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pétrole

  • Vous aimez les yaourts ?

    Et bien vous allez pouvoir rouler dans les pots ! Après le succès de la Logan, qui ressemble encore à une voiture, le constructeur Tata propose sa Nano, les Indiens en sont baba. C'est la course chez les producteurs de véhicules. Les grosses berlines ne font plus recette ou ont plus de mal à se vendre, alors il faut trouver une alternative. Il faut à tout prix que le consommateur consomme. Smart commence à percer mais ce produit reste extrêmement cher pour ce que c'est. Vendue 1 800 euros en Inde, la Nano n'est équipée que de l'essentiel : un volant et quatre roues. Pour l'Europe, il ne faut pas s'attendre au même bijou de simplicité. Pour répondre aux normes européennes, la voiture va prendre quelques eurokilos. Les équipements de sécurité et quelques équipements électriques de base, voici une Nano qui devient Giga avec malgré tout un prix inférieur à la Logan.

    Mais sommes-nous tous condamnés à rouler dans des petites voitures riquiqui ? Les variations du prix du baril de pétrole, les élans de conscience soudaine de nos gouvernants pour l'environnement et les menaces qui pèsent sur notre santé vont finir par nous faire aimer les pots de chambre à roulette. C'est de la même taille, ça a presque la même couleur et il y a une poignée mais ce n'est pas un pot, c'est bien une voiture. La différence c'est que la voiture rejette la merde, elle ne la stocke pas.

    Les industrielles sont en train de nous trouver des solutions pour sauver leurs dividendes et en même temps continuer à s'abreuver des puits des émirs. Autant vous dire que les solutions électriques vont connaître le chemin de croix pour venir jusqu'à nous. "Cela coûte cher à produire", "On n'a pas trouvé la pile longue durée", "Il faut développer un réseau de recharge", bref, les Carlos Ghosn et autre Christian Streiff ont encore des arguments pour nous vendre de belles voitures qui ne rejettent que très peu dans l'atmosphère, mais qui rejette. Remarquez, une petite voiture taille Barbie c'est pratique pour se garer ou se faufiler en ville mais dans les terrains escarpés cela devient la randonnée : prévoyez un sac de rangement, comme la tente qui s'ouvre en deux secondes.

    Ceci étant dit, nous ne savons pas si ce genre de voiturette aura du succès sur notre continent mais ce qui est sûr c'est que nous vivons un tournant dans nos conceptions et nos visions des choses. Il faut mettre un frein à notre frénésie automobile. La location de vélo et de voiture pour dix ou vingt minutes prend de l'ampleur et c'est peut-être ça qui va concurrencer nos véhicules de demain.

  • Les dindes ont du marron à se faire cette année

    McCain a perdu et comment en aurait-il été autrement ? Le monde entier était contre lui ! A l'annonce du résultat, c'est dans tous les pays que la joie s'est exprimée. C'est sûr, le pays a pris des années d'avance sur les autres pays dits "occidentaux" en consacrant un métis à leur tête. Le rêve américain n'est pas mort et les valeurs de diversité et de liberté qui ont débarqué en 1620 du Mayflower avec les pères pèlerins sont bien présentes.

    Obama arrive comme le messie, sauveur de l'humanité. Tous les citoyens du monde sont persuadés qu'il a été élu président de la planète et qu'à ce titre, il va résoudre tous les problèmes. Ne nous emballons pas trop vite, il n'a été élu que président des Etats-Unis. Dans ce rôle, il devra avant tout résoudre les problèmes des Américains. Des problèmes contre lesquels ils n'arrivent plus à faire face après huit longues années Bush. Dette colossale, pauvreté accrue, guerre sans fin, image extérieure déplorable. Il devra prendre à bras le corps des dossiers importants pour son peuple.

    D'abord, le système de santé. C'est un vrai désastre. Ce système du "chacun pour soi et Dieu pour tous" n'a pas fait ses preuves. Les plus démunis ne peuvent se soigner ni être hospitalisés car ils n'ont pas de protection sociale suffisante. Pour être soigné aux Etats-Unis, il faut avoir des moyens. Notre sécurité sociale unique au monde a peut-être des défauts mais elle donne une chance à tous de bénéficier des soins nécessaires et d'autres Nations s'en inspirent. L'effondrement des banques a démontré que le système du "tout privé" a bien des failles. Les assurances privées peuvent connaître le même sort puisque ce sont des entreprises et qu'à ce titre, elles risquent aussi la faillite. La vie de millions d'Américains dépend de ces assurances. C'est un gros chantier qui s'annonce.

    Deuxième dossier qui préoccupe les esprits c'est l'occupation de l'Iraq. Cela fait maintenant trop longtemps et il serait temps que les Américains passent la main à un pouvoir local. Un gouvernement est en place, l'armée iraquienne a été formée, le pays peut maintenant voler de ces propres ailes. Cette guerre a fait plus de morts que l'attentat du World Trade Center. Un dictateur a débarrassé le plancher, c'est un fait, mais je doute que le terrorisme ait été éradiqué.

    Autre dossier en jeu : l'environnement. Le pays est trop dépendant du pétrole et pollue beaucoup trop notre planète. Les dirigeants, sous pression des lobbies, ont laissé faire une industrialisation galopante. Aujourd'hui, les Américains comprennent que la coupe est pleine et que leur boulimie perturbe l'atmosphère et le climat.

    Autre dossier interne, le marché des armes. Tout citoyen américain a droit à se protéger. C'est donc tout naturellement, que beaucoup d'entre eux possèdent une ou plusieurs armes selon le second amendement de la Constitution des Etats-Unis de 1791. Mais depuis, cela ne sert plus de protection mais de décision de justice personnelle. Tous les jours des jeunes en grande majorité se font tuer en plein jour dans la rue pour de vulgaires gamineries de gangs. C'est un vrai fléau.

    En attendant que le futur président Obama engage des réformes, le jeudi 27 novembre (4ème jeudi de novembre), le Thanksgiving day aura comme un air de Allpossible day.

  • Les puits des idées américaines

    Cela fait sept ans que les attentats du 11 septembre sont passés et la polémique est toujours présente.

    Avoir un avis tranché sur l'avion qui s'est écrasé ou non sur le Pentagone est délicat et risque d'alimenter la mémoire d'Edvige si elle existe un jour. Ce que je me souviens, c'est que les photos et les images en direct de l'époque ne comportaient aucun débris d'appareil, que le trou dans le bâtiment n'avait pas tout à fait la forme d'un avion et qu'il n'y a pas eu de caméra amateur au moment des faits comme à New York. Mais je ne suis pas expert dans ce domaine alors je n'émettrai pas de jugement hâtif sur ce point.

    Mon interrogation se portera sur les tours jumelles du World Trade Center. Les Etats-Unis font partie de ces pays dotés de systèmes sophistiqués de surveillance du territoire et d'alerte en temps réel de comportements suspects, notamment sur le trafic aérien. Deux avions ont dévié de leur trajectoire, ont survolé tranquillement des zones qu'il n'aurait pas dû et la Défense américaine n'a pas bougé un œil. C'est sur ce point que je m'interroge. Pourquoi n'ont-ils pas réagi avant que le drame n'arrive ? Etait-ce vraiment trop tard ou ont-ils eu ordre de laisser faire ?

    Les américains, on le sait, sont très sensibles sur la question de l'énergie et notamment sur les ressources de pétrole. Alors, je m'autorise à penser que les attentats ont eu lieu car de hauts responsables, voire le Président en personne, ont laissé faire pour trouver un prétexte de guerre. Pour faire vivre leurs économies, nos amis d'outre-atlantique ont le choix entre un vaste programme de constructions immobilières, la vente d'armes et une guerre. Cette fois-ci, le choix s'est porté sur une guerre afin de mettre la main sur les réserves pétrolières irakiennes.

    Déjà pour la seconde guerre mondiale, les GI ne sont intervenus que très (trop) tard pour une raison simple, soulevé par Jacques Attali : les voix maritimes utilisées pour l'approvisionnement des Etats-Unis en or noir commençaient à être gênées et le pétrole connaissaient des ruptures de stocks.

    Pour l'Irak, les raisons sont différentes mais le résultat est le même : assurer la continuité du service, si j'ose dire. Rappelez-vous lorsque les Américains sont arrivés à Bagdad : leur seul préoccupation a été de protéger immédiatement les puits de pétrole pour éviter les sabotages. Pendant ce temps, le musée de la ville qui regorgeait de trésors historiques a été pillé à la vue de tous sans que personne n'intervienne.

    Nos histoires sont juchées de périodes de paix et de périodes de guerres. Etudiez toutes les guerres survenues depuis des siècles et vous pourrez les classer en deux catégories : les guerres de religion et les guerres de l'énergie. C'est mon avis personnel et je le partage mais je crois qu'il n'existe que ces deux raisons d'aller chercher des noises à son voisin.

    Heureusement que les raisons de faire la paix sont plus nombreuses.

  • Ils ont du pétrole et aussi des idées

    Pour visiter Lyon, partez à Dubaï !

    Un entrepreneur de Dubaï, Buti Saeed Al Gandhi, a eu l'idée de recréer l'ambiance des quartiers lyonnais, notamment celui du Vieux-Lyon, suite à ses visites touristiques dans la capitale des trois Gaules. Une déclaration d'intention vient d'être signée, première étape avant le grand chantier. Ce projet permettra, entre autres, l'édification d'une université pilotée par Lyon-II, d'une cinémathèque fondée par l'Institut Lumière et un centre de formation dirigé par l'Olympique Lyonnais. Au final, ce quartier d'ambiance lyonnaise sera composé de logements et de commerces typiques à la française. Le but est de recréer une ambiance et de plonger les habitants de Dubaï ainsi que les touristes dans une atmosphère particulière. Ce projet sera également l'occasion de mettre en place une liaison aérienne directe entre les deux villes.

    La ville de Dubaï n'est pas à son premier essai de projet original et pour le moins de grande ampleur. Palm Islands : une île en forme de palmier comportant des maisons de luxe, formant ainsi un quartier résidentiel de grand standing. The World : un archipel composé d'îles dont l'ensemble représentera une planisphère où figureront tous les pays du monde. Dubaï Marina : un complexe important de 200 immeubles et de nombreux gratte-ciels, formant ainsi la plus grande Marina du monde. L'hôtel Burj-Al-Arab : le fameux hôtel de luxe en forme de voile, posé sur une île artificielle, culminant à 321 mètres, faisant ce bâtiment le plus haut hôtel du monde. Cet hôtel n'est d'ailleurs composé que de suites à partir de 196 mètres carrés. Le Burj Dubaï : un gratte-ciel en plein désert, premier édifice d'un futur quartier de la ville, qui sera le plus haut avec ses 808 mètres une fois achevé. Ski Dubaï : une piste de ski de 400 mètres de long complétée d'un immense centre commercial et d'un hôtel. Dubaïland : un parc d'attraction. Al Burj : un projet de tour dépassant le kilomètre en hauteur.

    Avec tous ces projets et d'autres à venir, la ville de Dubaï fait preuve de beaucoup d'imagination et de dynamisme économique. Vous me direz qu'elle peut se le permettre. Je pense surtout, que les Dubaïotes préparent l'après pétrole. On sait tous que les réserves d'or noir vont connaître dans les décennies prochaines une baisse de niveau. Pour compenser une future baisse de revenus, les autorités et les entrepreneurs diversifient les activités économiques. Pour moi, c'est bien le signe que les réserves de pétrole s'épuisent, surtout avec la surconsommation de carburant et autres sources énergétiques fabriquées à partir de cette matière première.

    Nous devrions prendre exemple et penser sérieusement à l'après. Le Grenelle de l'environnement est un début mais ce ne sera pas suffisant.

  • De l'or qui fait broyer du noir

    Les marchés sont fébriles, les analystes sont sur le pont et les émirs vivent des moments intenses. Avec l'envolée du prix du baril de pétrole, la planète toute entière retient son souffle.

     

     

    En faisant notre plein de réservoir, nous avons pu constater à maintes reprises que le prix au litre augmentait immédiatement quand le prix du baril flambait et que l'inverse n'était pas vrai. Il faut dire que cet or noir est une vraie mine d'or pour tous les acteurs de son cycle de vie : producteurs, exportateurs, raffineurs, Etat et distributeurs. Le seul oublié dans l'affaire est le consommateur qui est le seul à assurer les ressources et l'avenir de ces protagonistes. Mais a-t-on les moyens de faire contrepoids ? Est-il possible pour nous, simples mortels, de fléchir la tendance et de changer les comportements et les avidités de ces puissants acteurs ?

     

    Je réponds d'abord non. Non car les producteurs sont trop puissants et libres de leurs marges de manœuvre pour qu'un quelconque pays puisse imposer ses desiderata. Non, car les producteurs peuvent imposer leurs règles tellement leur richesse permet de bâillonner toute négociation et rébellion. Non, parce que les intermédiaires, raffineurs et Etat, profitent aussi de cette manne inépuisable qui leur génère des milliards de revenus. Ils n'ont donc pas intérêt à réclamer quoi que ce soit.

     

    Je réponds ensuite oui. Oui car cette manne, on le sait et tous les spécialistes le confirment, n'est pas sans limites. On prédit que les réserves naturelles vont commencer à s'épuiser dans quarante ou cinquante ans. D'ailleurs, les pays producteurs le savent bien et commencent à réfléchir à d'autres sources de revenus : maisons individuelles sur des îles en forme de palmier, piste de ski et complexe de station d'hiver reconstitués, hôtels flottants, etc. Oui, car la limite psychologique du prix au litre est atteinte et que les citoyens que nous sommes n'avons pas les caractéristiques d'une vache à lait. On en a ras le ghutra de payer sans rien dire. Oui, car les solutions alternatives immédiates existent et nous sommes de plus en plus nombreux à adopter : vélos, transports en commun voire même covoiturage. Mais des solutions de développement durable différentes sont possibles aussi comme la voiture électrique. Mais plus difficile à mettre en œuvre car trop de lobbies puissants n'y trouvent pas leurs intérêts financiers.

    Bref, la bataille ne fait que commencer et s'annonce longue et difficile. Verra-t-on à son issue le pot de terre gagner pour la première fois contre le pot de fer ?

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