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30 mai 2012

Drames sous tension

10.500 voyageurs et 12 morts pour ce week-end allongé de Pentecôte. Ce bilan fait froid dans le dos. En trois jours ont été cumulés un nombre inquiétant de suicides et de morts tragiques sur le réseau ferré. Mais quand on apprend par dessus le marché qu'un homme s'est jeté devant un train avec sa fillette de 19 mois, ça devient presque surréaliste. Cela dit, les statistiques font tout de même état d'un suicide par jour sur notre territoire.

Qu'est-ce qui a donc poussé tous ces gens à sauter sur une voie dans l'espoir d'y perdre la vie ? On sait que pour le papa et son bébé, c'était à cause d'une rupture mais quid des autres ? Dépression ? Mal être ? Coup de folie ? On ne le saura sans doute jamais. Alors, évidemment, cela occasionne de gros retards mais la procédure est ce qu'elle est et il faut prendre son mal en patience et penser à ces drames qui se déroulent sous nos yeux à 300 km/h.

Je sais que ce n'est pas simple mais il faut relativiser et se dire que ces heures de retard dans une vie sont bien peu de choses face à l'immense peine qui frappe les familles. Dans quelques heures ou quelques jours, ce ne sera qu'un mauvais souvenir pour les voyageurs débarquant en pleine nuit à destination. Cela deviendra même sujet à raillerie ou plaisanterie, oserais-je dire que cela pourrait devenir un bon souvenir ? Vous n'avez jamais remarqué comment les gens se comportent dans ces moments-là ? Ils discutent, ils passent le temps pour parler de tout et de rien, cela favorise les liens sociaux.

Alors, il faut voir à long terme ce que ces incidents de parcours marqueront dans les esprits et peser dans la balance le désagrément pour certains et la douleur perpétuelle pour d'autres. Un suicide est rarement prévisible et il y en aura sûrement d'autres qui ajouteront encore des heures de retards au bilan du transporteur.

19 août 2011

C'est plus que des vacances

Cet été, France 2 nous propose une émission de changement d'air et d'esprit bon enfant. C'est plus que des vacances nous emmène à chaque épisode dans une région et nous fait découvrir les vacances et ceux qui les prennent. A la rencontre d'inconnus aux personnalités diverses mais attachantes, la journaliste, Agnès Vahramian (que vous avez peut-être vue dans Envoyé spécial ou dans les journaux télévisés), et son équipe vit le quotidien en toute simplicité sans tralala. Au volant de son combi jaune, qu'elle conduit elle-même, elle sillonne les routes et nous entraîne dans des aventures inattendues. Eh bien franchement, je vous recommande de regarder cette bouffée d'air rafraîchissante. C'est mon coup de cœur de l'été !

On rit, on s'émerveille, on est pris dans l'instant. Entre chaque rencontre, un reportage toujours en lien avec la région visitée et l'invité fil rouge. Ce 18 août, Bixente Lizarazu, le footballeur à la retraite, nous ouvre les portes du pays basque. Sympathique ! L'émission est rediffusée samedi 21 août à 21h sur TV5 Monde, alors un conseil, profitez de cette séance de rattrapage et je pense que vous ne serez pas déçus.

Ce qui me charme, c'est les situations dans lesquelles se met la présentatrice, les contacts faciles avec les vacanciers comme avec les habitants. Elle est la joie de vivre incarnée, toujours en train de rire et de sourire, et c'est communicatif. Tour à tour joueuse de pétanque aux boules carrées, surfeuse sur un petit bateau (où elle n'en mène pas large) ou goûteuse de spécialités, elle prend du plaisir et ça se voit. Elle donne l'impression de faire partie de chaque famille qu'elle vient mettre en lumière. Sans aucune gêne, tous se confient naturellement.

Elle exerce son métier de journaliste mais elle s'amuse généreusement et ça c'est plus que des vacances.

21 décembre 2010

Le marché de Noël

Il parait que les marchés de Noël qui fleurissent un peu partout en France sont en perte de vitesse. Les ventes sont en baisse et certains exposants ne rentrent pas dans leurs frais. Vieux de presque six siècles, ces marchés ont bien évolué. Aujourd'hui, ils s'apparentent plus à de mini centres commerciaux.

On y trouve en théorie tout ce qui a attrait à la fête de Noël. Mais l'esprit d'origine est en survie, ce qui pourrait expliquer le désintéressement grandissant de ces chalets. Même si on peut encore y trouver des artisans qui proposent productions originales et "fait main" (santons, bougies et autres décorations pour vitrines et sapins), on y trouve aussi des exposants qui étalent leurs produits fabriqués en Chine ou de l'alimentation de fête foraine tel que churros, pommes d'amour, bière ou vin chaud.

Toutes ces petites échoppes éphémères sont bien jolies mais quid de leurs contenus ? Beaucoup d'objets inutiles et qui vont prendre la poussière une fois chez vous. Que faire d'une peau de bête ou d'un totem africain quand vous habitez dans un 20m² ou d'une pipe sculptée si vous ne fumez pas ? Quant au foie gras et aux santons, vous trouvez tout ça en grande surface si vous n'aviez pas déjà les décorations des années précédentes. Tout le problème réside dans le fait que ces marchés de Noël deviennent au fil des années des marchés de l'inutile. Et je n'aborde pas le phénomène économique où des familles ont en plus en plus de difficultés à manger des repas complets tous les jours, alors acheter des babioles pour les ranger dans des cartons n'est pas une priorité pour ces gens.

Alors, évidemment, on pourrait accuser l'essor des grands magasins ou la crise pour expliquer les problèmes, mais ceux qui n'ont pas de soucis de fin de mois ou qui fréquentent les commerçants de leur quartier, ont-ils l'envie de visiter ces marchés de fin d'année ? Je pense que ce n'est pas un problème de porte-monnaie mais d'envie et d'utilité. Aujourd'hui on veut acheter ce qui nous semble utile, même si la définition est aujourd'hui discutable vu ce que les consommateurs préfèrent dépenser en écrans plats, smartphones ou 4x4. On dépense des centaines et des centaines par an rien qu'en facture de portable et d'Internet, alors ne me dites pas que le problème se situe dans les fonds de poche.

Non, je reste convaincu que la cause numéro un est l'utilité des marchandises proposées, des attrape poussières pour la plupart, que l'on retrouve d'ailleurs toute l'année dans des enseignes telles que Maisons du monde, Nature et découvertes ou Pier import. Des commerces que l'on fréquente de temps en temps mais où on en ressort souvent les mains vides. Le premier ennemi des marchés de Noël c'est le désintérêt et non la crise.

11 janvier 2010

Neige surprise

Entre le 8 et le 10 janvier, la neige a recouvert ville et campagne de son manteau blanc.

Aperçu…

11 décembre 2009

Fête des lumières 2009

Ce mardi 8 décembre, promenade à Lyon en soirée pour contempler la fête des lumières.

La suite…

05 mai 2009

Lettres anonymes

C'est un bouleversement qui s'opère depuis déjà quelques jours, qui va quelque peu nous perturber, du moins au début. Les nouvelles plaques minéralogiques adoptent un nouveau concept de numérotation, à savoir deux lettres, trois chiffres puis deux lettres. Un semblant de plaque hollandaise mais elles sont bien françaises. Après une révolte parlementaire, le numéro du département a été ajouté à l'extrémité droite de la plaque. Quand je dis "ajouté", je veux dire "imposé".

C'est là le premier hic que je relève. Sous couvert de sauvegarder notre patrimoine culturel, notre identité territoriale, les élus ont obtenu du ministère que les numéros de département, surmontés du logo de la région, soient obligatoires. Je ne sais pas d'ailleurs si vous avez remarqué, mais ce numéro de département ne se voit que si le véhicule roule doucement ou est à l'arrêt. J'ai déjà vu trois nouvelles plaques et une dont je n'ai pu lire le numéro car elle allait trop vite. En tous les cas, vous n'êtes pas libres de ne rien mettre. Ca aurait pu être original pourtant de n'avoir rien et, au-delà d'être Français, de dire "Je suis européen", car le logo de l'Europe apparaît à gauche.

A moins de trouver une astuce pour cacher ce département, vous devez donc choisir un numéro de votre choix. Vous pouvez adopter celui dans lequel vous résidez, histoire de garder une continuité avec une ancienne immatriculation, ou alors choisir un autre : lieu de naissance, coup de cœur ou envie de prestige voire de tromper les autres automobilistes, tout est permis.

C'est là le deuxième hic. Vous ne pourrez plus vous fier à ce qui est écrit. C'est comme les pseudos dans les forums ou les tchats sur Internet. Le conducteur qui est devant vous n'est pas celui que vous croyez. Adieu les noms d'oiseau aux chauffards de passage, adieu la joie de dire que les habitants de tel ou tel département conduisent très mal. Maintenant, nous sommes fondus dans la masse. C'est l'anonymat le plus total. Finalement, il n'y aurait pas ce numéro de département, cela reviendrait au même.

Alors, concrètement, sur la route, quels pourront être les conséquences. Nous pouvons peut-être nous attendre à un changement de comportement. Ne sachant plus qui est qui, nous devrons rester attentifs à tous les véhicules. Nous serons moins tentés, enfin pour certains, de vouloir doubler untel, qui vient d'ailleurs, pour arborer son immatriculation locale et lui signifier "T'as vu, je suis d'ici alors je te double car je sais où je vais". Doubler ne sera plus un jeu mais un dernier recours, au cas où. La nouvelle plaque, un outil de prévention routière ?

En attendant, la configuration de notre hexagone se métamorphose avec ce concept de plaque. Nous ne formons plus qu'un. Nous serons obligés d'être solidaires avec tous les automobilistes, fini de "tri" sélectif.

15 avril 2009

Lettres anonymes

C'est un bouleversement qui s'annonce depuis déjà un ou deux ans, qui va quelque peu nous perturber, du moins au début. Les nouvelles plaques minéralogiques adoptent un nouveau concept de numérotation, à savoir deux lettres, trois chiffres puis deux lettres. Un semblant de plaque hollandaise mais elles sont bien françaises. Après une révolte parlementaire, le numéro du département sera ajouté à l'extrémité droite de la plaque. Quand je dis "ajouté", je veux dire "imposé".

C'est là le premier hic que je relève. Sous couvert de sauvegarder notre patrimoine culturel, notre identité territoriale, les élus ont obtenu du ministère que les numéros de département, surmontés du logo de la région, soient obligatoires. Vous n'êtes pas libres de ne rien mettre. Ca aurait pu être original pourtant de n'avoir rien et, au-delà d'être Français, de dire "Je suis européen", car le logo de l'Europe apparaît à gauche. A moins de trouver une astuce pour cacher ce département, vous devez donc choisir un numéro de votre choix. Vous pouvez adopter celui dans lequel vous résidez, histoire de garder une continuité avec une ancienne immatriculation, ou alors choisir un autre : lieu de naissance, coup de cœur ou envie de prestige voire de tromper les autres automobilistes, tout est permis.

C'est là le deuxième hic. Vous ne pourrez plus vous fier à ce qui est écrit. C'est comme les pseudos dans les forums ou les tchats sur Internet. Le conducteur qui est devant vous n'est pas celui que vous croyez. Adieu les noms d'oiseau aux chauffards de passage, adieu la joie de dire que les habitants de tel ou tel département conduisent très mal. Maintenant, nous sommes fondus dans la masse. C'est l'anonymat le plus total. Finalement, il n'y aurait pas ce numéro de département, cela reviendrait au même.

Alors, concrètement, sur la route, quelles pourront être les conséquences. Nous pouvons peut-être nous attendre à un changement de comportement. Ne sachant plus qui est qui, nous devrons rester attentifs à tous les véhicules. Nous serons moins tentés, enfin pour certains, de vouloir doubler untel, qui vient d'ailleurs, pour arborer son immatriculation locale et lui signifier "T'as vu, je suis d'ici alors je te double car je sais où je vais". Doubler ne sera plus un jeu mais un dernier recours, au cas où.

La nouvelle plaque, un outil de prévention routière ? En attendant, la configuration de notre hexagone se métamorphose. Nous ne formons plus qu'un. Nous serons obligés d'être solidaires avec tous les automobilistes, plus de tri sélectif.

24 mars 2009

Vous aimez les yaourts ?

Et bien vous allez pouvoir rouler dans les pots ! Après le succès de la Logan, qui ressemble encore à une voiture, le constructeur Tata propose sa Nano, les Indiens en sont baba. C'est la course chez les producteurs de véhicules. Les grosses berlines ne font plus recette ou ont plus de mal à se vendre, alors il faut trouver une alternative. Il faut à tout prix que le consommateur consomme. Smart commence à percer mais ce produit reste extrêmement cher pour ce que c'est. Vendue 1 800 euros en Inde, la Nano n'est équipée que de l'essentiel : un volant et quatre roues. Pour l'Europe, il ne faut pas s'attendre au même bijou de simplicité. Pour répondre aux normes européennes, la voiture va prendre quelques eurokilos. Les équipements de sécurité et quelques équipements électriques de base, voici une Nano qui devient Giga avec malgré tout un prix inférieur à la Logan.

Mais sommes-nous tous condamnés à rouler dans des petites voitures riquiqui ? Les variations du prix du baril de pétrole, les élans de conscience soudaine de nos gouvernants pour l'environnement et les menaces qui pèsent sur notre santé vont finir par nous faire aimer les pots de chambre à roulette. C'est de la même taille, ça a presque la même couleur et il y a une poignée mais ce n'est pas un pot, c'est bien une voiture. La différence c'est que la voiture rejette la merde, elle ne la stocke pas.

Les industrielles sont en train de nous trouver des solutions pour sauver leurs dividendes et en même temps continuer à s'abreuver des puits des émirs. Autant vous dire que les solutions électriques vont connaître le chemin de croix pour venir jusqu'à nous. "Cela coûte cher à produire", "On n'a pas trouvé la pile longue durée", "Il faut développer un réseau de recharge", bref, les Carlos Ghosn et autre Christian Streiff ont encore des arguments pour nous vendre de belles voitures qui ne rejettent que très peu dans l'atmosphère, mais qui rejette. Remarquez, une petite voiture taille Barbie c'est pratique pour se garer ou se faufiler en ville mais dans les terrains escarpés cela devient la randonnée : prévoyez un sac de rangement, comme la tente qui s'ouvre en deux secondes.

Ceci étant dit, nous ne savons pas si ce genre de voiturette aura du succès sur notre continent mais ce qui est sûr c'est que nous vivons un tournant dans nos conceptions et nos visions des choses. Il faut mettre un frein à notre frénésie automobile. La location de vélo et de voiture pour dix ou vingt minutes prend de l'ampleur et c'est peut-être ça qui va concurrencer nos véhicules de demain.

15 janvier 2009

Lève-toi et marche

Non, mon article n'a absolument rien à voir avec la Bible. C'est simplement un clin d'œil en jouant sur les mots : "Lazare, lève-toi et marche". Quoique, avec les problèmes de transport, les gens vont finir par rentrer à pied chez eux.

Les Unes des journaux ont toutes résonné d'une seule voix. La fermeture de la gare Saint-Lazare a surpris et exaspéré les gens qui pensaient rentrer chez eux sans encombre. Cet arrêt de travail soudain est la goutte qui a fait déborder le vase. Alors qu'une grève de plusieurs semaines venait de prendre fin, un conducteur se fait rouer de coups par six jeunes en état d'ébriété. Le conducteur était sorti pour réarmer une alarme qui s'était déclenchée. Réaction immédiate de ses collègues par une grève surprise de contestation. D'après la loi, il est serait désormais possible de reprendre une grève après l'avoir cessé. Les syndicats ont donc profité de cette disposition. C'est sûr qu'il serait plus simple si les salariés faisaient grève pendant leurs congés.

Ceci étant dit, fallait-il fermer la gare et laisser des centaines de voyageurs dehors dans le froid ? Soyons objectifs et imaginons la scène. La gare restée accessible, les personnes seraient entrées au fur et à mesure qu'elles arrivaient et la gare se serait ainsi remplie petit à petit. Beaucoup de monde à l'intérieur et du monde qui aurait petit à petit envahi les quais, ne pouvant pénétrer dans les trains fermés. Peut-être certaines personnes auraient tenté de pénétrer dans les wagons, forcer les portes ou briser les vitres. En gare Saint-Lazare, les quais ont une largeur confortable mais avec du monde, ils deviennent vite étroits. Une bousculade pourrait provoqué des chutes voire même des chutes sur les voies : chevilles foulées, jambes cassées, voire pourquoi pas traumatismes crâniens. On peut tout envisager. Sans compter les voyageurs énervés sur le personnel de la gare présent sur place. De toute façon, que les gens aient attendu dehors ou dedans, cela ne changeait rien puisque aucun train ne partait !

La SNCF a la guigne depuis quelques temps entre sabotages, pannes électriques, incidents de caténaires et intempéries, la situation est quelque peu délicate à gérer. Sans compter les problèmes du site de réservation (géré par une société extérieure) qui plante plus souvent depuis sa refonte. Avec tous ces soucis internes, la SNCF sera-t-elle en mesure de faire face à la concurrence qui va débarquer dès 2010 pour les liaisons internationales et 2017 pour les liaisons nationales ? Elle a pourtant un coup à jouer avec le yoyo que subit le prix du litre de carburant et la crise financière. Le train reste le moyen le plus économique et plus écologique d'où une hausse constante du trafic et du nombre de voyageurs. Il va falloir absorber et gérer cette affluence avec le même réseau.

D'aucuns souhaitent la privatisation de la SNCF espérant ainsi cesser les arrêts de trafic, et notamment les grèves qui représentent environ seulement 1 à 2% des interruptions. Une société gérée par des actionnaires soucieux de leurs deniers pourra-t-elle proposer une continuité de service sûr et sans accroc ?

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16 décembre 2008

Offrons nous une bonne conduite

Encore une vedette (Sydney Govou pour ne pas le citer) qui se fait prendre au volant dans un état de joyeuseté. Je ne m'étendrais pas sur ce cas. Je constate simplement que même les célébrités peuvent se faire retirer leur permis. Je préfère revenir sur les quelques règles de bonne conduite qui ne sont pas là pour nous pourir la vie mais nous la sauver.

Il n'est pas inutile de rappeler comment calculer la distance avec le véhicule que l'on suit et donc la distance d'arrêt. C'est d'ailleurs très simple et cela ne nécessite pas de calculatrice. Pour expliquer, je vais prendre un exemple, ce sera plus facile : à 110 km/h, vous devez respecter une distance d'au moins  121 mètres, c'est-à-dire 11 x 11. Vous enlevez le dernier chiffre de votre vitesse et vous multipliez par lui-même le nombre obtenu. L'important est de retenir qu'à 50 km/h (agglomération), il faut une distance minimale de 25 mètres, à 90 (hors-agglomération) il faut 80 mètres et à 130 (autoroute) il faut 170 mètres. Par temps sec.

Sur l'autoroute, quelques remarques à formuler. D'abord, il faut rouler toujours sur la voie la plus à droite, les autres servant simplement à doubler (sans excéder la limitation). C'est un principe valable pour tout type de route, inscrit dans le code : rouler sur la voie la plus à droite de sa direction (d'où l'utilité de la signalisation horizontale : flèches peintes au sol). Ensuite, quand vous doublez sur la voie la plus à gauche, maintenez votre clignotant de gauche, c'est obligatoire sinon c'est l'amende. Enfin, quand vous vous rabattez, attendez d'avoir dépassé de plusieurs mètres le véhicule afin de ne pas effectuer une "queue de poisson" : on ne sait jamais comment va réagir le véhicule doublé (panique, freinage soudain, …).

Vous pouvez constater comme moi que vous vous faites doubler parfois par les mêmes véhicules sur un trajet. Ce qui indique qu'il joue au yoyo avec la vitesse, consommant du carburant pour rien au passage. Cela démontre aussi, qu'à vitesse différente, ce n'est pas toujours celui qui va plus vite qui arrive le premier.

Autre rappel que je souhaite faire ici, le passage dans les ronds-points. N'oubliez pas de mettre votre clignotant de gauche avant de vous engager puis celui de droite avant d'en sortir. Cela aidera beaucoup les automobilistes qui attendent d'entrer dans le sens giratoire. Il faut évidemment ne pas se tromper de clignotant car il y a encore des chauffeurs qui confondent la droite et la gauche.

D'une manière générale, l'usage modéré du clignotant est le mal du siècle. Cela doit être l'ampoule la moins changée sur un véhicule tellement elle est peu sollicitée. Je rappelle ici un autre principe : le clignotant sert à indiquer que vous allez procéder à un changement de voie ou de direction et non à indiquer que vous êtes en train de changer de voie ou de direction. La nuance est importante car beaucoup l'utilise pendant la manœuvre, ce qui ne sert plus à rien. Le clignotant permet entre autres aux autres véhicules d'anticiper leurs comportements. Par exemple, quand vous vous engagez sur l'autoroute avec le clignotant de gauche, vous verrez, les automobilistes qui débaroulent vont comme par magie se déporter sur la voie de gauche parce qu'ils ont vu votre clignotant. De même, n'allumez votre clignotant que quand c'est nécessaire : ne l'allumez pas une rue avant celle que vous allez effectivement emprunter, les autres vont croire qu'ils peuvent s'engager et là crac, le choc.

Concernant les feux, vous savez maintenant qu'il faut s'arrêter au feu orange sauf si le véhicule qui vous suit est trop près. On a tous tendance à passer encore à l'orange parfois pensant gagner du temps. Sauf que dans les grandes agglomérations, les feux se suivent de très près et que de passer à l'orange pour l'un ne permet pas de passer au vert pour le suivant. Et là, vous observez que les véhicules que vous avez fièrement semés vous rattrapent tranquillement au feu suivant. De toute façon, les radars aux feux vont se multiplier et là vous serez bien forcés de vous arrêter.

Niveau piéton, est-il besoin de rappeler que dès qu'un piéton a un pied sur la chaussée, il faut le laisser passer ? Oui, c'est nécessaire, encore très peu d'automobilistes pratiquent ce principe. Même quand des fois le petit bonhomme est vert. Ce qui a fait prendre comme habitude aux piétons de traverser dès que le champ est libre : hors passage protégé ou quand le petit bonhomme est rouge. Le piéton se met donc en danger pour échapper à un danger.

Une bizarrerie de la conduite, la vitesse insuffisante. Quand vous roulez à 30 km/h alors que c'est limité à 50, vous occasionnez un bouchon, la circulation devient moins fluide et les automobilistes derrière s'énervent et prennent parfois des risques pour vous doubler. Alors, n'hésitez pas à respecter les limitations !

Un piéton est une proie facile mais quand il se met au volant il devient un assassin en puissance. Notre voiture nous métamorphose et on se croit obligé de faire le malin. Sauf que c'est pas l'homme qui prend la route mais la route qui prend l'homme, "tatatiiiiiiin". En bref, au volant on a trop tendance à oublier que l'on conduit un engin que l'on ne maîtrisera jamais à 100 % alors soyez prudents, ce sera sympa pour les prochaines victimes de la route.

Oh ! Je ne suis pas un modèle de conduite mais j'essaye du mieux que je peux d'appliquer ces quelques principes. Avec l'habitude, cela devient des reflex et on ne se pose plus de questions.

Thalès, en son temps, déclarait déjà : "Pour bien régler sa conduite, il ne faut qu'éviter ce que nous blâmons chez les autres".

 
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