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m6

  • Et maintenant, une page de non publicités

    C'est donc acté, la publicité disparaîtra des écrans de France Télévisions après 20h dès le 5 janvier. Enfin, pas tout à fait, mais il est peu probable que la Majorité rejette le projet comme elle l'a fait pour la prime "transport". La question est de savoir si ces écrans parasites vont nous manquer ou pas.

    Je vais vous parler d'un temps que les moins de vingt ne peuvent pas connaître. L'époque où la soirée, le film ou la pièce de théâtre commençait vers 20h30. Ah la la, ces pièces avec Jacqueline Maillan, comme elle me manque celle qui me faisait beaucoup rire… enfin, je m'égare. Donc, une demi-heure de moins qu'aujourd'hui, et ce, sur toutes les chaînes. Peu nombreuses à l'époque. Quand on n'y repense, il est vrai que c'était fort appréciable de ne pas se coucher à point d'heure pour voir la fin. Que c'était fort appréciable de ne pas être harcelé par des crèmes pour hémorroïdes à l'heure du dessert ou par une voiture au prix exorbitant juste après une cause humanitaire. A ce niveau, la suppression de la publicité n'est pas un luxe.

    Autre point positif, des écrans en moins ce sont des émissions en plus, des allongements de temps d'antenne. Il va falloir réinventer une télévision plus audacieuse et plus innovante. Diffuser de nouveaux programmes ou allonger ceux qui existent. C'est, je crois, une opportunité de se démarquer des concurrents et des chaînes du câble et du satellite qui ont des budgets serrés et qui ne peuvent pas trop se permettre de prendre des risques. Des temps d'antenne libérés, c'est une occasion de tester plus longuement des programmes qui ne verraient pas le jour avec la dictature commerciale.

    Je pense qu'il faut également voir du positif dans la guerre concurrentielle que se livre les grands groupes audiovisuels. On pense que les annonceurs vont se rabattre chez les autres, notamment TF1 et M6. Soit. Mais ces derniers vont-ils avoir la capacité d'absorber toutes ces minutes en plus ? Déjà que certaines pauses durent 5 minutes voire même 7, on risque d'assister à un phénomène étrange et pénétrant : les pauses publicitaires plus longues que les programmes. C'est la pub qui va être interrompue par l'émission et non l'inverse. Du coup, trop de coupures (comme aux Etats-Unis), trop d'attentes et donc un téléspectateur qui zappe plus facilement. Cela fera peut-être réfléchir alors les dirigeants de ces chaînes privées sur la qualité de leur programme racoleurs. Plus de Star Ac', adieu les jeux débiles ! Enfin, on peut rêver.

    D'un autre côté, les pauses publicitaires sont bien pratiques. Ca nous laisse le temps d'aller au petit coin avant le début du film. Ca nous laisse le temps de se préparer un thé avant le débat politique. Comment va-t-on faire ? On ne pourra plus décoller du canapé, condamnés à regarder ce bel écran plat sans interruption. Les médecins vont avoir du pain sur la planche avec tous ces yeux rouges de lapins blancs ! Et puis, il faut bien le dire, on s'était un peu habitué à ces petites scènes de ventes. De vrais sketchs pour certains. Un vrai divertissement, tant on peut sourire voire même rire devant certains. Mais bon, je suppose que cela ne nous fera pas de mal d'en voir moins, ça nous reposera le cerveau. Parce que nous le valons bien !

  • Téléspectateur recherche présentateur désespérément

    La grande nouvelle du jour ce n'est pas le match des Français à l'Euro 2008 qui passionnent que les passionnés de ce sport monopolisant, mais plutôt le pavé jeté en plein milieu du paysage audiovisuel français (le plouf dans le paf) avec l'annonce du départ forcé de Patrick Poivre-d'Arvor du 20h de TF1. Forcé, parce que je doute que notre Patrick national ait vraiment eu le choix. C'est quand même encore le journal télévisé le plus regardé de France mais aussi le plus convoité.

    Cette annonce donne le départ du mercato annuel des chaises musicales du petit écran mais donne une nouvelle fois un signe que le bateau "1ère chaîne" connaît quelques tangages. Avec un nombre d'incompatibilités d'humeur invraisemblables depuis quelques mois et depuis l'arrivée du nouveau dirigeant de la chaîne, la tour ronde du quai du Point du jour vacille. Cela confirme aussi que les animateurs, présentateurs et responsables de la Une ne sont que des pions sur un échiquier politisé. Car les hauts responsables du groupe ne supportent pas la perte de parts de marché enregistrée depuis quelques mois au profit des autres chaînes et au profit du câble et du satellite. Même avec les solutions apportées par le premier supporter de TF1 placé au plus haut sommet de l'Etat, il y a péril en la demeure.

    Soyons clairs. Les programmes de la Une sont depuis un moment essoufflés, sans grande nouveauté et racoleurs. J'entends par "racoleurs" le fait que l'on nous propose des séries policières à foison, des films populaires, seulement dans le but de ravir des téléspectateurs aux concurrents mais sans aucun intérêt pour ceux qui proposent leur cerveau aux publicitaires. Même les émissions de jeux n'y trouvent plus leur place. Alors que les autres média essayent de diversifier les émissions, des émissions parfois audacieuses car pas forcément évidentes pour rassembler un large public. Mais, petit à petit, l'oiseau fait son nid.

    On nous annonce Laurence Ferrari. Partie il y a deux ans sur la chaîne cryptée, remerciée gentiment par la Une, magnifique dans son rôle de bulldozer, elle avait fait son petit bonhomme de chemin sur Canal. Il me semble qu'elle y avait trouvé sa place et que son émission est plutôt bien perçue. En outre, elle avait assurée son nouvel employeur qu'elle ne le quitterait pas. Mais voilà, comment résister aux sirènes du poste le plus redouté, le plus envié et le plus éjectable ? Un poste qui vous assure prospérité et postérité. Laurence, n'es-tu pas heureuse chez tes nouveaux amis ? Au-delà de ça, n'y aurait-il pas une crise des vocations du petit écran ? Tous les ans, on nous annonce des départs et des arrivés plus ou moins loufoques. Tous les ans, c'est à celui qui fera monter le plus les enchères. Et au final ? Ben au final, le téléspectateur s'y perd un peu et ne sait plus où est son animateur préféré et du coup zappe de chaîne en chaîne pour le chercher ! Alors, la ménagère de moins de cinquante ans passe sa soirée à scanner les 400 chaînes auxquelles elle est abonnée dans le but ultime d'y apercevoir son idole.

    Bref, quelque soit le côté où on est placé, dans le groupe TF1, on y va par faim, sur France Télévisions on y va par envie, dans le groupe Canal+ on y va par dépit, dans le groupe M6 on y va par défi et ailleurs on y va par égarement.

    Dernière minute : Virginie Efira est en discussion avec Canal+

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