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  • Top con-tributeurs

    Cela ne vous a peut-être pas échappé, les grandes marques, les commerces et les sites de commerce ont recours de plus en plus au comportement participatif des consommateurs. Que ce soit dans la grande distribution (Auchan, Carrefour, Ikea, ...), les services (La Poste) ou la téléphonie (Orange, Sosh, Nokia, ...), ils mettent à disposition des clients des forums, des foires à questions, des boites à idées ou du "self-service". Vous vous doutez bien que s'ils pratiquent ceci c'est surtout un intérêt majeur pour eux : des économies sur le personnel.

    Demander aux acheteurs de scanner eux-mêmes les produits de leurs courses légitime de remplacer quatre ou cinq hôtes(ses) de caisse par un(e) seul(e). Ce qui est formidable c'est que personne ne s'en inquiète et travaille gratuitement pour l'enseigne. Sous couvert de vous faire gagner du temps, jusqu'à scanner ses produits dans les rayons avec une douchette portative, l'entreprise économise de la masse salariale et donc des charges sociales et donc fait augmenter les dividendes. C'est donc d'un intérêt hautement financier.

    A La Poste, les machines de vente de timbre et de pesée du courrier sont des exemples flagrants de cette métamorphose. Si vous avez le malheur d'aller à un guichet pour acheter des timbres, l'employé va vous rediriger automatiquement sur le distributeur de carnets de timbres. Et vous aurez beau insister, rien n'y fera. Si les salariés des Postes contribuent eux-mêmes à la destruction de l'emploi en France et à la baisse des effectifs de La Poste, pourquoi devrions-nous nous en émouvoir ? Et bien parce que cela rentre dans un système qui impacte directement tous les Français.

    Vous allez me dire, mais quel rapport avec la téléphonie. La méthode est différente mais le résultat est le même. Il y a les forums où chacun exprime un problème technique, un mécontentement ou un point de satisfaction. Et là, ça ne loupe pas, il y a d'autres client qui vont répondre ou réagir à la place des collaborateurs de la marque. Ces clients bénévoles vont même jusqu'à orienter, conseiller ou résoudre les problèmes à la place de ceux qui sont censés le faire. Pourquoi ils ne le font pas ? Parce qu'ils ne sont pas assez nombreux. Pourquoi ils ne sont pas assez nombreux ? Parce que la marque en appelle aux bonnes volontés de ses clients. C'est un cercle vicieux mais tellement lucratif ! Le résultat est à l'identique des distributeurs.

    Des gens qui travaillent gratuitement entraîne inévitablement des économies de personnel et donc de charges salariales et au final, c'est le chiffre d'affaires et l'actionnaire ou l'État qui est gagnant (quoique... il faut verser les indemnités chômages...). Ce n'est pas voir tout en noir que d'en arriver à de telles conclusions. C'est malheureusement une réalité. Ce genre de pratiques ne va certainement pas contribuer à la baisse du chômage et inverser la courbe chère à notre président François Hollande.

    Ne vous en prenez pas à la crise, c'était inéluctable, elle n'y est pour rien puisque de toute façon, tout le monde cherche à faire des économies même quand la croissance est là. Comment lutter contre ça ? C'est très simple, laisser les marques et autres enseignes se débrouiller toutes seules. Ne participez pas aux forums, ne donnez pas d'idée, dirigez-vous vers une caisse "humaine" et achetez de jolis timbres dits "de collection". Cela fera sûrement réfléchir les patrons.

    A bon entendeur, à bientôt.

     

  • Le smartphone, un produit d'appel

    Je résiste, je tente de résister mais c'est difficile de résister aux sirènes commerciales. Même si les fabricants de smartphones ne se prennent pas pour Pisinoé ou Thelxinoé, ils copient le même comportement pour persuader les consommateurs à choisir leurs produits. Et donc, en ce moment je résiste. J'ai l'impression de plus en plus d'être un des rares sur cette planète à posséder encore un téléphone portable non tactile et non intelligent, un simple téléphone.

    Alors, pour combattre les appels des opérateurs, je m'informe et je cherche s'il y aurait vraiment un appareil digne de me satisfaire au vu de l'usage que j'en fais. Drôle de combat que de chercher à acquérir l'objet de mes tourments ! Car à part appeler rarement et envoyer des textos rarement, je n'ai, a priori, nul besoin de centaines d'applications ou de jeux sur ce maudit téléphone énergivore.

    Et sur quoi ça coince ? Un truc tout bête et qui pourtant a un poids que l'on ne peut imaginer dans la balance de la décision de faire le grand saut : le réveil quand l'appareil est éteint. Tous les matins, mon mobile actuel, s'active à 6h35 avec l'une de mes musiques contenues dans la bibliothèque MP3. Mais pour ce faire, il n'y a pas besoin de laisser allumer ou en veille mon téléphone. C'est merveilleux, il fonctionne aussi quand il est éteint. Et sur quel constat sidérant je suis tombé ? Et bien, que les nouveaux modèles de téléphones, et plus particulièrement de smartphones, ne peuvent faire fonctionner le réveil quand ils sont éteints (ou alors il y en a très peu). Voilà, la cause de mon tourment. Car soyons clairs, ça m'emmerde infiniment de devoir laisser le portable allumé toute la nuit rien que pour le faire sonner à 6h35 le matin. C'est à l'encontre de mes principes écologiques au quotidien. Cela entacherait tous les efforts et les gestes que j'essaye de mettre en oeuvre pour donner du bien à notre planète. Vous me direz que cela consomme très peu. Sauf que sur une année, les petits rus faisant des petits ruisseaux et les petits ruisseaux faisant des grandes rivières, je pense que ça doit quand même faire une certaine consommation de courant au final. Surtout si l'on doit compter aussi les temps de rechargement.

    Bref, dois-je laisser tomber ou dois-je me lancer ? Est-ce que je me prends trop la tête alors que des millions de gens, voire des milliards, ont depuis longtemps passé à l'action en acquérant un mobile de dernière génération allumé 24 heures sur 24 et rechargé presque quotidiennement.

    Et je ne vous parle pas des ondes que cela émet...

  • Les opérateurs déclarent Forfaits

    L'arrivée des nouveaux forfaits Free pour le téléphone portable il y a quelques jours a fait l'effet d'un tsunami dans la planète Mobile. Des tarifs défiant toute concurrence de 0 à 19,99 euros. Jamais on avait vu une telle attaque. Du coup c'est l'effervescence chez les possesseurs d'un téléphone portable mais c'est la panique chez les opérateurs historiques qui pratiquaient jusqu'à présent des tarifs sans réelle concurrence étant donné la difficulté de comparer les offres et les services. Bref, ils noyaient le poisson pour mieux nous prendre pour des pigeons. Mais maintenant, la donne a changé.

    La bombe Free a tout fait éclaté et les clients, vous, moi, se sont tous posés la question : et si j'allais chez Free ? Au bureau comme dans le cercle privé, nous nous sommes tous interrogés sur notre situation face à la téléphonie. Qui n'a pas posé des questions à un collègue ou un voisin ? Qu'est-ce que la portabilité, où ai-je droit d'appeler, vers quel pays, comment dois-je faire pour résilier et changer, etc... Il est vrai qu'une formule de 2h avec SMS illimités pour seulement 2 euros, ce serait bête de ne pas y réfléchir ! Le domaine du téléphone portable a été dans toutes les discussions.

    Cette fébrilité chez le simple mortel que nous sommes a eu pour effet de faire trembler nos fournisseurs de ligne qui n'ont pas tardé à réagir. Baisse des tarifs, enrichissement des formules proposées, appel des clients pour les retenir... tout est tenté pour faire face en urgence. C'était magique, soudainement, il n'ont pas eu de problème à faire baisser leurs tarifs de façon vertigineuse alors que jusque là ils rechignaient à laisser quelques euros pour les clients fidèles.

    Alors, j'ai fait comme tout le monde : je me suis penché sur ma facture. Je paye actuellement chez Orange 23,40 euros pour 2 heures de communication et je n'ai même pas les SMS compris dans ce forfait (ce qui augmente de quelques euros la note). J'ai ainsi compris que je me faisais avoir comme un bleu. Et puis, en discutant de ci de là, j'ai appris qu'Orange possédait une marque low-cost Sosh qui propose des tarifs bien plus intéressants. J'ai découvert ainsi que pour 9,90 euros, non seulement j'avais aussi 2h de communications (ce qui me suffit amplement) mais qu'il y avait également les SMS/MMS illimités ! Heureusement que j'étais assis. Il y a bien une formule à 14,90 euros avec Internet mais ça ne m'intéresse pas de surfer sur la toile depuis mon téléphone. Cela dit, ce forfait proposera dans quelques jours la possibilité de transformer son mobile en modem et ainsi faire accéder l'ordinateur portable à Internet.

    J'ai l'impression de tout réapprendre et d'avoir tout un horizon qui s'ouvre à moi. Et bien c'est décidé, je passe chez Sosh. En sus, comme c'est Orange, je n'ai qu'à appeler le service client pour demander de migrer vers Sosh. Je garde numéro et portable sans avoir à faire de résiliation et de demande de portabilité.

    Elle est pas belle la vie ? Y'a plus qu'à appeler.

  • La brouille ne manque pas de relais

    Le dossier des ondes téléphoniques semble épineux. D'un côté les associations qui luttent pour limiter la puissance des ondes et l'usage du téléphone, de l'autre les opérateurs et les fabricants qui profitent des lois et règlements pour étendre le réseau et vendre des appareils à foison. Le combat semble déséquilibré, toujours l'image du pot de fer contre le pot de terre. Il va bien falloir trancher un jour.

    Les nombreuses études menées jusqu'à présent n'ont jamais vraiment remis en cause ce dispositif de communication. Ou alors, les études se contredisent, ce qui met un peu plus de confusion et de doute. Au-delà de ça, le problème des ondes ne se pose pas seulement avec le téléphone portable, nous sommes sournoisement envahis par les ondes : four micro-ondes, télévisions, wifi et autres appareils sans fil. Sans nous en rendre compte, notre corps absorbe une certaine quantité d'ondes. La bonne méthode serait de revoir tout et d'adopter les bons comportements. Il ne faut pas s'attendre à ce que les fabricants réduisent quoi que ce soit. C'est donc encore à nous de nous protéger. Le problème est que la plupart d'entre nous avons pris tellement d'habitude que la "désintoxication" promet d'être laborieuse.

    J'en reviens au portable, qui est l'exemple le plus illustratif. Si vous n'avez pas pris l'habitude dès votre premier appareil de limiter son usage, en l'éteignant à certains moments de la journée ou en évitant d'appeler pour tout et n'importe quoi par exemple, vous êtes devenus un accro. Vous allez me dire que le portable peut être utile parfois pour une urgence. Mais cette urgence, cela arrive combien de fois dans la journée ?? Nous connaissons tous quelqu'un qui est toujours pendu après cette machine infernale. Toujours une bonne raison d'appeler, d'interroger son répondeur ou d'envoyer un texto. Une vraie drogue. Et quand vous prêtez un peu l'oreille, vous vous apercevrez que la conversation n'est pas toujours primordiale et nécessaire. "Allo, t'es où ?", "Machin m'a dit que truc…".

    Bref, le besoin a été créé tout naturellement par l'utilisateur, le fabricant n'étant là finalement qu'à répondre à la demande. Derrière ces antennes, il y a donc toute une problématique de vision de la société qui se cache. Roselyne Bachelot concentre ses efforts sur les mobiles et non sur les antennes. Je dirais, pour ironiser, que le lobby des opérateurs est plus fort que le lobby des constructeurs. Ceci dit, c'est logique vu que vous n'êtes pas collé à une antenne relais mais bien à un téléphone. Placé sur votre oreille, dans une poche ou pendu au coup, l'utilisateur est constamment "irradié". Et plus le captage est difficile, plus l'appareil va monter en puissance.

    Alors, faut-il multiplier les antennes relais pour fluidifier le réseau et diminuer les émissions ? Faut-il créer une nouvelle génération de portable ? Ici, on le voit bien, c'est le combat des opérateurs contre les fabricants. Aucun des deux ne veut être mis en cause au risque d'en avoir à payer le prix fort. Et pourquoi pas un consensus où chacun met un peu du sien pour contribuer au bien-être des utilisateurs ? La polémique a, je crois, encore quelques beaux jours devant elle avant que des solutions soit mises en œuvre.

  • Le doigt sur l'engrenage

    Orange est tombé sur un pépin avec l'ouverture à la concurrence de la vente de l'iPhone et de son écran tactile magique. Adieu l'exclusivité et la pratique des prix de son choix. Ce téléphone futuriste, mais déjà dans nos vitrines, va faire l'objet d'une bataille commerciale, enfin peut-être, car la justice a été saisie. Qu'a-t-il de si formidable ? Bourré d'électronique et de logiciels, il fait avant tout le bonheur des férus du dernier cri. Ceux qui ne peuvent pas s'empêcher de posséder la dernière innovation technologique même si le besoin n'est pas vital.

    D'après la publicité que l'on peut lire ça et là, nous avons accès à d'incroyables outils rien qu'en touchant du doigt. Accéder à Facebook pour rester en contact avec ses 458 984 amis virtuels, regarder les cours de la bourse et prendre des sueurs avec cette courbe qui fait des yoyos à longueur de journée, repérer le restaurant ou le vendeur de vêtements le plus proche grâce au GPS intégré (pour ceux qui sont contre la vidéo surveillance et qui possède un portable, ils donneront une définition des libertés individuelles), jouer à la voiture dans une course effrénée en penchant l'appareil à droite ou à gauche comme un volant, faire ses courses sur eBay pour être sûr de ne pas manquer les bonnes affaires, connaître le titre et l'interprète de la chanson que l'on écoute en approchant le téléphone, transformer l'iPhone en télécommande, suivre minute après minute les derniers résultats de football sinon ça vous empêche de dormir, un dictaphone intégré pour parler tout seul dans la rue, et j'en passe et des meilleurs. La plupart des applications sont des portes ouvertes à la consommation. Toutes ces options ne sont pas gratuites évidemment, il faut bien rentabiliser un appareil fabriqué à moindre coût. Ah ! J'oubliais, on peut aussi téléphoner ! C'est dingue !

    Cette course à l'innovation, c'est bien joli mais on pousse à la consommation. L'utilisateur devient un robot, comme dans Wall-E : on lui colle un écran devant le nez où on lui dicte sa journée et passe des publicités et plus rien autour ne compte. Avec l'iPhone nous sommes à mi-parcours vers l'homme bionique. De la fiction à la réalité il n'y a qu'un pas… Croyez bien que je n'ai rien contre la technologie mais à consommer avec modération.

    Ce téléphone (si tant est que l'on puisse appeler ça encore un téléphone) rend son propriétaire dépendant qui ne peut plus s'en passer, ça devient un cerveau annexe. Cette boulimie de vouloir rester à tout prix connecté au reste du monde devient inquiétante. Le besoin, créé par le constructeur, n'est pas justifié. Addiction aux nouvelles technologies, cyberdépendance, appelez ça comme vous voulez, le fait est que c'est une réalité. A force d'être branché sur cette petite machine sans défense, l'utilisateur est amené petit à petit à fuir la réalité.

    Il est donc vital de s'aérer l'esprit de temps en temps et de faire de vraies activités comme marcher ou jouer en société. Il ne faut pas s'étonner que nous qualifiions notre société d'individualiste, nous mettons tout en œuvre pour. Allez, vite, éteignez-le et courrez chez vos voisins pour un rami, ça fera du bien à tout le monde.

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