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  • Sarko comment ?

    Comme je l'avais prédit à maintes reprises, les ténors de l'UMP se bouffent le nez suite à la déroute. Chacun tente de tirer la couverture à lui, c'est pathétique. Pendant des années ils nous ont fait la grande scène du rassemblement et du "tout le monde s'aime" et aujourd'hui, c'est à celui qui passera devant. Pourquoi alors avoir fait semblant d'être en accord tout ce temps ? Pourquoi s'être comporté comme un robot avec Nicolas Sarkozy et dire amen à tout ce qu'il disait et faisait ? Le chef n'a pas toujours raison et quand il dit une connerie, il faut lui dire. C'est vrai qu'en cas de victoire aux présidentielles, il valait mieux s'être comporté comme un enfant sage avec lui pour avoir une chance de gagner un ministère. Mais la déroute était annoncée. Toutes ces mauvaises décisions, tous ces passages en force des lois, tous ces discours ambigus. Au travers de l'UMP, je m'en prends à tous les partis car tous procèdent de la même façon. Tant que le chef est au sommet, on la ferme et on obéit, mais dès qu'il chute on le lynche et on veut prendre sa place. Les partis politiques sont remplis d'ambitieux. Quand Jospin a quitté la politique, tous les éléphants se sont déchirés pour prendre la suite. Quand Chirac a pris sa retraite, ce fut aussi la bataille. Maintenant que Sarkozy n'est plus incontestable, ils le mettent sur le côté. Vous verrez, quand Hollande ne sera plus président, on vivra à nouveau des joutes politiques ennuyeuses et navrantes. Heureusement qu'hier soir, France 3 diffusait les Chorégies d'Orange. C'était magnifique. Voilà un vrai rassemblement.

  • La politique est une question de rebondissements

    La politique est une question de rebondissements en tout genre : savoir repartir sur de nouvelles bases, savoir se relever après une chute cuisante, surprendre le reste du monde là où il ne vous attend pas.

    Le nouvel ex-Premier ministre, libre de tout mouvement et de parole, dévoile enfin au grand jour ses ambitions. Resté cinq ans à Matignon, pieds et poings liés par Nicolas Sarkozy qui avait ainsi bridé un éventuel adversaire à la Présidentielle, il part à l'assaut de tous les postes et sièges qui s'offrent à lui. Mais s'il pensait qu'occuper la rue de Varenne était difficile, il va voir que convoiter le suffrage et combattre ses propres amis n'est pas une partie de plaisir. Loin de là.

    Le clou du spectacle sera sans doute son affrontement avec Jean-François Copé. Voilà un homme qui en a gros sur la patate. Après la défaite de son camp le 6 mai, il tire à boulets rouges sur les nouveaux membres du gouvernement et sur le président. C'est de bonne guerre après tout, c'était encore la situation inverse il y a quelques semaines quand les éléphants du Parti socialiste n'avaient de cesse de critiquer le pouvoir de l'époque et la majorité qui se tenait derrière. Maintenant, avec le jeu séculaire de l'alternance, l'UMP se trouve dans la position inconfortable de l'opposition.

    Alors, ils s'en donnent à cœur joie à droite. Nadine Morano qui réclame une démission dès qu'une affaire judiciaire apparaît au grand jour, Jean-François Copé qui accuse François Hollande de guignol et d'incompétent pour gérer le pays et s'imposer sur la scène internationale. Ils ont vraiment du mal à digérer. Mais n'est-ce pas eux qui déclamaient à qui voulait les entendre qu'il fallait rassembler tous les Français au-delà des partis, se rassembler pour le pays, dans un esprit républicain ? De la théorie à la pratique il y a un gouffre que même des pluies diluviennes auraient du mal à combler.

    Drôle de conception de la politique. Entre un groupe à gauche qui va avoir du mal à s'entendre pour les législatives et un groupe à droite qui va s'opposer bêtement pendant cinq ans tout en essayant de ne pas être attiré par un extrême de plus en plus présent, je crois que l'on va encore passer de bons mais pathétiques moments de joutes partisanes. Les fauves sont à nouveau lâchés, les arènes sont prêtes, prenez vos cornets à pop-corn et comptez les points.

    Je suis sûr d'une chose, c'est que tout ce spectacle navrant se fera au détriment des spectateurs et que François Fillon prépare déjà le terrain pour 2017, trop content de ne plus avoir le retraité bling-bling dans ses pattes.


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  • Usine à Militants Pratiquants

    Le parti de la majorité semble un parti d'individus unis et solidaires derrière un seul homme. Ils sont tous à le clamer haut et fort devant un micro ou une caméra. Ils s'évertuent tous à être positifs aussi bien sur le quinquennat qui va bientôt se terminer que sur la campagne qui a commencé depuis plusieurs mois mais qui n'est pas censée en être une étant donné qu'aucun candidat ne s'est déclaré pour l'UMP.

    Alors on meuble le paysage audiovisuel, on montre des mines réjouies et enthousiastes, on déplace des centaines de militants portant de gros drapeaux et de longues banderoles à des meetings pour écouter d'anciens ministres, des cadres du parti ou des membres du gouvernement. Car il faut bien le dire, à droite ils sont bien embêtés de ne pas savoir à quel sein se vouer. Nicolas Sarkozy tarde à se déclarer. On fait mine d'être derrière le président alors que personne n'est vraiment sûr qu'il se présentera.

    Mais rassurez-vous, tout ce tapage médiatique n'est que la partie émergée de l'iceberg. Car en coulisse, c'est la guerre. Ils se battent durement et impitoyablement pour prendre la tête au cas où... Au cas où le grand chef se désiste. On se bat, on marche sur les autres. Il faut être là le moment venu. Il ne faut pas se leurrer. Les ténors du parti sont prêts à lâcher le chef d'Etat pour prendre sa place puisqu'il l'a fait lui-même en son temps. C'est leur raison de vivre : le pouvoir.

    Et pendant ce temps, les militants et les jeunes du parti se donnent à fond. Je parle des vrais militants, de la base, car ceux qui ont déjà des responsabilités à la tête des militants ont déjà leurs préoccupations de carrière partisane. Donc, je disais, les vrais militants sont nourris de bonnes paroles, maintenus au chaud par de belles promesses et un projet prometteur. Ils seraient prêts à vendre père et mère pour des hommes et des femmes qui n'ont que le but de se placer au plus près du centre de la table du salon Murat du palais le plus convoité de France.

    Toute cette naïveté, c'est touchant. Qui se dévoue pour leur expliquer ? Notez bien que l'on pourrait faire la même remarque à gauche. Finalement, la question fondamentale de tout ça est : que deviendrait un parti sans militants ? Quel poids pourrait-il imposer aux adversaires s'il n'y avait qu'un bureau central ? Il suffit de comparer avec un NPA ou un Cap21 pour comprendre que le nombre d'adhérents et de militants est important.

    Le militant est la sève du parti, son moteur. Le militant est celui qui va défendre son candidat contre vents et marées. Le militant est celui à qui on peut faire dire tout ce que l'on veut avec force et conviction. Le militant est l'être le plus malléable et influençable dans le système politique. Ce qui est sensationnel pour un parti est qu'il y aura toujours des militants pour en remplacer d'autres qui auront ouvert les yeux. C'est un puit sans fond. On arrivera toujours à convaincre des masses entières d'hommes et de femmes pour vous suivre jusqu'au bout et même au-delà. Même quand tous les faits sont avérés pour dire le contraire, un militant, un vrai militant, sera toujours là, prêt à remettre le couvert. C'est ce qu'il y a de pratique avec le vrai militant : vous arriverez toujours à lui faire croire que le changement est enfin à portée de mains...

  • Amine

    "Un ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça ne va pas". Vous vous souvenez certainement de cette phrase malheureuse de Brice Hortefeux lors d'un rassemblement entre gens de l'UMP. Il s'est défendu en prétextant parler des Auvergnats. Cela lui avait valu bien des déboires, justifiés. Cet épisode a valu à l'un des militants, Amine Benalia-Brouch pour ne pas le nommer, d'être exposé en pleine lumière, puisque témoin et objet de l'incident. Et bien, notre ami a décidé dernièrement de quitter l'UMP pour rallier la formation politique de Dominique de Villepin.

    Cette nouvelle n'a rien de sensationnel en soi, les adhérents font bien ce qu'ils veulent, sauf qu'elle peut devenir un objet d'enjeu électoral entre Nicolas et Dominique. Car la médiatisation de ce jeune homme et de ses déclarations en défaveur de la majorité peut avoir une incidence sur l'opinion publique, mine de rien.

    Dominique de Villepin peut se servir de cette venue tonitruante pour asseoir le bien fondé de sa candidature et même demander à Amine de jouer un rôle au sein de l'exécutif de son parti. Car ce nouvel adhérent, devenu connu, fait montre d'une certaine assurance devant les média, s'exprime très bien et peut devenir une voix, un porte-parole.

    De l'autre côté, Nicolas Sarkozy va sûrement réfléchir comment minimiser cette sortie, voire même essayer de récupérer à son avantage ce départ. J'imagine très bien le président, comme à son habitude, appeler directement sur le portable du jeune homme pour tenter de le convaincre de revenir et lui proposer une mission à l'UMP, pourquoi pas !

    Nos politiques, aujourd'hui, sont prêts à toutes les manœuvres pour arriver leurs fins. Mais le jeune homme est malin, et se place. Ses déclarations contre la politique du gouvernement et sa fibre soudainement sociale et humanitaire pourraient aussi lui apporter des contacts à gauche ! En politique et en communication, tout est possible. Cela peut aller très loin. D'ailleurs, Amine Benalia-Brouch se permet déjà des déclarations très avancées pour la position qu'il a dans le paysage politique. Il a en effet estimé que Dominique de Villepin sera amené à quitter l'UMP dont il est toujours membre.

    Ah la politique ! En télé-réalité on ne fait pas mieux.

  • Européennes 2009

    Je n'aurai pas grand chose à dire sur le résultat de ces élections européennes du 7 juin 2009. Je constate que :
    - ceux qui ont mené une campagne européenne ont gagné des voix
    – ceux qui ont fait une campagne présidentielle se sont cassé les dents.

    Cela signifie deux choses. D'abord, les électeurs ne sont plus les moutons de panurge et ne suivent pas forcément les yeux fermés les directives de leur parti. Ils ne sont pas dupes et n'ont pas confondu 2009 avec 2012. Ensuite, les socialistes n'ont pas compris et j'ai même l'impression qu'ils ne comprennent plus rien à la politique. Il faudrait leur expliquer comment ça marche et que, surtout, il ne faut pas tout mélanger. Ils étaient hors-sujet, au baccalauréat, ça vaut presque un zéro pointé.

    Bref, en ce qui me concerne, j'ai voté : je fais donc partie de la minorité votante ! Je ne sais pas s'il faut se réjouir que la Droite soit la grande gagnante, on jugera sur les actes. Une grande gagnante toute relative. Avec 40 % de voix exprimées, cela ne donne pas l'agrément de la majorité des inscrits.

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