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  • Sarko comment ?

    Comme je l'avais prédit à maintes reprises, les ténors de l'UMP se bouffent le nez suite à la déroute. Chacun tente de tirer la couverture à lui, c'est pathétique. Pendant des années ils nous ont fait la grande scène du rassemblement et du "tout le monde s'aime" et aujourd'hui, c'est à celui qui passera devant. Pourquoi alors avoir fait semblant d'être en accord tout ce temps ? Pourquoi s'être comporté comme un robot avec Nicolas Sarkozy et dire amen à tout ce qu'il disait et faisait ? Le chef n'a pas toujours raison et quand il dit une connerie, il faut lui dire. C'est vrai qu'en cas de victoire aux présidentielles, il valait mieux s'être comporté comme un enfant sage avec lui pour avoir une chance de gagner un ministère. Mais la déroute était annoncée. Toutes ces mauvaises décisions, tous ces passages en force des lois, tous ces discours ambigus. Au travers de l'UMP, je m'en prends à tous les partis car tous procèdent de la même façon. Tant que le chef est au sommet, on la ferme et on obéit, mais dès qu'il chute on le lynche et on veut prendre sa place. Les partis politiques sont remplis d'ambitieux. Quand Jospin a quitté la politique, tous les éléphants se sont déchirés pour prendre la suite. Quand Chirac a pris sa retraite, ce fut aussi la bataille. Maintenant que Sarkozy n'est plus incontestable, ils le mettent sur le côté. Vous verrez, quand Hollande ne sera plus président, on vivra à nouveau des joutes politiques ennuyeuses et navrantes. Heureusement qu'hier soir, France 3 diffusait les Chorégies d'Orange. C'était magnifique. Voilà un vrai rassemblement.

  • A la cour républicaine

    Il y a une semaine exactement, François Hollande prenait officiellement les rênes du pouvoir après une longue et dure bataille. Proclamé par le président du Conseil constitutionnel, le nouveau président était entouré de ses vrais amis, de ses amis politiques et de divers invités triés sur le volet.

    Quelle image ai-je gardée de cet évènement éminemment protocolaire ? Que ce fut extrêmement solennel, que tout était réglé au millimètre et que toutes les étapes étaient retransmises à la télévision. Une belle cérémonie.

    Mais j'y ai vu bien d'autres choses moins florissantes. Un chef d'Etat traité comme un roi, entouré de tous ces courtisans, fébriles et excités de serrer ou d'embrasser le souverain, privilégiés d'être au premier rang derrière le cordon rouge. Il fallait surtout être là pour se rappeler au bon souvenir du chef de l'Etat au cas où la liste des membres du gouvernement n'était pas tout à fait arrêtée. Certes, cette liste est réfléchie depuis des mois, mais rien n'empêche d'y apporter une modification de dernière minute, surtout si l'un des heureux élus se désistent. C'est donc le moment ou jamais de toucher l'idole.

    Bref, une vraie démonstration de faillotages en bonne et due forme. Certains par ailleurs éprouvant le besoin de montrer aux autres qu'ils étaient très proches en lui parlant alors qu'il était passé aux personnes d'à-côté ou en se montrant aux endroits médiatiques et stratégiques. Que l'on aime ou pas l'ancien président Nicolas Sarkozy, les différences étaient flagrantes : c'était davantage familial.

    Finalement, les Français, même s'ils ont aboli la monarchie et les privilèges il y a quelques siècles, ils ne peuvent s'empêcher de se comporter comme des courtisans en mal de passe-droits. Tous les sacrifices de la Révolution ont servi à rien. Je ne suis pas nostalgique de cette période puisque je ne l'ai pas connu mais force est de constater qu'aux plus hauts niveaux de notre société, les personnes n'hésitent pas à se prendre pour des princes ou des marquis tout en s'époumonant "je suis un Républicain".

  • Les puissants ont pété un câble

    Et pour être précis 251.287 câbles.

    Comment faire paniquer les puissants de ce monde ? Tout simplement en publiant des notes confidentielles, des correspondances diplomatiques, des communiqués secrets défense, des câbles en résumé. Le site Internet Wikileaks a rendu public plus de 251.000 messages émanant des gouvernements ou des ambassades des pays du monde. Alors, il faut déjà se dire que ce nombre, même s'il est important, ne représente qu'une infime partie de ce qui circule en totalité. Il faut aussi relativiser en se disant que les notes les plus sensibles n'ont pas été (encore) publiées et ne le seront peut-être pas pour la plupart. Cela dit, on constate avec toutes ces révélations du site Wikileaks, depuis qu'il existe, rien n'est infaillible et protégé à 100%. Les dirigeants pensaient être invulnérables et à l'abri des regards mais il n'en est rien.

    Alors, qu'apprend-on d'intéressant dans ces messages secrets ? Je me suis amusé à faire un petit tour sur le site perturbateur et c'est ma foi fort amusant ce que l'on peut y lire, et surtout révélateur des relations diplomatiques entre les Etats. Il y a les comptes-rendus de missions, de réunions ou d'entretiens. Rien de croustillant de ce côté-là il faut bien le dire, j'ai envie de dire que c'est du technique. Il y a aussi les commentaires sur les évènements que connaissent des pays alliés ou non : des élections, des mouvements sociaux, des sommets, etc…

    Et puis, il y a les parties les plus amusantes. On apprend que les Américains font énormément d'enquête sur la santé de leurs homologues, sur la personnalité de leurs interlocuteurs et font des commentaires révélateurs des relations entre les dirigeants et décideurs politiques. Lancer une enquête approfondie et un espionnage en bonne et due forme sur le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon ou sur la santé mentale de la présidente argentine Cristina Kirchner, démontre bien que l'administration américaine a toujours ce reflex soupçonneux et inquisiteur vis-à-vis du reste du monde. On se souvient de la grande période anti-communiste menée par le sénateur Joseph McCarthy dans les années 50. Les Américains vivent dans une espèce de paranoïa permanente et voient des ennemies partout. Est-ce que cela explique leur souci permanent de vouloir être les gendarmes du monde ? En tout cas, ce n'est pas une grande surprise.

    Dans ces notes secrètes, on apprend aussi sur les personnalités de nos dirigeants européens. Nicolas Sarkozy, le grand ami américain, jugé autoritaire et soupe au lait qui se serait marié avec Carla pour la bonne image, Angela Merkel une frileuse qui manque d'audace, Silvio Berlusconi un obsédé incapable, mon Dieu, que de révélations ! C'est quand même loin d'être des scoops. Est-ce que les diplomates n'ont que ça à faire ? J'espère que non. D'autres câbles par contre, relèvent du véritable domaine diplomatique. Par exemple, quand un pays demande à un autre d'attaquer un troisième, ou qu'un autre vend des armes à un ennemi de la démocratie. Là, on aborde des terrains minés.

    Alors, Hillary Clinton essaye de rattraper tant bien que mal et déclare que tout n'est pas vrai et que le responsable du site, Julian Assange, a mal agi. Ouh, le méchant monsieur. Si tout n'est pas vrai, pourquoi se donner tant de mal à démentir et chercher à punir le délateur ? Pour la secrétaire d'Etat, une longue période de cirage de pompes va commencer. Car, après les révélations, les dégâts générés au niveau diplomatique et "entente cordiale" peuvent s'avérer assez conséquents. Cela dit, les pays visés ont besoin des dollars et d'importations, ils ne vont peut-être pas broncher. En tout cas, avec des relations aussi tendues, Wikileaks ou pas, on comprend pourquoi les Etats n'arriveront jamais à s'entendre pour régler les problèmes planétaires majeurs pour notre avenir : écologie, pauvreté et droits de l'homme, pour ne citer que les plus urgents. Si déjà ils ne se supportent pas…

    Interpol a lancé un mandat d'arrêt international pour viols et agressions sexuelles contre celui par qui le scandale arrive : Julian Assange. Ne pouvant pas le poursuivre pour le site Internet, il fallait bien trouver un motif. La cavale va être longue pour cet homme.

  • Les jeux 2012 sont à faire

    Comme je l'avais pressenti dans un article précédent, Nicolas Sarkozy a mis en place sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012. Très affaibli par sa côte de popularité, il va tout mettre en œuvre pour faire oublier tout ça lorsque chaque électeur qui se déplacera prendra une décision dans l'isoloir.

    D'abord, reconduire François Fillon était presque obligatoire du point de vue du Président. Il n'avait pas le choix. Le Premier ministre est populaire et servira de "cache-misère", de "faire-valoir" pour l'UMP. Mais d'un point de vue sarkozyen, c'est surtout de garder auprès de soi un candidat potentiel aux primaires de la Droite. Si François Fillon veut se présenter, il devra démissionner et donc marquer une opposition qui ne sera pas des plus excellentes pour marquer l'unité du parti.

    Ensuite, nommer Alain Juppé, c'est mettre dans sa poche un chiraquien convaincu, qui a beaucoup critiqué le pouvoir ces derniers mois. Mais c'est aussi freiner les envies de candidatures du maire de Bordeaux. Jusqu'à aujourd'hui, Alain Juppé a encaissé les coups, a du souvent ravaler sa fierté et oublier les élections pour son compte personnel. Il a toujours dû laisser la place, d'abord à Jacques Chirac, et maintenant à Nicolas Sarkozy. Là aussi, une démission ne fera pas bon effet. Voilà un homme qui a frôlé le fauteuil suprême à plusieurs reprises mais qui a du s'abaisser, voire même s'exiler un temps pour faire le point. C'est dire combien cet homme a de quoi demander vengeance.

    Enfin, Xavier Bertrand qui revient dans l'équipe, c'est faire d'une pierre deux coups. Etouffer les ambitions de primaires pour celui qui avait pris les rênes du parti en espérant peut-être se présenter aux élections avec l'appareil derrière lui. Et donner un os à ronger à Jean-François Copé qui sera certainement à la tête de l'UMP mais qui devra organiser la campagne de Nicolas Sarkozy. En réintégrant une place importante, il ne pourra qu'être reconnaissant et donc ne pas gêner son grand ami le président bientôt sortant. Il s'est déclaré pour 2017 mais on connaît les hommes et femmes politiques, la girouette reprend des fois du service.

    Voilà donc ce que je retiendrai de ce remaniement de façade. Le président a fait sortir quelques personnes comme Rama Yade, Fadela Amara ou Bernard Kouchner mais ces gens-là sont grillés pour 2012, ils ne présentent pas de danger et il n'y avait plus lieu de les maintenir au gouvernement. L'ouverture a ses limites. Je noterai quand même la présence de Patrick Ollier et Michèle Alliot-Marie au sein d'un même gouvernement. Il me semble que c'est la première fois qu'un couple à la ville se retrouvera tous les mercredis matin à la table du conseil des ministres.

    Avec Nicolas Sarkozy, c'est "occupez-vous de mes ennemis, mes amis je m'en charge".

  • Ascension politique

    bouquetin-barrage.jpgCette photo de bouquetins me rappelle bizarrement la course à l'échalote suscitée après l'annonce d'un remaniement par Nicolas Sarkozy.

    Ces bouquetins s'agrippent à la paroi de ce barrage pour en lécher le sel. C'est inouï ce que la nature est capable d'accomplir comme prouesse pour atteindre le bonheur. Nos ministres et nos députés de la majorité sont comme ces bouquetins. Ils essayent tant bien que mal de s'accrocher au pouvoir.

    Nicolas Sarkozy doit boire du petit lait avec tous ces amis qui ont fleuri depuis quelques mois. Tous ces candidats prêts à dire tout et n'importe quoi pour se faire remarquer et faire un appel désespéré au président.

    Quand vous les interrogez, ils vous déclarent avec assurance et fermeté que cela ne les intéresse pas du tout et que c'est le président qui décide. Pourquoi ne pas dire franchement qu'ils n'attendent que ça ? Est-ce honteux de briguer un poste ou siège, est-ce indécent ?

    Y'a pas à dire. Autant c'est l'économie qui gouverne le monde, autant c'est le pouvoir qui procure un bien fou.

    Mais attention, des hommes et des femmes vont être fortement déçus après la grande annonce sur le perron de l'Elysée contrairement à ces bouquetins. Car, au moment où la liste sera connue, c'est comme si on ouvrait les vannes du barrage, ça va chuter !

    Et hop, du balai.

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