherine Trautmann, qui font trop rappeler les années 80-90 de Mitterrand, il est peu probable de les voir passer le perron de l'Elysée.

    J'en ai sûrement oublié mais c'est ces noms là qui me viennent à l'esprit. Sachant que François Hollande a promis un gouvernement resserré et respectant la parité. J'espère en tout cas ne pas y voir Jack Lang, Henri Emmanuelli ou Laurent Fabius qui devraient se mettre en retraite, ils ont assez sévit ! Quelque soit le résultat final, c'est toujours marrant d'y mettre son grain de sel en jouant au pronostiqueur.

  • Remanier pour mieux régner

    Il ne se passe pas six mois sans que les média ne parlent de remaniement au sein du gouvernement. Partira, partira pas ? François Fillon est sur la sellette. Et ce ne sont pas les clients derrière qui manquent pour le pousser. On le sait, les requins sont légion en politique. Alors, la question est de savoir si Nicolas Sarkozy va changer François Fillon ou non. Mon analyse est simple, j'essaye de me mettre dans la tête du président.

    Si François Fillon reste Premier ministre, cela signifierait en apparence qu'il a la confiance de son chef, mais quand on est dans la majorité, il faut voir à long terme, notamment jusqu'à l'élection de 2012. Si Nicolas Sarkozy veut neutraliser le premier de ses ministres, il le conserve à son poste pour l'occuper et l'empêcher de se porter candidat aux primaires de la Droite. Il ne faut pas oublier que dans ce domaine d'activité, c'est "je t'aime, moi non plus". Depuis quelques temps, Monsieur Fillon fait preuve d'indépendance dans ces interventions. Ses petites phrases titillantes ont rendu furieux le locataire de l'Elysées. Si le président juge que François Fillon est le plus à même de remporter la victoire, il le remplace pour qu'il se consacre à la campagne, une campagne en second plan pour l'instant mais pas en sommeil. Mais, les rancunes sont tenaces chez l'ancien maire de Neuilly.

    C'est bien tous ceux qui sont derrière, qui tournent autour du pouvoir, qui espèrent que le siège éjectable va fonctionner. Les jeunes loups commencent à crier en haut de la colline. Enfin, quand je dis "jeune", c'est une expression. Alors, qui on a derrière, qui cache plus ou moins son envie d'occuper Matignon, et pas seulement en tant qu'invité de petit déjeuner ? Ils se déclarent plus ou moins intéressés au poste et ne s'en cachent qu'à moitié.

    Honneur aux femmes. Celle qui apparaît la plus droite et la plus autoritaire : Michelle Alliot-Marie. Après avoir occupé la Défense, l'Intérieur et la Justice, MAM semble ne pouvoir occuper que des postes à forte austérité, de circonstance en cette période de serrage de ceinture. Ces caractéristiques quasi monacales seront-elles assez suffisantes pour faire entrer la deuxième femme Premier ministre de notre histoire ? Surtout que cette femme a rarement fait l'objet de polémiques ou de démélés judicaires, même aucun car je ne saurais pas donné d'exemples à ce sujet.

    Celui dont tout le monde attend l'entrée imminente dans l'Hôtel du XVIIIème siècle, Jean-Louis Borloo. L'homme aux coupes de cheveux incertaines est le favori des média. Si on réfléchit bien, c'est le candidat idéal pour la transition et pour laisser les mains libres au parti de mener la campagne. Jean-Louis Borloo saura bien s'occuper de la maison en l'absence des maîtres ! Mais sa liberté de parole est un gros handicap pour un poste de porte-voix.

    Autre possibilité, le jeune de la bande : François Baroin. Entré fraîchement au gouvernement (selon le temps politique), il incarne l'avenir de la Droite. Le gros souci, c'est qu'il a été le protégé de Jacques Chirac, dont l'incompatibilité d'humeur avec Nicolas Sarkozy est bien connue. Ce ministre va-t-il jouer le rôle de fusible, va-t-il manger le plat froid de la vengeance ? Là aussi, s'il est nommé, ce sera certainement pour le neutraliser jusqu'à l'élection suprême.

    Et puis, il y a les autres. Brice Hortefeux, trop impopulaire, grillé par ses petites phrases polémiques, et meilleur dans un rôle de disciple. Eric Woerth, grillé pour de nombreuses années, par cette affaire Bettencourt qui n'en finit plus avec ses rebondissements. Je crois que son avenir est plus que compromis au sein du gouvernement, il ne passera pas l'hiver. Les ministres d'ouverture ou girouettes : Eric Besson, Hervé Morin (de toute façon quasi candidat pour le Nouveau Centre) ou Bernard Kouchner (grillé pour les primaires socialistes), qu'ils restent ou pas, ne changera pas le problème majeur de Nicolas Sarkozy : garder ses adversaires potentielles aux primaires à ses côtés et lâcher ceux qui ne représentent pas une menace. Comme Louis XIV l'avait bien compris pour étouffer toute fronde ou tout complot : tenir dans sa main la famille et les nobles préoccupés par les promesses de places et de favoritismes comme des carottes que l'on tient devant leur nez.

    Et puis, il y a les surprises, toujours possibles avec ce président. Nommer la personne que personne n'attend qui occupera les esprits pendant un moment, le temps de préparer le terrain. Pourquoi pas Luc Chatel, dont le lapsus n'aura échappé à personne : "quand le président m'a nommé Premier ministre…". Un lapsus révélateur de la tension qui règne dans les partis, un lapsus qui prouve combien les élections et les nominations les obsèdent chaque jour. Ou bien, est-ce un lapsus qui serait un signe que Luc Chatel a eu un entretien avec le président à ce sujet.

    Dès l'annonce d'un remaniement, les membres du gouvernement et les proches du président ont le choix entre deux stratégies. Ne pas se faire remarquer et attendre que l'orage passe ou lancer des appels plus ou moins déguisés dans la presse pour faire connaître ses intentions. C'est le syndrome de la cour du roi-soleil. On tourne autour, on virevolte, on se marche dessus pour approcher le haut de la pyramide. Mais la décision finale n'appartient qu'à un seul homme.

    Allez savoir ce qui se passe dans la tête du chef d'Etat et dans les arcanes de nos palais dorés !

  • Embauches et débauches

    Je ne cherche pas particulièrement un job d'été mais l'occasion se présente. Un remaniement est annoncé après les élections européennes. Plusieurs ministres ont déjà fait connaître leur désir d'avenir au sein du gouvernement. Nadine Morano a même écrit sa lettre de motivation au président Sarkozy pour son idée de super ministère regroupant l'Education et la Famille, ce qui est une association logique. Alain Juppé, qui se disait entièrement dévoué à sa ville de Bordeaux il y a quelques semaines, se met à disposition pour occuper éventuellement un poste. Les Bordelais apprécieront l'attachement que porte leur maire à leur commune.

    En cette période de candidature, j'exprime donc moi aussi mes souhaits de servir mon beau pays qu'est la France. C'est par complet désintéressement, comme tous nos ministres et secrétaires d'Etat, que je propose mes services. Alors, monsieur le Président, je suis prêt à me dévouer à ma patrie, ne pas compter mes heures pour le bien de la collectivité. Pour quel domaine me demanderez-vous ? Je vous laisse le choix !

    Pourquoi pas mon domaine de prédilection, à savoir le développement de l'économie numérique ? Actuellement à la charge de NKM, je ferai en sorte que le numérique soit accessible à tous et qu'il facilite le quotidien des Français. Car le numérique est promis à un grand avenir, j'en ai la conviction profonde.
    Pourquoi pas à l'Ecologie et à l'aménagement du territoire ? C'est un domaine dans lequel nous devons tous être impliqués car les impacts de nos activités et nos comportements sont immenses. Je veux être le ministre qui aura développé en masse l'énergie propre, je veux être le ministre qui nous aura libérés du joug du pétrole. Je veux être le ministre qui n'aura pas peur de dire "merde" aux lobbies industriels !
    Pourquoi pas le secrétariat d'Etat aux transports ? Après tout, nous consommons tous du transport et nous sommes donc impliqués dans cette lutte aux transports individuels polluants. Le vélo pour tous, le train accessible à tous et pourquoi pas la voiture à cheval. Je propose même de créer un super ministère de l'Ecologie, de la Consommation et du Transport, qui sont étroitement liés.
    Pourquoi pas aussi, le ministère de la Culture et de la Communication ? Je veux être le ministre qui trouve un juste équilibre entre les créateurs de la culture et ceux qui la consomment. Je ne crois pas qu'il faille favoriser l'un au détriment de l'autre. Les artistes doivent s'adapter aux habitudes des Français et les Français doivent contribuer au développement de la création au juste prix. Le compromis est fondamental. Les artistes sont intelligents et peuvent comprendre l'intérêt de ne pas enfermer leurs fans dans des carcans juridiques.
    Pourquoi pas aussi le ministère en charge des relations avec le Parlement. J'ai de grands projets pour nos élus : suppression du Sénat et mise ne place d'une limite d'âge. Des projets ambitieux mais essentiels pour la survie de notre démocratie.

    Mais rien n'empêche également de créer un nouveau ministère ou un nouveau secrétariat d'Etat. Vous voyez, je suis ouvert à tout. Je suis prêt à tous les sacrifices pour mon pays.

    Soudainement, le téléphone se mit à sonner et me réveilla en sursaut. Je m'étais assoupi devant l'ordinateur du boulot. Dur dur les lendemains de jour férié. Il faut que j'arrête de faire des rêves aussi énormes car pour rentrer dans un gouvernement, deux qualités essentielles à faire valoir : savoir différer la vérité et surtout cirer les pompes. Tant pis !

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